NOTRE PROJET

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Philippe Juvin : le candidat des services publics 

Réorienter 200.000 emplois administratifs vers des emplois au contact direct avec le terrain en 5 ans 

Simplifier les administrations, leurs organisations et leurs procédures

Transférer massivement des compétences aux communes et aux régions

Allouer les crédits d’équipement de l’Etat à la rénovation des équipements et infrastructures pendant 3 ans 

Permettre aux citoyens de s’impliquer dans tous les aspects de la vie publique de proximité

Publier les résultats de tout organisme chargé de service public

La souveraineté alimentaire et une agriculture stratégique

Applaudis au même titre que les soignants pendant la crise sanitaire, nos agriculteurs ne peuvent s’en sortir ou être compétitifs face au fardeau de normes et à la concurrence déloyale. Nous devons les guider vers une production stratégique de qualité.

  1. Reconstruire notre souveraineté alimentaire
    • En permettant au système français de produire de tout, y compris les produits de première nécessité et d’entrée de gamme.
    • En baissant le coût du travail agricole par la baisse des charges patronales.
    • En réalisant un vaste chantier de révision et de simplification des normes : toutes les normes supérieures aux obligations européennes seront purement et simplement annulées.
    • En favorisant les circuits courts par l’instauration d’une préférence nationale dans le code des marchés publics dans la restauration collective des établissements scolaires, des administrations et des hôpitaux.
    • En interdisant l’importation de produits qui ne respectent pas nos normes.
    • Encourager le développement de filières bio à prix abordable
  2. Augmenter la qualité de notre alimentation tout en restant accessible, miser sur la recherche et l’innovation pour mieux produire.
  3. Améliorer les revenus des agriculteurs en rééquilibrant la relation avec la grande distribution et les centrales d’achat et en sanctionnant les pratiques abusives.
  4. Europe et international :
    • S’interdire la surtransposition des directives européennes.
    • Pas de baisse du budget de la PAC
    • Exiger la renégociation du plan « Farm to Fork » européen, déclinaison agricole du pacte vert européen et qui conduit à un effondrement de notre production et à l’augmentation des importations, sans gain significatif global sur les émissions à effet de serre.
  5. Améliorer le stockage de l’eau.
  6. Valoriser les filières agricoles et leurs filières de formation.
  7. Geler la disparition des terres agricoles.

Le contrôle de l’immigration

Le système actuel ne fonctionne pas, nous devrons reprendre le contrôle et réévaluer l’intégralité des dispositifs concernant l’immigration, ainsi que travailler différemment avec les autres pays.

  1. Se donner les moyens juridiques d’une politique d’immigration volontaire
    • Proposition d’un Schengen 2 dont les pays membres partagent la même politique d’immigration et la même politique sociale en direction des étrangers.
    • Organisation d’un référendum sur ces questions
    • Fixation chaque année d’un quota d’immigration par le Parlement, en fonction des besoins du pays.
  2. Lutte contre le dévoiement du droit d’asile :
    • Les demandes devront être faites avant l’entrée sur le territoire dans des hot spots ou dans le réseau consulaire français.
    • Instruction des dossiers dans les deux semaines pour les demandes des ressortissants d’états considérés comme « quasi-sûrs ».
    • Renvoi automatique des déboutés du droit d’asile.
    • Annulation automatique du droit d’asile pour tout individu repartant dans son pays même pour un court séjour.
  3. Contraindre les pays d’origine à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière ou condamnés
    1. En conditionnant l’octroi de visas au respect de leurs obligations.
    2. En limitant les aides au développement des pays ne respectant pas leurs engagements.
  4. Lutte contre l’immigration économique et sociale
    • Fin des aides sociales autres que les soins médicaux urgents et de prévention, pour les étrangers en situation irrégulière ou ne travaillant pas depuis plus de 3 mois.
    • Fin du droit automatique à l’immigration familiale
  5. Prise en compte de l’explosion démographique de l’Afrique et de ses conséquences migratoires :
    • Elaboration d’un Traité entre l’Union européenne et l’union africaine, pour la construction massive d’infrastructures en Afrique sur 30 ans, afin d’aider au développement des pays africains et à la stabilisation de leurs populations.
    • Financement par redéploiement d’une part des fonds de développement régionaux.
  6. Mineurs isolés :
    • Recours obligatoire aux moyens médicaux de fixation de l’âge
    • Rétention administrative fermée de tout mineur isolé
    • Lutte contre les réseaux esclavagistes et criminalisation des réseaux organisés.
    • Renvoi dans les pays d’origine selon les mêmes principes que les majeurs.

Le nouveau modèle de retraites

  1. Age de la retraite à taux plein : 65 ans (sauf pour les carrières longues et difficiles)
  2. Fiabiliser les revenus générés par le système de retraites par répartition : Mise en place de réserves permettant d’amortir les chocs économiques et les effets du vieillissement de la population
  3. Diminuer le coût des retraites : Mise en œuvre d’une capitalisation collective complémentaire par cotisation patronale (2% du salaire brut) et salariale (2% du salaire brut) pour tous les salariés du privé, en complément du système de retraite par répartition, sur le modèle de ce qui existe dans la fonction publique avec l’ERAFP. 
  4. Ne pas se tromper de réformes : Abandonner le processus de rapprochement des caisses de retraites
  5. Favoriser le maintien d’activité pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités : Améliorer le cumul emploi retraite afin qu’il soit disponible, à l’initiative du salarié, aux personnes n’ayant pas accès à une retraite à taux plein.

L’équité entre les territoires

Adopter un mode de gouvernement plus respectueux des spécificités territoriales et des besoins de chacun. L’uniformité des décisions d’un Etat centralisateur a souvent eu comme effet d’être couteux, inefficace et de créer du mécontentement.

  1. Engager une profonde remise à plat de notre mille-feuille territorial en supprimant les doublons à tous les étages, fusionnant les conseils régionaux et départementaux et en redonnant des moyens, des compétences et de la souplesse aux maires.
  2. Redéfinir la fiscalité territoriale en revenant au principe de la souveraineté fiscale locale, et en refondant la fiscalité locale par l’établissement de deux impôts (un sur les habitants, l’autre sur l’activité économique) par strate administrative.
  3. Redonner aux communes le droit de choisir librement le périmètre de leur intercommunalité et les compétences de celle-ci.
  4. Redonner les compétences d’urbanisme et de logement aux communes, avec liberté pour elles de transférer cette compétence, comme toutes les autres, à un échelon supra-communal.
  5. Transformer l’objectif de 25% de logements sociaux par commune en un objectif de 30% de logements sociaux dans le flux, c’est à dire 30% des permis déposés tous les 3 ans devront être des logements sociaux. Cet objectif sera imposé à l’échelon territorial compétent pour l’urbanisme et le logement. Les locataires de logements sociaux se verront proposer d’acheter leur logement à des conditions préférentielles. 
  6. Engager une profonde déconcentration de l’Etat en renforçant les moyens des administrations déconcentrées pour aider les maires dans leurs taches.
  7. Confier les Agences régionales de santé aux régions.
  8. Supprimer les sous-préfets tout en gardant leurs administrations.
  9. Mettre en place un bouclier pour les campagnes et les villes moyennes : pour 1 euro investi dans la politique de la ville, 1 euro sera investi dans les territoires ruraux et les villes moyennes.
  10. Moderniser les services publics locaux
  11. Assurer à tous un juste accès à des soins de qualité
  12. Redynamiser l’économie et l’emploi des zones hors métropole en y diminuant de 100% les impôts sur les sociétés (pendant 5 ans) et de 80% les impôts de production afin de permettre la réindustrialisation.
  13. Développer massivement l’apprentissage en le confiant aux élus locaux pour lier l’offre d’apprentissage aux besoins des bassins d’emploi et de population.

Le renouveau du système de santé

Une réorganisation de notre système de santé est indispensable. Malgré des dépenses publiques très élevées, la qualité des services de santé n’est pas assurée à cause d’une administration trop complexe et trop nombreuse. Il faut redéployer un maximum de personnels au service direct du public.

  1. Faire disparaître les déserts médicaux :
    • Former 2 fois plus de médecins qu’actuellement.
    • Redonner au médecin du temps médical auprès du patient : 
      • Former massivement des infirmières à des taches réalisées actuellement par des médecins, avec droit de prescription, en particulier le suivi des ALD en ville et la prise en charge des maladies psychiatriques. Pour la médecine hospitalière, cela pourra aussi concerner des gestes techniques simples (suture, plâtre).
      • Diminuer la charge administrative des professionnels de santé.
    • Créer une année supplémentaire de formation des médecins généralistes de type « docteur junior », qui seront affectés dans les maisons de santé pluridisciplinaire labellisées ou à un pool de remplacement des médecins généralistes ou spécialistes de ville.
  2. Augmenter les capacités de formation de toutes les professions de santé :
      • Autoriser les passerelles en prenant en compte les acquis de l’expérience.
  3. Donner de la souplesse aux carrières des professionnels de santé en libérant le cumul d’activité public-privé.
  4. Réinventer la prévention grâce à l’utilisation des data et des objets connectés.
  5. Développer la santé comme une filière créatrice de richesse :
    • A la fois à travers les économies qu’un robuste système de santé peut apporter à long terme, et à travers le développement d’une industrie de santé.
  6. Développer nos industries de santé :
    • Amélioration du niveau de l’enseignement des sciences dès le primaire
    • Investir dans la recherche fondamentale et garantir la liberté des chercheurs, leur donner la propriété des brevets.
    • Révision du principe de précaution pour qu’il ne soit plus synonyme de risque zéro
    • Création d’un Barda français
    • Création d’un marché européen unique des capitaux pour permettre le financement long terme et à risque de l’innovation
    • Faire de la France le lieu d’accueil des états-majors européens des groupes industriels mondiaux en leur garantissant une stabilité fiscale et juridique, et un prix des médicaments stables sur plusieurs années.
    • Favoriser la R&D, l’innovation et la production de produits de santé sur le territoire en fixant un prix remboursable indexé sur la présence effective industrielle sur le territoire.
  7. Remettre à niveau les moyens de l’hôpital public : 
    • Mettre 100.000 agents supplémentaires au contact du patient par redéploiement de postes administratifs ou de back-office.
    • Libérer du temps médical auprès des patients par un plan de simplification des procédures administratives et le développement d’outils numériques.
    • Donner une autonomie de gestion aux acteurs des hôpitaux publics sur le modèle de CH de Valenciennes.
    • Diminuer la charge administrative des agents au contact des patients.
    • Publication d’indicateurs clairs, simples et compréhensibles permettant aux patients de choisir leur établissement de santé en toute connaissance de cause, et aux établissements d’améliorer la qualité de leur soins.
    • Faire le bilan du mode de tarification à l’activité pour en corriger les effets inflationnistes ou l’inadaptation aux actes non techniques.
  8. Décloisonner la médecine de ville et la médecine hospitalière, le public et le privé, en organisant des parcours de patients. L’Hôpital doit plutôt être le lieu des prises en charge aigües et des diagnostics difficiles, et la ville celui de la prévention, de la coordination et du suivi des malades chroniques. L’hospitalisation à domicile doit être développée.
  9. Mettre enfin en place un véritable dossier médical personnalisé à la disposition de tous les acteurs de santé et du médico-social.
  10. Mettre en place un véritable plan de préparation aux urgences sanitaires collectives :
    • Surveillance régulière des cours d’eau, des eaux et des eaux usées
    • Etablir des plans d’action
    • Faire des stocks de matériels et de médicaments d’urgence pour trois mois.
    • Assurer nos lignes d’approvisionnement en matériels et médicaments et diversification de nos fournisseurs étrangers
    • Révision de nos plans de secours pour garantir les ressources en eau, nourriture et énergie.
    • Mettre en place une réserve sanitaire européenne et un recensement des professionnels européens.
    • Mettre en place une force d’action rapide sanitaire européenne
    • Mise en place de moyens logistiques capables de massivement transférer des patients graves d’une région de l’Europe à une autre
    • Augmenter de 100% nos capacités de réanimation.
    • Etablir dans chaque service d’urgence de France une unité Nucléaire Radiologique Bactériologique et Chimique.
    • Ouverture d’un ou deux établissements de santé de réserve, sécurisés, en zone non dense, aisément accessibles, armés et mobilisables en cas d’urgence collective.

La sécurité adaptée à notre société

Nous assistons depuis des décennies, et en particulier ces dernières années, à une recrudescence permanente des actes de petite comme de grande délinquance. Les vols, les viols, les agressions physiques rendent insupportable la vie de bon nombre de nos concitoyens. Ils doivent être systématiquement et sévèrement punis.

  1. Rendre public chaque année les résultats de l’Etat et de chacun des tribunaux, commissariats et casernes de gendarmerie en matière de sécurité, grâce à des marqueurs simples et non ambigus définis par le Parlement.
  2. Une justice plus équilibrée : à la fois plus de droits pour la défense et une meilleure exécution des peines prononcées.
    • Des condamnations dissuasives et exécutées :
      • Rétablissement des peines planchers.
      • Expulsion de tout étranger condamné à des délits graves pour y purger sa peine dans son pays d’origine, dès le début de sa peine. Interdiction définitive de retour sur le territoire national.
      • Création d’un délit spécifique de violence en bande où la seule présence d’un individu dans un groupe violent le rendra comptable des violences commises.
      • Remplacement des anciens rappels à la loi par des amendes d’application rapide sans passage par le tribunal de police.
      • Refonte du Code pénal pour remplacer les peines d’emprisonnement non exécutées par des peines d’amende dissuasives.
      • Généralisation des travaux d’intérêt général pour les incivilités ou délits mineurs.
    • Renforcement des droits de la défense :
      • Abolition de la détention provisoire pour les délits, sauf en cas de violence sur personne ou utilisation d’une arme.
      • Séparation stricte du siège et du Parquet : les magistrats ne pourront plus passer de l’un à l’autre, mais choisiront au bout de cinq ans de faire leur carrière au siège ou au parquet.
  1. Renforcement des moyens de la police et de la justice :
    • Redéfinition des missions de la police nationale, des polices municipales et des sociétés privées (par exemple, ne plus utiliser la police à faire des procurations…).
    • Les polices municipales seront rendues obligatoires pour toutes les villes de plus de 10.000 habitants, avec les mêmes prérogatives que la police nationale dans leurs zones de compétence.
    • Construction de 30.000 places de prisons en 6 ans
    • Simplification de la paperasserie, mise à niveau des moyens matériels (informatiques ou automobiles), utilisation de l’innovation en matière de surveillance de la voie publique.

                                  

L’accompagnement de la dépendance 

En 2015, l’INSEE estime que 2,5 millions de seniors sont en perte d’autonomie. Ils seront près de 4 millions en 2050. La dépendance est très loin d’être financée aujourd’hui, et le financement de cette nouvelle branche « dépendance » doit être pensée et budgétée dès aujourd’hui pour demain.

  1. Valoriser la contribution des seniors à notre société :
    • Faire de la formation tout au long de la vie une réalité pour les seniors.
    • Être à la hauteur des aidants en doublant le “droit au répit”.
    • Supprimer les barrières d’âge dans la transition entre la vie active et la retraite.
    • Reconnaître l’utilité sociale et valoriser l’engagement des seniors dans le monde associatif.
  2. Vivre mieux chez soi et plus longtemps :
    • Désigner une communauté de référents “nouvelle vie” au sein de chaque service public dans les territoires.
    • Généraliser le “diagnostic logement autonomie” en offrant un dispositif de guichet unique d’aide à l’adaptation du logement.
    • Transformer la ville au service de nos aînés. Au-delà du domicile, c’est l’ensemble de la politique de la ville qui doit s’adapter au vieillissement démographique
    • Créer des labels « maintien à domicile » pour les professionnels du bâtiment.
    • TVA à taux zéro sans plafond pour tous travaux réalisés à domicile en vue de favoriser le maintien à domicile.
  3. Moderniser l’accueil collectif en EHPAD :
    • Rendre publics les indicateurs de qualité de vie dans les EHPAD (durée du repas, fréquence des douches)
    • Inventer un nouveau modèle d’hébergement avec des chambres plus vastes, passant du modèle de l’EhPAD traditionnel à celui de « domiciles regroupés.
  4. Vivre en meilleure santé et prévenir la perte d’autonomie :
    • Dépister et prévenir les fragilités liées à l’état de santé.
    • Former et accompagner les professionnels médicaux et paramédicaux, les professionnels du domicile et les aidants au dépistage de l’existence de fragilités.
    • Ouvrir une unité de gériatrie dans chaque service d’urgence.
  5. Adapter notre économie pour mieux répondre aux enjeux du vieillissement :
    • Soutenir la Silver économie en investissant dans les innovations et la R&D pour le bien-vieillir.
    • S’appuyer sur des outils digitaux performants pour améliorer le recueil de données de santé dans le champ du vieillissement et personnaliser les parcours de soins.
  6. Financer la prévention et la prise en charge de la dépendance : Financement du 5ème risque par une cotisation de tous les salariés à un fonds de pension dépendance obligatoire, public ou privé au choix des cotisants, par une cotisation salariale et patronale de 1% des salaires bruts par mois.
  7. Augmenter les capacités de formation des professionnels de la dépendance.

La lutte contre les déserts médicaux

Nous mettrons fin en cinq ans aux déserts médicaux en ville.

Les déserts médicaux, hier limités à certaines communes rurales, touchent désormais toutes les régions de France, et les zones urbaines comme les zones rurales. Il faut en moyenne 6 jours pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste (mais 10% des demandes de consultation mettent plus de 11 jours à être honorées).

Le recours à un spécialiste est encore plus difficile : 3 semaines pour consulter un pédiatre, 1 mois et demi pour un gynécologue ou encore plusieurs mois pour un ophtalmologue. Que les Français aient des difficultés à accéder aux soins n’est plus acceptable et n’est pas digne de notre pays.

Je proposerai dès 2022, un « New Deal » avec la médecine libérale autour de 4 axes pour garantir un accès rapide à des soins de qualité :

  1. Retrouver du temps médical disponible pour les patients
    • Libérer du temps médical en confiant massivement à d’autres professionnels de santé certaines tâches médicales simples ainsi que des actes de prévention et de suivi de pathologies chroniques (sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthoptistes…) 
    • Les médecins se concentreront ainsi sur les consultations complexes et actes nécessitant une compétence médicale ;
    • Accompagner financièrement cette évolution majeure à l’occasion des futures négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie, pour qu’aucune profession ne soit perdante ;
    • Permettre un recours plus large à la télésanté (téléconsultation, télésurveillance pour les médecins ; télésoin pour les autres professionnels lorsque cela est médicalement souhaitable)

2. Renforcer et territorialiser la formation des professionnels de santé

    • Doubler le nombre de professionnels de santé en formation, en particulier les médecins : nous compenserons ainsi les besoins actuels, et les besoins futurs liés à l’augmentation et au vieillissement de la population, ainsi qu’à l’apparition de futures spécialités médicales ou de nouvelles professions de santé (métiers du grand âge, prévention, santé environnementale…).
    • Donner le goût de la médecine libérale aux futurs médecins en rendant obligatoire les stages en cabinet de ville (médecine générale ou spécialisée), au moins deux mois par an, chaque année, de la 3ème à la 6ème année (actuellement, la quasi-totalité des stages réalisés durant les études de médecine se fait à l’hôpital) ;
    • Créer une 4e année d’internat de médecine générale (statut de « Docteur junior ») ;
    • Un des éléments clés du projet sera que ces Docteurs juniors seront obligatoirement affectés pendant 1 ou 2 ans dans une maison de santé. Cela permettra de garantir à chacune des maisons de santé de France entre 2 et 4 médecins supplémentaires par rapport à la situation actuelle ; L’affectation de ces jeunes médecins permettra un meilleur fonctionnement des maisons de santé et créera des vocations de médecins qui décideront de s’y installer durablement. Les Docteurs juniors des autres spécialités pourront aussi choisir de faire une partie de leurs stages en médecine spécialisée de ville ;
    • Contractualiser avec les Régions pour favoriser la formation des professionnels de santé paramédicaux dans les territoires qui en ont le plus besoin.

3. Faire confiance aux professionnels de santé et mettre fin à la gabegie administrative

    • Libérer du temps médical en diminuant les tâches administratives des professionnels de santé : un travail conjoint sera réalisé avec l’Assurance maladie, les complémentaires santé, les éditeurs de logiciels médicaux, les collectivités locales et Ordres professionnels, avec pour objectif de supprimer ou digitaliser tous les actes administratifs qui peuvent l’être ;
    • Financer les organisations innovantes mises en place par les professionnels de santé sur les territoires et bénéfiques pour l’accès aux soins (crédits d’amorçages et pérennes) ;
    • Développer, avec les professionnels, l’exercice coordonné sous toutes ses formes (équipes de soins primaires et spécialisées, communautés professionnelles territoriales de santé,…).

4. Rendre financièrement accessibles les soins de premiers recours

    • Prendre en charge à 100% les consultations de médecine générale réalisées avec son médecin traitant ;
    • Créer une complémentaire santé gérée par l’Assurance maladie.

Pour le retour du « Made in France »


Beaucoup d’industries ont quitté la France. La place de l’industrie dans notre PIB est de 13% et de 26% en Allemagne. L’industrie est pourtant une source d’exportations et de croissance, et garantit la souveraineté du pays. Sans industrie, la France est contrainte d’acheter ses biens à l’extérieur. Par ailleurs, 80% de la croissance du pays est concentrée dans les zones métropolitaines où vit 30% de la population. Autrement dit, seulement 20% de la croissance nait, là où vit 70% de la population.

  1. Favoriser le « made in France » en favorisant l’implantation des industries par l’abolition d’une partie des impôts de production des entreprises. Dans un premier temps, cette mesure fiscale touchera les entreprises qui décideront de s’installer en dehors des zones métropolitaines, là où la désertification industrielle est la plus grande. Les impôts concernés seront : la CVAE (14 milliards d’euros), la taxe sur les salaires (14 milliards d’euros), la taxe sur le foncier bâti (34 milliards) et la CFRE (7 milliards d’euros).
  2. Imposer une interdiction de vente sur le territoire de tout produit importé, fabriqué ou transformé selon des procédures ou des traitements interdits par nos propres normes.
  3. Création de fonds de pension capables de drainer l’argent des Français vers les entreprises d’avenir qui nécessitent des investissements long terme.
  4. Abolition du fardeau administratif des entreprises
  5. Finaliser le marché unique européen des capitaux avec pour objectif de sécuriser les investissements long terme des Européens dans des entreprises européennes ayant besoin de financement.
  6. Adopter le principe d’une TVA divisée par deux pour la vente de tout bien complètement produit en France.
  7. Attirer en France les sièges sociaux des grands groupes internationaux en garantissant une stabilité fiscale et juridique pluri-annuelle.

L’ augmentation du pouvoir d’achat

Créer des emplois est évidemment la première condition, et sous-entend un éco-système favorable, qui est la conséquence d’une somme de mesures présentées en plusieurs endroits de notre projet. La distribution de chèques n’est pas une solution. Mais plus précisément, nous devrons agir sur les points suivants.

  1. Permettre à chaque entreprise d’augmenter le temps de travail par un accord d’entreprise dans la limite de 39 heures par semaine. Les heures supplémentaires seront totalement libres de charges et d’impôt sur le revenu.

o Faiblesse des heures travaillées en France : 1402 heures/an/actif (87% travailleur de l’OCDE)

o Productivité en baisse en France : 10ème de l’OCDE (perte de 4 places en 20 ans).

o Pour mémoire, une augmentation de 10% du temps de travail annuel conduit à une augmentation de 220 Mds de PIB par an.

2. Augmenter la productivité des salariés (qui est moindre que chez nos principaux partenaires) par la formation à des emplois qualifiés.

3. Favoriser l’épargne des ménages vers les entreprises

o L’épargne des ménages : 5500 Mds

o Dépôts à vue et dépôts bancaires rémunérés (dont livret A) = 1600 Mds.

o Imaginer un système identique à l’EIS britannique qui permet d’investir de façon préférentielle dans sa propre entreprise

o Epargne non utilisée en 2019 : 51% du revenu disponible

4. Introduire 50% de capitalisation dans le financement des retraites par la création de fonds de pension garantis par l’Etat.

o Nous proposons la mise en place d’un fonds de pension garanti par l’Etat, alimenté par 2% de la masse salariale de tous les salariés. Chaque année, notre système sans capitalisation nous fait perdre 60 Milliards d’euros de PIB, soit 3750 euros par retraités.

o ERAFP : créé en 2003, dégage 2 Mds d’€/an redistribués

o Actuellement le taux de remplacement moyen est de 74% (74% de l’ancien revenu) : le COR estime que pour un agent public de catégorie B, il sera de 45% pour la génération 1980 (au-dessous du taux de pauvreté).

o En voulant se passer du levier de la capitalisation, nous avons sauvegardé un système qui appauvrit le pouvoir d’achat des retraités et l’économie (et donc le pouvoir d’achat des actifs et des retraités).

o Passer d’un système à l’autre est complexe : profitons du fait qu’à partir de 2028, le taux d’effort des retraites va diminuer permettant d’utiliser la différence pour alimenter des systèmes par capitalisation qui deviendront matures à partir de 2050.

Une nouvelle stratégie pour le logement

  1. Redonner la compétence d’aménagement aux maires
  2. Revenir sur le mille-feuille administratif et d’autorisation d’aménagement en conservant 2 niveaux d’autorisation / prescription

    • Un SCOT de périmètre régional
    • Un PLU communal (ou éventuellement un PLUi intercommunal en cas de souhait de la commune).
  3. Réduire les coûts de construction par une simplification normative et un gel des nouvelles normes
  4. Intéresser les communes à la plus-value foncière en cas de vente de terrains pour construire, avec la création de taux marginaux progressifs
  5. Développer et faciliter la vente de logements HLM aux occupants :

    • en supprimant l’autorisation préalable du préfet,
    • en assurant aux communes la pérennité du classement du logement vendu dans la comptabilité SRU,
    • en fixant un prix de cession proportionné aux revenus de l’occupant.
  6. Lutte contre la cannibalisation des logements par les plateformes de type Airbnb  (A Paris, les 10 premiers annonceurs comptabilisent 1384 logements en 2019…) :

    • Pas plus de 30 à 120 jours ouverts à la location par logement et par an, sur décision de la commune.
    • Les opérateurs devront transmettre 3 fois par an les données aux mairies avec un lien vers site internet.
    • Imposition de la plateforme en France pour l’IS (AirbnB a payé 200.000 euros d’IS en 2019 pour 700.000 logements …).

Les jeunes : penser plus grand, et différemment

Les jeunes sont les premières victimes de la crise, du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat, d’une éducation nationale qui ne forme pas aux besoins réels de l’économie et des immobilismes de la société. Ils seront les premiers bénéficiaires des mesures générales de mon programme. Un certain nombre de mesures plus spécifiques leur sont toutefois dédiées.

1. La formation secondaire, professionnelle et universitaire est trop académique. La France est 23ème sur 27 des pays de l’OCDE pour l’adaptation de ses formations aux vrais besoins du pays.

    • Je souhaite, par la fin du collège unique, développer l’apprentissage dès le secondaire. Deux tiers des élèves du secondaire en Autriche sont en apprentissage.
    • Je souhaite que les entreprises, qui développent de frais vrais savoirs faire, puissent délivrer elles-mêmes des diplômes reconnus par un système d’équivalence.
    • Je souhaite que trouver un stage ne soit plus un marqueur social : aujourd’hui trouver un stage dépend de son réseau de connaissances. Ceux qui sont seuls ou n’ont pas les bons réseaux sont désavantagés. Je ferai sauter tous les quotas qui limitent le nombre de stagiaires que peuvent embaucher les entreprises.
    • Les jeunes s’engagent pour le bien commun à travers des associations, syndicats, églises ou partis politiques. Je souhaite que ces engagements personnels soient valorisés par la délivrance d’ECTS dans les établissements scolaires ou universitaires. Un système similaire sera mis en œuvre dès le secondaire pour que les expériences personnelles soient aussi prises en compte pour la délivrance du brevet ou du bac.

2. La vie politique n’est pas assez ouverte aux jeunes. Je veux tirer les leçons des quotas qui ont permis une féminisation de la vie politique. Je souhaite appliquer la même règle aux jeunes pour radicalement rajeunir la vie politique.

    • Dans les communes de plus de 1000 habitants, les listes des candidats aux élections municipales devront désormais comporter au moins 30% de jeunes de moins de 30 ans, tout en respectant la parité dans cette classe d’âge.
    • Aux élections législatives, les partis politiques seront tenus de présenter au moins 30% de candidats de moins de 30 ans. 

La défense de nos intérêts dans le Monde

  1. Sacraliser les dépenses pour notre défense au niveau d’au moins 2.5% du PIB (hors programmes exceptionnels) et défendre notre base industrielle et technologique de défense 
  2. Maintenir la force de dissuasion nucléaire et engager sa modernisation 
  3. Développer l’autonomie stratégique et militaire de l’Europe vis-à-vis des États-Unis parallèlement à l’OTAN
  4. Reprendre le contrôle de nos frontières et refonder la politique d’immigration européenne 
  5. Contrer l’hégémonie de la Chine en soutenant les pays asiatiques qui partagent nos valeurs (Hong Kong, Taïwan), soutenir une entente avec les pays de la zone indo-pacifique (Inde, Japon et Australie), imposer la réciprocité dans la politique commerciale et l’ouverture des marchés publics et s’opposer à l’accord commercial entre la Chine et l’Union européenne du 30 décembre 2020
  6. Renouer le dialogue entre l’Union européenne et la Russie et renforcer nos relations bilatérales avec Moscou 
  7. Renforcer les moyens consacrés à la francophonie pour en faire un levier de la coopération  économique, technique, culturelle et artistique de la France dans le monde 
  8. Créer un Fonds d’urgence pour les Français de l’étranger victimes de catastrophes naturelles (tsunami, tremblement de terre…) ou d’événements politiques majeurs (coup d’État…).