CE QUE JE SUIS,

J’ai 57 ans. Je suis professeur de médecine et j’aime mon pays.

Il y a douze ans, j’avais mis entre parenthèse mes activités de médecin et d’élu pour partir servir la France, sous l’uniforme, dans un pays en guerre. C’était en 2008, en Afghanistan. La situation y était dangereuse. Là-bas, comme officier des troupes françaises de l’OTAN, j’avais soigné des soldats français et de la coalition, des civils et même des Talibans. Là-bas, j’avais compris combien les Français étaient forts quand ils donnaient un sens collectif à leur existence, et quand ils s’appuyaient intelligemment sur leurs alliés. Là-bas, en m’engageant pour permettre aux fillettes privées d’école par les Talibans de s’instruire ou pour aider des gens qui n’avaient rien, j’avais été fier de la France.

Maire de la commune de La Garenne-Colombes, en région parisienne, depuis 2001, je suis régulièrement élu au-delà des étiquettes. Je crois au dialogue : les idées et les projets sont plus importants que les partis. J’ai toujours mené de front mon activité professionnelle et mes mandats. Je souhaite demain que ce soit la règle, d’avoir des élus encore impliqués dans leur vie professionnelle.

Etre maire et être médecin, c’est presque pareil. On s’occupe des autres et on les aide. On prépare un avenir qui est collectif pour les projets de la commune, et individuel pour les soins qu’on apporte aux patients. Etre maire et être médecin, c’est aussi s’assurer que les gens qui vous sont confiés ne soient pas seuls. La solitude est une des plaies de notre époque et devrait être un axe fort de toute politique publique. Comme maire, j’ai appris que la commune était le lieu de la fraternité de tous les jours, et de l’efficacité de l’action publique.

J’ai également eu la chance d’être député européen pendant 10 ans. Qu’ai-je constaté à Strasbourg et à Bruxelles ? Que pendant des siècles, la France avait éclairé le monde par ses Arts, sa littérature, sa langue, son mode de vie, son Droit mais que son influence ne faisait désormais que diminuer. J’ai compris que si la France voulait continuer à influer sur les affaires du monde en s’appuyant sur le véhicule de puissance qu’est l’Union européenne, elle devait peser dans celle-ci. A Strasbourg, j’ai aussi constaté le déficit démocratique de l’Union et ses conséquences, comme le Brexit.

L’Europe est un rempart de civilisation qu’il nous faut entretenir. L’Europe, mon expérience militaire et une certaine idée de la France m’ont enseigné l’importance de l’indépendance nationale.

Dans la vie politique et professionnelle, j’ai toujours fui les chamailleries partisanes. Je suis un homme libre. J’ai toujours pensé que le débat politique devait nous élever. Je n’ai pas d’ennemi en politique. Seulement des adversaires avec lesquels l’échange permet de collectivement progresser. L’ignorance est une des raisons de l’appauvrissement de la vie politique.

Dans tous les partis, il faut promouvoir des hommes et des femmes sérieux, travailleurs et d’expérience, qui ne se contentent pas de commenter ou de communiquer, mais qui agissent.

Les fonctions de maire et le métier de médecin m’ont enseigné combien d’énergie et d’argent étaient perdus par l‘hyper-bureaucratie française. Quand j’ai été élu maire, il y avait 3 niveaux administratifs : la commune, le département et la région. Aujourd’hui, il y en a 5. Il faut revenir à plus simple et moins coûteux.

Comme médecin, je sais qu’il faut tout rebâtir de notre système de santé. Faire mieux travailler les acteurs, de la recherche fondamentale à la pratique clinique, prendre soin des plus âgés, mieux servir nos territoires. Ma thèse de sciences (PhD) portait sur les effets de la pollution sur la santé : je sais que notre santé sera aussi le fruit de la prévention et de la protection de l’environnement. En tant que médecin, je sais tous les ravages d’une politique sociale sans aucun contrôle, avec plus de 75 millions de droits sociaux ouverts pour un pays de 67 millions d’habitants. Il faudra aussi mettre fin à ces fraudes pour moderniser notre hôpital.

A l’Université, j’enseigne à des étudiants et à de jeunes adultes. Je suis frappé par leur détresse face à l’épidémie de COVID-19. Beaucoup sont isolés, et leurs conditions de subsistance précaires. L’emploi des jeunes ne peut se satisfaire de la succession de stages et de petits boulots parfois sans lien avec les études validées. Nombreux sont les jeunes diplômés qui ne trouvent pas d’emploi à la hauteur de leur niveau de qualification. Quel gâchis !

De mes expériences d’élu local et européen, je tire d’autres leçons. Un autre modèle est possible, qui fasse confiance à la société et aux individus. Permettre aux potentialités des hommes et des femmes de s’exprimer, à titre individuel ou collectif, doit être notre priorité. Dans la crise de la COVID-19, la solution est venue d’eux. L’idée n’est pas de réduire ou d’augmenter le rôle de l’Etat, mais de le rendre plus efficace dans ses missions essentielles. Dans cette nouvelle organisation de la société, avec l’Etat à sa place et les individus exprimant leurs talents, il faut proposer aux Français de réinvestir les pouvoirs locaux, les associations et tous les acteurs de la société.

Il y a une dizaine d’années, j’ai siégé dans la Commission national Alzheimer et à la Caisse nationale pour la Solidarité et l’Autonomie. Là, j’ai découvert la misère des EHPAD, et l’isolement et la pauvreté des personnes âgées et des personnes handicapées. Dans ma commune, j’ai favorisé l’installation de la 1ère crèche de France accueillant des enfants atteints de troubles du neuro-développement. Comment pouvons-nous accepter que des familles doivent aller en Belgique pour prendre soin de leur enfant ?

Il faudra garantir aux Français qu’ils seront à la fois libres et protégés. Libres dans la définition de leurs choix de vie, leur vie personnelle ou professionnelle et dans la réalisation de leurs projets. Ils veulent aussi être protégés à la hauteur de ce qu’ils cotisent, et comme le marqueur de l’appartenance à une même communauté.

Voilà ce que j’ai appris de ma vie, des autres, de mon métier, de mes missions et de mes mandats successifs. Et de toutes ces réflexions, je veux maintenant débattre avec vous et en faire un nouveau chemin de prospérité.

La Garenne,

La Garenne-Colombes est la plus belle ville de France ! Je sais que tous les Maires décrivent ainsi leurs communes car un lien fusionnel se tisse entre eux, les habitants, les commerçants, les associations, les professionnels, les enseignants et tous les acteurs sociaux et économiques. J’en suis devenu Conseiller municipal à 19 ans et j’ai la chance d’en être le Maire depuis 2001.

Cette petite ville de 30.000 habitants, à l’esprit village, se situe dans les Hauts-de-Seine, au Nord-Ouest de Paris. C’est ce que l’on appelle la petite couronne.

La Garenne-Colombes héberge 4 écoles maternelles, 5 écoles élémentaires, 2 collèges, 1 lycée professionnel et 3 écoles privées. Comme beaucoup d’élus, j’ai quelques fiertés très concrètes :

  • Le Théâtre, qui diffuse plus de 50 représentations chaque saison. Un de mes plus grands bonheurs est de participer à la sélection des pièces qui y sont jouées et que je vais, chaque année, sélectionner moi-même en Avignon.
  • La Place de la Liberté, symbolisée par la halle du Marché qui jouxte l’Eglise Saint-Urbain et qui prolonge la perspective de la rue Voltaire et ses nombreux commerces.
  • Les immeubles signés par Norman Foster, dont les réalisations composent les paysages de villes aux 4 coins du globe,
  • Le Mastaba 1, la maison-musée de Jean-Pierre Raynaud devenue propriété municipale, qui abrite des collections permanentes dont son célèbre Pot Sculpture,
  • Le nombre de places en crèches, 506, qui permet à La Garenne d’afficher un taux d’accueil parmi les plus hauts de France.

Au commencement, au XIIIe siècle, La Garenne était un territoire de chasse, dépendant de Colombes, une commune voisine. Principalement composées de bois, ces terres sont passées entre les mains de différents propriétaires avant de devenir la propriété de Jean-Nicolas Corvisart des Marets, premier médecin de Napoléon Ier, au XIXe siècle. En 1910, La Garenne gagne son indépendance et devient La Garenne-Colombes. Ce que les habitants de La Garenne vous diront, et ce qui me rend d’autant plus fier, c’est que, malgré l’accessibilité et l’ouverture de la ville, on y retrouve l’esprit « village » qui l’animait autrefois. C’est une ville à taille humaine aux portes de Paris.

En quelques points,
les réalisations les plus récentes :

  • La Médiathèque (un bâtiment moderne qui abrite un amphithéâtre, des salles de travail et aujourd’hui notre centre de vaccination),
  • L’aménagement du Quartier des Champs-Philippe (20% du territoire de la ville, réaménagé avec un collège, un théâtre, des commerces et des crèches),
  • Une politique de sécurité moderne (Police Municipale renforcée, disponible de 7h à 2h du matin, brigade équestre et centre de supervision urbaine du réseau d’une centaine de caméras de surveillance),
  • Des défibrillateurs accessibles en extérieur et à l’intérieur dans tous les espaces communaux,
  • Des constructions récentes très qualitatives ne différenciant pas les logements sociaux des autres logements privés,
  • Une Maison pour abriter des femmes victimes de violences,
  • Des salles de travail pour les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, qui n’ont pas l’espace pour étudier chez eux, ouvertes gratuitement jusqu’à 23h pratiquement toute l’année,
  • La 1ère crèche de France spécialisée qui accueille des enfants avec des troubles du neuro-développement (TND)

Soyez acteur
de votre futur.