Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Philippe Juvin Maire de La Garenne-Colombes Député européen - Part 3

Le mot de Philippe Juvin, Président des Républicains des Hauts-de-Seine

Orgueil et politique du coucou

Pendant les 5 ans de la présidence Hollande, la France a peu compté dans le concert européen. Pas de politique d’influence ; pas de vision globale ; la personnalité même du président ; une situation nationale médiocre qui nous obligeait chaque année à quémander un quitus budgétaire et qui s’est terminée par la mise sous surveillance renforcée de la France : les raisons sont multiples, mais le résultat fût que nous ne comptions plus. Après le quinquennat Sarkozy marqué par une présidence française de l’Union flamboyante, les 5 ans européens de François Hollande ne s’inscriront pas dans l’Histoire.

Et puis vint Emmanuel Macron.

Son premier discours européen fut de belle tenue : une Europe qui protège, puissante et fière d’elle-même. On n’avait pas entendu de telles paroles depuis longtemps.

Pourtant, que de difficultés et d’ambiguïtés derrière cette belle façade.

En France, le Président décide et l’Assemblée nationale, dominée par sa majorité, exécute. Point n’est besoin de discuter ni de négocier avec « les autres ». Mais l’Europe n’est pas la France. Pour peser en Europe, il ne faut pas dicter sa volonté. Il faut s’entendre avec « les autres » et trouver des alliés. Il faut passer des compromis. Or, transporté par ses victoires et peut-être son caractère, le Président a péché par orgueil. Il avait une vision européenne ? Elle devait s’imposer aux autres. En quelques semaines, il nous a ainsi rapidement mis à dos les Italiens (Ficantieri), les Polonais (l’Etat de droit et le travail détaché), l’Espagne (le cabotage) et même les Allemands avec le serpent de mer de la mutualisation de la dette maladroitement annoncée pendant leur campagne électorale. Ces affaires laissent des traces. Une certaine arrogance française, dit-on, est de retour. Qu’on le veuille ou non, une partie du capital de sympathie vis à vis de la France, que nous devions à Emmanuel Macron, a bel et bien disparu.

En surestimant le poids de la France, il a aussi mis en danger les intérêts français. Ainsi, au mois du juin, à peine élu, il exige de reprendre à zéro la révision de la directive sur les travailleurs détachés, pourtant en cours de finalisation. En exigeant de lier la révision de la directive des travailleurs détachés à la question des droits sociaux, il retarde l’adoption de la directive. Il fait ainsi le jeu de ceux qui ne veulent pas la réviser du tout et qui tentent de gagner du temps jusqu’à janvier, date de la présidence bulgare au Conseil de l’Union européenne, qui enterrera le sujet.

Au péché d’orgueil et à la méconnaissance des subtils équilibres européens, il faut ajouter la stratégie du coucou. Le coucou est ce petit volatile qui s’installe chez les autres. Emmanuel Macron est un coucou : il prétend être l’auteur du travail des autres, ce qui crée un certain énervement. Prenons encore cette fameuse révision de la directive sur les travailleurs détachés. Quand Emmanuel Macron explique que c’est grâce à lui que la révision a été arrachée, il ment. Nous négocions depuis deux ans et tous les connaisseurs du sujet savent que 2017 serait l’année de la révision. Et sur le fond, Emmanuel Macron n’a rien apporté à la décision finale probable. Tout juste a-t-il mis en péril l’accord, comme je l’écrivais plus haut.

L’ambition européenne est nécessaire et nous avait manqué sous François Hollande. Mais pour faire triompher cette ambition, Emmanuel Macron doit vite se corriger lui-même : moins d’égo, plus de subtilité, plus d’écoute, moins de sentiment de tout savoir et de tout maîtriser, une meilleure connaissance des rapports de force, moins d’amateurisme et de pulsions et plus de maîtrise des sujets de fond. S’il continue à se montrer donneur de leçon, sûr de lui, sourd aux autres, il va nous isoler. Cela a commencé. Il est encore temps de corriger le tir. Mais il faut vite changer, Monsieur le Président. 

Pour une baisse des aides européennes de préadhésion allouées à la Turquie

Le processus d’adhésion de la Turquie est devenu un véritable supplice des danaïdes pour l’Union, condamnée à emplir un processus d’intégration sans fin pour un pays qui visiblement ne respecte plus les conditions de valeurs sine qua non pour nous rejoindre et qui devrait par conséquent se voir fermer les portes à une adhésion prochaine.

Depuis le coup d’État manqué contre le président en juillet 2016, le ton du régime turc s’est nettement durci par la concentration des pouvoirs aux mains du président, des limogeages sans précédents dans la haute administration et des arrestations de militants ainsi que de journalistes. Malgré la mise à mal des Droits de l’Homme et le recul actuel de l’État de Droit sous Erdogan, les États-membres ne semblent pas prêts à concrètement se prononcer sur le sort de cette adhésion aujourd’hui vide de sens. Les conclusions du précédent sommet européen sont, sur ce point, vagues et décevantes puisque le lecteur y apprend simplement que la question des relations avec la Turquie y a été « débattue ». C’est encore une occasion manquée de faire un état des lieux sans concession du processus d’intégration dans lequel Turquie et Union sont engluées depuis maintenant 12 ans. Il est malheureux que le gouvernement français ne soit pas parvenu à affirmer une position ferme et claire à l’image de la chancelière allemande.

Ainsi, faute d’accord entre États membres sur l’arrêt des négociations avec la Turquie, les fonds de préadhésion qui lui sont actuellement alloués doivent être revus à la baisse. Mercredi 25 octobre, le Parlement européen a adopté une résolution relative au projet de budget général de l’Union pour l’exercice 2018, estimant qu’il était légitime que l’Union réduise le soutien aujourd’hui accordé à ce pays.

Rappelons cependant que la Turquie reste un allié stratégique – notamment en matière de terrorisme – et un proche voisin de l’Union européenne avec qui nous partageons une histoire commune. Nous ne pouvons ainsi nous défaire de tout lien avec cet État et devons trouver une alternative à l’intégration pour continuer de coopérer en particulier en matière douanière, économique et migratoire.
Mais pour l’adhésion, c’est non.

Conférence de presse Les Républicains – lundi 23 octobre

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse des Républicains que j’ai tenue avec Guillaume Larrivé :


« Emmanuel Macron est isolé sur la scène européenne »

Au sujet du Conseil Européen : « C’était le moment de dire aux Turcs : « vous n’avez pas votre place dans l’UE » » #Turquie

Au sujet du retour des djihadistes : « Nous demandons au gouvernement ce qu’il envisage pour gérer le retour de ces combattants »

Au sujet du budget de la #SécuritéSociale : « Par certains points, la Sécurité Sociale va être démantelée »

Résultats de la Question de la semaine

Création du Conseil Européen de la Jeunesse à Puteaux – 14 octobre 2017

Favoriser les échanges entre les jeunes des communes jumelées à Puteaux, tel est l’objectif du Conseil européen de la jeunesse qui a été lancé ce 14 octobre 2017, à l’initiative des jeunes élus putéoliens.

Dans la prolongation des échanges tenus en février dernier à Esch-sur-Alzette (Luxembourg) entre jeunes des communes jumelées avec Puteaux, et à la suite d’une journée de travail qui s’est déroulée le 30 mai en présence de jeunes élus européens, de Raymonde Madrid, conseillère municipale déléguée au Jumelage, Édouard Lotteau, président du Conseil de la Jeunesse de Puteaux, Alexis Murça et Gaëlle Asmar, membres de ce Conseil, l’idée d’un Conseil européen de la Jeunesse a été formalisée.

Cette initiative ambitieuse du Conseil de la Jeunesse de Puteaux a pour objectif de renforcer les liens entre les jeunes des communes jumelées et de présenter la construction européenne comme une opportunité de découverte de nos voisins. En pratique, ce Conseil de la Jeunesse européen se réunira trois fois par an et comptera 12 membres : deux Putéoliens ainsi que deux jeunes élus de chaque ville participante : Esch-sur-Alzette (Luxembourg), Offenbach (Allemagne), Mödling (Autriche), Velletri (Italie) et Braga (Portugal).

Plusieurs projets ont déjà été évoqués comme la création d’une application smartphone pour faciliter l’accueil et l’hébergement de jeunes des villes jumelées en visite chez leurs voisins.

Pendant tout le weekend, Puteaux était aux couleurs du jumelage et de la jeunesse d’Europe.

« Pour une métropole régionale ambitieuse » – rassemblement organisé par les Présidents des Conseils départementaux de droite d’Ile-de-France en présence de Gérard Larcher, Président du Sénat – 17 oct 2017

Invité de Yahoo.fr pour évoquer la présidence LR – mardi 17 octobre 2017

Vidéo 1/2 – « Laurent Wauquiez a les capacités de réunir la droite républicaine »

Vidéo 2/2 – « On ne peut pas être dans le gouvernement et dans l’opposition. Il faut être clair »

Conférence de presse Les Républicains au lendemain du Grand Entretien du Président de la République – lundi 16 octobre 2017

Ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse :

Valérie Debord et Philippe Juvin, porte-paroles Les Républicains, ont dénoncé lundi « le choc fiscal majeur » que provoquerait la hausse de la CSG, au lendemain de l’interview du Président de la République, dont ils dénoncé les « imprécisions ».

« Il y a un loup d’imprécision », a estimé Mme Debord, selon qui, « au 1er janvier 2018, 90% des personnes vont voir leur pouvoir d’achat diminuer ».

Dimanche, lors d’un entretien sur TF1, Emmanuel Macron avait expliqué que la hausse d’1,7 point de la CSG, qui passerait de 6,6% à 8,3% ce qui représenterait une hausse d’impôt de 25%, serait compensée « dans une très grande partie des cas » par la suppression progressive de la taxe d’habitation.

« Mais quid des couples, qui paient deux fois la CSG, mais qui n’ont qu’une seule taxe d’habitation », s’est interrogée Valérie Debord lors d’un point presse LR au siège parisien du parti, tandis que Philippe Juvin dénonçait « un choc fiscal majeur ».

Les deux porte-parole ont également mis en garde contre un « risque d’effet d’aubaine », après l’annonce présidentielle d’ouvrir les indemnités chômages, à certaines conditions, aux salariés démissionnaires.

Selon M. Juvin, plus de la moitié des ruptures de CDI sont consécutives à une démission, alors que moins d’une sur cinq résulte d’une rupture conventionnelle. « On risque d’avoir l’effet puissance dix des 35 heures avec cette réforme incroyable », a-t-il déploré, en prédisant « une relation salarié/employeur totalement asymétrique ».

Sur le sujet des travailleurs détachés, M. Juvin a déclaré que le Président de la république faisait « prendre un risque majeur à l’économie française ».

 

Focus sur les travailleurs détachés : « Macron fait prendre un risque majeur à l’économie française » 

 

Focus sur l’assurance chômage : « Le risque d’ouvrir l’assurance chômage à la totalité des fins de CDI est majeur car il va entraîner un effet d’aubaine » 

Résultats de la Question de la semaine

Réunion de jeunes élus LR d’Ile-de-France pour travailler sur les enjeux européens

Jeudi soir avec un certain nombre de jeunes élus Les Républicains d’Ile-de-France, nous nous sommes réunis dans le bureau du PPE à Paris pour échanger sur la reconstruction de la droite et notre positionnement sur l’Europe. Si vous êtes intéressés pour travailler sur ces sujets n’hésitez pas à me contacter. Nous renouvellerons rapidement de tels échanges.

Résultats de la Question de la Semaine

Atelier de la refondation : « Repenser la droite française à l’aune des succès des droites européennes »

Retrouvez ci-dessous mon intervention lors de l’Atelier de la refondation de la Fédération de Paris, qui s’est tenu le samedi 7 octobre au siège national, à Paris, sur le thème : « Repenser la droite française à l’aune des succès des droites européennes », avec Philippe Goujon, Valérie Pécresse, Florence Berthout, Frédéric Péchenard, Vincent Roger, Dominique Reynié, Jean-Didier Berthault, Louis Soris et le député allemand Stefan Kaufmann.

Article de presse : Référendum catalan : « Au Parlement européen, nous voulons garder une Espagne unie » via France Info

Philippe Juvin, eurodéputé français du groupe de centre-droit Parti populaire européen (PPE), craint de voir la Catalogne quitter l’UE en cas d’indépendance de la région espagnole.

Alors que le président catalan Carlos Puigdemont doit prendre la parole ce mercredi 4 octobre, à 21 heures, les députés du Parlement européen ont débattu de la situation catalane. Invité de franceinfo, Philippe Juvin, eurodéputé français du groupe de centre-droit Parti populaire européen (PPE), parti dont est membre le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, a insisté sur l’illégalité du référendum et a fait part de ses inquiétudes concernant une éventuelle indépendance de la région espagnole.

Selon lui, on ne peut pas faire d’exceptions au risque de s’exposer à des dérives. « Nous avons tous affirmé, quelques soient les tendances politiques, que le référendum était illégal, et que les Catalans ont joué avec le feu en organisant un référendum qu’ils savaient illégal, selon des formes elles-mêmes illégales », a-t-il expliqué. D’après lui, les catalans n’ont pas « suffisamment dialogué » avec le Premier ministre. Ils se sont mis « dans une situation d’entonnoir dans lequel ils sont incapables de se parler. »

Pour Philippe Juvin, « quand il y a la nécessité de donner l’indépendance à une partie d’un territoire, c’est l’ensemble d’un pays qui vote, et bien en Espagne, c’est pareil ! On comprend que les Espagnols considèrent que leur constitution a été violée ».
« La vraie question, c’est que l’Europe est un ensemble de nations qui sont gouvernées par des états de droit, des constitutions, qui doivent être respectées, a-t-il poursuivi. Si vous commencez à dire qu’on peut faire des exceptions, vous ouvrez la possibilité à toutes les dérives. »

En direct du Parlement européen, je m’exprime pour sanctionner les plateformes numériques qui diffusent du contenu haineux #cybercriminalité

Mon intervention lors de la plénière du Parlement européen du 3 octobre 2017 à Strasbourg, au sujet du Rapport Vozemberg-Vrionidi sur la lutte contre la cybercriminalité.
> Cliquez ici pour retrouver le rapport

Question écrite au Conseil : Langue française dans la communication du Conseil sur les réseaux sociaux

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Question avec demande de réponse écrite au Conseil

 

Objet:         Langue française dans la communication du Conseil sur les réseaux sociaux

À l’heure où l’euroscepticisme croît en Europe et où les populismes prospèrent sur la méconnaissance de notre travail et du fonctionnement de nos institutions, l’Union européenne doit réagir.
La communication, et notamment celle sur les réseaux sociaux, joue un rôle majeur pour rendre audibles les actions menées par le Parlement, la Commission et le Conseil.
Aussi, il est incompréhensible qu’il n’existe qu’une version anglaise des comptes officiels Facebook et Twitter du Conseil. Le français est une langue de travail au sein des institutions de l’Union européenne et devrait par conséquent être une langue proposée sur tous les outils de communication.
L’objectif n’est pas de mener un combat pour la francophonie, mais de souligner que, pour faire adhérer les citoyens européens – et dans ce cas précis, les Français – à l’idée que nous nous faisons de l’Europe, il faut avant tout leur rendre accessibles les supports sur lesquels ils sont le plus susceptibles d’aller chercher de l’information.
Le Conseil envisage-t-il de se créer un compte Facebook et Twitter en langue française?

 

Réponse donnée par le Conseil (25.9.2017)

Le multilinguisme constitue l’un des principes directeurs des activités de communication du Secrétariat général du Conseil (SGC). C’est ce qui ressort, notamment, du site web externe du Conseil, qui est accessible en 24 langues.
Depuis leur lancement en 2010, les comptes officiels du Conseil sur Facebook et Twitter ont fait l’objet de nombreuses modifications, notamment l’adoption d’une approche de plus en plus multilingue, afin de s’adapter aux besoins de communication du Conseil et au public visé, c’est-à-dire les citoyens européens.
La mise à disposition systématique d’un contenu multilingue sur toutes les chaînes de médias sociaux du Conseil est limitée par les ressources budgétaires disponibles. Néanmoins, le SGC est conscient qu’il est important que le contenu des médias sociaux soit multilingue et accessible, et il continue de s’efforcer d’améliorer et de diversifier de son offre dans le but de faire participer les citoyens.

Résultats de la Question de la Semaine

Article de La Provence « Tabac : dissiper l’écran de fumée » – 27/09/2017

Contre la contrebande, l’Europe veut « tracer » les cigarettes. Les industriels défendent pied à pied leurs intérêts.
En février, alors tout frais nommé directeur général des Douanes, à Paris, c’est la « première chose » qu’a faite Rodolphe Gintz. Demander qu’enfin l’administration se dote « d’outils » capables d’évaluer l’ampleur de la contrebande de cigarettes en France. Car « comme pour la fraude fiscale », le sujet reste une zone grise : on ne sait pas ce que pèsent la contrebande et la contrefaçon ; on ne sait pas dire quel chemin ont parcouru les clopes revendues au coin des rues. Ni non plus si le nombre de saisies (stable, plusieurs centaines de tonnes annuelles) « indique qu’il y a plus de trafic ou juste que nous sommes meilleurs pour le combattre », admet humblement le patron des Douanes.

Un chiffre, un seul, circule, sans que l’on puisse en vérifier l’exactitude : 27 % des « tiges » fumées dans l’Hexagone proviendraient du marché parallèle. Une cigarette sur quatre, un chiffre qui claque, affole les buralistes et le sommet de l’État pour qui les pertes fiscales induites se chiffreraient là à 3 milliards par an. Or, ce chiffre provient aussi d’un unique rapport, réalisé par le cabinet d’audit KPMG et… financé par les géants du tabac eux-mêmes (Philip Morris, British American Tobacco, Imperial Tobacco et Japan Tobacco International), selon une méthodologie controversée. Présidente du Comité national contre le tabagisme (CNCT), Emmanuelle Béguinot l’affirme justement, « cette étude et la thématique du commerce illicite constituent pour l’industrie du tabac un cheval de Troie pour s’imposer comme acteurs majeurs du débat de la lutte contre le tabagisme ».

Avez-vous déjà noté cette suite de signes et de points sous votre paquet de cigarettes ? Élaboré et breveté par Philipp Morris, son petit nom est Codentify : désormais cédé à une société suisse, Inexto, filiale de la française Impala, ce « traceur » est censé permettre de suivre les paquets de leur lieu de fabrication jusqu’au buraliste qui les vendra. « Il n’a jamais répondu aux objectifs de traçabilité, récuse Emmanuelle Beguinot, pour qui « laisser aux industriels le droit de contrôler eux-mêmes le marché est aberrant et exclu. » Porteur d’enjeux colossaux, le dossier est au coeur d’âpres discussions en ce moment à l’Union européenne.

Avec ses États-membres, et suivant là un protocole de l’Organisation mondiale de la santé, elle compte lancer, en mai 2019, un système de traçabilité indépendant des cigarettes à travers l’Europe. Bien que financé par les cigarettiers, celui-ci ne devra plus être leur « boîte noire ». Les actes délégués (ou décrets d’application) qui permettront de définir les critères de l’appel d’offres, lancé mi-2018, font aussi l’objet d’un lobbying actif des industriels… « Puisque nous payons, nous voulons pouvoir choisir le prestataire qui gérera au mieux les données », explique ainsi Éric Sensi-Minautier, directeur de la communication de British American Tobacco.

Médecin, l’eurodéputé LR Philippe Juvin, en pointe sur ce sujet, espère que la France et l’UE resteront droites dans leurs bottes : « Par un traçage vraiment indépendant, et pas confié à une société ayant un lien avec le tabac, nous pourrons démontrer la responsabilité des cigarettiers dans la contrebande. » Un lien déjà pointé, en 2015 à Andorre par la mission parlementaire menée par le député PS Frédéric Barbier : les « locaux » y consommaient chaque année 125 000 tonnes de tabac, mais 873 000 tonnes étaient déversées dans ce pays par les industriels ! Marché visé : la France, à la fiscalité moins avantageuse… Or si acheter des cartouches à la frontière reste légal, qu’en est-il quand la marchandise fait ensuite l’objet d’une revente dans l’Hexagone ? « Cette contrebande résulte d’abord de politiques fiscales non-harmonisées, dans un marché ouvert », se défend Éric Sensi-Minautier, qui admet néanmoins que les « entreprises commerciales » comme la sienne
y trouvent leur compte. Cette optimisation fiscale nourrit-elle au final le trafic ? British American Tobacco ne répondra pas. Mais à la direction des Douanes, Rodolphe Gintz l’a constaté : « Sur nos saisies, les produits ont parfois des ressemblances assez troublantes » (avec ceux du circuit officiel)…
80,3 % du prix du paquet de cigarettes (7€) est, en France, constitué de taxes.
9,4 % de ce prix vont aux buralistes.
70 centimes c’est ce que gagnerait le cigarettier sur chaque paquet à 7€. Le coût de fabrication d’un paquet est de 12 à 15 centimes.
15 milliards c’est ce que rapporte chaque année à l’État français la vente du tabac. Selon le Comité national contre le tabagisme, en 2010, le coût pour la société de cette pratique serait dans notre pays de plus de 120 milliards d’euros. En somme, « le tabac coûte l’équivalent d’un impôt indirect annuel de 1 846€ à chaque concitoyen ».

Delphine Tanguy

Résultats de la Question de la Semaine

Editorial du Maire – Septembre 2017 : La nouvelle trouvaille de l’Etat : il a décidé de simplifier les règles du stationnement payant…

Chère Garennoise, Cher Garennois,Chaque nouveau gouvernement nous fait la même promesse : il va, c’est promis, simplifier la vie des Français. Le voeu est souvent pieux, et la réalité sur le terrain malheureusement différente. Chaque mesure de simplification dont accouche la haute administration se traduit par plus de complexité et de dépenses.
Je n’ai pas la vérité sur bien des sujets mais j’ai toujours pensé que si les parlementaires ou les ministres avaient une petite expérience d’élu local, ils agiraient différemment. Mais là n’est pas le sujet du jour. Le sujet du jour est le suivant : le gouvernement (l’ancien, soyons précis, mais le nouveau a embrayé) a décidé de simplifier les règles de paiement du stationnement sur la voirie pour inciter les communes à généraliser le stationnement payant.
Il faut avouer qu’on n’est vraiment pas déçu. Car cette simplification tient toutes ses promesses : elle est effectivement très très très complexe. Je vais essayer de simplifier… Actuellement, un véhicule qui dépasse le temps pour lequel le propriétaire a payé son droit de stationnement se voit appliquer une amende de 17 €, quelle que soit la durée du dépassement.
À partir du 1er janvier 2018, si un véhicule dépasse la durée payée à l’horodateur, le propriétaire devra s’acquitter d’une somme appelée « forfait post-stationnement » ou FPS. À La Garenne, le montant de ce FPS n’est pas encore fixé. Dans nos villes voisines, la commune de Courbevoie proposera un FPS de 32 € et, à Paris, il s’élèvera à 50 €.
En fait, le propriétaire du véhicule payera le FPS, mais celui-la sera minoré de la somme dont il s’était acquitté pour payer son stationnement. Afin d’inciter à ne « pas trop » dépasser le temps prévu.

Pour simplifier un peu plus, j’ajouterai juste que l’État autorise les communes à créer des FPS variables selon les quartiers, mais aussi selon le moment où le contrevenant accepte de payer… Je n’entrerai pas dans d’autres détails plus délicieux. Malheureusement c’est la commune qui sera responsable de la fixation du montant du FPS, de sa collecte et de son recouvrement.
Cette nouvelle mesure aura au moins un mérite : faire le bonheur des fabricants d’horodateurs et de logiciels qui vont pouvoir imposer, quelle aubaine, à toutes les communes de France la mise à jour de leur matériel… Aux frais du contribuable. Mais que ne ferait-on pas pour relancer l’économie.
Selon le gouvernement, cette nouvelle réglementation permettra aux automobilistes de trouver une place plus rapidement et de lutter contre les voitures ventouses et contre la fraude.
Plus sérieusement, le stationnement payant est effectivement le meilleur moyen de lutte contre les voitures ventouses. Nous l’avons observé dans le quartier des Champs-Philippe, qui est désormais payant, et dans les villes voisines qui ont d’ores et déjà complètement généralisé leur stationnement payant. Actuellement, environ seules 20 % des rues de La Garenne hors Champs-Philippe sont payantes. Et on se gare beaucoup plus facilement là où il y a des horodateurs. De même, on sait que le stationnement payant de courte durée (moins de deux heures autorisées) est absolument vital dans les zones où il y a des commerces. Car c’est le seul moyen de « faire tourner » les voitures et de permettre ainsi aux clients de venir faire leurs courses facilement. Tout cela est vrai. Mais il me semble qu’on aurait pu éviter la création de cette nouvelle et coûteuse usine à gaz…
Mise en place de ces nouvelles règles complexes, mise à jour des horodateurs, redéfinition des zones de stationnement payantes pour lutter contre les ventouses, généralisation de la carte résident, mise en place d’une infrastructure et de process de collecte et de recouvrement… Les modalités précises de mise en oeuvre de l’ensemble de ces mesures vous seront naturellement présentées dans nos prochains bulletins municipaux, au fur et à mesure de leur discussion et de leur approbation (et avant leur entrée en vigueur !).
Nous aurons donc le plaisir d’en reparler ici. Mais comme le sujet est un peu complexe, je n’ai pas résisté à vous en faire part dès la rentrée.
Mais je suis impardonnable. J’aurais dû commencer par ça : bonne rentrée à tous!

Votre maire,

Philippe Juvin

Résultats de la Question de la semaine

Le mercredi 13 septembre j’ai été interviewé par la BBC suite au discours sur l’état de l’Union prononcé par J-C. Juncker

Cliquez ici pour écouter l’interview dans son intégralité 

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Forum des associations de La Garenne-Colombes – 10 septembre 2017

Sur la ligne de départ du 72ème Prix de la République avec Arnaud Robail, adjoint au Maire.

 

Avec le président du club Tir Sportif Garennois 

 

Avec l’entraîneuse de l’Omlypic Garennois Twirling-Bâton 

 

Avec le responsable de l’Impact Cross Training

 

Au stand du Cercle d’Escrime Garennois