Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Philippe Juvin Maire de La Garenne-Colombes Député européen - Part 3

Votes en commission IMCO au Parlement européen le mardi 23 janvier 2018

Aujourd’hui, en commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, j’ai voté deux rapports.

Le premier vise l’établissement d’un programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense. Ce nouveau fonds permettra de soutenir la compétitivité et la capacité d’innovation de nos entreprises de la défense en Europe.

Le second rapport adopté aujourd’hui est relatif aux procédures de tests des véhicules avant et après leur mise sur le marché. Ce texte contribuera à garantir la sécurité des usagers et la protection de l’environnement, notamment pour ce qui est des quotas d’émissions automobiles.

 

Je me suis également exprimé sur la proposition de mettre en place une « carte électronique de services ». Cet outil doit permettre à une entreprise souhaitant établir son activité dans un autre pays de réaliser directement ses démarches administratives auprès de son pays d’origine. Actuellement, c’est le pays de destination qui est responsable du traitement de ce type de demande. Pour des raisons à la fois économiques et politiques, je suis opposé à la mise en place d’un tel instrument qui priverait de fait l’État membre d’accueil de son droit de contrôle sur les prestataires de services s’installant sur son territoire.

Ma tribune dans le Figaro Vox : L’épidémie de grippe révèle la crise des services hospitaliers

FIGAROVOX/TRIBUNE – L’épidémie de grippe de cet hiver a encore une fois provoqué une submersion des services hospitaliers. Ceux-ci sont de moins en moins capables de faire face à des situations d’urgences, pourtant prévisibles. Philippe Juvin tire la sonnette d’alarme.


Le Professeur Philippe Juvin est chef du service des urgences de l’Hôpital européen Georges-Pompidou et député européen (LR).


L’épidémie de grippe a atteint son pic la première semaine de janvier, sauf en Corse et dans les Hauts-de-France où la décrue n’était pas encore observée. Par rapport à l’année dernière, l’épidémie a plus durement touché les patients de moins de 65 ans, même si les patients âgés resteront toujours les premières victimes. Sur le terrain, nous avons eu le sentiment que nous devions faire face à plus de cas graves que d’habitude. Entre le 1er novembre 2017 et la deuxième semaine de 2018, 1 137 cas graves de grippe avaient été signalés. L’âge moyen des patients était de 57 ans, et la majorité d’entre eux n’était pas vaccinés. Parmi les cas admis en réanimation, 123 sont décédés: 3 étaient âgés de moins de 5 ans, 50 de 15 à 64 ans et 70 de 65 ans et plus. Comme chaque année, un bilan complet sera fait et publié dans les prochains mois. Mais on peut déjà tirer quelques observations de ces dernières semaines d’épidémie.

Tout d’abord, que les services d’urgences hospitaliers ont été submergés, comme ils le sont désormais chaque année en hiver. Les équipes ont dû faire face à un afflux très important de patients et à une inquiétante pénurie de lits d’hospitalisation. Dans certains services d’urgence, il y avait jusqu’à deux fois plus de patients à hospitaliser que de lits disponibles. Cette situation d’encombrement des urgences est inacceptable, elle augmente le risque pour les patients: ils sont vus plus tardivement, les examens (scanner, biologie, …) sont réalisés plus lentement, et leur surveillance est insuffisante. Plus il y a encombrement des urgences, plus il y a de complications médicales et de fatigue du personnel: cette observation est constamment faite dans la littérature scientifique.

Mais ce qui est encore plus inacceptable, c’est que cette situation était prévisible. On sait que tous les ans, de novembre à janvier, les services d’urgence seront submergés. Et pourtant, chaque année, on feint de découvrir la situation et on prend des mesures en catastrophe. Certes des «plans» existent, mais ils ne règlent rien: conçus au niveau national, ils sont très théoriques, pas toujours appliqués et ne comportent surtout aucun moyen supplémentaire.

On observe ensuite une paupérisation de l’hôpital public. L’hôpital est capable de répondre à une crise ponctuelle, si elle ne dure pas. C’est pour cette raison que nous avons été exemplaires lors des attentats, et que nous le serons encore. Mais quand la crise dure, comme en cas d’épidémie, le système craque. Et on ne peut alors plus compter que sur l’extrême bonne volonté des personnels pour tenir. Or ils sont aujourd’hui usés. Car la réalité est simple: les services d’urgence manquent gravement de moyens humains et matériels. Leur activité ne fait que croître chaque année et ils travaillent tous sur le fil: quand survient un pic d’activité durable, ils sont immédiatement en tension. Certains responsables politiques font le pari de la médecine de ville pour alléger les services d’urgence. Il faut évidemment renforcer la médecine de ville, mais cela sera insuffisant. Il est illusoire de penser que les Français iront massivement moins aux urgences dans l’avenir, car la population croît et vieillit. Il faut donc un nouveau «Plan urgences» national avec des moyens pour les hôpitaux. À cette condition, on évitera peut-être une catastrophe ou, plus insidieusement, la baisse progressive de niveau des services, liée à la fuite de personnels usés et fatigués.

Venons-en maintenant à la réanimation. Cette médecine de très haut niveau est depuis longtemps une des réussites de la médecine française. Or l’épidémie de grippe a montré sa fragilité: nous avons manqué de lits de réanimation. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une telle situation survient. C’est une alerte supplémentaire sur le niveau de paupérisation générale de l’hôpital public.

La quatrième observation concerne la communication des pouvoirs publics vers la population. L’information délivrée aux populations n’est pas, historiquement, le point fort de notre système de santé. Les quelques rares communiqués du ministère au moment de l’épidémie de grippe ne concernaient que les mesures élémentaires d’hygiène, ou la vaccination. Ces sujets sont importants, mais insuffisants. Par exemple, aucun message ne responsabilisait les populations sur leur propre prise en charge. Quel contraste avec nos voisins, qui expliquent quand on peut rester au chaud chez soi, quand il faut aller voir son généraliste, quand on peut prendre un conseil auprès de son pharmacien ou un autre professionnel de la santé, ou quand il est nécessaire d’aller aux urgences! Notre système de santé, malgré de grandes déclarations, ne fait pas confiance aux patients. Cette incapacité à délivrer un message clair sur les parcours de soin au moment de la grippe témoigne aussi de l’hypercentralisation de notre système autour de l’hôpital, et sa difficulté à promouvoir des alternatives. La communication en direction des patients et l’idée qu’on se fait de leur rôle se sont arrêtées à la fin du siècle dernier.

Enfin, l’épidémie de grippe est une nouvelle illustration de l’ambiguïté de notre pays vis-à-vis de la vaccination. Elle concernait, en 2014, moins de 50 % des personnes de plus de 65 ans alors qu’elle était au début des années 2000 comprise entre 60 et 65 %. Que le pays qui a inventé la vaccination (Pasteur) et la raison (Descartes) soit si réticent à se faire vacciner s’explique peut-être par la faiblesse de la culture scientifique délivrée à l’école. Certes le vaccin contre la grippe est loin d’être totalement efficace, mais il évite chaque année des arrêts de travail, des hospitalisations et 2 500 décès. Quant aux professionnels de santé, ils devraient être obligés de se vacciner. Pour se protéger, et surtout pour protéger leurs propres patients qu’ils peuvent contaminer. Que personne, à part quelques esprits isolés comme l’ancien directeur général de la santé, ne semble se préoccuper de la question éthique que pose un médecin dont la décision de ne pas se vacciner compromet la santé de son malade, est une raison supplémentaire de perplexité. Où est la réflexion éthique dans notre pays?

L’épidémie de grippe n’est pas terminée. Mais d’ores et déjà, elle éclaire cruellement la crise de notre système de santé: paupérisation majeure de l’hôpital public, manque de moyen dans les urgences, absence de marges de manœuvre en cas de crise durable, centralisation du parcours de soins autour des hôpitaux et des urgences, communication institutionnelle rigide, absence de confiance dans le patient qui est considéré comme incapable de prendre les décisions qui le concernent, absence de confiance de la société dans le progrès, et pauvreté du débat éthique. Et pendant ce temps-là, tous ceux qui ne veulent rien changer, par aveuglement ou conformisme, rejoignent tous ceux qui ne peuvent rien financer du fait de notre état économique misérable. Ensemble, ils continuent à ânonner que nous avons le meilleur système de santé du monde, et s’en satisfont. Dormez bien, braves gens.

Vœux des LR de la 3e circonscription des Hauts-de-Seine

Vœux du territoire POLD (Paris Ouest La Défense)

Résultat de la Question de la Semaine

Le Figaro Magazine « La Commission européenne aurait-elle menti aux députés européens ? »

En direct du Parlement européen – Janvier 2018

Cette semaine, je suis à Strasbourg pour la première plénière de l’année du Parlement européen. C’est l’occasion de revenir sur les grands dossiers européens qui ont rythmé l’année 2017 et rythmeront cette nouvelle année.
Parmi eux, nous avons adopté fin 2017 une résolution à 438 voix (contre 152), appelant à l’application de sanctions contre la Pologne au vu de la menace pesant sur l’état de droit dans le pays.

Je reviens sur une des grande avancée européenne de l’année 2017: le Fonds européen de défense a été mis en place. Il financera la recherche et le développement de technologies à usage militaire, pour une vraie souveraineté européenne en matière de défense.

Une belle victoire du Parlement européen et en particulier du PPE qui a voté l’interdiction de la pêche électrique. Nous sommes vigilants à la préservation des ressources maritimes. Cette pratique en cours d’expérimentation en mer du Nord par les Hollandais dévaste les stocks de poisson et désavantage les flottes utilisant les pratiques traditionnelles.

Je reviens sur l’accord de libre-échange conclu entre l’Union européenne et le Canada, en application provisoire depuis septembre 2017. Avec le CETA, 98% des produits français entreront au Canada sans droit de douane. Il avantagera beaucoup de secteurs français et en particulier nos PME, tout en préservant la qualité de nos produits. Non, le bœuf aux hormones n’arrivera pas dans nos assiettes car les Canadiens sont contraints d’appliquer les normes sanitaires européennes. Il faut que le Parlement français ratifie cet accord bénéfique pour nos agriculteurs et nos industries.

Le Parlement européen s’oppose à la pêche électrique

Résultat de la Question de la semaine

Jeudi 11 Janvier 2018 – Invité d’Yves Calvi sur RTL Matin #Grippe

Résultat de la question de la semaine

Le mot de Philippe Juvin, Président des Républicains des Hauts-de-Seine

Chère militante, cher militant,

Durant ces fêtes de fin d’année, propices au repos en famille, je tenais à m’adresser à vous.

Merci pour votre engagement militant et bénévole. Vous êtes la sève de notre mouvement. Cette année électorale s’achève sur une belle revanche, la revanche de 100 000 adhérents Les Républicains qui, par leur vote, ont fait revivre la Droite française en élisant Laurent Wauquiez à la tête de notre parti.

Merci aux 5 000 militants des Hauts-de-Seine qui ont participé à cette élection et merci aux bénévoles, si généreux de leur temps, qui ont tenu les 7 bureaux de vote à travers le département.

En repartant de rien, nous devons reconstruire sur des bases nouvelles et solides. C’est en changeant nos habitudes que nous arriverons à nous régénérer, la nouvelle direction du parti en est l’exemple : 43 ans de moyenne d’âge, paritaire, faisant la part belle aux nouveaux visages. 

Finissons-en avec les armées mexicaines qui composaient les différentes instances du parti. Soyons tous utiles pour les autres et pas pour nous-même. Pour y parvenir,ouvrons-nous à la société civile en l’impliquant dans l’élaboration de notre projet, ce sont autant d’experts qui joueront également un rôle crucial dans la diffusion de nos propositions auprès des français. 

Je fais ces vœux pour 2018 afin que l’on profite de cette année vierge sur le plan électoral pour véritablement parvenir à ces aspirations.

En attendant, je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d’année.

Amicalement,

 

Philippe JUVIN

Président des Républicains des Hauts-de-Seine

Député européen

Maire de La Garenne-Colombes

Retrouvez ma lettre Europe de novembre/décembre 2017

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Cliquez ici pour télécharger la Lettre Europe de Novembre/Décembre 2017

J’ai cosigné la lettre de Valérie Pécresse à destination du Président de la République afin de lutter contre les marchands de sommeil

Résultat de la question de la semaine

Réunion de fin d’année des jeunes républicains des Hauts-de-Seine

Samedi 16 décembre 2017 – Noël des commerçants à La Garenne-Colombes

J’étais sur LCP pour parler de la 2e phase du Brexit


Visite au Parlement européen d’une délégation de jeunes élus Les Républicains d’Ile-de-France

 

Magnifique victoire de Laurent Wauquiez !

Résultat de la question de la semaine

Le 8 décembre j’étais l’invité de TV 78 – La chaîne des Yvelines

Sommaire de l’émission

L’INVITE : Notre invité est Philippe Juvin, eurodéputé (LR) d’Île-de-France. Ensemble, nous ferons un tour complet de l’actualité européenne, et nous verrons, suite aux révélations des « Paradise Papers », comment l’Europe peut lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale.

LES PERES FONDATEURS Chaque mois, nous vous faisons découvrir celles et ceux qui ont participé à la construction européenne. Ce mois-ci : Jacques Delors. Président de la commission européenne de 1985 à 1995, beaucoup le considèrent comme un des pères fondateurs « modernes » de l’Union Européenne, à l’instar de Jean Monnet ou Robert Schuman avant lui. Son parcours avec Philippe Le Guen, directeur de l’association Jean Monnet, basée dans les Yvelines.

ET CHEZ NOS VOISINS ? Notre rubrique « et chez nos voisins, ça se passe comment ? » 57,4% d’abstention au second tour des législatives en juin. Du jamais vu depuis 1958. Election après élection, en France, l’abstention ne cesse de battre des records. Et si, contre l’abstention, on rendait le vote obligatoire ? La mesure existe déjà dans certains pays européens, et elle est parfois assortie de sanctions. Faut-il obliger les électeurs à se rendre aux urnes ? Est-ce vraiment efficace ? Éléments de réponse avec Olivier Janoueix, responsable du Centre Europe Direct à Saint-Germain-en-Laye.