Philippe Juvin, le Blog
Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Philippe Juvin Maire de La Garenne-Colombes - Part 2

J’ai questionné la Commission européenne au sujet de l’assiduité du Conseil d’association UE-Israël

LOGO QE

Question avec demande de réponse écrite E-000938/2019 à la Commission

Article 130 du règlement

Objet:          Conseil d’association UE-Israël

Les relations entre l’Union et Israël sont fondées sur des valeurs communes et sur une histoire partagée. Israël compte parmi les partenaires stratégiques de l’Union, notamment en matière de recherche et d’innovation, de cybersécurité, de lutte contre le terrorisme, et dans bien d’autres domaines. L’Union a fait part de son engagement fondamental pour la sécurité d’Israël à plusieurs reprises.

L’accord d’association fournit le cadre juridique des relations UE-Israël, lequel prévoit que le conseil d’association se réunit une fois par an. Pourtant, depuis 2012, aucune réunion n’a été organisée, alors que des réunions du conseil d’association ont eu lieu et que des accords sur des priorités de partenariat ont été signés avec d’autres pays du voisinage méridional.

Pourquoi le conseil d’association UE-Israël ne se réunit-il pas?

Quels sont les obstacles à la convocation d’une réunion du Conseil d’association UE-Israël?

 

Réponse donnée par Mme Mogherini, vice-présidente, au nom de la Commission européenne

(13.5.2019)

L’UE est disposée à tenir le prochain Conseil d’association avec Israël dès qu’une date appropriée aura été fixée avec Israël et toutes les parties concernées, y compris les États membres.

L’UE souhaite vivement continuer d’entretenir des relations étroites avec Israël et reste attachée à un dialogue régulier avec son partenaire. L’UE estime que le Conseil d’association est une enceinte utile pour permettre aux deux parties d’aborder toutes les questions présentant un intérêt.

 

Reportage M6 sur les députés européens qui ne se représentent pas

Tribune dans le Journal du dimanche de 118 élus sur l’accès aux soins : « Le compte n’y est pas »

Editorial du Maire – Mai 2019 : Comment choisir son député européen ?

Chère Garennoise, Cher Garennois,

 

Les élections européennes se tiendront, en un tour, le dimanche 26 mai de 8h à 20h.

Cette élection est importante pour la France et pour l’Europe.

Pour l’Europe, il s’agit d’affirmer que les peuples européens sont une communauté de destin. Qu’ils ont une identité, une riche civilisation et des valeurs communes.

Pour la France, il s’agit de savoir si les députés que vous enverrez à Strasbourg auront la volonté, et se donneront vraiment la capacité de défendre les intérêts de notre pays.

J’ai siégé 10 ans à Strasbourg, et j’ai choisi aujourd’hui de ne pas me représenter afin de privilégier mon mandat de Maire de La Garenne.

Cette expérience me donne aujourd’hui quelques idées sur ce que doivent être les critères de choix d’un député européen.

Les députés européens que vous élirez devront d’abord travailler avec constance et acharnement sur le fond. Uniquement sur le fond. Car les petites phrases qui font les délices des journalistes de l’Assemblée nationale n’existent pas à Bruxelles, et parce que les journalistes ne s’intéressent malheureusement pas à l’actualité européenne ni à ses institutions, ils ne parleront pas de leur travail. Elisez des députés sérieux plutôt que des vedettes des médias.

Une seconde raison qui justifie que vous élisiez des députés travailleurs est que la loi votée dépendra uniquement d’eux. Contrairement à ce que vous imaginez, ce n’est pas le cas en pratique en France. A l’Assemblée nationale, les députés n’ont en fait quasiment aucun pouvoir : dans la Majorité, ils obéissent au Gouvernement, et dans l’Opposition leurs amendements ne sont (presque) jamais repris. Bref, ce qu’ils pensent n’a que peu d’effet sur la loi qui est votée. C’est triste, mais c’est ainsi depuis 1958. Au Parlement européen, en revanche, les députés font vraiment la loi. Car il n’y a pas de gouvernement pour donner des ordres, et parce qu’il n’y a pas de Majorité qui impose sa volonté, comme on va le voir ensuite. Elisez des députés besogneux.

Les députés européens que vous élirez devront travailler en anglais : élisez des députés qui parlent anglais.

Les députés européens que vous élirez devront être capables de travailler avec leurs adversaires politiques. Ce point est fondamental et très mystérieux pour nous Français. De quoi s’agit-il ? Au Parlement européen, il n’y a pas de majorité. Aucun groupe politique n’a la capacité d’imposer sa volonté aux autres. Pour faire voter telle disposition que je défends, je dois donc accepter de défendre telle autre, soutenue par le camp d’en face. Sans cet esprit de compromis, les députés européens sont condamnés à rester minoritaires, et leurs propositions à ne jamais être incluses dans le texte final des lois votées. Cette nécessité d’accepter de travailler avec ses adversaires a d’ailleurs des avantages : elle conduit souvent à des textes équilibrés et pragmatiques. On évite ainsi les grosses bêtises de certaines lois idéologiques comme on en a parfois vues en France. Certes, cette recherche permanente du compromis rend les textes de lois parfois moins efficaces. Mais souvent plus intelligents. Dans le passé, certains députés français ont refusé de se prêter au jeu des compromis avec leurs adversaires. Ils ont été dans les faits incapables de défendre les intérêts français qu’ils étaient supposés défendre. Elisez des gens ouverts et pragmatiques.

Enfin, la France a éclairé le monde plusieurs fois dans son histoire. Si elle veut continuer, elle doit pouvoir compter sur un véhicule de puissance. Qui peut imaginer qu’un pays de 66 millions d’habitants pourra, plus qu’un ensemble de 500 millions, parler d’égal à égal avec la Chine, les Etats-Unis et tous ces états continents ? Prétendre le contraire, c’est tromper les gens. Les Britanniques le comprennent trop tard. Ils font tout pour rester dans l’Union, après avoir prétendu qu’ils seraient plus forts seuls. Aujourd’hui, être patriote, c’est à la fois tout faire pour renforcer l’influence française dans l’Union, et offrir à son pays un vrai véhicule de puissance. Elisez de vrais patriotes, pas de faux amis.

Alors, en conclusion.

Si vous aimez la civilisation européenne, votez le 26 mai.

Si vous voulez renforcer l’influence française dans l’Union, votez le 26 mai.

Si vous pensez qu’on est plus fort 500 millions qu’à 66 millions, votez le 26 mai.

Si vous êtes patriote, votez le 26 mai.

Philippe Juvin

Votre Maire

Député européen sortant

L’affaire de la Pitié Salpêtrière le 1er mai 2019…

J’ai saisi la Commission européenne sur les conséquences du Brexit sur les enjeux de sécurité sanitaire

LOGO QE

Dans sa résolution du 14 mars 2018 sur le cadre des futures relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, le Parlement européen considère que «le maintien, pour les patients, d’un accès sûr aux médicaments vétérinaires ou à usage humain et aux dispositifs médicaux» est une priorité pour les travaux de préparation.

Un grand nombre de laboratoires pharmaceutiques ont élaboré des plans pour se préparer et mettre en place des actions spécifiques afin d’assurer la continuité d’approvisionnement des médicaments, des vaccins et des produits de santé au regard des enjeux de sécurité sanitaire.

Jusqu’à présent, les communications de la Commission européenne (du 13 novembre et du 19 décembre 2018) sur les préparatifs en vue du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne n’incorporent pas d’actions spécifiques de nature à prévenir les risques dans le domaine du médicament et de la santé. Or, certaines mesures sont hors du contrôle de l’industrie et nécessitent une action de la Commission et des États membres.

La Commission envisage-t-elle donc:

–          l’acceptation unilatérale et limitée dans le temps des contrôles de qualité effectués sur les sites britanniques et à destination de l’Union?

–          une visibilité et un partage des plans de préparation aux frontières, incluant les systèmes informatiques?

 

Réponse donnée par M. Katainen, vice-président, au nom de la Commission européenne (25 avril 2019)

La Commission a lancé les activités de préparation au Brexit en mai 2017 dans le secteur pharmaceutique[1] afin de garantir le maintien, pour les patients, d’un accès sûr aux médicaments, y compris en cas de retrait désordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne. Bien qu’aucune proposition législative de préparation n’ait été nécessaire, la Commission a néanmoins travaillé en étroite collaboration avec les États membres et l’Agence européenne des médicaments (EMA) afin de réduire au minimum tout risque éventuel concernant l’approvisionnement en médicaments en cas d’absence d’accord.

Par exemple, concernant l’essai ou le contrôle des lots, la Commission a informé les autorités et les parties prenantes que, dans certains cas dûment motivés et pour une période de temps déterminée, les autorités compétentes pouvaient autoriser des tiers à effectuer au Royaume-Uni des contrôles justifiés sur les médicaments importés, à condition que le lot soit libéré par une personne qualifiée et établie dans l’Union[2], conformément à la législation applicable eu égard aux circonstances particulières du Brexit.

Sous réserve de ces conditions, une exemption temporaire peut être accordée par les autorités nationales compétentes ou par l’EMA aux entreprises concernées.

Concernant la préparation au Brexit aux frontières de l’Union, la Commission a publié de nombreuses informations sur les procédures douanières, y compris des liens vers des sites web pertinents et des renseignements complémentaires émanant des autorités nationales[3]. Le 10 avril 2019, la Commission a publié des orientations concrètes complémentaires en cas d’absence d’accord, y compris concernant les médicaments et les dispositifs médicaux[4].

 

[1]    La Commission a publié, au début du mois de mai 2017, des communications, des questions-réponses et des documents d’orientation sur la préparation au Brexit, qui ont été régulièrement mis à jour. https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/files/documents/ec_ema_notice_communication_brexit.pdf

https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/files/documents/qa_on_brexit.pdf

[2] https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/files/documents/brexit_batchtesting_medicinalproducts_en.pdf

[3]    https://ec.europa.eu/taxation_customs/uk_withdrawal_fr

[4]    https://ec.europa.eu/commission/news/no-deal-brexit-preparedness-2019-apr-10_fr

Ma dernière intervention au Parlement européen

Ma tribune dans l’Opinion «Europe des nations vs. fédéralisme: un débat faux, manipulateur et dangereux»

Meeting de François-Xavier Bellamy dans les Hauts-de-Seine

Sur France Inter, j’étais l’invité de l’émission « Le téléphone sonne »

Thème de l’émission : À quoi sert le Parlement européen et comment fonctionne-t-il ?

Réécouter l’émission en cliquant ici

Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain pour renouveler le Parlement européen. La France passera de 74 à 79 sièges dans cette assemblée. Mais à quoi sert précisément le Parlement européen ? Quels sont ses pouvoirs ? Comment fonctionnent les votes ?

751 parlementaires actuellement, 705 après le Brexit, et 24 langues officielles. Le Parlement européen, à cheval entre Bruxelles et Strasbourg, doit adopter, modifier ou rejeter les propositions de lois européennes venues de la Commission. Huit groupes politiques composent le Parlement actuellement.

Mais les élections européennes ont du mal à soulever les passions : seulement 42 % de participations au dernier scrutin en France. Le fonctionnement du Parlement est mal connu : quelles sont ses pouvoirs réels ? Comment sont étudiées et votées les lois ? À quoi sert le dédoublement entre Bruxelles et Strasbourg ? Pourquoi est-ce si long d’adopter une loi ?

Les invités :

Jean Arthuis, député européen (ALDE)

Philippe Juvin, député européen (PPE)

Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Gauche unitaire européenne)

José Bové, député européen, (Les Verts)

Réunion sur l’Europe à Vanves avec le délégué LR de la 10e circonscription Bertrand Voisine

Inauguration du nouveau véhicule de la Croix-Rouge française à La Garenne-Colombes

A lire dans le Parisien des Hauts-de-Seine !

Réunion Europe avec Virginie Duby-Muller à La Garenne-Colombes

Edito du Maire – Avril 2019

Chère Garennoise, Cher Garennois,

Depuis plusieurs années le nombre de policiers affectés au commissariat de police nationale de La Garenne fond. Il a été quasiment divisé par deux en dix ans. La nuit en particulier, il n’est pas rare que la Police municipale ne soit même capable d’apprêter un véhicule. Notre commune doit compter sur l’aide des villes voisines.

Cette situation nous est imposée par l’Etat, qui réduit partout ses moyens, sans se préoccuper des besoins réels de la population. Elle n’est évidemment pas satisfaisante.

J’ai saisi le Préfet, tempêté, fait le siège de tout ce que Paris compte de gens importants dans l’appareil d’Etat. Mais rien n’y fait : nous n’avons plus suffisamment de policiers nationaux à La Garenne.

Voilà pourquoi j’ai décidé de renforcer la police municipale, pour compenser les baisses d’effectifs de la police nationale.

C’est ainsi que dans le budget municipal 2019 figure une augmentation significative des moyens alloués à la police municipale.

Les deux faits les plus marquants sont le développement de la vidéosurveillance (+24 caméras cette année, passant à 70 au total), et la mise en œuvre d’une brigade de police municipale de nuit, jusqu’à 2h du matin. Aujourd’hui la police municipale ferme à 19h15. A partir de mai-juin, elle couvrira le début de la nuit. C’est-à-dire l’heure à laquelle les petits voyous sévissent. Tous les jours, 7j/7, de 7h à 2h, la police municipale sera désormais présente pour votre tranquillité. Entre 2h et 7h, un accord permet à la police nationale de reprendre la main.

Parallèlement, nous avons développé les zones bleues devant toutes les écoles (ces zones vidéosurveillées dans lesquelles les parents peuvent être certains que leurs enfants, en les attendant, sont vidéosurveillés), nous réactivons la brigade équestre avec le printemps (elle a obtenu d’excellents résultats l’année dernière, en particulier face aux attroupements de petits voyous).

La priorité sera donnée à l’amélioration de la sécurité des enfants (les zones bleues et les plans de sécurisation des écoles), des seniors et des commerçants, ainsi que la lutte contre les cambriolages.

L’augmentation considérable de ces moyens de sécurité (x4 en 5 ans) s’est faite sans augmenter les impôts municipaux. Tout simplement parce que j’ai toujours veillé à être très économe sur des dépenses publiques. Ni augmentation d’impôt municipal, ni endettement : nous augmentons les dépenses de sécurité en optimisant la dépense publique.

Vous pouvez compter sur moi pour donner à notre commune les moyens de sa sécurité et de sa sérénité. Sans aucune idéologie sécuritaire, mais avec un grand pragmatisme devant l’évolution de la société.

La sécurité est aussi une condition de la sérénité du cadre de vie.

Bien à vous.

Philippe Juvin

Votre Maire

Le Parisien 92 est venu suivre une matinée de l’Ecole des Cadres

Vote de la Directive « droit d’auteur » au Parlement européen

Réunion avec Les Républicains d’Arras à l’invitation de mon ami le Député Daniel Fasquelle

Edito du Maire – Mars 2019 « Lorsque l’ignominie s’immisce dans nos vies »

Chères Garennoises, Cher Garennois,

Je ne pensais pas qu’un jour, j’aurais à écrire ces lignes dans ce Bulletin.

Je ne pensais pas qu’un jour, La Garenne, aussi, aurait à subir les relents ignobles d’un passé honteux.

Mais ce jour est malheureusement arrivé, et m’a révolté.

Il y a quelques jours, l’un de nos concitoyens, et sa famille, ont été victimes d’actes antisémites répétés, au sein de leur intimité.

Ils ont été menacés parce qu’ils étaient juifs.

Comment notre société peut-elle en arriver de nouveau à l’inacceptable, et l’ignominie, de nouveau, s’immiscer dans nos vies ?

Dans une société comme la nôtre, l’éducation devrait être le premier rempart contre les haines.

Pourtant l’école joue-t-elle encore ce rôle aujourd’hui ? On peut se poser la question.

De récents sondages et études ont montré d’inquiétantes évolutions.

Selon un sondage réalisé par la Fondation Jean Jaurès en 2018, 21% des 18-24 ans disent « ne jamais avoir entendu parler du génocide des juifs ». Deux tiers des enfants juifs ne sont plus à l’école publique en France, parce qu’ils sont violentés.

Ces événements amèneront, je l’espère, le Gouvernement à réfléchir sur les failles de l’enseignement qui abandonne des pans entiers de notre histoire à l’obscurantisme. En réalité, ces failles ne sont pas celles du système éducatif. Elles sont celles de la société elle-même. On a parlé d’un antisémitisme des banlieues, pour mieux souligner que l’antisémitisme qui était traditionnellement celui de la droite maurassienne, touchait désormais des pans entiers de notre société élevés dans la mise en accusation de la France.

A La Garenne, comme ailleurs, nous ne tolérerons aucun débordement ni aucun relent ignoble du passé, ni aucune excuse. Aucune.

Il faut toujours croire ce que l’on voit, disait Péguy. Et il ajoutait, il faut surtout, et c’est plus difficile, toujours voir ce que l’on voit.

Votre Maire

Philippe Juvin

Concours de la francophonie au Sud Liban

Rencontre avec les soldats français de la Finul au Liban

Retrouvez mon interview sur l’Europe dans le journal L’Opinion