Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Philippe Juvin Maire de La Garenne-Colombes Député européen - Part 2

Retrouvez-moi dans l’émission « Toute l’Europe » sur la situation politique de l’UE

A l’occasion du discours sur l’état de l’Union, prononcé mercredi 12 septembre par Jean-Claude Juncker, dans l’émission « Toute l’Europe » nous avons débattu de la situation politique de l’Europe à huit mois des prochaines élections européennes.

La rentrée à La Garenne-Colombes

Une rentrée riche en événements à La Garenne-Colombes. Retour en images sur le forum des associations, sur l’inauguration de la crèche Veuve-Lacroix, sur la course cycliste, mais également sur la rentrée scolaire des petits garennois.

Revoir mes passages sur France24

Première émission « Ici l’Europe » sur le discours sur l’Etat de l’Union.

Le 12 septembre, Jean-Claude Juncker est attendu dans l’hémicycle de Strasbourg pour son dernier grand oral avant la fin de son mandat : le fameux « Discours sur l’État de l’Union ». Le pronostic vital de l’UE est-il engagé ?

Deuxième émission, en anglais, « Talking Europe » sur le Brexit.

Il ne reste que quelques semaines avant le sommet européen où le gouvernement britannique et la Commission européenne sont censés dévoiler leur accord final sur le Brexit. Se dirige-t-on vers un « no-deal » ?

Edito du Maire – Septembre 2018 – Un éco-quartier à La Garenne : Histoire d’une négociation

Je voudrais débuter cette année scolaire par une très bonne nouvelle pour La Garenne. Depuis une centaine d’années, le bureau d’étude de la société PSA occupait un très grand terrain à La Garenne, situé le long de la rue des Fauvelles.

Il y a un an, le groupe a décidé de quitter La Garenne pour regrouper ses activités à Poissy, tout en conservant sa succursale dans notre commune. Quelques mois plus tard, PSA nous informait qu’il s’apprêtait effectivement à vendre son terrain à Engie. Le projet d’Engie est très beau : il consiste en la construction d’un campus qui accueillera toutes les activités « développement durable » du groupe.

Mais pour la commune, ce projet n’était pas suffisant. Dans notre esprit, le déménagement de PSA devait être  une opportunité unique d’améliorer tout le quartier, et d’organiser en particulier le relogement et la modernisation du dépôt d’autobus voisin.

Nous avons donc indiqué à PSA que nous soutiendrions le projet d’installation d’Engie, qui apportera plusieurs milliers d’emplois à la commune (et donc autant de clients pour nos commerces), à plusieurs conditions. Parmi ces conditions, nous souhaitions que soit rétrocédé gratuitement à la commune un parc de deux hectares (qui est une surface considérable en pleine ville), que le dépôt de bus soit enfoui au moins partiellement, que des voiries et des équipements publics soient prévus à la charge de l’aménageur, et que le nouveau quartier, compris grossièrement entre la rue des Fauvelles, la rue Jules Ferry, la rue Pasteur et le Boulevard National, soit ouvert sur le reste de la commune. Toutes ces conditions ont été finalement acceptées.

Nous avons demandé que les trottoirs de la rue des Fauvelles et du Boulevard National soient élargis, qu’une crèche, un établissement scolaire et deux gymnases soient financés par le projet.

Les parties (Engie, PSA, RATP, l’Etat) ont également accepté que le futur quartier réponde aux critères d’un éco-quartier.

Enfin, la société Nexity, qui construira pour Engie, nous soumettra un volume de 10 à 20 000 m2 afin d’y accueillir un établissement scolaire de second degré. Dans mon esprit, j’aimerais que La Garenne accueille un collège et/ou un lycée international.

Le projet mettra sans doute une dizaine d’années à se faire complètement. Mais dès 2022, les premiers bâtiments Engie verront le jour, ainsi qu’un hôtel qui sera situé sur le boulevard National. Il y aura aussi quelques logements repartis autour du parc et des commerces. Le grand parc verra le jour à ce moment et nous avons obtenu l’accord de principe d’Engie pour que son propre parc puisse être partiellement accessible au public, agrandissant d’autant le notre.

Je ne cache pas que pour imposer nos conditions aux différents partenaires, la Ville a du menacer de préempter le terrain et de bloquer toute l’opération. La négociation a été dure mais nous avons eu gain de cause pour le plus grand bénéfice de la commune. La fermeté a payé.

Les différents acteurs ont accepté de se partager la charge financière des exigences de la commune. L’Etat, d’abord sceptique sur la capacité de la Ville à imposer ses vues, nous a finalement accompagné quand il a compris notre détermination. Dans la partie qui s’est jouée, le soutien de l’établissement de la Défense  avec son président Patrick Devedjian a été capital.

Je vous tiendrai personnellement au courant de l’évolution de ce très beau projet qui connaîtra des adaptations tout au long de sa réalisation. Comme je l’ai fait dans cette première étape de négociation, vous pouvez compter sur ma vigilance et ma détermination à faire de ce quartier un magnifique endroit.

Bonne rentrée aux jeunes garennois et aux enseignants

Il y a 10 ans je revenais d’Afghanistan

En direct du Parlement européen

J’ai voté aujourd’hui en commission IMCO le paquet « produit ». Il s’agit de deux textes distincts qui d’une part facilitera la circulation des biens en Europe et d’autre part renforcera la sécurité des biens importés depuis des pays hors de l’Europe. Il est en effet essentiel de garantir la sécurité des citoyens en contrôlant davantage ce que nous importons en Europe. Il est également indispensable de faciliter le commerce de biens que nous fabriquons dans nos États européens. Un français qui fabrique et commercialise du vin ou des composants pour machines à outils en France, doit pouvoir les vendre sans entraves dans tous les pays de l’Union européenne.

Résultat de la Question de la Semaine

Macron et l’Europe un an après, beaucoup de communication et…d’inexpérience

TRIBUNE DANS LE JOURNAL L’OPINION

Dès son élection, Emmanuel Macron a été la coqueluche de l’Europe. La France allait enfin se moderniser; il avait battu Marine le Pen. Avec lui, la France était de retour en Europe.

Un an plus tard, quel est son bilan européen ?

Emmanuel Macron a des mots très forts en faveur de l’Europe. Ses partisans vont jusqu’à prétendre qu’il est le plus europhile de tous les Présidents de la Ve République. Si son europhilie ne fait pas de doute, cette analyse est un peu exagérée. Depuis 40 ans, tous les présidents de la République ont été europhiles. Rappelons la très flamboyante présidence française de l’Union européenne de Nicolas Sarkozy, ou de François Mitterrand à Verdun. Ou encore de Jacques Chirac qui était devenu le sage des Conseils européens. Sans remonter à Valéry Giscard d’Estaing, qui s’était adressé aux européens en anglais et en direct le soir de son élection. Etre publiquement europhile pour un président français n’est pas l’exception, c’est la règle.

Sur le terrain de l’action, la communication bien huilée du président français veut faire croire que rien ne se décide plus en Europe sans lui. Mais l’analyse précise des faits est moins flatteuse.

Première règle. Pour les Français, la première règle en Europe est de s’accorder avec les Allemands. Car unies, la France et l’Allemagne sont capables d’imposer un cap au reste de l’Union. Nicolas Sarkozy m’avait résumé en une phrase ce principe : « Quand Angela Merkel veut quelque chose, je le veux. Quand je veux quelque chose, Angela le veut aussi ». Dans le passé, cet accord s’était traduit par une complicité personnelle entre les exécutifs, de De Gaulle-Adenauer à Sarkozy-Merkel.

Emmanuel Macron, lui, a choisi de rompre avec cette habitude. Lors de la remise du Prix Charlemagne, il a asséné une leçon de morale à la Chancelière en fustigeant le « fétichisme perpétuel pour les excédents (…) toujours faits aux dépens de certains autres ». Drôle de façon de tisser un lien amical. En tout cas inexplicable. Un député belge m’a dit qu’il avait cru entendre « un sale gosse mal élevé ». Angela Merkel n’a pas aimé recevoir la fessée en public. Le couple franco-allemand n’est pas en bonne forme et ce n’est bon pour personne.

Seule, la France ne dispose que de 8 à 10% des voix au Conseil et au Parlement. Comme tous les Etats de l’Union, elle doit se trouver des alliés. Là aussi, en quelques mois, souvent par ses simples déclarations, Emmanuel Macron a réussi à nous mettre à dos les Italiens, les Polonais, les Hongrois, les Autrichiens, puis les Allemands. La France n’a plus d’allié stable.

Sur plusieurs dossiers, Emmanuel Macron et ses équipes ont préféré gagner la campagne de la communication plutôt que celle du fond des dossiers et même de nos intérêts. Prenons l’exemple de la révision de la directive des travailleurs détachés. Nous sommes en juin 2017 et Emmanuel Macron vient d’être élu. Le Conseil s’apprête à voter une nouvelle directive globalement favorable à la France. Pour nous, il est important de voter sans perdre de temps car la Bulgarie, qui va prendre la présidence le 1er janvier 2018, veut renégocier le texte à notre détriment. Flairant le coup médiatique sur un sujet qui a animé la campagne présidentielle, Emmanuel Macron fait savoir à la surprise générale qu’il exige des garanties supplémentaires dans le texte. Il ré-ouvre les discussions entre Etats, prenant le risque de remettre en cause ce que nous avions obtenu dans la négociation et de dépasser la date fatidique du 1er janvier. Il faudra toute l’énergie des eurodéputés LR et PS pour convaincre l’Elysée de ne pas jouer avec le feu et de se calmer. En novembre 2017, le Président criera victoire, prétendra que des avancées ont été obtenues (en fait aucune en pratique) et acceptera un texte identique à celui qu’il avait bloqué en fanfare en juin. A trois semaines près, les Bulgares prenaient la présidence et c’était la catastrophe … Mais Le Monde pouvait titrer : « Travailleurs détachés : première victoire européenne pour Emmanuel Macron ». Peu importe que cela fut faux : pour Emmanuel Macron, la forme prime le fond. A défaut d’une victoire sur le fond, il avait un succès médiatique.

Absence. Dans l’Union européenne, les Etats pèsent aussi par leur présence de travail. Quand les Allemands veulent amender un texte en leur faveur, les ministres fédéraux contactent les eurodéputés influents de tous pays et jouent eux-mêmes les lobbyistes. En tant que député européen, je peux témoigner que le gouvernement français, lui, est absent. Cette année, j’ai été le rapporteur du Parlement sur les plateformes en ligne. J’y ai abordé les thèmes de la fiscalité à leur appliquer, de la concurrence, de la transparence et de la traçabilité des données. Sur tous ces sujets, Emmanuel Macron ne cesse de communiquer, et fort bien. Pourtant, je peux certifier qu’aucun membre d’aucun cabinet français ne m’a contacté pour travailler le fond de mon texte. Le gouvernement Macron communique, mais ne travaille pas.

En Europe, les pays sont aussi jugés sur leurs politiques internes. La France du président Macron commence à être jugée sur ses résultats. La dépense publique continue à augmenter alors qu’elle baisse chez nos voisins, le chômage des jeunes ne décroche pas alors qu’il se porte mieux ailleurs. Notre endettement s’aggrave.

Enfin l’Europe, et c’est sans doute le plus préoccupant pour nous, est une épreuve de vérité pour nos dirigeants. Les négociations y sont féroces. Face à Donald Trump, on avait découvert la naïveté d’Emmanuel Macron dans les négociations internationales. On se souvient de leurs embrassades viriles qui avaient été présentées par l’Elysée comme la preuve du talent diplomatique du président français. Mais qui n’avaient pas empêché Donald Trump de le berner en imposant des barrières douanières dix jours plus tard. En Europe, c’est pareil.

Un ancien chef d’Etat qualifie les prises de position d’Emmanuel Macron au Conseil de « légères », et pointe du doigt son « inexpérience ». Dans les négociations, il lâche facilement contre pas grand-chose. Ainsi avec la Politique Agricole Commune, qu’il a sacrifiée contre un modeste plan contre le chômage des jeunes. Ou avec les Roumains et les Bulgares, auxquels il a très imprudemment promis (contre rien) le soutien de la France à leur intégration dans l’espace Schengen. Les politiciens de l’Union européenne ne sont pas très « nouveau monde ». Mais ce sont de vieux crocodiles roués qui maîtrisent leurs dossiers et connaissent, eux, les ficelles.

Le vrai bilan européen du Président Macron est décevant. Ses discours lyriques sont utiles pour lutter contre le populisme. Mais ils ne suffisent pas. En revanche, l’absence de travail de fond de ses équipes, la priorité donnée aux coups médiatiques, son manque d’expérience européenne, sa personnalité trop sûre d’elle-même, la certitude très fausse que rien ne peut se faire sans la France en Europe, et un système national qui n’habitue pas le président français à trouver en face de lui des contradicteurs, ne pardonnent pas. Si la communication omniprésente du président continue à marteler que rien ne se fait sans lui en Europe, on sait que ce n’est plus vrai.

Cette même communication ne va pas pouvoir longtemps cacher son absence de résultat en matière d’immigration, de politique agricole commune, de sécurité ou de décrochage de la France par rapport à ses voisins. Avec l’état de grâce dont il a bénéficié, et en moins d’un an, c’est un véritable gâchis. Le plus grand ennemi d’Emmanuel Macron en Europe est Emmanuel Macron, sa personnalité et sa façon de concevoir la politique. La question est : peut-il changer ? Sur ce point, il n’est pas interdit d’être inquiet.

 

Retrouvez un reportage sur BFM Paris consacré au changement de rythme scolaire à La Garenne-Colombes avec le retour à la semaine de 4 jours

Retrouvez mon interview sur RT France concernant la situation en Afghanistan – 22/08/2018

Rendez-vous au Touquet le 8 Septembre pour le traditionnel Campus LR


Retrouvez-moi sur France Inter dans l’émission « Le Téléphone sonne » : Comment sortir les urgences de la crise ?

Article-Reportage de Libération au sein du service des urgences de l’hôpital Georges Pompidou

Par Anaïs Moran, Photo Albert Facelly — 

Les établissements de santé sont-ils armés pour la canicule ? Reportage au service des urgences de l’hôpital parisien Georges-Pompidou.

Lundi à l’aube dans l’hôpital parisien Georges-Pompidou, service des urgences. C’est l’heure des «transmissions» (d’infos) entre l’équipe de nuit et le personnel de jour au sujet des quinze patients hospitalisés. Depuis quelques jours, les lits sont complets et les couloirs légèrement occupés. En période de canicule, et sans grande surprise, la majorité des prises en charge sont des personnes âgées. Il y a ces sœurs jumelles, Marie et Anne, 66 ans, inséparables, qui reviennent constamment à Pompidou depuis le début de l’été pour déshydratation sévère. Andrée, 96 ans, victime d’une chute malheureuse à son domicile suite à un coup de chaleur. René, 80 ans, retrouvé en plein épisode de confusion, seul à déambuler en plein milieu de la rue sous le soleil brûlant. Ou Jean, 92 ans, atteint de démences depuis le début des grosses températures, qui voit des chiens qui n’existent pas.

Certains d’entre eux sont là depuis plus de vingt-quatre heures, une anomalie pour un service d’urgence. La règle de base : garder les hospitalisés au maximum une journée avant de les reconduire chez eux ou de les transférer dans un service plus adapté. «Le problème c’est que les personnes âgées qui pourraient rentrer à la maison sont pour la plupart très isolées, sans personne pour veiller sur elles», commente Sophie Jumel, médecin urgentiste. On ne peut pas les renvoyer, les abandonner à leur sort, c’est trop dangereux. Alors forcément, les patients s’accumulent ces derniers jours…»

37°C à Saint-Antoine

On enchaîne au bureau médical de l’unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD), le repaire des soignants. Un ventilo s’active à plein régime. Il fait doux, comme dans les chambres et autres boxes pour malades de cet établissement récent qui n’a rien de vétuste. Loin des 37 degrés affichés dans certaines pièces de l’hôpital voisin de Saint-Antoine (dont les soignants dénoncent leur condition de travail depuis déjà six jours). Deux infirmières commencent à s’agiter dans le couloir. La première victime de la canicule journalière vient d’arriver : Bernard, 71 ans, souffre d’une douleur thoracique. Une douleur si vive qu’elle irradie son corps et le fait crier à gorge déployée. Atteint d’une maladie cardiaque, sa déshydratation sévère l’a peut-être conduit à l’infarctus. Tristement probable en cette période de canicule. «Les personnes âgées ont des pathologies chroniques qui se dégradent forcément par grande chaleur», explique le médecin Florent Flémy. Soit la personne âgée ne va pas boire assez d’eau et nous sommes dans un cas de déshydratation qui va réellement détériorer son problème cardiaque ou son insuffisance rénale par exemple. Soit la personne va se désaltérer correctement mais ne va presque rien manger, ce qui est tout aussi dangereux. Le taux de sel va être déséquilibré par rapport au taux d’eau dans le corps. C’est ce qu’on appelle l’hyponatrémie et ce n’est pas bon du tout pour les populations fragiles.»

On pénètre enfin dans le bureau de Philippe Juvin, chef du service des urgences. Le médecin prend les appels téléphoniques, répond aux mails, consulte les derniers dossiers. C’est soudainement presque calme. «Vous savez, certains hôpitaux souffrent en ce moment, mais c’est très ponctuel, on ne peut pas parler de crise. Rien n’est comparable avec l’été catastrophique d’il y a quinze ans…» Le Dr Junin se souvient de 2003 et ses vingt mille morts. De cette journée particulièrement intense du 5 août. Il était à l’époque anesthésiste à l’hôpital Bichat Claude-Bernard de Paris. «Tôt le matin, notre établissement a eu une panne générale d’électricité. J’étais de congé ce jour-là. On m’a appelé à la rescousse en me disant que c’était la grosse panique au service des urgences, se remémore-t-il. Quand je suis arrivé, il y avait des patients mourants, installés n’importe où et plongés dans le noir, les soignants paniqués, c’était un immense bordel…»

«Quinze jours d’horreur» en 2003

L’anesthésiste passera sa journée de congé dans la peau d’un urgentiste. «Moi ce jour-là, j’avais la tête dans le guidon et aucun recul sur la situation. Je ne me rendais pas compte que nous allions vivre encore quinze jours d’horreur. Que nous étions en train de vivre un événement grave et majeur dans l’histoire de la médecine et des hôpitaux français.» Aujourd’hui, Philippe Juvin dit avoir tiré des leçons des défaillances de 2003, qui avaient couté son poste à Jean-François Mattéi, le ministre de la Santé de l’époque. «Depuis ce drame, la société est devenue de plus en plus préventive, voire hygiéniste… Les gens sont très prudents. C’est peut-être trop, mais ça a le mérite d’aborder les périodes de canicule sans trop d’appréhension. Et surtout à ne pas repenser aux démons du passé

Rejet de la « Directive copyright » au Parlement européen: la bataille pour rémunérer la création sur internet continue !

 

Jeudi 5 juillet, l’ensemble des députés du Parlement européen a rejeté la réforme sur les droits d’auteur dans l’ère numérique.

Ce texte avait pourtant été adopté en Commission des Affaires juridiques du Parlement il y a trois semaines avec une majorité confortable (15 voix en faveur et 10 contre) et après deux ans de longues et très difficiles négociations.

Je regrette le résultat de ce vote.

Nous devons empêcher les plateformes de continuer à s’enrichir grâce à des auteurs, des interprètes, qui ne sont pas rémunérés à leur tour! Il est nécessaire de rééquilibrer les relations entre ces artistes et les plateformes numériques.

La campagne de désinformation et de manipulation lancée par les GAFA est inacceptable. Nous avons reçu des centaines de mails mensongers et menaçants les jours précédents ce vote.

Ce texte fera à nouveau l’objet d’un vote en session plénière à Strasbourg en septembre prochain. Nous devrons rattraper cette erreur. Il en va de la responsabilité de chaque député de soutenir ce rapport. La création doit être rémunérée sinon elle ne sera plus. L’enjeu est là, quelle culture souhaitons-nous offrir à nos enfants?

La Garenne-Colombes : il y aura bien un nouveau quartier sur les terrains PSA-RATP

Lettre Europe Mai/Juin 2018

Meet Up 92 sur la Blockchain organisé à La Garenne-Colombes par Synergie Entreprises pour mieux comprendre cette deuxième révolution numérique

Le Parlement européen rejette la directive sur le droit d’auteur

Réunion publique avec Damien Abad à Boulogne – 03/07/2018

Edito du Maire – Juillet/Août 2018 – Autolib’ : la Ville de Paris, absence de transparence et mauvaise gestion

Chère Garennoise, Cher Garennois,

En 2011, la Ville de La Garenne adhérait au service Autolib’ en participant à un syndicat de communes réunissant la Ville de Paris et les communes de la région parisienne.

Ce service répondait alors à un double objectif : créer une nouvelle offre de transport moderne, et développer de nouveaux modes de circulation douces, respectueuses de l’environnement. Il venait ainsi compléter un réseau de transport riche de deux gares SNCF, de plusieurs lignes de bus, et du tramway T2.

A La Garenne, Autolib’ a rencontré un grand succès et s’inscrit désormais dans le paysage traditionnel de nos transports locaux.

Peu à peu, la situation financière s’est dégradée, le service n’était plus rentable. D’un côté, les prix d’abonnement étaient maintenus bas par la Ville de Paris et de l’autre, cette dernière multipliait les entraves à la circulation (voies sur berge, piétonisation). En juin 2017, le déficit d’exploitation cumulé s’élevait à 233,7 millions d’euros.

Le 21 juin, la Ville de Paris a mis fin au contrat avec le groupe Bolloré. Cette décision fait suite aux désaccords importants quant à l’imputation du déficit de gestion d’Autolib’ que le groupe Bolloré veut faire porter aux communes.

Les communes membres d’Autolib’, telles que La Garenne, s’opposent à une quelconque participation au financement du déficit du groupe Bolloré. Nous souhaitons également préserver les intérêts des utilisateurs du service. Et nous refusons d’être le payeur des inconséquences de gestion de Madame Hidalgo.

Le service Autolib’ dans les communes prendra donc fin au 31 juillet 2018.

Quelles sont les conséquences pour La Garenne ?

La fin de contrat avec Bolloré va conduire au retrait des voitures électriques. Les utilisateurs ne pourront plus conduire les véhicules Autolib’.

Concernant les bornes de recharge, les villes ont deux possibilités : faire retirer les bornes ou les racheter. A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas les conditions financières d’un tel rachat.

Plusieurs communes adhérentes du syndicat s’étaient alarmées, ces dernières années, de ce déficit, qu’il faudrait bien un jour régler. La Ville de La Garenne, en particulier, avait été en pointe, tirant plusieurs fois le signal d’alarme. Très récemment, j’avais même demandé officiellement au Préfet de saisir la Chambre régionale des comptes.

Mais rien n’y faisait : la Ville de Paris restait sourde à toutes nos craintes, et refusait le plus souvent de nous communiquer les documents que nous demandions. Absence de transparence dans la gestion, et refus de comprendre qu’une dette, ça se paye à un moment : la maire de Paris nous emmenait dans le mur. Et comme elle était majoritaire (elle l’est toujours) en terme de décision, nos voix ne portaient pas.

Je vous tiendrai informés dans un prochain bulletin municipal de l’évolution de la situation lorsque nous aurons pu prendre connaissance de l’ensemble des possibilités qui s’offrent à nous.

Dans cette attente, je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances !

Bien amicalement,

Philippe Juvin

Au Conseil National LR sur l’Europe à Menton – 30/06/2018