Philippe Juvin, le Blog
Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Presse | Le blog de Philippe Juvin - Part 2

Actualités 'Presse'

Sur France Inter, j’étais l’invité de l’émission « Le téléphone sonne »

Thème de l’émission : À quoi sert le Parlement européen et comment fonctionne-t-il ?

Réécouter l’émission en cliquant ici

Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain pour renouveler le Parlement européen. La France passera de 74 à 79 sièges dans cette assemblée. Mais à quoi sert précisément le Parlement européen ? Quels sont ses pouvoirs ? Comment fonctionnent les votes ?

751 parlementaires actuellement, 705 après le Brexit, et 24 langues officielles. Le Parlement européen, à cheval entre Bruxelles et Strasbourg, doit adopter, modifier ou rejeter les propositions de lois européennes venues de la Commission. Huit groupes politiques composent le Parlement actuellement.

Mais les élections européennes ont du mal à soulever les passions : seulement 42 % de participations au dernier scrutin en France. Le fonctionnement du Parlement est mal connu : quelles sont ses pouvoirs réels ? Comment sont étudiées et votées les lois ? À quoi sert le dédoublement entre Bruxelles et Strasbourg ? Pourquoi est-ce si long d’adopter une loi ?

Les invités :

Jean Arthuis, député européen (ALDE)

Philippe Juvin, député européen (PPE)

Marie-Christine Vergiat, députée européenne (Gauche unitaire européenne)

José Bové, député européen, (Les Verts)

A lire dans le Parisien des Hauts-de-Seine !

Le Parisien 92 est venu suivre une matinée de l’Ecole des Cadres

Je ne serai pas candidat aux élections européennes


Ma réaction au soutien de Jean-Pierre Raffarin à la liste LREM aux européennes

Présentation du plan Santé par le Gouvernement

J’ai saisi la Commission nationale des comptes de campagne au sujet du Grand Débat

Référendum : « Si Emmanuel Macron perd ce plébiscite, il devra partir »

Pour l’eurodéputé Les Républicains, Philippe Juvin, l’hypothèse d’un référendum à l’issue du grand débat national est « une manœuvre » du président de la République pour obtenir « un plébiscite ».

Emmanuel Macron étudierait sérieusement l’hypothèse d’un référendum, à plusieurs questions, à l’issue du grand débat national, a appris dimanche 3 février franceinfo. Cette consultation pourrait avoir lieu le même jour que les élections européennes, le 26 mai prochain. Pour Philippe Juvin, lundi matin sur franceinfo, si « Emmanuel Macron perd ce référendum, il faudra qu’il en tire les conséquences, il faudra qu’il parte ». L’eurodéputé Les Républicains a estimé que « tout cela est une opération de communication ».

« Emmanuel Macron essaye de se refaire comme un joueur de poker en posant une question à laquelle il ne sera pas possible de répondre non. Il essaye non pas de faire un référendum, mais un plébiscite » Philippe Juvin à franceinfo

« Cela fait des mois qu’on nous dit les élections européennes, c’est très important, l’Europe c’est l’avenir de la France et crac ! On nous met un référendum qui est un plan de com’ au même moment. Cela c’est effectivement très dangereux pour les élections européennes », a expliqué Philippe Juvin. « Ce n’est pas un référendum, c’est une manœuvre, ce n’est pas une manœuvre c’est un plébiscite. Si Emmanuel Macron perd ce plébiscite, il devra partir », a-t-il répété.

Philippe Juvin a dénoncé une manœuvre de la part du président de la République. « Le référendum tel qu’il se prépare a vraiment le goût d’une carabistouille. On nous explique qu’on va tirer des leçons du grand débat et que ces leçons seront soumises à référendum. En même temps, on s’aperçoit que les questions sont déjà prêtes et ficelées », a-t-il affirmé.

L’eurodéputé Les Républicains a expliqué qu’Emmanuel Macron essaye de recaser sa réforme constitutionnelle. « Si le grand débat sert à quelque chose, il doit servir à élaborer des questions qui sont les vraies questions qui sont posées par le peuple. Il va poser des questions institutionnelles, celles qu’il souhaitait dans sa fameuse réforme qui a pris l’eau à cause de l’affaire Benalla. Il va les recycler », a-t-il expliqué.

Tribune dans Le Monde – Aux urgences, le risque d’accident devient immense

« Rapatriez Carlos Ghosn ! » – ma tribune dans l’Opinion

Retrouvez-moi sur Public Sénat « L’Irlande, enjeu du Brexit » – Europe hebdo (05/12/2018)


Weekend spécial Brexit : retrouvez-moi sur France Info


Retrouvez ma nouvelle tribune dans l’Opinion « Oui, Les Républicains vont gagner les élections européennes »

Interview dans le Parisien sur la fédération LR des Hauts-de-Seine

Retrouvez-moi dans le Talk du Figaro – 9 novembre 2018

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Cliquez ci-dessous pour retrouver l’interview vidéo :

Emission spéciale de LCP sur le Brexit à l’issue du Conseil européen – 19 octobre 2018

 

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Retrouvez mon passage dans la matinale de Sud Radio ce mardi 18 septembre 2018 au sujet du « Plan Hôpital »

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Sur RT France, je reviens sur la directive du Parlement européen exigeant de réformer le droit d’auteur sur internet

Revoir mes passages sur France24

Première émission « Ici l’Europe » sur le discours sur l’Etat de l’Union.

Le 12 septembre, Jean-Claude Juncker est attendu dans l’hémicycle de Strasbourg pour son dernier grand oral avant la fin de son mandat : le fameux « Discours sur l’État de l’Union ». Le pronostic vital de l’UE est-il engagé ?

Deuxième émission, en anglais, « Talking Europe » sur le Brexit.

Il ne reste que quelques semaines avant le sommet européen où le gouvernement britannique et la Commission européenne sont censés dévoiler leur accord final sur le Brexit. Se dirige-t-on vers un « no-deal » ?

Macron et l’Europe un an après, beaucoup de communication et…d’inexpérience

TRIBUNE DANS LE JOURNAL L’OPINION

Dès son élection, Emmanuel Macron a été la coqueluche de l’Europe. La France allait enfin se moderniser; il avait battu Marine le Pen. Avec lui, la France était de retour en Europe.

Un an plus tard, quel est son bilan européen ?

Emmanuel Macron a des mots très forts en faveur de l’Europe. Ses partisans vont jusqu’à prétendre qu’il est le plus europhile de tous les Présidents de la Ve République. Si son europhilie ne fait pas de doute, cette analyse est un peu exagérée. Depuis 40 ans, tous les présidents de la République ont été europhiles. Rappelons la très flamboyante présidence française de l’Union européenne de Nicolas Sarkozy, ou de François Mitterrand à Verdun. Ou encore de Jacques Chirac qui était devenu le sage des Conseils européens. Sans remonter à Valéry Giscard d’Estaing, qui s’était adressé aux européens en anglais et en direct le soir de son élection. Etre publiquement europhile pour un président français n’est pas l’exception, c’est la règle.

Sur le terrain de l’action, la communication bien huilée du président français veut faire croire que rien ne se décide plus en Europe sans lui. Mais l’analyse précise des faits est moins flatteuse.

Première règle. Pour les Français, la première règle en Europe est de s’accorder avec les Allemands. Car unies, la France et l’Allemagne sont capables d’imposer un cap au reste de l’Union. Nicolas Sarkozy m’avait résumé en une phrase ce principe : « Quand Angela Merkel veut quelque chose, je le veux. Quand je veux quelque chose, Angela le veut aussi ». Dans le passé, cet accord s’était traduit par une complicité personnelle entre les exécutifs, de De Gaulle-Adenauer à Sarkozy-Merkel.

Emmanuel Macron, lui, a choisi de rompre avec cette habitude. Lors de la remise du Prix Charlemagne, il a asséné une leçon de morale à la Chancelière en fustigeant le « fétichisme perpétuel pour les excédents (…) toujours faits aux dépens de certains autres ». Drôle de façon de tisser un lien amical. En tout cas inexplicable. Un député belge m’a dit qu’il avait cru entendre « un sale gosse mal élevé ». Angela Merkel n’a pas aimé recevoir la fessée en public. Le couple franco-allemand n’est pas en bonne forme et ce n’est bon pour personne.

Seule, la France ne dispose que de 8 à 10% des voix au Conseil et au Parlement. Comme tous les Etats de l’Union, elle doit se trouver des alliés. Là aussi, en quelques mois, souvent par ses simples déclarations, Emmanuel Macron a réussi à nous mettre à dos les Italiens, les Polonais, les Hongrois, les Autrichiens, puis les Allemands. La France n’a plus d’allié stable.

Sur plusieurs dossiers, Emmanuel Macron et ses équipes ont préféré gagner la campagne de la communication plutôt que celle du fond des dossiers et même de nos intérêts. Prenons l’exemple de la révision de la directive des travailleurs détachés. Nous sommes en juin 2017 et Emmanuel Macron vient d’être élu. Le Conseil s’apprête à voter une nouvelle directive globalement favorable à la France. Pour nous, il est important de voter sans perdre de temps car la Bulgarie, qui va prendre la présidence le 1er janvier 2018, veut renégocier le texte à notre détriment. Flairant le coup médiatique sur un sujet qui a animé la campagne présidentielle, Emmanuel Macron fait savoir à la surprise générale qu’il exige des garanties supplémentaires dans le texte. Il ré-ouvre les discussions entre Etats, prenant le risque de remettre en cause ce que nous avions obtenu dans la négociation et de dépasser la date fatidique du 1er janvier. Il faudra toute l’énergie des eurodéputés LR et PS pour convaincre l’Elysée de ne pas jouer avec le feu et de se calmer. En novembre 2017, le Président criera victoire, prétendra que des avancées ont été obtenues (en fait aucune en pratique) et acceptera un texte identique à celui qu’il avait bloqué en fanfare en juin. A trois semaines près, les Bulgares prenaient la présidence et c’était la catastrophe … Mais Le Monde pouvait titrer : « Travailleurs détachés : première victoire européenne pour Emmanuel Macron ». Peu importe que cela fut faux : pour Emmanuel Macron, la forme prime le fond. A défaut d’une victoire sur le fond, il avait un succès médiatique.

Absence. Dans l’Union européenne, les Etats pèsent aussi par leur présence de travail. Quand les Allemands veulent amender un texte en leur faveur, les ministres fédéraux contactent les eurodéputés influents de tous pays et jouent eux-mêmes les lobbyistes. En tant que député européen, je peux témoigner que le gouvernement français, lui, est absent. Cette année, j’ai été le rapporteur du Parlement sur les plateformes en ligne. J’y ai abordé les thèmes de la fiscalité à leur appliquer, de la concurrence, de la transparence et de la traçabilité des données. Sur tous ces sujets, Emmanuel Macron ne cesse de communiquer, et fort bien. Pourtant, je peux certifier qu’aucun membre d’aucun cabinet français ne m’a contacté pour travailler le fond de mon texte. Le gouvernement Macron communique, mais ne travaille pas.

En Europe, les pays sont aussi jugés sur leurs politiques internes. La France du président Macron commence à être jugée sur ses résultats. La dépense publique continue à augmenter alors qu’elle baisse chez nos voisins, le chômage des jeunes ne décroche pas alors qu’il se porte mieux ailleurs. Notre endettement s’aggrave.

Enfin l’Europe, et c’est sans doute le plus préoccupant pour nous, est une épreuve de vérité pour nos dirigeants. Les négociations y sont féroces. Face à Donald Trump, on avait découvert la naïveté d’Emmanuel Macron dans les négociations internationales. On se souvient de leurs embrassades viriles qui avaient été présentées par l’Elysée comme la preuve du talent diplomatique du président français. Mais qui n’avaient pas empêché Donald Trump de le berner en imposant des barrières douanières dix jours plus tard. En Europe, c’est pareil.

Un ancien chef d’Etat qualifie les prises de position d’Emmanuel Macron au Conseil de « légères », et pointe du doigt son « inexpérience ». Dans les négociations, il lâche facilement contre pas grand-chose. Ainsi avec la Politique Agricole Commune, qu’il a sacrifiée contre un modeste plan contre le chômage des jeunes. Ou avec les Roumains et les Bulgares, auxquels il a très imprudemment promis (contre rien) le soutien de la France à leur intégration dans l’espace Schengen. Les politiciens de l’Union européenne ne sont pas très « nouveau monde ». Mais ce sont de vieux crocodiles roués qui maîtrisent leurs dossiers et connaissent, eux, les ficelles.

Le vrai bilan européen du Président Macron est décevant. Ses discours lyriques sont utiles pour lutter contre le populisme. Mais ils ne suffisent pas. En revanche, l’absence de travail de fond de ses équipes, la priorité donnée aux coups médiatiques, son manque d’expérience européenne, sa personnalité trop sûre d’elle-même, la certitude très fausse que rien ne peut se faire sans la France en Europe, et un système national qui n’habitue pas le président français à trouver en face de lui des contradicteurs, ne pardonnent pas. Si la communication omniprésente du président continue à marteler que rien ne se fait sans lui en Europe, on sait que ce n’est plus vrai.

Cette même communication ne va pas pouvoir longtemps cacher son absence de résultat en matière d’immigration, de politique agricole commune, de sécurité ou de décrochage de la France par rapport à ses voisins. Avec l’état de grâce dont il a bénéficié, et en moins d’un an, c’est un véritable gâchis. Le plus grand ennemi d’Emmanuel Macron en Europe est Emmanuel Macron, sa personnalité et sa façon de concevoir la politique. La question est : peut-il changer ? Sur ce point, il n’est pas interdit d’être inquiet.

 

Retrouvez un reportage sur BFM Paris consacré au changement de rythme scolaire à La Garenne-Colombes avec le retour à la semaine de 4 jours

Retrouvez mon interview sur RT France concernant la situation en Afghanistan – 22/08/2018