Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Presse | Le blog de Philippe Juvin - Part 2

Actualités 'Presse'

Tribune dans le Huffington Post : Pourquoi LR et l’UDI pourraient être rayés de la carte (et ce que je propose pour les sauver)

 

Certains vont tenter de profiter de la défaite de la Droite et du Centre à l’issue de ces législatives pour avancer des stratégies personnelles, créer de nouveaux partis, régler leurs comptes. Parfois ceux mêmes qui nous ont amené à l’abîme. Mais l’essentiel n’est pas là.Nous retiendrons de ces élections qu’un certain type d’action politique archaïque est condamné. Si Les Républicains ne font pas leur bigbang dès maintenant, ils risquent de disparaître définitivement.

Cette possibilité catastrophique n’est pas une vue de l’esprit. Nous sommes d’ailleurs déjà en train de disparaître. Selon un sondage BVA publié par L’Obs, seuls 32% des Français considèrent que LR est un parti crédible d’opposition. Pour nos compatriotes, l’opposition s’exprime désormais dans le Front national et la France insoumise. Où est alors notre utilité ? Comment récupérer une place légitime dans le débat politique et incarner une Opposition nouvelle et moderne ?

Si nous sommes incapables d’inventer une opposition moderne, intelligente, qui soit à la fois intraitable avec le Gouvernement quand celui-ci gère mal mais également capable de reconnaître ses mérites quand ils existent, nous disparaîtrons.

Nous pouvons aussi disparaître si nous apparaissons comme un parti de petites combines. Ainsi, nous lancer dans une politique de ralliements à tout prix au Gouvernement, y compris en acceptant le contraire de ce que nous pensons, fait de nous des gens inconséquents et donc inutiles aux yeux des Français. Quelle est la crédibilité d’un Bruno Le Maire quand il accepte de mettre en œuvre une politique fiscale opposée à ce qu’il défendait il y a encore quelques semaines? De telles aventures personnelles peuvent nous faire disparaître.

Si nous devenons une droite poussiéreuse, vieille, réac, incapable de saisir les aspirations de la société, En Marche nous remplacera.

Si nous devenons une Droite anti-européenne, incapable de comprendre que la France ne peut espérer peser sur les affaires du monde que si elle est unie avec ses voisins, le Front national nous remplacera.

Si notre ligne économique devient celle du programme de François Fillon, plus préoccupée par le retour aux grands équilibres que par les fragilités humaines, nous trahirons nos valeurs de solidarité, et nous disparaîtrons.

Si LR ne change pas ses méthodes de travail, nous disparaîtrons. Si nous continuons avec un parti centralisé et verrouillé, toujours dirigé par les seuls mêmes, si nos modes de désignation des candidats n’évoluent pas, si nous continuons à réinvestir automatiquement des candidats sortants sans aucun critère de travail ni de talent, si nous continuons avec le principe qu’un sortant qui ne se représente pas a le droit de choisir discrétionnairement son successeur, telle une charge d’ancien Régime, si nous ne trouvons pas un juste équilibre entre des candidats sortants d’expérience et de nouveaux candidats, si nous ne fixons pas des âges limites pour se présenter à une élection, si nous ne nous ouvrons pas massivement à des élus qui viennent de la société civile, nous serons submergés par l’aspiration au renouveau. D’autres que nous attireront les nouveaux talents, et nous serons débordés par la vague de dégagisme. Nous disparaîtrons.

Nous ne devons plus être caricaturaux comme nous l’avons été. La caricature a été atteinte avec le programme économique de François Fillon. Il donnait de nous l’image d’un père fouettard prêt à sacrifier les plus modestes pour retrouver de grands équilibres financiers.

Nous devons redevenir le parti de l’entreprise ET de la justice sociale. L’efficacité économique et les réformes doivent aller de pair avec un soin porté aux fractures sociales. Ainsi, nous devons militer pour un plafonnement plus limité et une dégressivité plus rapide des allocations chômage. Mais nous devons refuser que les normes sociales soient définies dans l’entreprise.

Nous devons soutenir Emmanuel Macron dans sa lutte contre le terrorisme et la délinquance. Mais nous devons dénoncer son projet liberticide et cynique de banaliser les outils de l’état d’urgence et de mettre à l’écart l’autorité judiciaire.

Nous devons savoir applaudir le nouveau président quand il apporte un souffle nouveau dans le monde politique. Mais nous devons être audibles pour dénoncer ses déclarations choquantes. Sur les Comoriens, par exemple, il n’y a eu que Cécile Duflot pour dire les choses : «Si Sarkozy président avait prononcé cette phrase face caméra, le tollé aurait été gigantesque». Et pendant ce temps, nous étions tous collectivement inaudibles.

Nous devons accompagner la moralisation de la vie politique. Mais nous devons dénoncer le double jeu du Gouvernement qui ne réagit pas face à ses propres turpitudes.

Notre famille politique, des LR à l’UDI, disparaîtra donc si elle ne sait pas profondément se réformer et faire preuve d’intelligence.

Nous devons être d’une exigence absolue envers nous-mêmes : nous devons humblement retravailler le fond, créer des lieux de réflexion, débattre, nous ouvrir aux idées nouvelles, ne pas tomber dans la facilité, attirer les intelligents et nous séparer des paresseux et des fumistes, ouvrir les yeux sur les réalités économiques, sociales et européennes, ne pas céder à l’incantation, promouvoir de nouveaux visages et de nouveaux talents, et en même temps rendre nos procédures plus transparentes. Si nous sommes capables d’une telle révolution, nous avons un avenir. Nous méritons de continuer à nous appuyer sur notre riche réseau d’élus locaux et d’intelligences. Nous rebâtirons une légitimité, un projet et une ambition. Alors, nous serons des opposants crédibles et nous servirons la France.

Mais si nous choisissons une autre voie, sans exigence, sans travail, sans ouverture, systématiquement opposée ou systématiquement inféodée au Gouvernement et à la Majorité, sans renouveau, sans capacité à s’auto-analyser, les Français nous jugeront définitivement inaptes. Nous livrerons la France à un Emmanuel Macron de plus en plus omnipotent, sans limite ni contre-pouvoir, et à une Marine Le Pen qui attendra que le fruit tombe. Et il ne restera rien de nous. Nous aurons trahi, failli et disparu.

Avec mes collègues LR qui croient en l’avenir, nous tirerons les vraies leçons de notre naufrage. Et nous ne laisserons plus personne, et surtout ceux qui nous ont fait perdre, nous empêcher de rebâtir une opposition décomplexée moderne, européenne et sociale.

Retrouvez-moi ce soir dans la « Spéciale Législatives 2017 » de France 3 Paris Ile de France

Revoir mon passage sur Public Sénat au sujet des élections législatives suite à l’annonce du nouveau Gouvernement

« Nous voulons une coexistence institutionnelle, nous voulons participer au redressement de la France, mais après que les français aient décidé, grâce aux élections législatives, de la ligne politique. »

Politique 360 (18/05/2017) par publicsenat

Retrouvez moi sur LCP suite à l’annonce du Gouvernement Philippe

« Il y a des gens très bien dans ce gouvernement. La question n’est pas de le critiquer, il sera jugé sur le programme. »

Replay Présidentielle Française : quels enjeux pour l’Europe ? sur LCP



Présidentielle 2017 : l’enjeu européen – Europe… par publicsenat

Invité d’une réunion de soutien à François Fillon à Beaumont dans le Puy de Dôme

Merci à Brice Hortefeux et Patrice Deteix pour leur accueil à #Beaumont afin de présenter le programme Santé de François Fillon

L’Europe, 60 ans après le traité de Rome – LCP – 23/03/2017

L’Europe, 60 ans après le traité de Rome – Europe hebdo (23/03/2017)

L’Europe, 60 ans après le traité de Rome – Ça vous regarde (23/03/2017)

Invité de Laurence FERRARI sur Itélé

 

Retrouvez ci-dessous le replay de l’interview


L’invité de Laurence Ferrari du 26/01/2017 par ITELE

COMMUNIQUE DE PRESSE : « Brexit : Pendant que Theresa May prépare la guerre, le gouvernement français se tait »

Theresa MAY a enfin donné sa position sur le Brexit. Il faut d’abord interpréter cette sortie comme un message adressé à ses concitoyens pour les rassurer sur le fait que le Brexit aura bien lieu. Mais c’est aussi un message qu’elle a souhaité envoyer à l’ensemble des Européens.

Aux Européens, elle a expliqué qu’elle ne demandait officiellement rien, et ne sacrifierait aucun de ses objectifs à l’accès au marché européen. Le faisant, elle s’est mise en position de force par rapport aux négociateurs européens; puisqu’elle ne demande rien, on ne peut rien exiger d’elle.

Mais attention, en prétendant ne rien exiger, elle va tenter de faire son marché en picorant dans l’acquis communautaire dont elle ne pourra plus bénéficier. De plus, elle va essayer de brûler les plus belles pièces de la maison avant de la quitter.

Face aux Britanniques, il va falloir être forts car les négociations seront difficiles. Pourtant la France est à cette heure muette, le gouvernement préférant se passionner pour la primaire de gauche.

La négociation avec la Grande-Bretagne devrait être une première étape de la refondation de l’Europe. Mais où est la France dans ce grand débat ? Nulle part, comme d’habitude.

Philippe JUVIN
Porte-parole des Républicains en charge des questions européennes
Député Européen

 

Invité de JJ Bourdin sur RMC pour évoquer l’épidémie de grippe

Retrouvez mon interview après le journal de 9h (à partir de 3mn30, en cliquant sur le visuel ci-dessous) :

Invité de RFI pour débattre de la sécurité sociale

Retrouvez mon intervention sur RFI en cliquant sur ce lien http://www.rfi.fr/emission/20170110-securite-sociale

Retrouvez-moi sur France bleu demain matin !

Retrouvez-moi ce soir sur LCP pour un débat sur Alzheimer

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Mon intervention sur Bloomberg suite au 1er tour de la Primaire

Retrouvez-moi en direct sur la BBC radio ce soir

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Invité de BFM TV pour parler de violences à l’hôpital à 15h45

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Invité de Public Sénat pour débattre du TAFTA (traité de libre-échange transatlantique)

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J’étais hier soir invité à réagir en direct sur Channel 4 News sur notre volonté de remettre en question les accords du Touquet

Communiqué de presse : La Turquie dans l’Union européenne, pour nous, c’est non !

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Brexit : une chance pour refonder l’Europe

Hommage à Antoine Blondin : des journalistes refont le match

  • Par Théophane Le Méné
  • Publié

FIGAROVOX/HOMMAGE – L’écrivain Antoine Blondin, passionné de rugby, est mort il y a 25 ans. Quelques amis, éditeurs, journalistes et écrivains, ont refait le match, en son honneur. Récit d’une soirée pas comme les autres au mythique stade olympique Yves-du-Manoir.


Théophane Le Méné est journaliste.


Un quart de siècle est déjà passé. Vingt-cinq ans durant lesquels Paris, ses bars, ses stades, sa nuit, ses journaux et ses librairies se sont résolus à ne plus voir se faufiler la silhouette d’Antoine Blondin, écrivain majeur d’une œuvre mineure, funambule d’un style entre les lignes, chroniqueur hors-pair de voyages au cœur du sport, aventurier d’un monde imaginaire où se côtoient et s’entremêlent la nostalgie de l’enfance, l’amour des paysages, l’affection du jeu et des champions, le culte de la camaraderie et de l’amitié. Antoine est mort et pourtant vive Antoine. Car la mort est une chose trop peu sérieuse pour ceux qui croient à l’incarnation des mots et à la résurrection. Car le mort saisit le vif dit l’adage capétien. Car, en réalité, il se trouve toute une génération qui l’habite et le célèbre, si bien que dans la lente marche du temps, son récit se poursuit. Alors, ce mercredi dernier, Paris était beau et Colombes jouait. Dans le mythique stade olympique Yves-du-Manoir, quelques écrivains, journalistes et éditeurs s’étaient décidé à refaire le match, à l’initiative du jury du Prix des Hussards. Le spirituel ne se satisfaisant pas toujours de l’abstraction, il fallait ce jour-là charger et boxer. C’est aussi ainsi que l’on se souvient de Blondin et de sa passion pour l’ovalie, un sport de territoires et de nations que l’écrivain louait pour sa métaphysique de la tradition, du chevaleresque et de la générosité.

Voilà le coup de sifflet donné et le coup d’envoi lancé par Sébastien Lapaque en même temps qu’il en appelle à la convergence des Alizées. Face à l’équipe des Hussards, une quinzaine de colosses aux cannes montées sur ressorts, des paluches à la place des mains et prêts à en découdre ; la plupart d’entre eux semblent être venus au monde casqués, du plastique à la place des dents et une ogive au milieu des jambes. Faudrait-il trembler? Le proclamé capitaine Raphaël Stainville harangue ses troupes: on va les éparpiller façon puzzle et écrire des pages de sang. Les frères Téqui organisent les lignes: à plat en défense, profondeur en attaque, on garde son couloir. Ça part, ça cogne, ça pousse, ça court. Bertrand Lacarelle récupère, fonce dans le tas en convoquant Cravan et son mythique combat contre Jack Johnson. L’ennemi reprend mais Jérôme Besnard récupère, boutant les velléités ennemies: contre-révolution. Et le ballon poursuit sa cavalcade. Dans les mains de Romaric Sangars d’abord, dont les passes ont résolument quelque chose de vertical, de Benjamin Lestang ensuite. Puis dans les pieds de Geoffroy Lejeune qui ose une chandelle tout en hurlant «Où va le monde!». La balle repart à l’ennemi et vient finalement s’apposer sur la ligne des Blondinians. François Jonquères, avocat de son état, a pourtant bien essayé un plaquage. Il en ressort marron. Quelques minutes plus tard deuxième essai pour l’équipe adverse. Puis troisième. Les Hussards perdent espoir. Mais Jacques de Guillebon positive: «Les gars, on joue comme les enfants de personne mais n’oubliez pas que les derniers seront les premiers». On s’abreuve, on s’éponge et la deuxième mi-temps est engagée. L’international François Mounier part à l’assaut. Vincent Tremolet l’accompagne, réceptionne se bat, se débat, donne de la voix. Est-ce à ce moment-là que la France se réveilla? Il faut le croire car enfin la mêlée buissonnière franchit la ligne sous la pulsion ultime de Baudouin Vercken et d’un Aymeric Jeanson au physique de chevalier Bayard. L’équipe jubile. Vianney Delourme vocifère: «Libération!» «On a mouillé le maillot» s’exclame Nicolas Jeanneau. Premier supporter de ces enfants du bon Dieu, modèle maternel par excellence, Marina Cousté distribue ça et là marques et brevets d’estimes. Olivier Maulin, lui, est en nage mais on croirait voir le roi du monde.

La fin du match s’est annoncée. Les rivaux ont marqué cinq essais. L’équipe de Monsieur Jadis, pour l’honneur, est allé déposer derrière les poteaux une deuxième fois. Ça siffle, on se salue, se congratule, et c’est un nouveau match de copains qui s’engage, à quelques encablures de la pelouse. Chacun est invité à déposer quelques phrases dans un livre d’or qui sera adressé à Michel Déon. Le Professeur Juvin, maire et député européen prend la parole et remet le trophée – un sabre – à l’équipe victorieuse ; les perdants se contenteront d’un clairon. Les plus avertis se souviennent que Philippe Juvin proposa le nom de Kléber Haedens pour baptiser le second collège de La Garennes-Colombes. L’écrivain fut précisément celui qui fit entrer Antoine Blondin en Ovalie.

Et soudain les princes de la cuite se mettent en branle. Ces héros ne boivent pas pour boire. Ils boivent pour changer les couleurs de la vie, la rendre plus accommodable. Les verres de contact se multiplient. La charcuterie basque et la magie d’Yves Camdeborde accompagnent les agapes. Le Yang-tseu Kiang – son cours est parallèle au fleuve Mékong assure Matthieu Delaunay à Arnaud Bouthéon qui trouve que cela fait sens – et le vin abreuvent les esprits. C’est sûr, on recommencera. Car c’est Antoine qui l’a dit: «Les grands mythes naissent des rites, quand ils ne les suscitent pas. Le rituel où les pas retrouvent leurs empreintes est cher au cœur de l’homme. A l’image de la mer toujours recommencée, il lui procure un sentiment confortable d’éternité». La nuit est maintenant tombée depuis longtemps. Une nuit câline, une nuit de Chine. Olivier Maulin, déjà en gueule de bois, regarde le reste de l’équipe vespérale et conclut: La fête est finie. A demain Antoine!

Mon intervention en IMCO sur le projet de révision de la directive concernant les armes à feux en Europe


Je me suis exprimé le 14 juin dernier sur le projet de révision de la directive concernant les armes à feux en Europe.

« Nous devons à la fois assurer la sécurité de nos concitoyens et ne pas nous tromper de cible : les chasseurs et tireurs sportifs ne sont pas des terroristes. Les terroristes ne viennent jamais du monde des chasseurs et ne viennent jamais non plus du monde des tireurs sportifs. Donc attention de ne pas monter des usines-à-gaz qui rendraient impossible la vie des chasseurs qui sont de bons citoyens. »