Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Presse | Philippe Juvin, le blog - Part 2

Actualités 'Presse'

Invité de JJ Bourdin sur RMC pour évoquer l’épidémie de grippe

Retrouvez mon interview après le journal de 9h (à partir de 3mn30, en cliquant sur le visuel ci-dessous) :

Invité de RFI pour débattre de la sécurité sociale

Retrouvez mon intervention sur RFI en cliquant sur ce lien http://www.rfi.fr/emission/20170110-securite-sociale

Retrouvez-moi sur France bleu demain matin !

Retrouvez-moi ce soir sur LCP pour un débat sur Alzheimer

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Mon intervention sur Bloomberg suite au 1er tour de la Primaire

Retrouvez-moi en direct sur la BBC radio ce soir

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Invité de BFM TV pour parler de violences à l’hôpital à 15h45

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Invité de Public Sénat pour débattre du TAFTA (traité de libre-échange transatlantique)

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J’étais hier soir invité à réagir en direct sur Channel 4 News sur notre volonté de remettre en question les accords du Touquet

Communiqué de presse : La Turquie dans l’Union européenne, pour nous, c’est non !

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Brexit : une chance pour refonder l’Europe

Hommage à Antoine Blondin : des journalistes refont le match

  • Par Théophane Le Méné
  • Publié

FIGAROVOX/HOMMAGE – L’écrivain Antoine Blondin, passionné de rugby, est mort il y a 25 ans. Quelques amis, éditeurs, journalistes et écrivains, ont refait le match, en son honneur. Récit d’une soirée pas comme les autres au mythique stade olympique Yves-du-Manoir.


Théophane Le Méné est journaliste.


Un quart de siècle est déjà passé. Vingt-cinq ans durant lesquels Paris, ses bars, ses stades, sa nuit, ses journaux et ses librairies se sont résolus à ne plus voir se faufiler la silhouette d’Antoine Blondin, écrivain majeur d’une œuvre mineure, funambule d’un style entre les lignes, chroniqueur hors-pair de voyages au cœur du sport, aventurier d’un monde imaginaire où se côtoient et s’entremêlent la nostalgie de l’enfance, l’amour des paysages, l’affection du jeu et des champions, le culte de la camaraderie et de l’amitié. Antoine est mort et pourtant vive Antoine. Car la mort est une chose trop peu sérieuse pour ceux qui croient à l’incarnation des mots et à la résurrection. Car le mort saisit le vif dit l’adage capétien. Car, en réalité, il se trouve toute une génération qui l’habite et le célèbre, si bien que dans la lente marche du temps, son récit se poursuit. Alors, ce mercredi dernier, Paris était beau et Colombes jouait. Dans le mythique stade olympique Yves-du-Manoir, quelques écrivains, journalistes et éditeurs s’étaient décidé à refaire le match, à l’initiative du jury du Prix des Hussards. Le spirituel ne se satisfaisant pas toujours de l’abstraction, il fallait ce jour-là charger et boxer. C’est aussi ainsi que l’on se souvient de Blondin et de sa passion pour l’ovalie, un sport de territoires et de nations que l’écrivain louait pour sa métaphysique de la tradition, du chevaleresque et de la générosité.

Voilà le coup de sifflet donné et le coup d’envoi lancé par Sébastien Lapaque en même temps qu’il en appelle à la convergence des Alizées. Face à l’équipe des Hussards, une quinzaine de colosses aux cannes montées sur ressorts, des paluches à la place des mains et prêts à en découdre ; la plupart d’entre eux semblent être venus au monde casqués, du plastique à la place des dents et une ogive au milieu des jambes. Faudrait-il trembler? Le proclamé capitaine Raphaël Stainville harangue ses troupes: on va les éparpiller façon puzzle et écrire des pages de sang. Les frères Téqui organisent les lignes: à plat en défense, profondeur en attaque, on garde son couloir. Ça part, ça cogne, ça pousse, ça court. Bertrand Lacarelle récupère, fonce dans le tas en convoquant Cravan et son mythique combat contre Jack Johnson. L’ennemi reprend mais Jérôme Besnard récupère, boutant les velléités ennemies: contre-révolution. Et le ballon poursuit sa cavalcade. Dans les mains de Romaric Sangars d’abord, dont les passes ont résolument quelque chose de vertical, de Benjamin Lestang ensuite. Puis dans les pieds de Geoffroy Lejeune qui ose une chandelle tout en hurlant «Où va le monde!». La balle repart à l’ennemi et vient finalement s’apposer sur la ligne des Blondinians. François Jonquères, avocat de son état, a pourtant bien essayé un plaquage. Il en ressort marron. Quelques minutes plus tard deuxième essai pour l’équipe adverse. Puis troisième. Les Hussards perdent espoir. Mais Jacques de Guillebon positive: «Les gars, on joue comme les enfants de personne mais n’oubliez pas que les derniers seront les premiers». On s’abreuve, on s’éponge et la deuxième mi-temps est engagée. L’international François Mounier part à l’assaut. Vincent Tremolet l’accompagne, réceptionne se bat, se débat, donne de la voix. Est-ce à ce moment-là que la France se réveilla? Il faut le croire car enfin la mêlée buissonnière franchit la ligne sous la pulsion ultime de Baudouin Vercken et d’un Aymeric Jeanson au physique de chevalier Bayard. L’équipe jubile. Vianney Delourme vocifère: «Libération!» «On a mouillé le maillot» s’exclame Nicolas Jeanneau. Premier supporter de ces enfants du bon Dieu, modèle maternel par excellence, Marina Cousté distribue ça et là marques et brevets d’estimes. Olivier Maulin, lui, est en nage mais on croirait voir le roi du monde.

La fin du match s’est annoncée. Les rivaux ont marqué cinq essais. L’équipe de Monsieur Jadis, pour l’honneur, est allé déposer derrière les poteaux une deuxième fois. Ça siffle, on se salue, se congratule, et c’est un nouveau match de copains qui s’engage, à quelques encablures de la pelouse. Chacun est invité à déposer quelques phrases dans un livre d’or qui sera adressé à Michel Déon. Le Professeur Juvin, maire et député européen prend la parole et remet le trophée – un sabre – à l’équipe victorieuse ; les perdants se contenteront d’un clairon. Les plus avertis se souviennent que Philippe Juvin proposa le nom de Kléber Haedens pour baptiser le second collège de La Garennes-Colombes. L’écrivain fut précisément celui qui fit entrer Antoine Blondin en Ovalie.

Et soudain les princes de la cuite se mettent en branle. Ces héros ne boivent pas pour boire. Ils boivent pour changer les couleurs de la vie, la rendre plus accommodable. Les verres de contact se multiplient. La charcuterie basque et la magie d’Yves Camdeborde accompagnent les agapes. Le Yang-tseu Kiang – son cours est parallèle au fleuve Mékong assure Matthieu Delaunay à Arnaud Bouthéon qui trouve que cela fait sens – et le vin abreuvent les esprits. C’est sûr, on recommencera. Car c’est Antoine qui l’a dit: «Les grands mythes naissent des rites, quand ils ne les suscitent pas. Le rituel où les pas retrouvent leurs empreintes est cher au cœur de l’homme. A l’image de la mer toujours recommencée, il lui procure un sentiment confortable d’éternité». La nuit est maintenant tombée depuis longtemps. Une nuit câline, une nuit de Chine. Olivier Maulin, déjà en gueule de bois, regarde le reste de l’équipe vespérale et conclut: La fête est finie. A demain Antoine!

Mon intervention en IMCO sur le projet de révision de la directive concernant les armes à feux en Europe


Je me suis exprimé le 14 juin dernier sur le projet de révision de la directive concernant les armes à feux en Europe.

« Nous devons à la fois assurer la sécurité de nos concitoyens et ne pas nous tromper de cible : les chasseurs et tireurs sportifs ne sont pas des terroristes. Les terroristes ne viennent jamais du monde des chasseurs et ne viennent jamais non plus du monde des tireurs sportifs. Donc attention de ne pas monter des usines-à-gaz qui rendraient impossible la vie des chasseurs qui sont de bons citoyens. »

Décès de Jo Cox, députée britannique : Assassiner pour des idées est un acte ignoble, une tragédie pour notre démocratie

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Strasbourg, le 16 juin 2016
Communiqué de presse

Nous apprenons avec tristesse le décès de la députée britannique travailliste Jo Cox, lâchement assassinée aujourd’hui à Birstall.

Nos pensées vont à son mari, à ses deux enfants ainsi qu’à ses proches.

Nous saluons les convictions européennes de Jo Cox qui s’était engagée dans la campagne contre le Brexit.

Assassiner pour des idées est un acte ignoble, une tragédie pour notre démocratie.

Invité de LCI, vendredi 10 juin à 9 heures

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A quoi joue la CGT ?

Ma tribune sur les travailleurs détachés parue ce jour dans l’Humanité

Tribune_Humanité

>>Cliquez ici pour accéder à l’article sur le site de l’Humanité

Invité de LCP, mercredi 8 juin à 19h30

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Pratiques commerciales déloyales : Le Parlement européen se mobilise enfin pour lutter contre ce fléau

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« Pour la première fois, le Parlement européen se prononce en faveur d’une régulation des pratiques commerciales déloyales au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire » ont déclaré Philippe Juvin, Michel Dantin et Angélique Delahaye.

« Dans un contexte de crise agricole sévère, il est essentiel de lutter contre ces pratiques inacceptables qui réduisent les marges des transformateurs et des producteurs. Les députés européens lancent un signal fort à la Commission européenne qui se doit d’agir et de faire évoluer le droit de la concurrence européen, pour prendre plus en compte les spécificités agro-alimentaires et les intérêts des producteurs » a déclaré Michel Dantin.

« Le Parlement européen envoie également un message clair aux agriculteurs. Il est nécessaire de renforcer, de façon coordonnée entre États membres, la transparence et la contractualisation dans les relations commerciales, afin de rééquilibrer les rapports entre producteurs et commerçants » a ajouté Angélique Delahaye.

« L’Union européenne gagne quand elle sait protéger ses citoyens » a conclu Phlippe Juvin.

>>Cliquez ici pour télécharger le communiqué en version pdf

Ratification du Protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite du tabac : une victoire importante pour la santé des européens et une grande défaite pour le lobby du tabac

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« Le commerce parallèle de tabac est un fléau qui engendre une augmentation des risques sanitaires par une mise à disposition, notamment aux adolescents, de cigarettes à prix bas, un manque à gagner fiscal pour les 28 États membres estimé à près de 20 milliards d’euros chaque année, dont 3 milliards pour la France, et un manque à gagner pour les commerçants vendeurs de tabac estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par an, dont 250 millions pour les seuls buralistes français », a déclaré Philippe Juvin.

« Le commerce parallèle est alimenté par les cigarettiers eux-mêmes. Par exemple, un Rapport parlementaire publié en France en octobre 2015 a ainsi montré qu’en Andorre, alors que 120 tonnes de tabac sont nécessaires chaque année pour satisfaire la demande domestique, les cigarettiers livrent annuellement 850 tonnes. Soit sept fois plus ! Le surplus vise à alimenter le commerce parallèle », a-t-il ajouté.

Le Protocole de l’OMS « pour éliminer le commerce illicite du tabac » vise à contrôler les flux de tabac, de sa fabrication à sa livraison, par la mise en place d’une traçabilité strictement indépendante des fabricants de tabac mais payée par eux.

Après ce vote du Parlement européen obtenu malgré un lobbying acharné des cigarettiers, le Conseil doit se réunir rapidement pour que l’Union devienne la 18ème Partie à ratifier le Protocole.

« À ce jour, 17 États ont ratifié le Protocole, dont 5 États membres de l’UE. Cela signifie que si les 23 autres États membres le ratifient à leur tour, on atteindra le nombre de 40 ratifications qui permet de rendre le Protocole opposable à l’ensemble des États du monde.

Je vais écrire à chacun des 23 chefs d’État et de Gouvernement de l’Union qui n’ont pas encore ratifié ce Protocole afin qu’ils le fassent sans délai. Quant à la France, son silence est assourdissant. Le Protocole de l’OMS a été ratifié le 30 novembre mais le texte n’a toujours pas été publié dans le Journal Officiel. Je m’interroge sincèrement sur les intérêts que défend la France à ce jour », a conclu Phlippe Juvin.

Contact presse : Sabine Rozier-Deroche – 06 42 66 45 24

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Fans zones : mon « coup de gueule » dans Le FigaroVox

Lire la Tribune sur LeFigaro.fr

Fans zones : le coup de gueule du chef des urgences de l’hôpital Pompidou

FIGAROVOX/TRIBUNE/VIDÉO – À une semaine de l’ouverture du championnat d’Europe de football, le professeur Philippe Juvin, chef de service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou s’indigne de ne pas avoir été informé de l’organisation d’une fan zone géante au Champ-de-Mars.

Dans quelques jours va s’ouvrir la Coupe d’Europe. S’ils ne sont pas découragés par les menaces de grèves en tout genre, de nombreux supporters vont se presser dans les villes qui accueillent des matchs, et particulièrement à Paris. La presse s’est fait l’écho d’une mobilisation exceptionnelle de la police. Le Ministre de l’Intérieur se multiplie. Bref, le Gouvernement rassure les Français et agit. Bravo.

Mais au gouvernement, une personne est silencieuse: le Ministre de la Santé. Or de grands rassemblements d’hommes nécessitent aussi le renforcement des moyens médicaux. Et là, silence radio.

Je suis le chef du service des urgences le plus proche de la plus grande fan-zone de France (le Champs de Mars). Je me suis résolu à écrire cet article car je n’ai appris l’existence de cette fan-zone qu’en lisant la presse. Ni le ministère de la Santé (mes tutelles), ni la mairie de Paris (le Maire de Paris est le président du conseil d’administration de mon hôpital) ne m’ont prévenu de l’existence d’un rassemblement de plus de cent mille personnes à quelques centaines de mètres de mon hôpital. En fait, je n’ai reçu aucune vraie information sur le nombre précis de spectateurs attendus (50.000? 100.000? 200.000? 300.000?). Aucune information sur les moyens sanitaires mis en place dans la fan-zone pour éviter que toutes les blessures légères ne se pressent dans notre hôpital et ne le paralyse. Aucun contact avec un quelconque éventuel responsable sanitaire de la fan-zone. Aucune information sur l’évaluation du risque (une évaluation a-t-elle même été faite?). Aucune évaluation de l’effet de la fan zone sur notre capacité à prendre en charge les patients habituels. Aucun exercice d’alerte. Il a fallu que je me batte pour connaître les simples dates d’ouverture de la fan-zone. Et bien sûr aucun vrai moyen supplémentaire sauf ceux que, localement, nous avons tenté de mobiliser sur la base de quelques bonnes volontés et grâce à une direction de l’Assistance Publique sensible au risque et à notre détresse.

Le ministère nous répond avec naïveté que des moyens de SAMU SMUR supplémentaires ont été mobilisés. Cette réponse prouve l’amateurisme de ceux qui nous gouvernent: car les moyens SAMU SMUR, indispensables en cas d’attentat ou de pathologie grave, sont inadaptés à la nature de patients que nous sommes les plus susceptibles de devoir accueillir. Dans le cas d’attentats, la mobilisation est massive, immédiate et surtout relativement limitée dans le temps. Le problème qui a été complètement ignoré est d’une nature différente: les fan-zones vont nous conduire à recevoir aux urgences plus d’entorses, plus d’ivresses, plus de malaises, plus d’accidents d’exposition sexuel, plus de rixes, plus de chutes, que le SMUR ne prendra pas en charge. Sur 100.000 personnes réunies à quelques centaines de mètres de notre hôpital, il suffira que moins de 1 pour 1000 aient le moindre petit problème de santé et décident de se présenter aux portes de notre service pour que nous soyons totalement paralysés. Marisol Touraine et Anne Hidalgo y ont-elles réfléchi? De plus, pendant les jeux du cirque, les vieillards grabataires déshydratés, les infarctus, les insuffisances respiratoires et autres pathologies qui font notre quotidien, continueront à être accueillis. Nos services d’urgence sont déjà en tension et les équipes très usées. Pourrons-nous accueillir en toute sécurité d’éventuels victimes de cette immense fan-zone, et nos patients habituels? A l’heure où j’écris, j’en doute.

Organiser une fan zone géante en plein état d’urgence est déjà une curieuse et bien discutable idée. Mais l’organiser sans se préoccuper de l’avis du principal service d’urgence de proximité, ni même l’informer, témoigne d’un très grand amateurisme. Mon inquiétude de professionnel de la santé et de l’urgence est grande. Bien sûr, nos équipes feront comme d’habitude: elles se mobiliseront, se multiplieront et compenseront par leur travail l’imprévoyance et l’insouciance d’Anne Hidalgo et de Marisol Touraine. Bref, nous assumerons leurs inconséquences. On savait certes que les urgences n’étaient pas la priorité du ministre de la Santé. Mais là, bon sang! Quelle bande d’amateurs, tellement caricaturaux qu’ils en deviennent dangereux.

Explosion du nombre de travailleurs détachés en France : il y a urgence à réformer !

Communiqué-de-presse-300x300Explosion du nombre de travailleurs détachés en France : il y a urgence à réformer ! »

Selon la commission nationale de lutte contre le travail illégal, en 2015, le nombre de travailleurs détachés déclarés en France a explosé : +25% par rapport à 2014, alors même que le chômage atteint toujours 10,2% au premier trimestre 2016. Au total, 286 025 salariés sont ainsi détachés dans notre pays.

Alors que la crise sociale paralyse la France, cette annonce vient comme une mauvaise nouvelle de plus. Le gouvernement se réjouit déjà à demi-mot en mettant en avant une augmentation « probablement » due aux « contrôles de plus en plus fréquents », poussant les employeurs à davantage déclarer des « détachements précédemment non déclarés ». Qu’en est-il des 220 000 à 300 000 travailleurs détachés non déclarés pointés par le Sénat ?

A la vérité, cette justification est bien faible au regard des véritables problèmes que pose le travail détaché. Depuis plusieurs mois déjà, les Républicains appellent l’attention sur les situations de dumping social occasionnées par cette forme d’activité, dérogatoire au droit commun du travail.

Face à la grogne et aux tensions sociales, le gouvernement est paralysé par l’absence de leadership à gauche et par la fronde de ses députés les plus radicaux. Il y a fort à parier qu’à moins d’un an de la prochaine échéance présidentielle, François Hollande décide de s’enfermer encore davantage dans l’immobilisme et l’attentisme, scrutant avec plus d’intérêt l’incessante dégringolade de sa courbe de popularité que les besoins de réforme de la France.

Il est urgent qu’à travail égal un salarié détaché en France perçoive la même rémunération qu’un travailleur français. Ce principe ne peut connaître de dérogation si nous voulons – enfin – mettre un terme au dumping social inadmissible qui a cours en Europe. Il est impératif de poser les bases d’une concurrence loyale qui n’affaiblisse pas les modèles sociaux. L’Europe n’a pas été construite pour que des pans entiers de notre économie locale soient menacés par un dumping inacceptable pour les citoyens.

La réforme de la directive de 1996 engagée par la Commission européenne nous offre l’occasion de cette remise à plat. Il s’agit de saisir cette opportunité pour protéger les emplois des Français. Mais encore faudrait-il que la voix de la France soit entendue en Europe. Malheureusement, depuis 2012, nous assistons à un affaiblissement sans précédent de l’influence française dans les institutions européennes…

Philippe JUVIN
Porte-parole des Républicains
Député européen

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