Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Presse | Le blog de Philippe Juvin - Part 2

Actualités 'Presse'

Tribune dans Le Figaro «Il faut supprimer le numerus clausus»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Selon le Professeur Philippe Juvin, la fin du numerus clausus rendrait plus juste la sélection en études de médecine, et permettrait surtout de mieux répondre au besoin croissant de praticiens dans une France de plus en plus parsemée de déserts médicaux.


Le Professeur Philippe Juvin est chef du service des urgences de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, professeur des universités à Paris V et député européen (LR).


Dans un récent entretien au Figaro, la ministre de l’Enseignement supérieur a exclu une refonte importante des études de médecine et particulièrement du concours de fin de première année en déclarant: «Il est important de ne pas bousculer cette réalité». Cette déclaration est une déception car le Président Macron avait ouvert un espoir de voir évoluer les conditions de la sélection dans les études de médecine, quand il avait qualifié avec justesse le concours de fin de première année de «dispositif périmé», durant la campagne.

Les études de médecine durent de 9 à 12 ans en fonction de la spécialité choisie. La sélection principale des étudiants a lieu en fin de première année d’étude par un concours très sélectif. Le nombre de reçus est déterminé chaque année par le gouvernement selon un mécanisme appelé le numerus clausus. Quelques voies d’accès supplémentaires aux études de médecine existent sous forme de passerelles, mais elles concernent peu d’étudiants français.

Le numerus clausus permet de réguler le nombre d’étudiants en médecine et donc celui des médecins diplômés en France. Sa principale justification, il y a 40 ans, était qu’on pensait qu’en réduisant le nombre de médecins prescripteurs, on diminuerait la dépense de santé. Cette prédiction s’est révélée fausse. De plus, la mobilité des médecins entre pays européens et leur liberté d’installation a rendu illusoire ce type de régulation nationale.

Le numerus clausus est totalement inadapté pour sélectionner les futurs médecins.

S’il varie un peu entre les Facultés, de 11,8 % (Strasbourg) à 26,5 % (Besançon, selon les chiffres 2015-2016 de L’étudiant), le taux de réussite global en médecine à la fin de la première année est tel qu’en moyenne, 80 % des étudiants sont recalés. Ces échecs sont une source de démotivation pour les étudiants qui, pour certains, perdent deux ans quand d’autres vont jusqu’au burn-out. Les Facultés sont quant à elles surchargées par le nombre d’inscrits puisqu’elles sont collectivement tenues d’inscrire tous ceux qui désirent tenter leur chance. Quand je fais un cours en première année, le nombre d’étudiants est tel que je suis obligé de faire deux fois le cours en amphithéâtre, et chacun de ces cours est lui-même filmé et retransmis en plus dans un second amphithéâtre voisin! On a connu de meilleures conditions d’enseignement.

Le numerus clausus, tel qu’il existe aujourd’hui, est totalement inadapté pour sélectionner les futurs médecins. De nombreux étudiants sont recalés alors que les épreuves de première année ne reflètent clairement pas toutes les qualités futures pour devenir un bon praticien. La première année de médecine est devenue une sorte de bachotage sans aucune possibilité d’évaluer le projet personnel des candidats et leurs qualités humaines pourtant si importantes dans l’exercice de leur futur métier.

Mais surtout, le numerus clausus est injuste pour les étudiants français. Chaque année, selon la DRESS, sur 100 médecins autorisés à exercer la médecine, 25 ont un diplôme étranger. Or ceux-ci ont échappé au barrage du numerus clausus, puisqu’il n’existe pas dans leur pays. À titre d’illustration, au 1er janvier 2017, le nombre de médecins inscrits en France et diplômés de Roumanie (où il n’y a pas de numerus clausus) était de 4254, soit une augmentation de 659 % entre 2007 et 2017! Soyons clairs: la question n’est pas d’empêcher des médecins à diplômes étrangers de venir en France ; ils sont indispensables et servent bien notre pays. Sans eux, de nombreux hôpitaux ne fonctionneraient pas. Ils sont aussi des vecteurs d’influence française dans le monde. Et accessoirement, la loi européenne affirme la liberté de circulation. Mais je soutiens qu’il est injuste d’interdire à des jeunes Français, dont certains auraient fait de bons praticiens humains et capables, de devenir médecins, quand on donne cette facilité à d’autres qui ont échappé au numerus clausus. Le numerus clausus crée des règles plus dures pour les étudiants qui font des études en France.

Fait souvent caché car honteux, le numerus clausus introduit aussi des éléments de sélection par l’argent. Le concours de fin de première année est si difficile que plus des 2/3 des étudiants suivent des cours de soutien durant l’année universitaire. Ces cours sont délivrés par de nombreuses officines privées dont le coût est parfois très élevé. Même si des Facultés ont mis en place des aides et des tutorats, l’inégalité persiste. Celui qui ne peut se payer ces préparations privées part avec un handicap. Mais surtout de nombreux étudiants français recalés en France par le numerus clausus vont en Roumanie faire leurs études dans des facultés francophones spécialement développées à leur intention, et qui n’appliquent évidemment pas de numerus clausus. Ce moyen légal de contournement du processus de sélection favorise les étudiants qui ont des moyens. Est-ce normal?

Le numerus clausus introduit aussi des éléments de sélection par l’argent.

Enfin, et c’est le plus important, le numerus clausus est inadapté aux besoins du pays. On entend et lit souvent que le nombre de médecins augmente en France. C’est faussement vrai. Le nombre de médecins inscrits au Conseil de l’Ordre a effectivement augmenté depuis 10 ans, mais cette augmentation s’est majoritairement faite au bénéfice des médecins retraités. Le 1er janvier 2017, sur 290 974 médecins inscrits au Conseil de l’Ordre, seuls 68 % (197 859) avaient une activité régulière, soit 10 % de moins qu’en 2007. En nombre absolu, le nombre de médecins en activité régulière a baissé depuis 2007. Et la ministre de la Santé joue sur les mots quand elle déclare que le numerus clausus n’est pas responsable des déserts médicaux: le numerus clausus n’a effectivement aucun rapport avec le choix final du lieu d’installation, mais supprimer le numerus clausus augmenterait le nombre de médecins et donc les chances qu’un certain nombre d’entre eux s’installent en zone désertée.

Cette situation est absurde car on aura besoin demain de beaucoup plus de médecins qu’aujourd’hui.

D’abord parce que les besoins en médecins augmentent car la population s’accroît et vieillit. Mais aussi parce que la médecine change. Des spécialités naissent régulièrement qui demandent chacune des forces vives qui augmentent les besoins sans diminuer les effectifs des spécialités plus anciennes. Le progrès médical va exiger demain de plus en plus d’hyperspécialistes dont on ne soupçonne pas aujourd’hui ce que sera leur activité. Il y a 20 ou 40 ans, imaginait-on un tel besoin de médecins informaticiens, de médecins de soins palliatifs, de gériatres ou d’urgentistes? La ministre de la santé nous répond qu’on a doublé le numerus clausus en dix ans. C’est vrai. Mais cette augmentation n’a pas été à la hauteur puisqu’on manque, déjà, de médecins. Selon la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, 30 % des postes dans les hôpitaux publics sont vacants. Seuls les aveugles ne le voient pas.

Il faut donc supprimer l’actuel numerus clausus de fin de première année, et le remplacer par une sélection à la fin de la Terminale. À part la Belgique et la France, tous les pays font ainsi et limitent l’accès aux Facultés de médecine. L’admission doit se faire par un concours qui comprenne un entretien oral qui permettra de juger la motivation des étudiants. Les qualités humaines des candidats doivent être valorisées. Parallèlement, il faut massivement développer les passerelles d’admission directe en deuxième ou troisième année de médecine. Cela doit concerner les étudiants d’autres filières d’excellence, mais aussi les professions paramédicales. Pourquoi une infirmière ou un kinésithérapeute qui ont 5 ou 10 ans d’expérience ne pourraient-ils pas se lancer dans des études de médecine? Enfin, le nombre total d’admis à poursuivre des études de médecine doit massivement augmenter pour les raisons décrites plus haut. Quant aux Facultés de médecine, débarrassées du poids d’une première année surchargée et difficile à organiser, elles retrouveront des marges de manœuvre et pourront former plus de médecins.

Il ne faut pas évidemment pas baisser le niveau des études de médecine. Mais il faut cesser de tromper les étudiants. Il faut rendre la sélection plus adaptée aux qualités que demande cette profession, l’ouvrir largement à d’autres profils et l’adapter aux besoins réels du pays.

Le numerus clausus de fin de première année de médecine a presque un demi-siècle. Il est devenu un poids pour tous. Il est temps d’y mettre fin. La récente décision de certaines facultés d’interdire le redoublement en fin de première année démontre d’ailleurs qu’il est temps de réformer complètement ce système. Mais les hésitations des ministres à s’attaquer au problème ne sont pas rassurantes.

Interview France Info – Episode neigeux

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Avec l’épisode de neige et de verglas qui traverse une partie de la France depuis mardi, le nombre de personnes prises en charge aux urgences pour des traumatismes est en hausse. « Les gens glissent sur les trottoirs et se réceptionnent mal », a expliqué mercredi 7 février sur franceinfo Philippe Juvin, chef des urgences à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

franceinfo : Avez-vous constaté plus d’activité en raison de cet épisode de neige ?

Philippe Juvin : Il y a clairement plus de traumatismes. Ils ne sont pas forcément très sévères, mais il y a plus d’entorses, de fractures du poignet, de la clavicule. Les gens glissent sur les trottoirs et se réceptionnent mal. Ça fait un peu plus de monde aux urgences pour la traumatologie. Globalement, nous nous en sortons.

Que dites-vous à ceux qui ne peuvent pas se déplacer aux urgences, compte tenu de la météo ?

Je les invite à faire le 15. On tombe sur un médecin qui est apte à vous donner des conseils, à juger de la pertinence d’aller ou non aux urgences. Ça permet de mieux réguler les choses. J’invite aussi les gens à se préoccuper des personnes seules, notamment les personnes âgées, qui ne sont pas sorties compte tenu de la neige, et qui ont peut-être besoin d’un coup de main. Il faut aussi faire attention à bien se couvrir. On a quelques cas d’hypothermie, de gens qui sortent d’une manière un peu téméraire, non couverts.

A cause des difficultés pour se déplacer, y-a-t-il beaucoup de personnel absent dans votre hôpital ?

Il est vrai qu’il y a eu quelques cas d’absentéisme, qu’il a fallu pallier. Une des inquiétudes que nous avons, c’est que la vague semble devoir continuer. Si ça dure 48 heures, plus d’agents ne pourront pas venir travailler. Dans ces cas-là, c’est le système D. On essaie de se répartir le travail entre les présents. Et puis, on passe un coup de fil à ceux qui habitent le plus près et on leur propose de travailler un jour de plus.

Retrouvez-moi sur LCP/Public Sénat afin d’aborder la situation à Calais

Ma tribune dans le Figaro Vox : L’épidémie de grippe révèle la crise des services hospitaliers

FIGAROVOX/TRIBUNE – L’épidémie de grippe de cet hiver a encore une fois provoqué une submersion des services hospitaliers. Ceux-ci sont de moins en moins capables de faire face à des situations d’urgences, pourtant prévisibles. Philippe Juvin tire la sonnette d’alarme.


Le Professeur Philippe Juvin est chef du service des urgences de l’Hôpital européen Georges-Pompidou et député européen (LR).


L’épidémie de grippe a atteint son pic la première semaine de janvier, sauf en Corse et dans les Hauts-de-France où la décrue n’était pas encore observée. Par rapport à l’année dernière, l’épidémie a plus durement touché les patients de moins de 65 ans, même si les patients âgés resteront toujours les premières victimes. Sur le terrain, nous avons eu le sentiment que nous devions faire face à plus de cas graves que d’habitude. Entre le 1er novembre 2017 et la deuxième semaine de 2018, 1 137 cas graves de grippe avaient été signalés. L’âge moyen des patients était de 57 ans, et la majorité d’entre eux n’était pas vaccinés. Parmi les cas admis en réanimation, 123 sont décédés: 3 étaient âgés de moins de 5 ans, 50 de 15 à 64 ans et 70 de 65 ans et plus. Comme chaque année, un bilan complet sera fait et publié dans les prochains mois. Mais on peut déjà tirer quelques observations de ces dernières semaines d’épidémie.

Tout d’abord, que les services d’urgences hospitaliers ont été submergés, comme ils le sont désormais chaque année en hiver. Les équipes ont dû faire face à un afflux très important de patients et à une inquiétante pénurie de lits d’hospitalisation. Dans certains services d’urgence, il y avait jusqu’à deux fois plus de patients à hospitaliser que de lits disponibles. Cette situation d’encombrement des urgences est inacceptable, elle augmente le risque pour les patients: ils sont vus plus tardivement, les examens (scanner, biologie, …) sont réalisés plus lentement, et leur surveillance est insuffisante. Plus il y a encombrement des urgences, plus il y a de complications médicales et de fatigue du personnel: cette observation est constamment faite dans la littérature scientifique.

Mais ce qui est encore plus inacceptable, c’est que cette situation était prévisible. On sait que tous les ans, de novembre à janvier, les services d’urgence seront submergés. Et pourtant, chaque année, on feint de découvrir la situation et on prend des mesures en catastrophe. Certes des «plans» existent, mais ils ne règlent rien: conçus au niveau national, ils sont très théoriques, pas toujours appliqués et ne comportent surtout aucun moyen supplémentaire.

On observe ensuite une paupérisation de l’hôpital public. L’hôpital est capable de répondre à une crise ponctuelle, si elle ne dure pas. C’est pour cette raison que nous avons été exemplaires lors des attentats, et que nous le serons encore. Mais quand la crise dure, comme en cas d’épidémie, le système craque. Et on ne peut alors plus compter que sur l’extrême bonne volonté des personnels pour tenir. Or ils sont aujourd’hui usés. Car la réalité est simple: les services d’urgence manquent gravement de moyens humains et matériels. Leur activité ne fait que croître chaque année et ils travaillent tous sur le fil: quand survient un pic d’activité durable, ils sont immédiatement en tension. Certains responsables politiques font le pari de la médecine de ville pour alléger les services d’urgence. Il faut évidemment renforcer la médecine de ville, mais cela sera insuffisant. Il est illusoire de penser que les Français iront massivement moins aux urgences dans l’avenir, car la population croît et vieillit. Il faut donc un nouveau «Plan urgences» national avec des moyens pour les hôpitaux. À cette condition, on évitera peut-être une catastrophe ou, plus insidieusement, la baisse progressive de niveau des services, liée à la fuite de personnels usés et fatigués.

Venons-en maintenant à la réanimation. Cette médecine de très haut niveau est depuis longtemps une des réussites de la médecine française. Or l’épidémie de grippe a montré sa fragilité: nous avons manqué de lits de réanimation. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une telle situation survient. C’est une alerte supplémentaire sur le niveau de paupérisation générale de l’hôpital public.

La quatrième observation concerne la communication des pouvoirs publics vers la population. L’information délivrée aux populations n’est pas, historiquement, le point fort de notre système de santé. Les quelques rares communiqués du ministère au moment de l’épidémie de grippe ne concernaient que les mesures élémentaires d’hygiène, ou la vaccination. Ces sujets sont importants, mais insuffisants. Par exemple, aucun message ne responsabilisait les populations sur leur propre prise en charge. Quel contraste avec nos voisins, qui expliquent quand on peut rester au chaud chez soi, quand il faut aller voir son généraliste, quand on peut prendre un conseil auprès de son pharmacien ou un autre professionnel de la santé, ou quand il est nécessaire d’aller aux urgences! Notre système de santé, malgré de grandes déclarations, ne fait pas confiance aux patients. Cette incapacité à délivrer un message clair sur les parcours de soin au moment de la grippe témoigne aussi de l’hypercentralisation de notre système autour de l’hôpital, et sa difficulté à promouvoir des alternatives. La communication en direction des patients et l’idée qu’on se fait de leur rôle se sont arrêtées à la fin du siècle dernier.

Enfin, l’épidémie de grippe est une nouvelle illustration de l’ambiguïté de notre pays vis-à-vis de la vaccination. Elle concernait, en 2014, moins de 50 % des personnes de plus de 65 ans alors qu’elle était au début des années 2000 comprise entre 60 et 65 %. Que le pays qui a inventé la vaccination (Pasteur) et la raison (Descartes) soit si réticent à se faire vacciner s’explique peut-être par la faiblesse de la culture scientifique délivrée à l’école. Certes le vaccin contre la grippe est loin d’être totalement efficace, mais il évite chaque année des arrêts de travail, des hospitalisations et 2 500 décès. Quant aux professionnels de santé, ils devraient être obligés de se vacciner. Pour se protéger, et surtout pour protéger leurs propres patients qu’ils peuvent contaminer. Que personne, à part quelques esprits isolés comme l’ancien directeur général de la santé, ne semble se préoccuper de la question éthique que pose un médecin dont la décision de ne pas se vacciner compromet la santé de son malade, est une raison supplémentaire de perplexité. Où est la réflexion éthique dans notre pays?

L’épidémie de grippe n’est pas terminée. Mais d’ores et déjà, elle éclaire cruellement la crise de notre système de santé: paupérisation majeure de l’hôpital public, manque de moyen dans les urgences, absence de marges de manœuvre en cas de crise durable, centralisation du parcours de soins autour des hôpitaux et des urgences, communication institutionnelle rigide, absence de confiance dans le patient qui est considéré comme incapable de prendre les décisions qui le concernent, absence de confiance de la société dans le progrès, et pauvreté du débat éthique. Et pendant ce temps-là, tous ceux qui ne veulent rien changer, par aveuglement ou conformisme, rejoignent tous ceux qui ne peuvent rien financer du fait de notre état économique misérable. Ensemble, ils continuent à ânonner que nous avons le meilleur système de santé du monde, et s’en satisfont. Dormez bien, braves gens.

Jeudi 11 Janvier 2018 – Invité d’Yves Calvi sur RTL Matin #Grippe

J’ai cosigné la lettre de Valérie Pécresse à destination du Président de la République afin de lutter contre les marchands de sommeil

J’étais sur LCP pour parler de la 2e phase du Brexit


Le 8 décembre j’étais l’invité de TV 78 – La chaîne des Yvelines

Sommaire de l’émission

L’INVITE : Notre invité est Philippe Juvin, eurodéputé (LR) d’Île-de-France. Ensemble, nous ferons un tour complet de l’actualité européenne, et nous verrons, suite aux révélations des « Paradise Papers », comment l’Europe peut lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale.

LES PERES FONDATEURS Chaque mois, nous vous faisons découvrir celles et ceux qui ont participé à la construction européenne. Ce mois-ci : Jacques Delors. Président de la commission européenne de 1985 à 1995, beaucoup le considèrent comme un des pères fondateurs « modernes » de l’Union Européenne, à l’instar de Jean Monnet ou Robert Schuman avant lui. Son parcours avec Philippe Le Guen, directeur de l’association Jean Monnet, basée dans les Yvelines.

ET CHEZ NOS VOISINS ? Notre rubrique « et chez nos voisins, ça se passe comment ? » 57,4% d’abstention au second tour des législatives en juin. Du jamais vu depuis 1958. Election après élection, en France, l’abstention ne cesse de battre des records. Et si, contre l’abstention, on rendait le vote obligatoire ? La mesure existe déjà dans certains pays européens, et elle est parfois assortie de sanctions. Faut-il obliger les électeurs à se rendre aux urnes ? Est-ce vraiment efficace ? Éléments de réponse avec Olivier Janoueix, responsable du Centre Europe Direct à Saint-Germain-en-Laye.

Retrouvez l’émission de Public Sénat à laquelle j’ai participé pour évoquer l’actualité européenne – 22 novembre


Conférence de presse hebdomadaire Les Républicains avec Bernard Accoyer et Brigitte Kuster

Retrouvez l’émission à laquelle j’ai participé sur LCP au sujet des commémorations des attentats du 13 novembre 2015


Communiqué de presse : Une liste commune LR/LREM aux prochaines élections européennes ferait « un boulevard aux anti-européens »

Une liste En Marche aux Européennes menée par Alain Juppé, comme il l’aurait proposé à Sud Ouest avant de faire marche arrière 24h plus tard ? Plus de Gauche, plus de Droite : si on veut faire un boulevard aux anti-européens, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et créer une catastrophe au Parlement européen et en Europe, il faut continuer comme ça.
Qu’Emmanuel Macron fasse de beaux discours sur l’Europe, c’est évident mais ça ne suffit pas. Il faut des actes, du doigté, de la retenue et pas d’arrogance. Bref pour jouer un rôle en Europe, mieux vaut être Talleyrand que Jupiter.
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Philippe Juvin 
Député européen et Porte-parole LR Europe

Conférence de presse Les Républicains – lundi 23 octobre

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse des Républicains que j’ai tenue avec Guillaume Larrivé :


« Emmanuel Macron est isolé sur la scène européenne »

Au sujet du Conseil Européen : « C’était le moment de dire aux Turcs : « vous n’avez pas votre place dans l’UE » » #Turquie

Au sujet du retour des djihadistes : « Nous demandons au gouvernement ce qu’il envisage pour gérer le retour de ces combattants »

Au sujet du budget de la #SécuritéSociale : « Par certains points, la Sécurité Sociale va être démantelée »

Conférence de presse Les Républicains au lendemain du Grand Entretien du Président de la République – lundi 16 octobre 2017

Ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse :

Valérie Debord et Philippe Juvin, porte-paroles Les Républicains, ont dénoncé lundi « le choc fiscal majeur » que provoquerait la hausse de la CSG, au lendemain de l’interview du Président de la République, dont ils dénoncé les « imprécisions ».

« Il y a un loup d’imprécision », a estimé Mme Debord, selon qui, « au 1er janvier 2018, 90% des personnes vont voir leur pouvoir d’achat diminuer ».

Dimanche, lors d’un entretien sur TF1, Emmanuel Macron avait expliqué que la hausse d’1,7 point de la CSG, qui passerait de 6,6% à 8,3% ce qui représenterait une hausse d’impôt de 25%, serait compensée « dans une très grande partie des cas » par la suppression progressive de la taxe d’habitation.

« Mais quid des couples, qui paient deux fois la CSG, mais qui n’ont qu’une seule taxe d’habitation », s’est interrogée Valérie Debord lors d’un point presse LR au siège parisien du parti, tandis que Philippe Juvin dénonçait « un choc fiscal majeur ».

Les deux porte-parole ont également mis en garde contre un « risque d’effet d’aubaine », après l’annonce présidentielle d’ouvrir les indemnités chômages, à certaines conditions, aux salariés démissionnaires.

Selon M. Juvin, plus de la moitié des ruptures de CDI sont consécutives à une démission, alors que moins d’une sur cinq résulte d’une rupture conventionnelle. « On risque d’avoir l’effet puissance dix des 35 heures avec cette réforme incroyable », a-t-il déploré, en prédisant « une relation salarié/employeur totalement asymétrique ».

Sur le sujet des travailleurs détachés, M. Juvin a déclaré que le Président de la république faisait « prendre un risque majeur à l’économie française ».

 

Focus sur les travailleurs détachés : « Macron fait prendre un risque majeur à l’économie française » 

 

Focus sur l’assurance chômage : « Le risque d’ouvrir l’assurance chômage à la totalité des fins de CDI est majeur car il va entraîner un effet d’aubaine » 

Tribune ouverte des élus locaux aux candidats à la présidence des Républicains (via Le Figaro)

Présidence LR : des élus invitent les candidats à renouer avec la base

LE SCAN POLITIQUE du FIGARO – Dans une lettre ouverte aux candidats, le think-tank des Nouveaux Républicains réclame plus d’ouverture et de proximité au sein du parti.
La tribune est signée par une centaine d’élus LR et s’adresse aux candidats à la présidence du parti, qui se déclarent en vue de l’élection de décembre. Dans une lettre ouverte, le think-tank des Nouveaux Républicains, emmené par le député européen Philippe Juvin, la conseillère départementale Camille Bedin, le député Fabien Di Filippo et Arnaud Murgia, réclame plus d’ouverture et de proximité au sein du parti.
«Après une annus horribilis pour les partis politiques traditionnels, la rentrée 2017 et l’élection à la présidence des Républicains sont l’occasion – ou jamais – d’une profonde refondation. Nous ne voulons plus recommencer les mêmes erreurs du passé, sur lesquelles nous n’avons pas pu peser. Mesdames et Messieurs les candidats, les nouveaux Républicains sont déjà là: élus locaux, militants, engagés dans la vie politique comme dans la vie civile, dans celle de nos territoires comme dans celle de nos entreprises et associations, cette fois-ci, à nous la parole», écrivent-ils. Et d’exiger plus de «démocratie interne» de «proximité» et d’«ouverture» au sein du parti.

 

Voici la tribune :

 

A NOUS LA PAROLE : BÂTISSONS LES NOUVEAUX REPUBLICAINS !
LETTRE OUVERTE DES ELUS LOCAUX AUX CANDIDATS A LA PRESIDENCE DES REPUBLICAINS

Après une annus horribilis pour les partis politiques traditionnels, la rentrée 2017 et l’élection à la présidence des Républicains sont l’occasion – ou jamais – d’une profonde refondation. Nous ne voulons plus recommencer les mêmes erreurs du passé, sur lesquelles nous n’avons pas pu peser.

Mesdames et Messieurs les candidats, les nouveaux Républicains sont déjà là : élus locaux, militants, engagés dans la vie politique comme dans la vie civile, dans celle de nos territoires comme dans celle de nos entreprises et associations, cette fois-ci, à nous la parole.

POURQUOI ?
Nous, élus locaux et parlementaires ancrés dans leur territoire, n’avons pas suffisamment pesé sur les décisions de notre famille politique ni sur le parti que nous souhaitions. C’est une erreur – collective – fondamentale, pour trois raisons :
1. L’éloignement entre « Paris » et « le reste » du pays s’est renforcé, donnant le sentiment d’un parti d’apparatchiks hors-sols, éloigné des préoccupations des Français et centré sur ses propres psychodrames internes ;
2. Les milliers d’élus locaux LR sont la société civile qu’Emmanuel Macron a pourtant réussi à nous opposer : nous sommes, comme tout le monde, des salariés, des chefs d’entreprise, des entrepreneurs, des commerçants, des professions libérales,… des parents, des grands-parents, des étudiants et des retraités, de tous les milieux sociaux !
3. A l’heure du renouvellement du Sénat, nous, élus locaux, défendons une vision de la société, importante pour l’avenir et inaudible à Paris : contrairement à Monsieur Macron, nous refusons la centralisation des pouvoirs à Paris comme principe de gouvernement de la France. Nous voulons une démocratie décentralisée et responsable, au plus proche des habitants.

Il est temps de revoir de fond en comble et « de bas en haut » le fonctionnement des Républicains pour pouvoir répondre aux attentes des Français, que nous rencontrons tous les jours, et pour imaginer un nouveau projet de société. Nous devons pour cela faire des Républicains le parti que nous connaissons sur le terrain : ancré dans la société, ouvert et populaire sur tous les territoires, capable de revitaliser notre vie démocratique.

COMMENT ?
Pour réussir cette refondation,nous proposons aux candidats à la présidence du mouvement quatre principes fondamentaux :

1. LE CHOIX DE LA DEMOCRATIE INTERNE PARTOUT, POUR TOUS
Les Marcheurs “en colère” sont les témoins d’un premier échec du parti En Marche : le mouvement, au lieu de laisser la place aux citoyens-acteurs, est devenu un parti de spectateurs-supporters du show jupitérien, dans l’auto-satisfaction permanente.
Nous devons faire le contraire et être un exemple démocratique : finies les décisions arbitraires où quelques-uns, en chambre, décident des orientations ou des candidats. Les adhérents doivent débattre, arbitrer, décider et voter. Le pouvoir doit leur être donné pour les investitures de tous les candidats, comme pour les choix des responsables locaux et nationaux de nos instances. Nous préférons une véritable élection plutôt qu’un tirage au sort ou des nominations trop arbitraires.

2. L’ULTRA PROXIMITÉ Vs LA CENTRALISATION
Nous croyons qu’à l’heure du « village global », le réflexe et le besoin de nos concitoyens – permis d’ailleurs par les modes d’action en réseau sur Internet – s’orientent vers de nouvelles solidarités horizontales, à l’échelle la plus proche : la commune, le quartier, le hameau, le lieu-dit, la cité ou l’immeuble ; il devra en être de même de notre organisation. Notre parti devrait être décentralisé à l’échelle municipale ou cantonale, par exemple, pour permettre le militantisme de porte-à-porte mais aussi, pourquoi pas ?, l’action réelle – par du soutien scolaire, de l’aide aux séniors, de l’accompagnement à l’orientation éducative et professionnelle,…

3. L’OUVERTURE MASSIVE DE NOTRE PARTI
A l’époque des vidéos Youtube à 1 million de vues, ou des pétitions citoyennes recueillant des centaines de milliers de signatures, nos partis politiques de 200 000 ou 300 000 adhérents sont ridicules. Leur ouverture et leur connexion à l’ère numérique sont plus qu’une évidence : c’est une obligation que Les Républicains n’ont pas encore intégrée. N’importe quel Français doit pouvoir nous rejoindre et participer, facilement, rapidement, voire gratuitement. Nous devons imaginer de nouvelles participations, les idées préconçues sont nos ennemies.

4. A LA POINTE DU DEBAT D’IDEES, TOUT LE TEMPS
Sur le principe démocratique, le Conseil national, comme les instances locales, ne doivent plus être des chambres d’enregistrement ou des lieux de redescente verticale des consignes, mais de véritables Parlement et instances où sont proposées et débattues les orientations nationales et locales du mouvement. Nous devrions, par exemple, nous inspirer de la procédure de l’Initiative Citoyenne Européenne pour que les militants puissent proposer à leurs parlementaires leurs propres propositions de loi. Notre parti devrait être nourri, à tous les niveaux, par nos liens avec les branches professionnelles, les experts, les think tanks. Ce devrait être le travail d’une Fondation, sur le modèle allemand de la Fondation Konrad Adenauer et de la CDU, de synthétiser la réflexion, publier ses travaux et avoir des antennes dans tous les pays de l’Union pour enrichir sa réflexion et participer à l’influence française.

C’est sur ces 4 principes fondamentaux que nous pourrons bâtir les Nouveaux Républicains !

 

LES 125 COSIGNATAIRES :

 

Philippe JUVIN, Président de la Fédération LR, Député européen et Maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Fabien DI FILIPPO, Député et Conseiller municipal de Sarrebourg (Moselle – Grand Est); Camille BEDIN, Conseillère départementale et Conseillère municipale de Nanterre (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Arnaud MURGIA, Président de la Fédération LR et Conseiller départemental (Hautes-Alpes – Provence-Alpes-Côte d’Azur);

Thibault BAZIN, Député et Conseiller départemental (Meurthe-et-Moselle – Grand Est); Ian BOUCARD, Député et Conseiller municipal de Belfort (Territoire de Belfort – Bourgogne-Franche-Comté); Angélique DELAHAYE, Députée européenne et Maire de Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire – Centre Val de Loire); Julien DIVE, Député, Conseiller municipal et ex-Maire d’Itancourt (Aisne – Hauts-de-France); Jean-Carles GRELIER, Député (Sarthe – Pays-de-la-Loire); Roger KAROUTCHI, Secrétaire départemental LR et Sénateur (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Constance LE GRIP, Députée (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Emmanuel MAQUET, Député (Somme – Hauts-de-France); Alain RAMADIER, Député et Conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis – Ile-de-France); Raphaël SCHELLENBERGER, Député et Conseiller départemental (Haut-Rhin – Grand Est); Pierre VATIN, Député (Oise – Hauts-de-France);

Abraham ABITBOL, Conseiller municipal de Suresnes (Ile-de-France); Manuel AESCHLIMANN, Maire d’Asnières-sur-Seine (Ile-de-France); Marie-Do AESCHLIMANN, Conseillère régionale et Maire-Adjointe d’Asnières-sur-Seine (Ile-de-France); Anthony ARCIERO, Conseiller départemental et Conseiller municipal de Survilliers (Val d’Oise – Ile-de-France); Olivier AUTAIN, Conseiller municipal de La Garenne-Colombes (Ile-de-France); Zartoshte BAKHTIARI, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Marne (Ile-de-France); Frédéric BAR, Conseiller municipal de Cugnaux (Occitanie); Stéphane BEAUDET, Président de la Fédération LR, Président de l’Association des Maires d’Ile-de-France, Conseiller régional et Maire de Courcouronnes (Essonne – Ile-de-France); Catherine BELRHITI, Maire-Adjointe de Buhl-Lorraine (Grand Est); Gaëtan BENIMEDDOURENE, Maire de Château-Salins (Grand Est); Maxime BERARD, Conseiller municipal de Guillestre (Provence-Alpes-Côte d’Azur); Claude BITTE, Conseiller départemental (Moselle – Grand Est); Arnaud BONNAIRE, Conseiller municipal de Witry-lès-Reims (Grand Est); Louis-Michel BONNE, Maire-Adjoint de Suresnes (Ile-de-France); Renaud BOURGEOIS, Maire de Cuise-la-Motte (Hauts-de-France); Pierre-Henri BOVIS, Maire-Adjoint d’Achères (Ile-de-France); Alain BRAILLY, Président de la Communauté de communes des Lisières de l’Oise et Maire-Adjoint d’Attichy (Hauts-de-France); Françoise BRANDL-FREY, Conseillère municipale de Sarrebourg (Grand Est); Alexandre BURTIN, Conseiller municipal de Suresnes (Ile-de-France); Mickaël CAMILLERI, Maire-Adjoint d’Argenteuil (Ile-de-France); Caroline CARMANTRAND, Conseillère régionale et Maire-Adjointe d’Asnières-sur-Seine (Ile-de-France); Armel CHABANE, Conseiller municipal de Bouzonville (Grand Est); Etienne CHARRIEAU, Maire-Adjoint d’Antony (Ile-de-France); Gilles CHAUMERLIAC, Maire-Adjoint de Bois-Colombes (Ile-de-France); Jean-Claude CORMONT, Maire de Couloisy (Hauts-de-France); Emmanuelle CORNET-RICQUEBOURG, Conseillère municipale de Boulogne-Billancourt (Ile-de-France); Yohann CORVIS, Conseiller municipal de Suresnes (Ile-de-France); Adrien DAMIEN, Conseiller municipal d’Hergnies (Hauts-de-France); Ghislain de BOUTRAY, Maire-Adjoint de La Garenne-Colombes (Ile-de-France); Antoine DE COSMI, Conseiller municipal de Gaillon (Normandie); Agnès DELACROIX, Maire-Adjointe de Clichy (Ile-de-France); Margaux DELÉTRÉ, Conseillère départementale et Maire-Adjointe d’Amiens (Somme – Hauts-de-France); Christine DELOFFRE, Conseillère municipale de Boulogne-Billancourt (Ile-de-France); Diane de LONGUEVILLE, Conseillère municipale de Colombes (Ile-de-France); Sophie DESCHIENS, Conseillère régionale et Maire-Adjointe de Levallois-Perret (Ile-de-France); Caroline DESGRANGE, Conseillère municipale de Suresnes (Ile-de-France); Ingrid DESMEDT, Conseillère municipale de Levallois-Perret (Ile-de-France); Anthony DODEMAN, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine (Ile-de-France); José DO NASCIMENTO, Conseiller municipal de Courbevoie (Ile-de-France); Stéphane DUFRAINE, Conseiller municipal de Lamotte-Beuvron (Centre Val de Loire); Cécile DUMOULIN, Conseillère départementale (Yvelines – Ile-de-France); Christian DUPUY, Conseiller départemental et Maire de Suresnes (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Jérôme END, Maire de Vic-sur-Seille (Grand Est); Lionel FALCOZ, Maire de Laroque-Timbaut (Nouvelle-Aquitaine); Nathalie FANFANT, Conseillère municipale du 20e arrondissement de Paris (Ile-de-France); Julien FINAND, Maire-Adjoint de Decines-Charpieu (Auvergne-Rhône-Alpes); Vincent FRANCHI, Conseiller départemental et Maire-Adjoint de Puteaux (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Nadia FRONTIGNY, Maire-Adjointe de Colombes (Ile-de-France); Denis GABRIEL, Conseiller régional et Maire-Adjoint de Rueil-Malmaison (Ile-de-France); Jean-Jacques GADY, Conseiller municipal de Château-Salins (Grand Est); Sacha GAILLARD, Conseiller municipal de Saint-Cloud (Ile-de-France); Clément GALANTE, Conseiller municipal de Rodalbe (Grand Est); Muriel GALANTE-GUILLEMINOT, Maire-Adjointe de Fontenay-aux-Roses (Ile-de-France); Benoît GOSSELIN, Maire-Adjoint de Saint-Bonnet-en-Champsaur (Provence-Alpes-Côte d’Azur); Adeline GUILLEMAIN, Maire-Adjointe du 9e arrondissement de Paris (Ile-de-France); Hayette HAMIDI, Conseillère municipale du Blanc-Mesnil (Ile-de-France); Kamel HAMZA, Conseiller municipal de La Courneuve (Ile-de-France); Nassera HAMZA, Maire-Adjointe de Suresnes (Ile-de-France); Hervé HEMONET, Maire-Adjoint de Colombes (Ile-de-France); Thierry HORY, Conseiller régional et Maire de Marly (Grand Est); Georges KOCH, Maire-Adjoint de Meudon (Ile-de-France); Thomas LAM, Maire-Adjoint d’Asnières-sur-Seine (Ile-de-France); Christophe LANSEUR, Maire-Adjoint de Pontcharra (Auvergne Rhône-Alpes); Stéphane LANTZ, Conseiller municipal de Lucé (Centre Val de Loire); Anne LASSUS, Conseillère départementale et Conseillère municipale de Lunéville (Meurthe-et-Moselle – Grand Est); Jean-Pierre LEBOEUF, Maire de Saint-Jean-aux-Bois (Hauts-de-France); Leila LEGHMARA, Maire-Adjointe de Colombes (Ile-de-France); Jonathan LEIDNER, Conseiller municipal de Créhange (Grand Est); Stéphane LEJEUNE, Maire de Sommerviller (Grand Est); Jean-Hubert LELIEVRE, Secrétaire départemental LR et Conseiller départemental (Charente – Nouvelle Aquitaine); Antoine LESSARD, Conseiller municipal de Brissy-Hamégicourt (Hauts-de-France); Audrey LEVAVASSEUR-PASCAL, Maire-Adjointe du 15e arrondissement de Paris (Ile-de-France); François LIETTA, Président de la Fédération LR des Pyrénées Orientales (Occitanie); Philippe LOREC, Conseiller régional et Maire-Adjoint de Bourg-la-Reine (Ile-de-France); Joachim MALARDEL, Conseiller municipal du Plessis-Robinson (Ile-de-France); André MANCIPOZ, Conseiller départemental et Maire-Adjoint d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Olivier MARCADON, Conseiller municipal de Lucé (Centre Val de Loire); Jacqueline MARICHEZ-CLERO, Conseillère municipale de Gennevilliers (Ile-de-France); Rémi MARTIAL, Conseiller départemental et Maire de Lèves (Eure-et-Loir – Centre Val de Loire); Sabrina MEBARKI, Conseillère municipale de Colombes (Ile-de-France); Marine MICHEL, Conseillère départementale (Hautes-Alpes – Provence-Alpes-Côte d’Azur); Daniel MONTET, Maire-Adjoint de Suresnes (Ile-de-France); Dominique MOUGINET, Maire de Réméréville (Grand Est); Rémi MUZEAU, Conseiller départemental et Maire de Clichy (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Jean-Louis NISSE, Maire de Hommarting (Grand Est); Gilles NORROY, Conseiller municipal de Nanterre (Ile-de-France); Martine ORLANDO, Conseillère municipale du Plessis-Robinson (Ile-de-France); Christelle PILLEUX, Conseillère municipale de Delme (Grand Est); Lorraine RÉGIS, Conseillère municipale de Nanterre (Ile-de-France); Agathe RINAUDO, Conseillère municipale de Boulogne-Billancourt (Ile-de-France); Arnaud ROBAIL, Maire-Adjoint de La Garenne-Colombes (Ile-de-France); Émilie ROCHEFORT, Conseillère municipale de Caen (Normandie); Carl SEGAUD, Maire-Adjoint de Châtenay-Malabry (Ile-de-France); Georges SIFFREDI, Conseiller départemental et Maire de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine – Ile-de-France); Vincent SINTIVE, Maire-Adjoint de Pontcharra (Auvergne Rhône-Alpes); Fred SITBON, Maire-Adjoint d’Asnières-sur-Seine (Ile-de-France); Olivier THOMAS, Conseiller municipal du Plessis-Robinson (Ile-de-France); Martine TISON, Conseillère régionale et Maire-Adjointe de Callac (Bretagne); Marie TRAN, Conseillère municipale de Nanterre (Ile-de-France); Jonathan TRUANT, Conseiller municipal de Saint-Omer (Hauts-de-France); Christopher VARIN, Conseiller départemental et conseiller municipal de Varangéville (Meurthe-et-Moselle – Grand Est); Paul VARY, Conseiller municipal de Sarraltroff (Grand Est); Pierre-Jean VERZELEN, Président de la Fédération LR, Conseiller départemental, Maire de Crécy-sur-Serre et Président de la Communauté de communes du Pays de la Serre (Aisne – Hauts-de-France); Catherine VIERLING, Conseillère régionale (Grand Est); Elise VOUVET, Maire-Adjointe d’Angoulême (Nouvelle Aquitaine); Tarek WEHBE, Conseiller municipal de Colombes (Ile-de-France); David-Xavier WEISS, Maire-Adjoint de Levallois-Perret (Ile-de-France); Gunilla WESTERBERG-DUPUY, Maire-Adjointe de Suresnes (Ile-de-France); Laurent ZACAROPOULOS, Maire-Adjoint de La Garenne-Colombes (Ile-de-France); Diane ZEITOUN, Conseillère municipale de Courbevoie (Ile-de-France);

Rejoignez-nous chez les Nouveaux Républicains

Cher(e)s ami(e)s,
 .
Nous participons ainsi, avec tous ceux qui le souhaitent, à un vaste mouvement dont le but est de rénover notre famille politique de l’intérieur. Ni querelle de personnes, ni volonté de désunir, mais la franche volonté de rebâtir un projet de société avec notre famille de nouveau réunie.
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Des idées, encore des idées, rien que des idées.
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A votre disposition pour en parler.
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Voici ci-dessous la tribune (http://www.lopinion.fr/edition/politique/juvin-bedin-di-filippo-murgia-nouveaux-republicains-refonder-droite-l-130832) que nous publions dans le journal l’Opinion.

A droite, nous n’avons pas perdu à cause des affaires. Mais parce que nous avons cessé d’écouter et de penser la société de façon collective. Nous ne nous sommes plus renouvelés.

Nous étions même devenus incapables de définir la droite, la réduisant à des caricatures d’elle-même. Nous confondions rigueur économique et purge, lutte contre le terrorisme et abandon des libertés publiques. Nous ne parlions plus à des territoires entiers, ni à ceux qui travaillent et entreprennent, aux classes moyennes et populaires. Nous avions oublié le quotidien difficile de millions de Français qui donnent beaucoup sans rien recevoir. Nous alignions des mesures déjà vues, sans projet de société.

Si nous continuons ainsi sans audace ou incapables de reconnaître que certaines situations appellent subtilité et mesure, nous sombrerons dans le simplisme et nous disparaîtrons.

Or ce processus est déjà à l’œuvre.

Les Constructifs sont partis pour négocier des postes. Ils ne sont plus qu’une opposition de complaisance. Et pour ceux qui restent LR, le risque est grand d’une tentation de repli vers une droite de plus en plus réac ou poussiéreuse.

Nous ne nous résolvons pas à ces choix. Nous ne serons ni les supplétifs du gouvernement, ni les dernières sentinelles d’une secte sourde et aveugle.

Républicains, nous allons refonder la droite de l’intérieur.

Moderne. Nous sommes libres et indépendants. Nous voulons faire gagner nos idées avant de faire élire des personnes. Notre droite sera moderne, populaire et européenne. Moderne, sans nous sentir obligés de nous esbaudir à chaque apparition de Jupiter. Populaire, pour porter un projet de société où chacun puisse trouver sa place et réussir. Européenne, pour que la France rayonne à travers le monde.

Républicains, nous ne sommes pas des apparatchiks. Car nous n’avons pas attendu En Marche! pour avoir à la fois un métier et être élus locaux, comme tous ces Français engagés dans leur métier, leur association, leur quartier ou leur commune. Avec eux, nous avons un enracinement et des expériences à faire valoir.

Nous respectons ceux qui, de tous bords, se consacrent au bien commun. Mais nous dénonçons ces nouveaux « démocrates » qui ne tolèrent aucune opposition et cachent un populisme individualiste, sous de faux airs de modernité. Nous ne partageons ni la dérive narcissique du pouvoir d’Emmanuel Macron, ni sa conception technocratique et autoritaire.

Républicains, nous voulons proposer un nouveau contrat social à tous les Français.

Nous croyons que nous pouvons libérer l’économie et le travail, tout en bâtissant un haut modèle de solidarité qui se préoccupe des plus fragiles. Nous sommes libéraux et sociaux. Nous croyons à la Société providence, et non à l’Etat providence, égalitariste et technocratique. Nous croyons que les communes sont les garantes du lien social, et que c’est une erreur de les appauvrir. Nous devons permettre de nouvelles expressions démocratiques et révolutionner l’intervention publique. Nous croyons que l’Union européenne est nécessaire à notre souveraineté et à notre puissance. Nous avons foi en l’individu.

Nous croyons au Peuple et à la Liberté.

Membres des Républicains, nous avions oublié ce qu’était la droite.

Nous allons donc la réinventer de l’intérieur.

Nous sommes les Nouveaux Républicains.

Philippe Juvin, député européen LR, maire de La Garenne-Colombes, médecin ; Camille Bedin, conseillère départementale LR des Hauts-de-Seine, cadre d’entreprise ; Fabien Di Filippo, député LR de Moselle, contrôleur de gestion ; Arnaud Murgia, conseiller départemental LR des Hautes-Alpes, chef d’entreprise.

Les Nouveaux Républicains : qui sommes-nous ? (cliquez)

Sur RMC, j’explique que les « Constructifs » se sont exclus eux-mêmes des LR

Tribune dans le Huffington Post : Pourquoi LR et l’UDI pourraient être rayés de la carte (et ce que je propose pour les sauver)

 

Certains vont tenter de profiter de la défaite de la Droite et du Centre à l’issue de ces législatives pour avancer des stratégies personnelles, créer de nouveaux partis, régler leurs comptes. Parfois ceux mêmes qui nous ont amené à l’abîme. Mais l’essentiel n’est pas là.Nous retiendrons de ces élections qu’un certain type d’action politique archaïque est condamné. Si Les Républicains ne font pas leur bigbang dès maintenant, ils risquent de disparaître définitivement.

Cette possibilité catastrophique n’est pas une vue de l’esprit. Nous sommes d’ailleurs déjà en train de disparaître. Selon un sondage BVA publié par L’Obs, seuls 32% des Français considèrent que LR est un parti crédible d’opposition. Pour nos compatriotes, l’opposition s’exprime désormais dans le Front national et la France insoumise. Où est alors notre utilité ? Comment récupérer une place légitime dans le débat politique et incarner une Opposition nouvelle et moderne ?

Si nous sommes incapables d’inventer une opposition moderne, intelligente, qui soit à la fois intraitable avec le Gouvernement quand celui-ci gère mal mais également capable de reconnaître ses mérites quand ils existent, nous disparaîtrons.

Nous pouvons aussi disparaître si nous apparaissons comme un parti de petites combines. Ainsi, nous lancer dans une politique de ralliements à tout prix au Gouvernement, y compris en acceptant le contraire de ce que nous pensons, fait de nous des gens inconséquents et donc inutiles aux yeux des Français. Quelle est la crédibilité d’un Bruno Le Maire quand il accepte de mettre en œuvre une politique fiscale opposée à ce qu’il défendait il y a encore quelques semaines? De telles aventures personnelles peuvent nous faire disparaître.

Si nous devenons une droite poussiéreuse, vieille, réac, incapable de saisir les aspirations de la société, En Marche nous remplacera.

Si nous devenons une Droite anti-européenne, incapable de comprendre que la France ne peut espérer peser sur les affaires du monde que si elle est unie avec ses voisins, le Front national nous remplacera.

Si notre ligne économique devient celle du programme de François Fillon, plus préoccupée par le retour aux grands équilibres que par les fragilités humaines, nous trahirons nos valeurs de solidarité, et nous disparaîtrons.

Si LR ne change pas ses méthodes de travail, nous disparaîtrons. Si nous continuons avec un parti centralisé et verrouillé, toujours dirigé par les seuls mêmes, si nos modes de désignation des candidats n’évoluent pas, si nous continuons à réinvestir automatiquement des candidats sortants sans aucun critère de travail ni de talent, si nous continuons avec le principe qu’un sortant qui ne se représente pas a le droit de choisir discrétionnairement son successeur, telle une charge d’ancien Régime, si nous ne trouvons pas un juste équilibre entre des candidats sortants d’expérience et de nouveaux candidats, si nous ne fixons pas des âges limites pour se présenter à une élection, si nous ne nous ouvrons pas massivement à des élus qui viennent de la société civile, nous serons submergés par l’aspiration au renouveau. D’autres que nous attireront les nouveaux talents, et nous serons débordés par la vague de dégagisme. Nous disparaîtrons.

Nous ne devons plus être caricaturaux comme nous l’avons été. La caricature a été atteinte avec le programme économique de François Fillon. Il donnait de nous l’image d’un père fouettard prêt à sacrifier les plus modestes pour retrouver de grands équilibres financiers.

Nous devons redevenir le parti de l’entreprise ET de la justice sociale. L’efficacité économique et les réformes doivent aller de pair avec un soin porté aux fractures sociales. Ainsi, nous devons militer pour un plafonnement plus limité et une dégressivité plus rapide des allocations chômage. Mais nous devons refuser que les normes sociales soient définies dans l’entreprise.

Nous devons soutenir Emmanuel Macron dans sa lutte contre le terrorisme et la délinquance. Mais nous devons dénoncer son projet liberticide et cynique de banaliser les outils de l’état d’urgence et de mettre à l’écart l’autorité judiciaire.

Nous devons savoir applaudir le nouveau président quand il apporte un souffle nouveau dans le monde politique. Mais nous devons être audibles pour dénoncer ses déclarations choquantes. Sur les Comoriens, par exemple, il n’y a eu que Cécile Duflot pour dire les choses : «Si Sarkozy président avait prononcé cette phrase face caméra, le tollé aurait été gigantesque». Et pendant ce temps, nous étions tous collectivement inaudibles.

Nous devons accompagner la moralisation de la vie politique. Mais nous devons dénoncer le double jeu du Gouvernement qui ne réagit pas face à ses propres turpitudes.

Notre famille politique, des LR à l’UDI, disparaîtra donc si elle ne sait pas profondément se réformer et faire preuve d’intelligence.

Nous devons être d’une exigence absolue envers nous-mêmes : nous devons humblement retravailler le fond, créer des lieux de réflexion, débattre, nous ouvrir aux idées nouvelles, ne pas tomber dans la facilité, attirer les intelligents et nous séparer des paresseux et des fumistes, ouvrir les yeux sur les réalités économiques, sociales et européennes, ne pas céder à l’incantation, promouvoir de nouveaux visages et de nouveaux talents, et en même temps rendre nos procédures plus transparentes. Si nous sommes capables d’une telle révolution, nous avons un avenir. Nous méritons de continuer à nous appuyer sur notre riche réseau d’élus locaux et d’intelligences. Nous rebâtirons une légitimité, un projet et une ambition. Alors, nous serons des opposants crédibles et nous servirons la France.

Mais si nous choisissons une autre voie, sans exigence, sans travail, sans ouverture, systématiquement opposée ou systématiquement inféodée au Gouvernement et à la Majorité, sans renouveau, sans capacité à s’auto-analyser, les Français nous jugeront définitivement inaptes. Nous livrerons la France à un Emmanuel Macron de plus en plus omnipotent, sans limite ni contre-pouvoir, et à une Marine Le Pen qui attendra que le fruit tombe. Et il ne restera rien de nous. Nous aurons trahi, failli et disparu.

Avec mes collègues LR qui croient en l’avenir, nous tirerons les vraies leçons de notre naufrage. Et nous ne laisserons plus personne, et surtout ceux qui nous ont fait perdre, nous empêcher de rebâtir une opposition décomplexée moderne, européenne et sociale.

Retrouvez-moi ce soir dans la « Spéciale Législatives 2017 » de France 3 Paris Ile de France

Revoir mon passage sur Public Sénat au sujet des élections législatives suite à l’annonce du nouveau Gouvernement

« Nous voulons une coexistence institutionnelle, nous voulons participer au redressement de la France, mais après que les français aient décidé, grâce aux élections législatives, de la ligne politique. »

Politique 360 (18/05/2017) par publicsenat

Retrouvez moi sur LCP suite à l’annonce du Gouvernement Philippe

« Il y a des gens très bien dans ce gouvernement. La question n’est pas de le critiquer, il sera jugé sur le programme. »

Replay Présidentielle Française : quels enjeux pour l’Europe ? sur LCP



Présidentielle 2017 : l’enjeu européen – Europe… par publicsenat