Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

- Part 2

Archive pour auteur

Retrouvez les résultats et les photos de ma tournée des bureaux de vote des élections internes LR

 

A Puteaux

 

A Suresnes

 

 

A Rueil-Malmaison

 

 

A Boulogne-Billancourt

 

 

A Sèvres

 

 

A Meudon

 

 

 

 

Au Plessis-Robinson

 

 

 

A Chatenay-Malabry

 

 

 

A Antony

 

 

A Montrouge

 

 

A Vanves

 

A Levallois

 

 

A Asnières

 

 

A Colombes

 

 

A Courbevoie

 

 

A Neuilly-Sur-Seine

Retrouvez mon intervention sur le Brexit devant le Mouvement Européen à Boulogne-Billancourt



En Conseil Municipal de La Garenne

Réunion LR à Colombes avec Nicole Goueta

Ma lettre Europe de septembre 2018

Budget participatif : lancement le 1er novembre !

Chère Garennoise, Cher Garennois,
En mai dernier je vous faisais part du souhait de la Municipalité de créer un Budget participatif afin de permettre à chaque Garennois de participer personnellement au développement de La Garenne.
En quoi cela consiste-t-il ?
A partir du 1er novembre, vous pourrez déposer librement vos idées pour améliorer le cadre de vie garennois sur un site internet dédié budgetparticipatiflgc.fr
Pour être retenus, les projets devront répondre à un besoin précis, s’inscrire dans un budget de 100 euros à 50 000 euros, représenter de l’investissement, ne pas impliquer eux-mêmes de frais de fonctionnement, et être précisément localisés. Ils devront évidemment être de compétence municipale.
Vous disposerez de trois mois, de novembre à janvier, pour enregistrer vos propositions sur ce site. Celles-ci seront ensuite examinées par les services techniques de la mairie et le Conseil économique social et environnemental local. Au total, nous budgèterons 100 000€ pour permettre d’accepter le maximum de propositions.
La faisabilité de chaque proposition sera étudiée. Les propositions répondant aux différents critères, rentrant dans le budget et qui seront retenues, seront soumises au vote des Garennois en février 2019 pendant un mois, à travers un vote organisé sur le site.
Le ou les projets qui auront obtenu le plus grand nombre de voix seront alors inscrits au budget de la commune, dans la limite totale des 100 000€, de la Ville pour être réalisés.
Avec cette nouvelle démarche participative, nous voulons vous donner l’opportunité de marquer La Garenne de votre empreinte, et de contribuer ainsi à embellir et moderniser notre commune.
Si La Garenne est un village si attachant, c’est qu’elle compte en son sein des habitants soucieux de préserver un cadre de vie serein et harmonieux. Montrez–le en participant!
Merci à tous, et à vos crayons, stylos et imprimantes !
Bien amicalement,
Philippe Juvin

Participation à CHAM 2018 – Construire l’Europe de la Santé – retrouvez mon intervention

Résultat de la Question de la Semaine

Hôpitaux, installations, urgences ou déserts médicaux, que faut-il attendre de ces réformes? Revoir le débat auquel j’ai participé dans l’émission « Sénat 360 » du mardi 18 septembre

Retrouvez mon passage dans la matinale de Sud Radio ce mardi 18 septembre 2018 au sujet du « Plan Hôpital »

Cliquez ci-dessous

Retrouvez mon débat sur France Culture : « la droite européenne peut-elle survivre à Budapest ? »

INTERVENANTS
  • directrice de recherche au Centre d’études européennes de Sciences Po, auteur de Les droites en fusion, transformations de l’UMP
  • Député LR européen et membre du PPE

Sur RT France, je reviens sur la directive du Parlement européen exigeant de réformer le droit d’auteur sur internet

Inauguration du nouveau complexe sportif Smirlian de Bois-Colombes

Dans le cadre du renouvellement urbain du quartier nord de la ville de Bois-Colombes, le maire, Yves Révillon, a lancé, dès 2001, le projet de rénover l’ancien gymnase Smirlian. Opérationnel depuis un an, le nouveau complexe sportif Smirlian est désormais achevé.

Retrouvez-moi dans l’émission « Toute l’Europe » sur la situation politique de l’UE

A l’occasion du discours sur l’état de l’Union, prononcé mercredi 12 septembre par Jean-Claude Juncker, dans l’émission « Toute l’Europe » nous avons débattu de la situation politique de l’Europe à huit mois des prochaines élections européennes.

La rentrée à La Garenne-Colombes

Une rentrée riche en événements à La Garenne-Colombes. Retour en images sur le forum des associations, sur l’inauguration de la crèche Veuve-Lacroix, sur la course cycliste, mais également sur la rentrée scolaire des petits garennois.

Revoir mes passages sur France24

Première émission « Ici l’Europe » sur le discours sur l’Etat de l’Union.

Le 12 septembre, Jean-Claude Juncker est attendu dans l’hémicycle de Strasbourg pour son dernier grand oral avant la fin de son mandat : le fameux « Discours sur l’État de l’Union ». Le pronostic vital de l’UE est-il engagé ?

Deuxième émission, en anglais, « Talking Europe » sur le Brexit.

Il ne reste que quelques semaines avant le sommet européen où le gouvernement britannique et la Commission européenne sont censés dévoiler leur accord final sur le Brexit. Se dirige-t-on vers un « no-deal » ?

Edito du Maire – Septembre 2018 – Un éco-quartier à La Garenne : Histoire d’une négociation

Je voudrais débuter cette année scolaire par une très bonne nouvelle pour La Garenne. Depuis une centaine d’années, le bureau d’étude de la société PSA occupait un très grand terrain à La Garenne, situé le long de la rue des Fauvelles.

Il y a un an, le groupe a décidé de quitter La Garenne pour regrouper ses activités à Poissy, tout en conservant sa succursale dans notre commune. Quelques mois plus tard, PSA nous informait qu’il s’apprêtait effectivement à vendre son terrain à Engie. Le projet d’Engie est très beau : il consiste en la construction d’un campus qui accueillera toutes les activités « développement durable » du groupe.

Mais pour la commune, ce projet n’était pas suffisant. Dans notre esprit, le déménagement de PSA devait être  une opportunité unique d’améliorer tout le quartier, et d’organiser en particulier le relogement et la modernisation du dépôt d’autobus voisin.

Nous avons donc indiqué à PSA que nous soutiendrions le projet d’installation d’Engie, qui apportera plusieurs milliers d’emplois à la commune (et donc autant de clients pour nos commerces), à plusieurs conditions. Parmi ces conditions, nous souhaitions que soit rétrocédé gratuitement à la commune un parc de deux hectares (qui est une surface considérable en pleine ville), que le dépôt de bus soit enfoui au moins partiellement, que des voiries et des équipements publics soient prévus à la charge de l’aménageur, et que le nouveau quartier, compris grossièrement entre la rue des Fauvelles, la rue Jules Ferry, la rue Pasteur et le Boulevard National, soit ouvert sur le reste de la commune. Toutes ces conditions ont été finalement acceptées.

Nous avons demandé que les trottoirs de la rue des Fauvelles et du Boulevard National soient élargis, qu’une crèche, un établissement scolaire et deux gymnases soient financés par le projet.

Les parties (Engie, PSA, RATP, l’Etat) ont également accepté que le futur quartier réponde aux critères d’un éco-quartier.

Enfin, la société Nexity, qui construira pour Engie, nous soumettra un volume de 10 à 20 000 m2 afin d’y accueillir un établissement scolaire de second degré. Dans mon esprit, j’aimerais que La Garenne accueille un collège et/ou un lycée international.

Le projet mettra sans doute une dizaine d’années à se faire complètement. Mais dès 2022, les premiers bâtiments Engie verront le jour, ainsi qu’un hôtel qui sera situé sur le boulevard National. Il y aura aussi quelques logements repartis autour du parc et des commerces. Le grand parc verra le jour à ce moment et nous avons obtenu l’accord de principe d’Engie pour que son propre parc puisse être partiellement accessible au public, agrandissant d’autant le notre.

Je ne cache pas que pour imposer nos conditions aux différents partenaires, la Ville a du menacer de préempter le terrain et de bloquer toute l’opération. La négociation a été dure mais nous avons eu gain de cause pour le plus grand bénéfice de la commune. La fermeté a payé.

Les différents acteurs ont accepté de se partager la charge financière des exigences de la commune. L’Etat, d’abord sceptique sur la capacité de la Ville à imposer ses vues, nous a finalement accompagné quand il a compris notre détermination. Dans la partie qui s’est jouée, le soutien de l’établissement de la Défense  avec son président Patrick Devedjian a été capital.

Je vous tiendrai personnellement au courant de l’évolution de ce très beau projet qui connaîtra des adaptations tout au long de sa réalisation. Comme je l’ai fait dans cette première étape de négociation, vous pouvez compter sur ma vigilance et ma détermination à faire de ce quartier un magnifique endroit.

Bonne rentrée aux jeunes garennois et aux enseignants

Il y a 10 ans je revenais d’Afghanistan

En direct du Parlement européen

J’ai voté aujourd’hui en commission IMCO le paquet « produit ». Il s’agit de deux textes distincts qui d’une part facilitera la circulation des biens en Europe et d’autre part renforcera la sécurité des biens importés depuis des pays hors de l’Europe. Il est en effet essentiel de garantir la sécurité des citoyens en contrôlant davantage ce que nous importons en Europe. Il est également indispensable de faciliter le commerce de biens que nous fabriquons dans nos États européens. Un français qui fabrique et commercialise du vin ou des composants pour machines à outils en France, doit pouvoir les vendre sans entraves dans tous les pays de l’Union européenne.

Résultat de la Question de la Semaine

Macron et l’Europe un an après, beaucoup de communication et…d’inexpérience

TRIBUNE DANS LE JOURNAL L’OPINION

Dès son élection, Emmanuel Macron a été la coqueluche de l’Europe. La France allait enfin se moderniser; il avait battu Marine le Pen. Avec lui, la France était de retour en Europe.

Un an plus tard, quel est son bilan européen ?

Emmanuel Macron a des mots très forts en faveur de l’Europe. Ses partisans vont jusqu’à prétendre qu’il est le plus europhile de tous les Présidents de la Ve République. Si son europhilie ne fait pas de doute, cette analyse est un peu exagérée. Depuis 40 ans, tous les présidents de la République ont été europhiles. Rappelons la très flamboyante présidence française de l’Union européenne de Nicolas Sarkozy, ou de François Mitterrand à Verdun. Ou encore de Jacques Chirac qui était devenu le sage des Conseils européens. Sans remonter à Valéry Giscard d’Estaing, qui s’était adressé aux européens en anglais et en direct le soir de son élection. Etre publiquement europhile pour un président français n’est pas l’exception, c’est la règle.

Sur le terrain de l’action, la communication bien huilée du président français veut faire croire que rien ne se décide plus en Europe sans lui. Mais l’analyse précise des faits est moins flatteuse.

Première règle. Pour les Français, la première règle en Europe est de s’accorder avec les Allemands. Car unies, la France et l’Allemagne sont capables d’imposer un cap au reste de l’Union. Nicolas Sarkozy m’avait résumé en une phrase ce principe : « Quand Angela Merkel veut quelque chose, je le veux. Quand je veux quelque chose, Angela le veut aussi ». Dans le passé, cet accord s’était traduit par une complicité personnelle entre les exécutifs, de De Gaulle-Adenauer à Sarkozy-Merkel.

Emmanuel Macron, lui, a choisi de rompre avec cette habitude. Lors de la remise du Prix Charlemagne, il a asséné une leçon de morale à la Chancelière en fustigeant le « fétichisme perpétuel pour les excédents (…) toujours faits aux dépens de certains autres ». Drôle de façon de tisser un lien amical. En tout cas inexplicable. Un député belge m’a dit qu’il avait cru entendre « un sale gosse mal élevé ». Angela Merkel n’a pas aimé recevoir la fessée en public. Le couple franco-allemand n’est pas en bonne forme et ce n’est bon pour personne.

Seule, la France ne dispose que de 8 à 10% des voix au Conseil et au Parlement. Comme tous les Etats de l’Union, elle doit se trouver des alliés. Là aussi, en quelques mois, souvent par ses simples déclarations, Emmanuel Macron a réussi à nous mettre à dos les Italiens, les Polonais, les Hongrois, les Autrichiens, puis les Allemands. La France n’a plus d’allié stable.

Sur plusieurs dossiers, Emmanuel Macron et ses équipes ont préféré gagner la campagne de la communication plutôt que celle du fond des dossiers et même de nos intérêts. Prenons l’exemple de la révision de la directive des travailleurs détachés. Nous sommes en juin 2017 et Emmanuel Macron vient d’être élu. Le Conseil s’apprête à voter une nouvelle directive globalement favorable à la France. Pour nous, il est important de voter sans perdre de temps car la Bulgarie, qui va prendre la présidence le 1er janvier 2018, veut renégocier le texte à notre détriment. Flairant le coup médiatique sur un sujet qui a animé la campagne présidentielle, Emmanuel Macron fait savoir à la surprise générale qu’il exige des garanties supplémentaires dans le texte. Il ré-ouvre les discussions entre Etats, prenant le risque de remettre en cause ce que nous avions obtenu dans la négociation et de dépasser la date fatidique du 1er janvier. Il faudra toute l’énergie des eurodéputés LR et PS pour convaincre l’Elysée de ne pas jouer avec le feu et de se calmer. En novembre 2017, le Président criera victoire, prétendra que des avancées ont été obtenues (en fait aucune en pratique) et acceptera un texte identique à celui qu’il avait bloqué en fanfare en juin. A trois semaines près, les Bulgares prenaient la présidence et c’était la catastrophe … Mais Le Monde pouvait titrer : « Travailleurs détachés : première victoire européenne pour Emmanuel Macron ». Peu importe que cela fut faux : pour Emmanuel Macron, la forme prime le fond. A défaut d’une victoire sur le fond, il avait un succès médiatique.

Absence. Dans l’Union européenne, les Etats pèsent aussi par leur présence de travail. Quand les Allemands veulent amender un texte en leur faveur, les ministres fédéraux contactent les eurodéputés influents de tous pays et jouent eux-mêmes les lobbyistes. En tant que député européen, je peux témoigner que le gouvernement français, lui, est absent. Cette année, j’ai été le rapporteur du Parlement sur les plateformes en ligne. J’y ai abordé les thèmes de la fiscalité à leur appliquer, de la concurrence, de la transparence et de la traçabilité des données. Sur tous ces sujets, Emmanuel Macron ne cesse de communiquer, et fort bien. Pourtant, je peux certifier qu’aucun membre d’aucun cabinet français ne m’a contacté pour travailler le fond de mon texte. Le gouvernement Macron communique, mais ne travaille pas.

En Europe, les pays sont aussi jugés sur leurs politiques internes. La France du président Macron commence à être jugée sur ses résultats. La dépense publique continue à augmenter alors qu’elle baisse chez nos voisins, le chômage des jeunes ne décroche pas alors qu’il se porte mieux ailleurs. Notre endettement s’aggrave.

Enfin l’Europe, et c’est sans doute le plus préoccupant pour nous, est une épreuve de vérité pour nos dirigeants. Les négociations y sont féroces. Face à Donald Trump, on avait découvert la naïveté d’Emmanuel Macron dans les négociations internationales. On se souvient de leurs embrassades viriles qui avaient été présentées par l’Elysée comme la preuve du talent diplomatique du président français. Mais qui n’avaient pas empêché Donald Trump de le berner en imposant des barrières douanières dix jours plus tard. En Europe, c’est pareil.

Un ancien chef d’Etat qualifie les prises de position d’Emmanuel Macron au Conseil de « légères », et pointe du doigt son « inexpérience ». Dans les négociations, il lâche facilement contre pas grand-chose. Ainsi avec la Politique Agricole Commune, qu’il a sacrifiée contre un modeste plan contre le chômage des jeunes. Ou avec les Roumains et les Bulgares, auxquels il a très imprudemment promis (contre rien) le soutien de la France à leur intégration dans l’espace Schengen. Les politiciens de l’Union européenne ne sont pas très « nouveau monde ». Mais ce sont de vieux crocodiles roués qui maîtrisent leurs dossiers et connaissent, eux, les ficelles.

Le vrai bilan européen du Président Macron est décevant. Ses discours lyriques sont utiles pour lutter contre le populisme. Mais ils ne suffisent pas. En revanche, l’absence de travail de fond de ses équipes, la priorité donnée aux coups médiatiques, son manque d’expérience européenne, sa personnalité trop sûre d’elle-même, la certitude très fausse que rien ne peut se faire sans la France en Europe, et un système national qui n’habitue pas le président français à trouver en face de lui des contradicteurs, ne pardonnent pas. Si la communication omniprésente du président continue à marteler que rien ne se fait sans lui en Europe, on sait que ce n’est plus vrai.

Cette même communication ne va pas pouvoir longtemps cacher son absence de résultat en matière d’immigration, de politique agricole commune, de sécurité ou de décrochage de la France par rapport à ses voisins. Avec l’état de grâce dont il a bénéficié, et en moins d’un an, c’est un véritable gâchis. Le plus grand ennemi d’Emmanuel Macron en Europe est Emmanuel Macron, sa personnalité et sa façon de concevoir la politique. La question est : peut-il changer ? Sur ce point, il n’est pas interdit d’être inquiet.