Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes

Philippe Juvin Maire de La Garenne-Colombes Député européen

Actions de l’Union européenne pour lutter contre le cancer du pancréas – Réponse du Conseil de l’Union européenne

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin au Conseil de l’Union européenne – 16 juillet 2014

D’ici à 2020, la deuxième cause de mort par cancer sera le cancer du pancréas, qui ne sera précédé que par le cancer du sein. Le cancer du pancréas était néanmoins largement absent de l’agenda politique jusqu’à présent. La plupart des patients atteints de ce cancer sont diagnostiqués au stade des métastases, ce qui ne leur laisse que quelques mois à vivre, le taux médian de survie après le diagnostic d’un cancer du pancréas à métastase n’étant que de trois mois. L’European Pancreatic Cancer Index a montré la dramatique déficience de la collecte des données et des pratiques de dépistage dans nombre d’États membres.

Il est encourageant que l’actuel trio pour la présidence du Conseil ait fait de la prévention des maladies chroniques une priorité et que la présidence italienne ait spécialement mentionné la prévention du cancer dans la liste de ses priorités. Compte tenu de ces priorités et des défis de santé publique que le cancer du pancréas lance de façon de plus en plus inquiétante:
Le Conseil admet-il la nécessité de placer plus haut sur l’agenda politique le cancer du pancréas et
d’agir pour répondre aux besoins spécifiques des patients atteints par ce cancer?

Considérant la réussite des politiques mises en place pour les cancers du sein, de l’intestin ou du col de l’utérus, quelles actions concrètes le Conseil peut-il recommander et mettre en œuvre afin de réduire les taux de mortalité pour le cancer du pancréas?

Réponse du Conseil de l’Union européenne

Le Conseil n’a pas examiné la question de l’introduction de mesures spécifiques de lutte contre le cancer du pancréas.

Dans ses conclusions du 10 juin 2008 intitulées « Réduire la charge que représente le cancer » et du 13 septembre 2010 intitulées « Action contre le cancer » , le Conseil a invité les États membres de l’UE et la Commission à adopter différentes mesures en vue d’améliorer la coopération, à élaborer des stratégies globales de lutte contre le cancer, ainsi qu’à œuvrer à la promotion de la santé et la prévention du cancer.

Le Conseil a en particulier mis l’accent sur la prévention, et notamment sur la réduction de l’exposition des populations aux principaux facteurs de risques tels que le tabac, une alimentation peu saine, le manque d’activité physique et une consommation nocive et dangereuse d’alcool.

Le Conseil a également invité les États membres à veiller à l’établissement de registres des cas de cancer dans la population, qui fourniront des données probantes importantes pour l’élaboration et le suivi de politiques de prévention et de traitement du cancer.

Lettre Europe Septembre/octobre 2014

>> Téléchargez la lettre

Interview dans l’émission « Parlez m’en ! » sur Euradionantes

Interview de Philippe Juvin sur Euradionantes dans l’émission « Parlez m’en! »

Les 3 sujets abordés avec l’eurodéputé :

  • La « validation » de Pierre Moscovici en tant que Commissaire aux affaires économiques et financières
  • Les cyber-escroqueries et le rôle de la Commission européenne
  • François Fillon a représenté l’UMP au sommet du PPE. Est-ce une stratégie pour la suite ? Quid du sort de l’eurodéputé Jérôme Lavrilleux au sein du groupe politique ?

LCP – Politique Matin – Débat face à Alexis Bachelay

A partir de 18’24


Politique Matin : Alexis Bachelay, député SRC… par LCP

Cybercriminalité et « arnaques à la nigériane »- Réponse du Commissaire européen en charge des affaires intérieures

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 1er août 2014

Les cyber-escroqueries appelées « arnaques à la nigériane » se multiplient: faux appels aux dons, chantages à la webcam et arnaques à la romance sur les sites de rencontre. De nombreux Européens, dont des mineurs, tombent dans le piège de maître-chanteurs opérant depuis des cyber-cafés du Nigeria ou de Côte d’Ivoire, qui leur extorquent des fonds, les menacent et les humilient. Les victimes osent rarement porter plainte et plusieurs cas de suicides ont été révélés. Ce phénomène se développerait aujourd’hui au Ghana, au Bénin et au Maroc.
Sachant qu’en juin 2013, le Conseil des ministres a identifié neuf priorités européennes pour lutter contre la grande criminalité, parmi lesquelles se trouve la lutte contre la cybercriminalité:

1. Quel soutien apporte Europol aux États membres via les projets EMPACTS (European Multidisciplinary Platform against Criminal Threats) et quelles enquêtes/opérations sont coordonnées par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol en matière d' »arnaques à la nigériane »?
2. Quelles actions de coopération judiciaire sont soutenues par Eurojust dans ce domaine?
3. L’Union européenne compte-elle renforcer les normes concernant les droits, le soutien et la protection des victimes des « arnaques à la nigériane », ainsi que la coopération policière/judiciaire avec les États tiers précités?

Réponse donnée par le Commissaire en charge des Affaires Intérieures, Mme Cécilia Malmström, au nom de la Commission – 16 octobre 2014

Les escroqueries de type «419» ont connu une recrudescence avec l’utilisation croissante de l’internet. Grâce à une large sensibilisation des citoyens de l’Union européenne par les nombreuses informations diffusées dans les médias, ces escroqueries font peu de victimes. Cependant, lorsque l’escroc atteint sa cible, les dommages matériels et personnels peuvent être graves, comme l’illustre la question de l’honorable parlementaire.

Europol fournit actuellement un soutien opérationnel aux États membres de l’UE dans les affaires ayant une dimension internationale et où les escroqueries de type «419 » font partie d’un ensemble plus large d’activités criminelles d’un même groupe. Europol a récemment reçu un gros volume de données relatives aux escroqueries de type «419», actuellement en cours d’analyse.

Eurojust fournit une plateforme pour la coopération et la coordination judiciaire entre enquêteurs et procureurs dans les affaires de cybercriminalité. Eurojust contribue également à la prise en compte de la dimension judiciaire dans la lutte contre la cybercriminalité par sa participation au Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3).

En ce qui concerne la protection des victimes au niveau de l’Union européenne, une directive établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité a été adoptée le 25 octobre 2012 . Cette directive renforce sensiblement les droits des victimes et des membres de leur famille de recevoir des informations, un soutien et une protection, ainsi que leurs droits procéduraux lorsqu’elles participent à une procédure pénale. Elle comprend également des dispositions visant à promouvoir la coopération entre les États membres ainsi que la sensibilisation aux droits des victimes. Les États membres doivent avoir transposé cette directive pour le novembre 2015 au plus tard. La Commission européenne soutiendra les États membres dans le processus de mise en œuvre; Un rapport sur la mise en œuvre, accompagné, le cas échéant, de propositions législatives, est prévu pour novembre 2017.

La Garenne partenaire de Sourdline

A partir du 13 octobre, la Mairie de La Garenne-Colombes va mettre en place un dispositif innovant afin de faciliter les démarches administratives (Etat civil – Affaires scolaires ou CCAS) des personnes souffrant d’un handicap lié à l’audition (sourds et malentendants).

En effet, ces derniers se présenteront à l’accueil de la Mairie et recevront un ordinateur portable qui permettra, grâce à un partenariat avec la société Sourdline, de faire le lien entre l’administré et l’agent et ainsi faciliter les échanges.

>> Cliquez ici pour lire l’article du Parisien
>> Cliquez ici pour visionner le reportage de France 3 IDF – à partir de 7’29

Prix Sakharov 2014 pour la liberté d’esprit

Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été créé en décembre 1988 par le Parlement européen pour récompenser chaque année des individus ou des organisations qui ont apporté une contribution importante à la lutte pour les droits de l’homme et les libertés, en particulier le droit à la liberté d’expression.

Dans le cadre de l’édition 2014, je me suis personnellement engagé en proposant la candidature conjointe de quatre organisations qui œuvrent pour la protection des Chrétiens d’Orient: la « Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger », l’ONG « Portes Ouvertes », la fondation « Aide à l’Église en détresse » et l’association « l’Œuvre d’Orient ». Ma proposition a été soutenue par 60 Parlementaires issus de divers groupes politiques et de 15 pays différents.

Malgré ce soutien très important, cette candidature ne figure pas parmi les trois finalistes sélectionnés (le mouvement ukrainien pro-européen EuroMaidan, Denis Mukwege, gynécologue congolais spécialisé dans le traitement des victimes de viols et Leyla Yunus, militante azerbaïdjanaise en faveur des droits de l’homme et des droits des minorités ethniques).

Cependant, le combat pour la défense des Chrétiens dans le monde ne doit pas s’arrêter là et être renforcé. Toutes ces organisations ont besoin d’être soutenues et encouragées comme en témoigne la lettre que j’ai reçue de la fondation « Aide à l’Eglise en détresse ».

>> Téléchargez la lettre de la fondation « Aide à l’Église en détresse »

Urgence : la candidature de Pierre Moscovici est en danger à la Commission européenne ; François Hollande doit enfin faire un choix

« Pierre Moscovici a été auditionné par le Parlement européen. Sa candidature au poste de Commissaire aux affaires économiques est fortement contestée ; le danger est désormais très grand qu’il essuie un vote négatif des députés européens » a expliqué Philippe Juvin.

Pour l’eurodéputé, « Face à cette éventualité qui affecterait durement la crédibilité de la France, quatre solutions s’ouvrent au Président de la République.

Première solution : rester sur sa position et soutenir contre tous Pierre Moscovici. Si les députés européens retoquaient Pierre Moscovici, la nomination en catastrophe d’un remplaçant par François Hollande affaiblirait immédiatement la position du nouveau nommé. Les dommages seraient très grands pour la France. L’influence française en serait durablement, et peut être définitivement, affectée.

Deuxième solution : éviter la honte d’un vote de rejet en remplaçant maintenant Pierre Moscovici par une personnalité non marquée par l’échec de sa politique économique. Si cette option était choisie, elle devrait être mise en œuvre immédiatement pour préserver les intérêts nationaux. Mais elle nécessite du courage.

Troisième solution : François Hollande négocierait le maintien de Pierre Moscovici contre sa mise sous l’autorité d’un des vice-présidents de la Commission européenne. Cette solution serait la pire : elle sauverait Pierre Moscovici mais nuirait évidemment à la crédibilité de la France, qui serait mise sous tutelle.

Quatrième solution : François Hollande négocierait le maintien de Pierre Moscovici contre un changement de portefeuille. Peu glorieux, mais les apparences seraient préservées. Le risque est que le nouveau portefeuille traduise une nouvelle perte d’influence de la France ».

« À travers Pierre Moscovici, c’est donc bien l’ancien ministre des finances de François Hollande, et l’absence de cap de ce dernier, qui sont sanctionnés par le Parlement et nos voisins. À François Hollande de faire un choix pour préserver nos intérêts. Faire un choix, enfin… Une épreuve impossible pour le Président de la République ? » a conclu Philippe Juvin.

>> Téléchargez le communiqué

Monsieur Hollande, dans l’intérêt de la France, retirez la candidature de Pierre Moscovici à la Commission européenne

« Pierre Moscovici n’a pas su convaincre lors de son audition hier au Parlement européen. Après un oral décevant, il va devoir se soumettre à une session de rattrapage. Résultat, la France est une nouvelle fois la risée de l’Europe ! Cette candidature place la France dans un paradoxe pointé du doigt par nos collègues européens : comment le Parlement européen pourrait-il faire confiance à Pierre Moscovici, en tant que commissaire aux affaires économiques chargé de veiller à l’équilibre budgétaire des Etats membres, alors qu’il a lamentablement échoué dans cette tâche lorsqu’il était ministre des Finances en France ? Comment pourra-t-il imposer aux autres des règles qu’il refusait hier d’appliquer ?

La réponse est simple : ce n’est pas possible. La majorité des groupes politiques exige, avant de se prononcer, un mémoire en réponse à un questionnaire écrit. Manière de montrer leurs doutes et leurs perplexités » a déclaré vendredi l’eurodéputé UMP -PPE Philippe Juvin.

« Je considère cet épisode comme une véritable honte pour la France de François Hollande. La France qui est une nouvelle fois montrée du doigt au Parlement européen. Fini le temps où elle était une référence pour son leadership et son influence. Aujourd’hui elle n’est plus que le vilain petit canard de l’Europe » a-t-il déploré.

« Même si finalement la candidature de Pierre Moscovici est acceptée par le jeu des équilibres politiques, il n’aura pas le poids politique suffisant pour asseoir sa crédibilité.Le maintien incompris de cette mauvaise candidature renforce nos voisins dans l’idée que la France n’est plus un partenaire sérieux, sur lequel on peut compter. Aujourd’hui, le fait que François Hollande s’arc-boute sur la mauvaise candidature de Pierre Moscovici nous enlève nos dernières parcelles de crédibilité.Il est encore temps de se reprendre.

« Monsieur Hollande, retirez la candidature de Pierre Moscovici à la Commission européenne, et trouvez un candidat qui n’abime pas la crédibilité de la France. Dans l’intérêt du pays et de l’Europe » a demandé Philippe Juvin.

>> Téléchargez le communiqué

Action de l’UE pour traiter la situation des enfants-soldats – Réponse de Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 15 juillet 2014

L’Union européenne joue un rôle moteur sur la scène internationale pour lutter contre l’utilisation d’enfants, dont le nombre est estimé à 300 000, dans les conflits armés.

1.À la suite du rapport en 2013 du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés et de la résolution 2143 du 7 mars 2014 du Conseil de sécurité sur le sort des enfants dans les conflits armés, l’Union européenne compte-t-elle réviser ses lignes directrices sur les enfants dans les conflits armés, la stratégie de mise en œuvre y afférente et la liste de pays prioritaires?

2.La Commission pourrait-elle faire état des projets locaux financés par les délégations de l’Union au titre de la priorité « Enfants et jeunes, paix et sécurité » dans le cadre des programmes d’action pour les années 2012 et 2013 du volet « Préparation aux situations de crise » de l’instrument de stabilité?

3.Quelles mesures visant à traiter la situation des enfants-soldats la Commission compte-t-elle financer dans les programmes annuels d’action pour les années 2014 et 2015 de l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, au titre de l’article 3, point g), et de l’instrument financier pour la démocratie et les droits de l’homme, au titre de l’article 2, point x)?

Réponse donnée par Mme Ashton, haute représentante/vice-présidente au nom de la Commission européenne – 22 septembre 2014

1. En ce qui concerne les enfants et les conflits armés, l’Union européenne a élaboré un ensemble solide de politiques composé principalement des orientations de l’UE sur les enfants face aux conflits armés (révisées en 2008) et de sa stratégie de mise en œuvre (révisée en 2010). À l’heure actuelle, aucune nouvelle révision de l’un ou l’autre document n’est prévue.

Conformément à la stratégie de mise en œuvre des orientations de l’UE sur les enfants face aux conflits armés, la liste des pays prioritaires établie par l’UE est mise à jour régulièrement en tenant compte de la liste des pays prioritaires et des situations par pays de l’ONU figurant dans les rapports du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. Cette liste a été mise à jour pour la dernière fois le 23 octobre 2013 avec l’ajout du Mali.

2. Au cours de la période 2008-2013, plus de 100 millions d’euros ont été déboursés en faveur de projets visant spécifiquement à protéger et à promouvoir les droits de l’enfant, selon une approche globale. Dans le cadre du volet «préparation aux situations de crise» de l’instrument de stabilité, un projet de 400 000 euros a été financé en 2012 en Inde pour répondre aux besoins des enfants victimes de conflits. En 2013, un appel à propositions spécifique mettant l’accent sur la protection des enfants contre l’exploitation et la violence liées à des conflits a été lancé pour l’Afrique de l’Ouest (750 000 euros ont été affectés).

La Commission a financé 14 projets au titre de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme pour la période 2008-2012, pour un total de 8,2 millions d’euros. Dans le cadre du programme «Investir dans les ressources humaines» de l’instrument de coopération au développement, un appel à propositions intitulé «Violence à l’égard des enfants» a été lancé en 2012 et doté d’un budget de 41 millions d’euros.

3. Dans le cadre du programme d’action annuel 2014 de l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, 500 000 euros ont été affectés à la lutte contre le recrutement d’enfants dans des forces armées, le trafic d’enfants et d’autres crimes à l’encontre d’enfants au Yémen. Le programme d’action annuel 2015 n’a pas encore été établi.

Lutte contre le recrutement des djihadistes sur internet – Réponse du Conseil

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin au Conseil de l’Union européenne – 1er juillet 2014

Près de 2 000 jeunes Européens combattraient aujourd’hui en Syrie, poussés à l’exil par la propagande djihadiste, notamment sur les sites islamistes radicaux et les réseaux sociaux. Face à ce fléau grandissant, le groupe des ministres de l’intérieur des neuf États membres les plus touchés par la problématique du terrorisme djihadiste, coprésidé par la France et la Belgique, a proposé, le 5 juin 2014, d’élaborer un ensemble de pratiques communes pour les services de sécurité en matière de surveillance et de contrôle des djihadistes.

Afin de dissuader les candidats au djihad et de lutter contre le recrutement sur internet, les ministres ont également proposé de créer une task-force européenne relative à la diffusion de contre-discours face au radicalisme à portée violente et d’organiser durant le mois de juin des rencontres avec les principaux opérateurs d’internet pour définir les possibilités de retrait immédiat des sites et des messages diffusant la haine de l’autre et l’encouragement au radicalisme à portée violente et au terrorisme.

Comment fonctionnera la task-force? Quel sera son budget et quels pays y participeront dans l’Union et hors de l’Union? Concrètement, comment les contre-discours seront-ils définis et diffusés?

Quel bilan peut être tiré des réunions avec les opérateurs d’internet? Quelles mesures vont être proposées et dans quel cadre législatif?

Réponse du Conseil de l’Union européenne – 15 septembre 2014

La responsabilité de la lutte contre le terrorisme incombe aux États membres. Les efforts de l’UE peuvent néanmoins s’ajouter aux efforts nationaux et locaux, l’UE fournissant un cadre à la coopération pour trouver les réponses appropriées à mettre en place dans toute l’UE et permettant l’échange de bonnes pratiques sur les moyens de réagir efficacement aux niveaux tant local et national qu’européen et international.

Les 5 et 6 juin 2014, le Conseil a actualisé la stratégie révisée de l’UE visant à lutter contre la radicalisation et le recrutement de terroristes. Cette stratégie devrait aider les États membres à mettre au point, s’il y a lieu, des programmes et politiques qui leur soient propres et qui tiennent compte de leurs besoins, objectifs et capacités spécifiques. L’examen des problèmes liés à l’Internet dans le cadre de la lutte contre la radicalisation et le recrutement de terroristes fait partie de la liste de mesures qui accompagne la stratégie. Cette liste est encore en cours d’examen.

La question des combattants étrangers a figuré aux premiers rangs des priorités du coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme ces dix-huit derniers mois. À cet égard, il a été régulièrement invité à participer aux réunions du groupe de l’UE à 9 présidé par les ministres de l’intérieur.

Toutefois, le Conseil ne participe pas aux travaux de ce groupe réunissant les ministres de l’intérieur de neuf États membres de l’UE. Ce groupe a, en effet, été créé à l’initiative de ces derniers. Son fonctionnement et les décisions qu’il prend relèvent principalement de la prérogative des États membres.

Situation des chrétiens en Syrie – Réponse de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 1er juillet 2014

La Syrie est un des pays où la situation des chrétiens s’est le plus détériorée en 2013, passant du 36e au 11e rang dans l’Index mondial de persécution présenté en janvier 2013 par l’association chrétienne Portes Ouvertes. Représentant 8 % de la population syrienne avant le début du conflit, les chrétiens constituent aujourd’hui une minorité particulièrement vulnérable, qu’on les considère comme des soutiens au régime de Bachar Al-Assad ou comme trop neutres.

Dans le cadre de ses orientations relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction adoptées le 24 juin 2013, comment l’Union européenne compte t elle peser pour sauvegarder l’existence de la communauté chrétienne de Syrie et lutter contre les actes de violence perpétrés à son encontre, permettre aux chrétiens de Syrie de rester dans leur patrie ou d’y retourner en sécurité et garantir, plus largement, le droit à la liberté religieuse en Syrie?

Quel soutien financier a été et sera accordé dans le cadre de l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme pour améliorer la situation des chrétiens en Syrie?

Réponse de Catherine Ashton, Haute Représentante/vice-présidente au nom de la Commission européenne – 22 septembre 2014

L’Union européenne est extrêmement préoccupée par la tragédie que vivent les minorités chrétiennes en Syrie. Le Conseil européen et la haute représentante/vice-présidente ont condamné avec la plus grande fermeté les atrocités commises à l’encontre de minorités religieuses ciblées et ont exprimé la détermination de l’UE à défendre les droits de l’homme et à veiller à ce que les auteurs de violations généralisées et systématiques des droits de l’homme répondent de leurs actes.

L’UE est résolue à poursuivre les efforts de solidarité considérables qu’elle déploie envers les populations vulnérables en Syrie, notamment les minorités religieuses ciblées. Les institutions et les États membres de l’UE continuent d’être le fer de lance de la réaction internationale à la crise et ont mobilisé plus de 2,87 milliards d’euros pour financer l’aide à la reconstruction et les secours en faveur des populations concernées sur le territoire syrien et dans les pays voisins.

Plus particulièrement, la CE agit en faveur de la liberté de religion ou de conviction, entre autres par des projets soutenant des organisations de la société civile qui s’inscrivent dans le cadre de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH). Elle octroie également une aide financière aux défenseurs des droits de l’homme, notamment des droits des personnes appartenant à des minorités religieuses. La Syrie reste une priorité au titre de cet instrument.

L’Europe ne doit pas abandonner les Chrétiens d’Orient

Le député européen Philippe Juvin a officiellement déposé jeudi 18 septembre la candidature conjointe de la « Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger », l’ONG « Portes Ouvertes », la fondation « Aide à l’Église en détresse » et l’association « l’Œuvre d’Orient » pour le Prix Sakharov 2014 pour la liberté de l’esprit. Ces quatre organisations œuvrent pour la défense des droits et la protection des Chrétiens d’Orient.

« Cette nomination se justifie par la nécessité de défendre les Chrétiens d’Orient, particulièrement en Irak et en Syrie. Ceux-ci sont les victimes d’un véritable génocide et d’une opération d’épuration religieuse et culturelle menée par l’État islamique, désormais tristement célèbre » a expliqué Philippe Juvin, à l’origine de cette initiative, et membre de la commission des Affaires étrangères au Parlement européen.

Cette candidature, qui rassemble quatre organisations représentant différentes confessions chrétiennes, constitue un symbole fort et appelle à la mobilisation de l’Union européenne pour la protection des populations chrétiennes dans ces régions.
« Les valeurs de l’Europe sont nées de 2000 ans d’histoire chrétienne. Les Chrétiens d’Orient sont porteurs de nos valeurs dans ces régions. Ainsi, à travers ces persécutions, ce sont les valeurs et l’identité même de l’Europe qui sont attaquées » a déclaré Philippe Juvin. « Si l’Union européenne ne défend pas ces populations, personne ne le fera » a-t-il ajouté.

« Je tiens à remercier les 60 parlementaires européens, issus de 15 pays différents, qui ont soutenu ma proposition » a conclu Philippe Juvin.

Créé en 1988, le « Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit » est décerné chaque année par le Parlement européen. Il récompense des personnalités ou des collectifs qui s’efforcent de défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

>> Téléchargez le communiqué

Intervention de Philippe Juvin en séance plénière au Parlement européen sur les chrétiens d’Orient


Intervention Philippe Juvin lors de la séance plénière du 17 septembre 2014 sur la situation des chrétiens en Irak et Syrie par juvin

L’Appel des Onze

Le chaos économique, social, politique et moral de la France de François Hollande est total. Cette situation dramatique affecte aussi la position internationale de la France et l’influence de notre pays en Europe. Aujourd’hui, l’Europe se fait sans la France. Le couple franco-allemand n’est plus qu’un exercice de style. François Hollande a été désavoué par tous ses partenaires européens, même ceux de sa propre famille politique. Notre voix ne compte plus. Tous les jours, l’influence française disparaît un peu plus.

Pourtant, la France a longtemps éclairé l’Europe et le monde, en particulier lors de la présidence française de 2008. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à cette mort lente de notre influence. L’UMP doit peser dans le débat européen en mettant à sa tête un homme qui comptera dans les négociations avec ses voisins, en particulier avec nos partenaires du PPE. Car c’est au PPE que se discutent les grandes décisions de l’Union et se défend l’intérêt national.

C’est pourquoi nous, députés européens du PPE, appelons à la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP, seul parti d’opposition à François Hollande, capable de redresser le pays. Nicolas Sarkozy est patriote et européen. Par son expérience et son autorité, il est le seul à jouir d’une reconnaissance internationale qui bénéficiera à la France et qui contribuera au rétablissement de notre influence en Europe.

Philippe Juvin
Brice Hortefeux
Michèle Alliot-Marie
Rachida Dati
Angélique Delahaye
Françoise Grossetête
Constance Le Grip
Nadine Morano
Renaud Muselier
Maurice Ponga
Franck Proust

Interview – Echo of Europe – Commission européenne: « Moscovici est sous tutelle » pour Philippe Juvin

By Echo of Europe on 10 septembre 2014

>> Cliquez ici pour accéder à l’interview sur le site Echo of Europe

L’Eurodéputé PPE Philippe Juvin revient pour nous sur la nouvelle commission Juncker, une commission qui voit le poid de la France au sein de l’UE diminuer.

« En pratique, la déclaration de Jean-Claude Juncker est malheureusement sans ambiguïté : « le commissaire (M. Moscovici) aura besoin de l’appui d’un vice-président (M. Dombrovskis) pour ajouter une nouvelle initiative au programme de travail de la Commission ou à l’ordre du jour du Collège ». Autrement dit, pour la première fois, l’action d’un commissaire européen français sera contrôlée par un commissaire d’un autre pays… Pierre Moscovici devra faire valider toutes ses décisions. Cette situation fait honte à la France. Elle témoigne d’une triste réalité: la mort lente de l’influence française dans l’Union », a expliqué Philippe Juvin.

Pour le député, « cette triste situation était malheureusement prévisible. Car la légitimité de Pierre Moscovici était affectée par ses positions de ministre. Quand il était ministre, Pierre Moscovici s’était constamment assis sur les recommandations de la Commission. Quelle légitimité aurait-il eu pour imposer aux autres ce qu’il a refusé de s’imposer à lui-même ? Par ailleurs, nous payons aujourd’hui la légèreté de François Hollande dans l’image qu’il donne quotidiennement de la France ».

Aggravation de la crise au Soudan du Sud et situation des enfants – Réponse de Catherine Ashton

Question avec demande de réponse écrite de Philippe JUVIN à la Commission européenne (Vice-présidente/Haute Représentante) – 7 juillet 2014

Depuis le 15.12.2013, le Soudan du Sud est le théâtre d’une guerre civile sanglante à dimension ethnique. Après des mois de pourparlers, le président sud-soudanais et son rival se sont engagés à cesser les hostilités, à organiser des élections et à former un gouvernement de transition. Mais l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) doute de leur volonté réelle de trouver une issue politique au conflit.

Le Conseil de sécurité a adopté, le 27.05.2014, la résolution 2155 qui recentre le mandat de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud sur la protection des civils. Parmi eux, les enfants constituent un groupe particulièrement vulnérable : 500.000 déplacés, 50.000 menacés de mort à court terme, de faim ou de maladie et 9.000 recrutés et utilisés comme enfants-soldats.

1/ Comment l’UE soutient-elle la médiation de l’IGAD via l’Instrument de Stabilité ?

2/ Quelles actions spécifiques aux enfants sont soutenues par l’UE ?

3/ L’UE, par la voix de son représentant spécial pour la Corne de l’Afrique Alexander RONDOS, compte-elle exhorter le Soudan du Sud à mettre en œuvre le plan d’action signé en mars 2012 avec les Nations-Unies pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants par les forces armées ?

Réponse donnée par Mme Ashton, Haute Représentante/Vice-Présidente, au nom de la Commission européenne – 2 septembre 2014

Dès le déclenchement de la crise au Soudan du Sud, l’Union européenne a soutenu les efforts déployés par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) pour trouver une solution. Le représentant spécial de l’UE et la délégation de l’UE auprès de l’Union africaine appuient les médiateurs de l’IGAD, tandis que l’UE a apporté au processus de médiation une contribution de 1 million d’euros. En outre, l’UE a récemment adopté un ensemble de mesures d’aides exceptionnelles d’un montant de 10 millions d’euros pour favoriser la stabilisation et instaurer un climat de confiance dans les régions directement touchées, tout en encourageant la prévention des conflits dans celles qui présentent un risque élevé de contagion. Elle prévoit également d’appuyer la mise en œuvre des conclusions des négociations menées actuellement sous l’égide de l’IGAD, comme le mécanisme de suivi et de vérification, ainsi que d’autres discussions complémentaires, ce qui permettra à l’UE de réagir rapidement dès que l’occasion se présentera de concourir à la stabilisation, aux négociations et aux initiatives de prévention des conflits.

L’Union condamne les violations des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité qui ont lieu au Soudan du Sud, notamment ceux qui prennent pour cibles les enfants; elle est déterminée à épargner de nouvelles souffrances à la population C’est pourquoi, l’Union a décidé d’adopter dans un premier temps des mesures restrictives à l’encontre des personnes coupables d’avoir entravé le processus de paix mené par l’IGAD en violant le cessez-le-feu et en commettant d’inqualifiables violations des droits de l’homme.

Par l’intermédiaire d’un projet de l’initiative «Les enfants de la paix» dans les camps de réfugiés d’Adjoung Thok et de Maban, l’Union participe à des initiatives d’éducation et de protection des enfants (de 12 à 17 ans) en faisant porter plus particulièrement son effort sur ceux dont la scolarité a été perturbée par les conflits et les déplacements. Par ailleurs, les interventions humanitaires financées par l’Union accordent une attention particulière aux problèmes de protection des civils, notamment celui de l’enrôlement des enfants dans les forces armées. L’Union soutient également, à Djouba, des lieux sûrs réservés aux filles et aux jeunes femmes victimes de violences sexistes.

Le commissaire français Pierre Moscovici mis sous tutelle: « une honte pour la France due à la légèreté et à l’inexistence de François Hollande en Europe »

10/09/2014: Le commissaire français Pierre Moscovici mis sous tutelle: « une honte pour la France due à la légèreté et à l’inexistence de François Hollande en Europe » Philippe Juvin, porte-parole de la délégation française du Groupe PPE au Parlement européen.

« La composition de la Commission européenne vient de tomber. Pierre Moscovici finit par obtenir le portefeuille des Affaires économiques. Mais ce poste prestigieux est en trompe l’œil: Pierre Moscovici est en fait mis sous la tutelle étroite du vice-président letton et ancien premier ministre Valdis Dombrosvkis. Ce n’était jamais arrivé. Pour la première fois de son Histoire, la France n’a pas de commissaire européen autonome », a déclaré Philippe Juvin, porte-parole de la délégation française du Groupe PPE au Parlement européen.

« En pratique, la déclaration de Jean-Claude Juncker est malheureusement sans ambiguïté : « le commissaire (M. Moscovici) aura besoin de l’appui d’un vice-président (M. Dombrovskis) pour ajouter une nouvelle initiative au programme de travail de la Commission ou à l’ordre du jour du Collège ». Autrement dit, pour la première fois, l’action d’un commissaire européen français sera contrôlée par un commissaire d’un autre pays… Pierre Moscovici devra faire valider toutes ses décisions. Cette situation fait honte à la France. Elle témoigne d’une triste réalité: la mort lente de l’influence française dans l’Union », a expliqué Philippe Juvin.

Pour le député, « cette triste situation était malheureusement prévisible. Car la légitimité de Pierre Moscovici était affectée par ses positions de ministre. Quand il était ministre, Pierre Moscovici s’était constamment assis sur les recommandations de la Commission. Quelle légitimité aurait-il eu pour imposer aux autres ce qu’il a refusé de s’imposer à lui-même ? Par ailleurs, nous payons aujourd’hui la légèreté de François Hollande dans l’image qu’il donne quotidiennement de la France ».

« Voilà le résultat de deux ans d’une politique européenne inexistante. Aujourd’hui est un jour triste pour tous ceux qui croient en une France forte » a conclu Philippe Juvin.

>> Téléchargez le communiqué

Irak : il y a urgence Messieurs les Européens ! Agissons sur le plan humanitaire, militaire et diplomatique

Suite aux témoignages de François Fillon et des parlementaires qui reviennent de mission en Irak, Philippe Juvin, un des premiers parlementaires européens à avoir mesuré l’ampleur de la menace de l’Etat islamique sur la stabilité du Proche-Orient mais aussi du reste du monde, demande au Président de la République de peser sur l’Union européenne afin qu’elle agisse à quatre niveaux :

– répondre à l’urgence humanitaire : « Collectivement, nous ne pouvons participer à l’exode de ces milliers de Chrétiens et de Kurdes. C’est de leur survie dans la paix dont nous devons nous préoccuper » explique Philippe Juvin qui connait bien ces territoires et qui est en contact quotidien avec des représentants de ces communautés via le Liban.
– anéantir militairement cet Etat islamique
– rétablir la stabilité dans cette région en impliquant la participation de tous les grands Etats démocratiques de la région
– assurer aux Chrétiens d’Orient, dans chacun de leurs pays respectifs, une représentation qui leur permet de faire valoir leurs aspirations.

Saluant l’action décidée par le Président Hollande tant d’un point de vue humanitaire que militaire avec les livraisons d’armes aux Kurdes, Philippe Juvin en appelle au Président du Conseil européen pour que des moyens humanitaires, militaires et diplomatiques à la hauteur de la gravité de l’enjeu, soient mis en œuvre au plus vite.

« Les frontières de la barbarie ont été franchies dans cette région : assassinats de journalistes, de femmes et d’enfants, viols, enlèvements….La France et l’Union européenne doivent s’associer à toute action de la Cour Pénale Internationale contre les auteurs de ces crimes et contre leurs complices dans les Etats qui le financent » conclut-il.

>> Téléchargez le communiqué

Donald Tusk au Conseil : réformer paye, une leçon pour les Français

Philippe Juvin, porte parole des eurodéputés UMP PPE : Donald Tusk au Conseil : réformer paye, une leçon pour les Français.

Donald Tusk, premier ministre polonais, a été désigné pour succéder à Herman Van Rompuy.
Donald Tusk a eu le courage de mener dans son pays des réformes structurelles telles que la réforme des retraites, de la fiscalité ou du système de santé. Il était donc le plus à même de soutenir un calendrier de réformes pour l’Europe.

Sa nomination est un grand succès pour le PPE et un nouveau camouflet pour François Hollande qui soutenait la candidature socialiste danoise. Elle est une fois de plus la preuve de l’absence totale de l’influence française en Europe.

La Pologne de Tusk a montré qu’en jouant la carte européenne, en assainissant les finances publiques et en prenant ses responsabilités, on créait de la croissance et des emplois. Tout le contraire de l’immobilisme français qui tergiverse en mettant ses propres maux sur le dos de l’Europe. L’élection de Tusk doit être une leçon pour tous.

Situation des chrétiens en Irak : réponse de Catherine ASHTON

Question avec demande de réponse écrite de Philippe JUVIN à la Commission européenne (Vice-présidente/Haute Représentante) – 8 juillet 2014

Objet: VP/HR — Situation des chrétiens en Irak

Depuis la première guerre du Golfe, la situation des chrétiens en Irak n’a cessé de se dégrader, notamment depuis l’invasion du pays par la coalition menée par les États-Unis en 2003 et la montée en puissance des sentiments anti-occidentaux et des groupes islamistes radicaux. 90 % de la population chrétienne d’Irak aurait ainsi disparu en 10 ans. Les chrétiens représenteraient aujourd’hui entre 2 et 3 % de l’ensemble de la population irakienne, contre 20 % en 1932 et 5 % en 2003. Après avoir été les victimes de multiples attentats, ils subissent actuellement les exactions des djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant et prennent la fuite massivement.

1. Conformément aux lignes directrices de l’Union en matière de religion ou de conviction du 24 juin 2013, quelles actions compte entreprendre l’Union pour protéger la minorité chrétienne en Irak?

2. La Vice-présidente/Haute Représentante a-t-elle l’intention de se rendre régulièrement au Proche-Orient pour témoigner de son engagement politique et de sa solidarité envers les chrétiens d’Orient et de coopérer étroitement avec les États-Unis sur ce sujet?

3. L’Union compte-t-elle appuyer les efforts de l’Organisation mondiale des migrations pour répondre à l’exode massif de population, notamment chrétienne, en Irak et garantir la sécurité des réfugiés?

Réponse donnée par Mme ASHTON, haute représentante/vice-présidente
au nom de la Commission
(13.8.2014)

La haute représentante/vice-présidente suit attentivement la situation des chrétiens en Iraq et a fait part à plusieurs reprises de sa préoccupation au sujet de la protection des personnes appartenant aux minorités religieuses dans ce pays. L’ Union européenne, dans les conclusions du Conseil des affaires étrangères du 23 juin 2014, a condamné le recours à la violence contre les citoyens iraquiens et appelé toutes les parties à s’abstenir de tout usage de la violence. La détérioration rapide des conditions de sécurité au cours des dernières semaines accable encore davantage les populations vulnérables, notamment les minorités chrétiennes.

Chaque fois qu’elle en a eu l’occasion, l’Union a rappelé aux autorités iraquiennes la nécessité de préserver les droits des personnes appartenant aux minorités religieuses. En outre, les droits de l’homme sont un élément essentiel de l’accord de partenariat et de coopération, en vertu duquel une sous-commission consacrée à cette question a été créée.

Dans les faits, l’Union a fourni une aide technique dans les domaines de la mise en place d’un État de droit et de la défense des droits de l’homme, tout en répondant également aux problèmes des minorités, grâce au soutien apporté aux programmes en faveur de la société civile et du renforcement des institutions; il est prévu de poursuivre ce soutien à l’avenir.

La haute représentante/vice-présidente continuera à répondre aux besoins particuliers des minorités affectées par les conflits, en coopération avec tous les acteurs internationaux engagés en Iraq. L’Union apporte une aide humanitaire à tous les iraquiens touchés par la crise actuelle. L’Organisation internationale pour les migrations, un des partenaires de l’Union, fournit une aide humanitaire aux plus vulnérables.

Composition de la Commission européenne : ne pas obtenir de portefeuille stratégique serait un camouflet pour la France

La décision de François Hollande est donc prise : Pierre Moscovici sera son candidat à la Commission européenne.

La question est donc désormais la nature du portefeuille que celui-ci va obtenir, et qui sera le témoin de l’influence de notre pays en Europe.

Michel Barnier, le Commissaire européen français sortant, a un poids immense : il est responsable du marché intérieur et des marchés financiers. Il a été à la barre dans la crise financière.

La répartition des portefeuilles au sein de la Commission européenne va donc être l’épreuve de vérité pour la France de François Hollande. Obtenir, pour Pierre Moscovici, un portefeuille de moindre importance que celui de Michel Barnier serait l’indicateur d’une baisse tragique d’influence de la France en Europe.

Or les signes avant-coureurs ne trompent pas. On évoque ainsi un portefeuille « économique en charge de la relance ». Un tel portefeuille, qui n’existe pas actuellement, n’aurait aucun poids politique puisque les politiques de relance ne sont pas décidées au niveau européen mais par les Etats membres… Le fait que François Hollande évoque aussi un titre complémentaire ronflant de vice-président de la Commission européenne, lui aussi sans aucun effet réel, sonne déjà comme un lot de consolation.

Ne pas obtenir de portefeuille stratégique dans la nouvelle Commission européenne serait un camouflet pour notre pays, et signerait une nouvelle étape dans la disparition de notre influence en Europe.

>> Téléchargez le communiqué