UMP Facs : Grand Forum sur l’Europe

J’étais cet après midi invité par les jeunes de l’UMP Facs pour débattre au sujet de l’Europe.

Il y a un an, les candidats aux élections européennes de la Majorité présidentielle avaient pris l’engagement de revenir vers les électeurs, ici les étudiants, pour faire un premier bilan d’action sur notre année de mandat.

Plusieurs tables rondes étaient ainsi organisées, sur des sujets d’actualité tels que la reprise économique et l’emploi face à la crise en Europe, les jeunes et l’Europe, ou encore sur l’Europe en 2020.

Je suis pour ma part intervenu sur le thème de l’Europe et les grandes crises humanitaires. Sujet qui me préoccupe particulièrement et sur lequel j’ai eu l’occasion d’interpeller le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, ou le Haut Réprésentant de l’Union aux Affaires européennes, Catherine Ashton. En effet, bien que disposant d’aides humanitaires sur tous les continents avec son programme ECHO, l’Union européenne ne dispose pas aujourd’hui d’une propre Force de protection civile européenne qui pourrait intervenir lors d’évènements tragiques tels que le séisme en Haïti l’hiver dernier.

L’Union européenne et ECHO ne sont pas en mesure de lever eux-mêmes toutes les ressources nécessaires à l’apport d’une aide d’urgence, à la mobilisation d’équipes de sauveteurs, à l’installation d’hôpitaux de campagne et à la mise en place de systèmes de communication temporaires.
ECHO finance et coordonne ces opérations tout en confiant la fourniture d’aide d’alimentaire et de matériel, ainsi que la mise en œuvre des programmes d’urgence, à des partenaires : ONG, agences spécialisées des Nations unies et Croix-Rouge internationale.

Lors des inondations qui ont frappé l’Europe ces dernières semaines, une telle Force aurait également été nécessaire. Plutôt que d’intervenir de manière individuelle dans chaque état concerné par les inondations, il aurait été utile et plus efficace de mettre en œuvre une véritable action coordonnée entre les Etats membres et de mutualiser les moyens nationaux existants, d’autant que les zones sinistrées s’étendaient parfois sur plusieurs pays européens.

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