Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes

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Cérémonie des vœux aux communautés religieuses


Voeux 2012 aux communautés religieuses par lagarennecolombes

Chaque année, je réunis les ministres des cultes organisés à La Garenne pour leur présenter l’hommage de La Ville à leur apport à la société. Je me sens en plein accord avec cette phrase du pape, qui souligne combien sont importantes les religions dans la République en affirmant   »la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et la contribution qu’elle peut apporter, avec d’autres instances, à la création d’un consensus éthique fondamental dans la société ».

Les agences de notation sont des ayatollahs

 

http://www.europe1.fr

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 15 janvier 2012 à 10h12

Philippe Juvin, député européen et secrétaire national de l’UMP, a qualifié dimanche « d’ayatollahs » les agences de notation, après la perte du triple A de la dette française décidée par l’agence Standard & Poor’.« Ici au Parlement européen, nous considérons que ces agences sont des ayatollahs, obnubilés par un seul modèle, totalement incapables de saisir les mesures coordonnées que prend l’union européenne », écrit-il. « Vu du Parlement européen : de l’avis de tous ici, l’eurozone nous protège des effets de la dégradation. Heureusement, nous ne sommes pas seuls ! », conclut-il.

Si le soleil ne revenait pas

  Ramuz a eu son heure de gloire ; il est même entré dans la Pléiade. Alors, poussé par une âme missionnaire qui souhaitait que je le découvre, j’ai lu « Passage du poète ». Curieuse sensation d’une langue au style hésitant, circulaire, souvent gauche, qui avance en boucle. Et pour tout dire souvent terriblement ennuyeuse… Texte sauvé toutefois par quelques fulgurances. « Elle a mis sa tête à elle là où est son cœur à lui ». Toujours encouragé dans mes efforts, je me donnai une seconde chance avant de classer définitivement Ramuz dans la catégorie des fâcheux, qu’il faut aimer parce-que-ça-fait-chic. J’ouvris donc : « Si le soleil ne revenait pas ». Surprise, un vrai concentré de poésie : « Même ici où on ne voit pas le soleil pendant six mois, on le sent qui est là, derrière les montagnes, et envoie en délégation ses couleurs, qui sont le rose pâle, le jaune clair, le roux, dont un pinceau minutieux revêt autour de vous les pentes. La neige sur les toits est comme du linge qu’on vient de passer au bleu; elle est sur les côtés des toits comme des piles de draps de lit pliés en quatre dont on voit les épaisseurs lesquelles débordent; et la masse dépassant, de temps en temps, se rompt et tombe, avec un bruit d’écrasement, comme un fruit mûr. La neige est à la point des pieux comme des bonnets en laine d’agneau. L’air est à la fois immobile et animé d’un mouvement secret; il ne se respire pas, il se boit. »

Le gouvernement finlandais veut-il vraiment sauver la Grèce ?

Le gouvernement finlandais veut-il vraiment sauver la Grèce ? La décision de la Finlande de négocier dans son coin sa participation au plan de sauvetage de la Grèce est un mauvais coup donné à l’Europe. Cette demande de la Finlande complique et met gravement en cause la mise en œuvre du plan de sauvetage. Comment peut-on à la fois appeler à la création d’un gouvernement économique européen, et à la première occasion, aller en catimini négocier sa petite soupe dans sa petite casserole ? Dans la situation grave que connaît l’Europe, aucun Etat ne doit plus se payer le luxe des petites égoïsmes nationaux.

La dictée de Mérimée : devoirs de vacances

La dictée faisait partie des passe-temps de la cour de l’empereur Napoléon III. Mythe ou réalité, la dictée attribuée à Mérimée a mis à l’épreuve les souverains ainsi que leurs invités. Napoléon III commit 75 fautes, l’impératrice Eugénie, 62, Alexandre Dumas fils, 24. Seul un étranger, le prince de Metternich, ambassadeur d’Autriche, n’en fit que 3…

Voici le texte de « la fameuse dictée » publiée par Léo Claretie en 1900.
« Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier. Quelles que soient et quelqu’exiguës qu’aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d’en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires. Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entraîner à prendre un râteau et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d’une phtisie. – Par saint Martin, quelle hémorragie, s’écria ce bélître ! À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière. »

14 juillet en deuil

Ce matin, beau défilé sur les Champs Elysées. Endeuillé par tous ces morts en Afghanistan. Depuis 2008 et le moment où je suis allé là-bas comme officier de réserve, je dis et écris la même chose. Quand Jacques Chirac et Lionel Jospin ont décidé d’envoyer nos soldats là-bas, notre objectif était simple : démanteler les camps d’Al Quaïda. C’est aujourd’hui chose faite : l’Afghanistan n’est plus la base arrière du terrorisme que l’on connaissait en 2001. Certes la situation est fragile, les talibans sont toujours un danger, la guerre civile menacerait si nous partions brutalement, le Pakistan est gangréné par les troubles à ses frontières, mais l’objectif initial est rempli. Nous ne pouvons pas être les policiers du monde entier. Que les Afghans s’assument, assurent leur police intérieur et leur sécurité à leurs frontières : ne laissons là-bas que les troupes strictement nécessaires pour interdire la réinstallation des camps de terroristes et la déstabilisation du Pakistan. Et pour le reste, aidons financièrement l’Afghanistan, et partons.

Merdre ! Ubu et la pompe à Phynances sont à la Comédie Française

« De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content », lance le Père Ubu, nouveau Macbeth de pacotille, à sa femme qui voudrait le voir déjà sur le trône. Elle l’y verra bientôt, après l’avoir incité, avec la complicité du capitaine Bordure, à tuer le roi, contraignant la reine et son fils Bougrelas à l’exil. Ubu va exercer le pouvoir avec la délicatesse d’un char d’assaut, tyrannique, spoliateur et assassin de la noblesse, des magistrats et des financiers. Joyeux archétype de la bassesse humaine, Ubu manie redoutablement la machine à décerveler et le croc-à-merdre ou crochet-à-noble… Mais, s’il a pensé à éliminer ses adversaires pour régner sans partage sur cette improbable Pologne, «c’est-à-dire nulle part», Ubu a négligé de respecter ses promesses. Sa seule issue est donc la fuite en avant : attaquer le « Czar » et la Russie. Sortant sain et sauf d’une bataille (et d’une déculottée) aussi rocambolesque que le reste, il finit par décider de venir vivre chez nous en France…

La mise en scène sert parfaitement le texte : c’est drôle et absurde. Les acteurs sont beaux, ils ne font qu’un avec le texte de Jarry qui n’a pas pris une ride.Deux heures d’enchantement.

Pour voir l’air de fin, cliquer ici : Ubu : air de fin

Agamemnon à la Comédie Française

« Jamais ma fureur prophétique
Ne m’a fait voir aussi clair
Je regarde, je suis là-bas
Je jouis du spectacle à l’avance
Non ce ne sont pas des hallucinations
Ce ne sont pas des fantasmes illusoires
Ce spectacle nous allons y assister ensemble »
Cassandre

La Comédie française donne la pièce de Sénèque à la Salle Richelieu. Lorsque le fantôme de Thyeste apparaît devant le palais des Atrides pour exhorter son fils Égisthe à tuer Agamemnon, tout est scellé. Le texte de Sénèque, qui dévoile la toute-puissance des images sur les choses, ne se soucie pas de montrer l’action; il donne la parole à Clytemnestre – qui répugne à tuer mais cède aux arguments d’Égisthe –, à Eurybate, messager qui décrit le naufrage de la flotte d’Agamemnon, mais surtout à Cassandre, butin ramené de Troie par Agamemnon. Cassandre n’a plus rien à perdre; il ne lui reste qu’à raconter, dans une sorte de transe, la mort du héros grec en même temps qu’elle a lieu. La mise en scène est miraculeuse et la traduction française du texte initial fluide et mélodieuse, sans aucune perte de richesse ni d’ampleur. Vous pouvez y courir, et vous ne serez pas déçus !

Les Maires de Colombes et de la Garenne-Colombes proposent un tracé alternatif pour le nouveau métro

Voir l’article d’Alexis Bachelay, Maire adjoint de Colombes, qui résume bien la position commune de La Garenne et de Colombes, qui demandent que soit revu le tracé du futur métro, afin qu’il passe par La Garenne-Colombes.

« … Cette initiative Colombes-La Garenne-Colombes est une première. IL n’a échappé à personne que nous ne sommes pas de la même couleur politique. Mais pour défendre les intérêts de nos villes, il est indispensable de dépasser certains clivages pour porter ensemble cette proposition alternative.

Comme l’indique l’article du Parisien, il y a des nombreux arguments à faire valoir en faveur du tracé alternatif :

  • développement important du nombre des habitants et des emplois dans les cinq prochaines années dans le secteur Place de Belgique – Charles-de-Gaulle est.
  • Arrivée du tramway T2 à La Garenne-Colombes et Colombes
  • Croissance démographique de Colombes et de nombreux projets d’aménagements et de développement économique à l’horizon.

Pour toutes ces raisons, le tracé alternatif proposé par Philippe Sarre et Philippe Juvin, fera, nous le savons, l’objet d’un soutien massif des habitants de nos communes. Bien des décisions concernant le supermétro restent en suspens. Loin des petites polémiques, nous nous battons jusqu’au bout pour obtenir un métro à Colombes. …

2011 : année La Tour du Pin : Les enfants de septembre

Les Enfants de septembre.


Les bois étaient tout recouverts de brumes basses,
Déserts, gonflés de pluie et silencieux;
Longtemps avait soufflé ce vent du Nord où passent
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d’autres cieux,
Par grands voiliers, le soir, et très haut dans l’espace

J’avais senti siffler leurs ailes dans la nuit,
Lorsqu’ils avaient baissé pour chercher les ravines
Où tout le jour, peut-être, ils resteront enfouis;
Et cet appel inconsolé de sauvagine
Triste, sur les marais que les oiseaux ont fuis.

Après avoir surpris le dégel de ma chambre,
A l’aube, je gagnai la lisière des bois;
Par une bonne lune de brouillard et d’ambre
Je relevai la trace, incertaine parfois,
Sur le bord du layon, d’un enfant de Septembre.

Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés,
Ils se croisaient d’abord au milieu des ornières
Où dans l’ombre, tranquille, il avait essayé
De boire, pour reprendre ses jeux solitaires
Très tard, après le long crépuscule mouillé.

Et puis, ils se perdaient plus loin parmi les hêtres
Où son pied ne marquait qu’à peine sur le sol;
Je me suis dit : il va s’en retourner peut-être
A l’aube, pour chercher ses compagnons de vol,
En tremblant de la peur qu’ils aient pu disparaître.

Il va certainement venir dans ces parages
A la demi-clarté qui monte à l’orient,
Avec les grandes bandes d’oiseaux de passage,
Et les cerfs inquiets qui cherchent dans le vent
L’heure d’abandonner le calme des gagnages.

Le jour glacial s’était levé sur les marais;
Je restais accroupi dans l’attente illusoire,
Regardant défiler la faune qui rentrait
Dans l’ombre, les chevreuils peureux qui venaient boire
Et le corbeaux criards, aux cimes des forêts.

Et je me dis : je suis un enfant de Septembre,
Moi-même, par le coeur, la fièvre et l’esprit,
Et la brûlante volupté de tous mes membres,
Et le désir que j’ai de courir dans la nuit
Sauvage, ayant quitté l’étouffement des chambres.

Il va certainement me traiter comme un frère,
Peut-être me donner un nom parmi les siens;
Mes yeux le combleraient d’amicales lumières
S’il ne prenait pas peur, en me voyant soudain
Les bras ouverts, courir vers lui dans la clairière.

Farouche, il s’enfuira comme un oiseau blessé,
Je le suivrai jusqu’à ce qu’il demande grâce,
Jusqu’à ce qu’il s’arrête en plein ciel, épuisé,
Traqué jusqu’à la mort, vaincu, les ailes basses,
Et les yeux résignés à mourir, abaissés.

Alors, je le prendrai dans mes bras, endormi,
Je le caresserai sur la pente des ailes,
Et je ramènerai son petit corps, parmi
Les roseaux, rêvant à des choses irréelles,
Réchauffé tout le temps par mon sourire ami…

Mais les bois étaient recouverts de brumes basses
Et le vent commençait à remonter au Nord,
Abandonnant tous ceux dont les ailes sont lasses,
Tous ceux qui sont perdus et tous ceux qui sont morts,
Qui vont par d’autres voies en de mêmes espaces !

Et je me suis dit : Ce n’est pas dans ces pauvres landes
Que les enfants de Septembre vont s’arrêter;
Un seul qui se serait écarté de sa bande
Aurait-il, en un soir, compris l’atrocité
De ces marais déserts et privés de légende ?

Patrice de La Tour du Pin – La Quête de la joie.

Drônes : la naïveté coupable des pacifistes

Mon collègue socialiste Arlacchi va proposer cette semaine au PE d’interdire les drônes en Afghanistan … Au motif que ceux-ci seraient responsables de morts civils. Rien que ça. Sans doute pour obliger nos soldats à aller encore plus au contact des talibans ! Merci pour eux. Quelle naïveté coupable. Et puis un jour on nous demandera de ne pas utiliser d’avions car les talibans n’ont pas d’aviation … Je défendrai une position contraire avec toute la vigueur nécessaire à Strasbourg cette semaine.

Saint-John Perse, Amers

Et comme nous courions à la promesse de nos songes, sur un très haut versant de terre rouge chargée d’offrandes et d’aumaille, et comme nous foulions la terre rouge du sacrifice, parée de pampres et d’épices, tel un front de bélier sous les crépines d’or sous les ganses, nous avons vu monter au loin cette autre face de nos songes : la chose sainte à son étiage, la Mer, étrange, là, et qui veillait sa veille d’Etrangère – inconciliable, et à jamais inappariée- la Mer errante prise au piège de son aberration.

St J P, Amers

La Politique Agricole Commune se renégocie à Bruxelles

« Les ministres européens de l’Agriculture se réunissent lundi pour donner le coup d’envoi aux négociations sur la future politique agricole commune (PAC) à vingt-sept. Un enjeu de taille qui s’appliquera pour la période 2014-2020. Ils négocient sur la base de la proposition de la Commission européenne, bien accueillie par les eurodéputés. Ils se donnent du temps pour aplanir leurs divergences : leurs conclusions sont attendues pour 2013. [Lire la suite ...]

Vrai ou Faux ? Tout ça, c’est à cause de l’euro.

L’Europe sauve donc l’Irlande. Bonne nouvelle. Même si j’aurais préféré que les irlandais acceptassent de relever leur fiscalité sur les entreprises qui n’est rien d’autre que du dumping social. mais bon, ne boudons pas notre soulagement ! Et dire que certains vont encore chantonner que « tout ça, c’est à cause de l’euro »… Non, tout ça, c’est à cause des Etats qui depuis trente ans s’endettent. L’euro a bon dos. Sans l’euro, le système aurait explosé depuis longtemps. La Grèce, l’Irlande, et peut être l’Espagne et le Portugal n’auraient plus honoré leur dette. Ils seraient plongé dans une crise qui aurait rappelé l’Allemagne de Weimar. Quant à la France, sans l’euro, elle serait bien seule, et ne serait pas en meilleure position. Alors cessons de mettre sur le dos de l’euro le résultat de trente années d’insuffisances et de laissez-aller budgétaires.

Les noces de Figaro à l’Opéra Bastille

Les noces de Figaro a Bastille. Le comique de situation de
Beaumarchais, l’impertinence de Figaro et le génie de Mozart. Un chef
d’orchestre qui fait vivre ses musiciens, des chanteurs aussi beaux
que leurs airs et un décor qui est un écrin. Courez vite.

Audition de Barnier : le marché doit être au service des hommes, et pas le contraire

Le Parlement européen a commencé hier les auditions des futurs commissaires européens; Michel BARNIER, pressenti pour diriger le marché intérieur, passait aujourd’hui son oral devant nous. A l’occasion de cette audition, j’avais été désigné pour l’interroger au nom du PPE . Michel BARNIER a une expérience et une compétence qui sont reconnues par toutes les forces politiques. Sa présentation était excellente, et avait du souffle. Dommage que tous les autres candidats commissaires n’aient pas eu la même hauteur de vue. Sans faire de classement, Viviane Reding (i.e. future commissaire à la Justice) était aussi excellente hier, comme Joaquin Almunia (i.e. futur commissaire à la concurrence) ». Le projet de Michel Barnier est une bonne nouvelle pour l’Europe. Le marché doit être au service des hommes, et pas le contraire. Félicitons-nous qu’un commissaire intègre ainsi une dimension sociale dans la défense du marché intérieur. Cette déclaration de Michel Barnier est en droite ligne de celle du Président Sarkozy qui souhaite une Europe qui protège.

Audition des commissaires

Au Parlement européen, nous préparons les auditions des commissaires. Demain Madame Reding pour la commission des droits de la femme. Et mercredi après-midi, audition attendue de Michel Barnier. Nous sommes cinq députés à être délégués par le PPE, et issus de la commission du marché intérieur, pour interroger l’ancien ministre de l’agriculture. Aujourd’hui, réunion de concertation en vue de déterminer les orateurs et les sujets qui seront traités. Je fais partie des cinq.

Barroso sera-t-il élu demain ?

barrosoDemain, vote sur Barroso à Strasbourg. Je n’ai pas la capacité à lire l’avenir et ne ferai donc pas de pronostic. Néanmoins, hier mon collègue Cohn-Bendit a demandé le report du vote, après Lisbonne. Bien sûr, avec la volonté non avouée de créer un trouble qui remettrait finalement en cause la volonté du PPE de soutenir le président sortant de la Commission. Cette tentative de manoeuvre a été curieusement très soutenue par le socialiste Schulz. Curieusement, car si les préventions de certains socialistes sont connues (certains, pas tous), j’aurais pensé que Schulz aurait fait le service minimum pour combattre la candidature Barroso, car Schulz, pouvant espérer présider le Parlement, doit plutôt apparaître comme modéré qu’enragé … Quoi qu’il en soit, le Parlement a repoussé la proposition anti Barrroso de Cohn Bendit -Schulz et a décidé que le vote aurait bien lieu demain. Faut-il y voir une signification positive pour Barroso ?

Parlement européen : une Babel démocratique

Pour le Président du Groupe PPE Joseph Daul, « le fonctionnement de l’Union européenne est difficile à expliquer aux Européens. Loin du modèle traditionnel opposition/majorité, auquel nous sommes habitués dans nos Etats membres, nous travaillons ici dans la recherche du consensus au-delà des convictions spécifiques de nos familles politiques. C’est à mes yeux une conception moderne de l’action politique. Je suis convaincu que nos concitoyens peuvent approuver cette démarche mais à une condition: que nous nous donnions la peine de mieux leur expliquer les enjeux ».

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