Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes

Afghanistan | Philippe Juvin, le blog

Tag Archives: Afghanistan

Rencontre avec le Dr Abdoulah-Abdoulah

Hier, je rencontrais au Parlement européen le Dr Abdoulah-Abdoulah, ancien candidat à l’élection présidentielle afghane contre le Président Karzaï.

Rencontré en présence de mon collègue français Arnaud Danjean, Député européen et Président de la sous commission « Sécurité et Défense », nous nous sommes tous 3 accordés sur le fait qu’aucun départ des troupes occidentales n’est envisageable aujourd’hui. De plus, il nous apparait qu’une condition sine qua non au retrait des troupes est la mise en place d’une force afghane de sécurité efficace.
Tant que cette condition n’est pas remplie, il faut continuer, tout en donnant une direction et un espoir. Il faut reconquérir les coeurs des Afghans autant que les protéger.

>> Téléchargez le communiqué de presse

Communiqué de presse : « Sécuriser l’avenir de l’Afghanistan grâce à l’action des Afghans. Accepter le dialogue avec certains Talibans.»

Philippe JUVIN, Vice Président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Afghanistan, salue l’investiture d’Hamid Karzaï pour un nouveau mandat de 5 ans.

Philippe JUVIN trouve « particulièrement encourageant » le discours d’investiture d’Hamid Karzaï, dans lequel ce dernier estime que l’Afghanistan sera en mesure de prendre en main sa sécurité dans les 5 ans à venir. « C’est une piste pour que nous puissions nous retirer progressivement de ce pays. »

Ce qui importe, souligne le Député européen, « c’est que les Afghans prennent leur sécurité en main. Cela passe aussi par l’ouverture du dialogue avec les Talibans. »

Afghanistan : il faut parler avec tout le monde …

Interview journal de 19h le 18 aout 2009

RMC : 3 août – Un soldat français tué en Afghanistan.

bourdincoRetrouvez l’intégralité du débat :

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Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 4

Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 3/4

Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 2/4

Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 1/4

Pratis TV revient sur l’Afghanistan en mettant en ligne des images que j’avais tournées lors de mon séjour à Kaboul, et que Pratis me demande de commenter. Une série de quatre reportages dont le premier est publié depuis quelques jours, et que je dédie aux hommes et aux femmes de bonne volonté du service de santé des armées.

Philippe Juvin – Bibliothèque Médicis

Bibliothèque Médicis présentée par Jean-Pierre Elkabbach

Je suis invité sur Public Sénat vendredi à 18h30 dans l’émission de Jean-Pierre Elkabbach « Bibliothèque Médicis »  sur thème de l’Afghanistan. Avec LOUIS GAUTIER, Délégué national du PS aux questions stratégiques, Jean-Pierre MIGNARD, Avocat, Atiq RAHIMI, Jean-Marin SCHUH, Conseiller des affaires étrangères et Guy TEISSIER, Président de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale

Pratis TV :la politique sanitaire en Afghanistan

Afghanistan Kaboul au Campus de l’UMP

Campus_royan Ce WE, universités d’été de l’UMP. Pardon, Campus de l’UMP. Pas mal de monde. Mais surtout une organisation inhabituelle. Et intéressante : les chats. Un ou deux invités répondent en direct à des questions posées par les jeunes de l’UMP, plus des questions de la salle. J’étais invité à parler de l’Afghanistan avec Jean Marie Bocquel. Retransmission du chat sur le site de l’UMP.

Retrouvez la vidéo ici

A Kaboul, la Mission vitale des médecins français

Photo1

Le quotidien du médecin
01/09/2008

Téléchargement de l’article

Kaboul aujourd’hui avec nos morts et nos blessés

Arrivée à Kaboul vers 8h. J’aperçois les drapeaux en berne. Transport en Caracal à Warehouse avec le Président, les ministres de la Défense et des Affaires Etrangères, le CEMA, le chef d’Etat Major particulier du Président et votre serviteur. Nous avons d’abord été nous recueillir dans la chapelle devant les dix cercueils recouverts du drapeau. J’ai revu le Padre et Isabelle M., le pasteur du Batfra. Puis le Président a longuement discuté avec des jeunes du RPIMa qui avaient participé aux combats de l’avant-veille. Tout le monde très marqué. Deux trois mots. Un blanc. Puis une ou deux phrases. Un nouveau blanc. Des regards plein de souvenirs. Le Président écoute. Relance par une phrase. Réconforte. Se fait une idée. Un silence comme je n’en avais jamais perçu envahissait le camp dans tous ses recoins. Nous avons ensuite été au GMC. J’y ai retrouvé mes camarades restés après mon départ, et ceux qui nous avaient remplacé. La-aussi, grande émotion de tout le monde. Certains se sont effondrés en pleurs dans mes bras. Je pleurais aussi avec eux. Que c’est libérateur de pleurer. Les blessés les plus graves avaient été emmenés par Morphée le matin. Il restait quelques soldats moins gravement blessés, mais tous très marqués. La encore, un très profond silence venu d’on ne sait où, dans ce qui est habituellement une ruche. Un collègue médecin des OMLT bloqué au sud de Kaboul m’a envoyé un mail pour me dire que la visite du Président les touchait beaucoup. A la fin de la visite du GMC, le général commandant la RCC et le chef de corps du RMT ont présenté au Président et à notre petite délégation les circonstances de l’embuscade. Le Président les a laissés parler longuement. Il a ensuite posé ses questions, nombreuses, très précises. Sans concession. Exigeant des réponses aussi précises. Poussant dans leurs retranchements ses interlocuteurs. Il voulait comprendre et tirer des leçons. Il a ensuite donné ses instructions pour que chacun tire les conséquences de cette tragédie dans sa future conduite. D’ailleurs, un peu plus tard, il a confirmé devant tous les soldats français de WH réunis sur la place d’arme que toutes les conséquences de l’embuscade seraient tirées et nos attitudes modifiées en fonction de ce qui aura été analysé. Il a rendu publiquement hommage à nos soldats et annoncé la cérémonie des Invalides demain. Il a également rappelé que nous sommes en Afghanistan pour défendre des principes. Et pour protéger la France contre le terrorisme en interdisant à celui-ci de disposer de bases arrières. Ce discours a été, je crois, très apprécié. Il venait de ses tripes. Le silence, de pesant, est brutalement devenu recueilli. Avec toujours une grande émotion collective contenue. Vers 11h, direction le Palais présidentiel où le Président Karzaï nous a accueilli dans son bureau pendant plus d’une heure. Des propos ont été échangés. L’engagement de la France a été réitéré, et l’exigence de voir les afghans totalement travailler avec nous, à tous les échelons de toutes les structures, affirmée. Des choses très fortes ont été dites. Je laisse au service de presse de l’Elysée le soin de les rendre éventuellement publiques. Je peux assurer que le Président Sarkozy a fait preuve d’une très grande franchise dans le ton, a conduit la réunion d’un bout à l’autre, a su bousculer quand c’était nécessaire et a fixé à tous, français et afghans, des objectifs précis. Tout cela devant un Président Karzaï qui opinait du chef. Enfin, de retour à l’aéroport de Kaboul en hélicoptère, le Président devait s’entretenir avec le Général américain Mac Kiernan, patron de l’ISAF, avant de monter dans notre avion de retour. Et là, pas de général américain pour accueillir le président à la descente de son hélicoptère comme il est de coutume. On annonce au Président que ce dernier l’attend au salon d’honneur… Le Président de la République refuse alors de se rendre au rendez vous fixé par le général US et déclare qu’il peut se passer de voir ce général si peu attentif aux égards dus à un chef d’Etat. Et monte illico dans son avion. Le Général américain prend conscience de sa bourde, rapplique promptement dans l’avion présidentiel et se confond en excuses, « c’est un malentendu et tout et tout, bienvenue monsieur le Président etc  … » Le Président accepte alors de se faire accompagner par le général américain au salon d’honneur où ils ont une discussion aussi musclée qu’avec ses interlocuteurs précédents. Ce général n’aura pas perdu sa journée. J’écris ces mots alors que nous volons vers Paris. Dans l’avion, longs échanges avec le CEMA. Esprit indépendant et intéressant. Le Président est allé se reposer car la nuit a été courte, et ses voyages fréquents ces derniers jours. Demain, cérémonie de recueillement national aux Invalides.

Retour en Afghanistan

Je ne pensais pas me retrouver à Warehouse deux semaines après avoir
quitté Kaboul. Et surtout dans ces tristes conditions. Hier, une
section de parachutistes d’infanterie de marine a été prise à partie
par un groupe de talibans. Nombreux morts et blessés. Le bilan est
connu et terrible.  Le Président de la République a décidé
immédiatement de se rendre à Kaboul pour se recueillir devant les
soldats tués au combat et saluer les blessés. J’écris de l’airbus du
Président que j’accompagne là-bas, avec Morin, Kouchner et  le Général
Georgelin. J’avoue avoir pleuré en entendant un de mes collègues qui
me racontait au téléphone mardi matin ce qu’ils avaient vécu. Je
pleurais pour les victimes, leurs familles, leurs camarades, mes
collègues du GMC. Le temps est à la peine. Il est à l’expression de
tous nos sentiments à tous ceux-là. Quelle difficulté pourtant
d’exprimer ces sentiments. Plus tard, nous tirerons toutes les leçons
de cette tragédie humaine et militaire. J’ai eu tout à l’heure le GMC
au téléphone, alors que j’attendais à l’Elysée le départ pour
Villacoublay. Ils m’ont raconté le silence assourdissant qui règne
là-bas. Et qui résume tout à lui seul.

Afghanistan, Kaboul J68 : Gagner les coeurs des Afghans

Afghanistan, Kaboul J67 : Patrouille de reconnaissance


Afghanistan, Kaboul J55 : Caracal en Afghanistan : Kaboul-Kandahar-Kaboul

Rapide mission à Kandahar. Départ de Kaboul en Caracal, et retour par le même moyen. Nous sommes répartis dans les deux caracals. Vol à basse altitude tactique, les deux hélicoptères se suivant mais de façon décalée pour ne pas emprunter exactement le même chemin. Les hélicoptères sont protégés par deux mitrailleurs latéraux, les guneurs,et des commandos embarqués, assis sur les bords de l’appareil et chargés de protéger la zone d’atterrissage en cas de posé d’urgence. Les hélicoptères sont également protégés par leur type de vol, à basse altitude en collant le plus possible aux reliefs du sol : reliefs naturels (collines, arbres) et artificiels (maisons). Ils sont aussi protégés par les mesures de détection de tirs hostiles. Dans la vidéo, on comprend que ces mesures ont été déclenchées car on aperçoit les lancers de leurres, suivis d’une ascension très rapide de l’appareil pour se protéger d’autres tirs. Moments magnifiques au cours de ce vol. Ces hélicoptères sont utilisés pour les évacuations sanitaires, et peuvent l’être aussi pour des missions de combat. On passe sans cesse au dessus de troupeaux qui chaque fois s egayent par peur de nos appareils; Certains petits bergers nous jettent des pierres, d autres nous saluent… Peut etre les memes au fond. Ce pays est compliqué.

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