Réforme des retraites en France et en Europe

La Commission européenne a publié la semaine dernière son livre vert sur les retraites à l’occasion du lancement d’une grande consultation européenne de quatre mois sur le sujet.

Il est intéressant de noter que la Commission européenne appuie les États européens qui prennent actuellement des mesures pour réformer leur système de retraites afin d’en assurer la viabilité.

Tous les grands pays européens ont un seuil de départ à la retraite bien plus haut que celui que la France s’apprête à faire voter au Parlement. Alors que le gouvernement français souhaite passer l’âge légal de 60 à 62 ans, l’Allemagne, l’Espagne ou la Grande Bretagne sont déjà à 65, et étudient même la possibilité de passer à 67, voire 68 ans en Grande-Bretagne.

Ces pays ont bien compris l’urgence dans laquelle ils se trouvent avec un vieillissement de la population qui pèse lourdement sur l’état des finances publiques et des régimes de retraites existants.

A l’heure où l’Europe entière réfléchit à la sauvegarde de ses régimes de retraites, entreprend des réformes structurelles pour faire face à la crise et relancer la croissance, il serait bon qu’enfin l’opposition accepte d’évoquer les vrais débats.
Les attaques contre Eric Woerth avaient un but : détourner l’attention et faire oublier que le Parti Socialiste n’avait aucune proposition précise dans le débat des retraites. Le PS français est donc le seul parti socialiste d’Europe à ne rien proposer sur les retraites.

L’intervention du Président de la République qui au-delà de son soutien à Eric Woerth, sali ces dernières semaines par des attaques ignobles, a remis les sujets de fond au centre des débats.

Les Français ont besoin d’être rassurés à une époque où l’économie est fragile. Ils attendent un cap sur les réformes. C’est pour cela que Nicolas Sarkozy a été élu en 2007, et c’est ce qu’il fait. On attend désormais la contribution d’un parti socialiste français isolé sur la scène européenne au sujet de la réforme des retraites.

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