José Aboulker, Compagnon de la Libération

José Aboulker est mort. Il était Compagnon de la Liberation. Il fut mon patron à Beaujon quand j’étais externe. Alors que je n’étais qu’un « petit étudiant hospitalier », il avait appris que je m’intéressais à la politique. Il m’avait invité dans son bureau et nous avions parlé. Enfin, disons plutôt que je l’avais écouté au début . Puis il m’avait fait parler, se demandant ce qui poussait un jeune à s’engager en politique dans une époque qu’il avait qualifiée de triste. Je me souviens de cette longue discussion. Patron à l’ancienne, impressionnant. Ses souvenirs : de Gaulle, le débarquement d’Afrique du Nord, Juin (qu’il n’aimait pas), Weygand (qu’il n’aimait vraiment pas). J’avais été tellement séduit que j’avais rempilé : deux stages coup sur coup dans son service ! Et malgré ça, je ne suis pas devenu neurochirurgien ! Je garde un souvenir ému de ce grand homme.

Un commentaire à “José Aboulker, Compagnon de la Libération”

  1. Dr Yves-Victor Kamami 16 décembre 2009 at 1:02 #

    Bonjour,
    J’ai eu la même expérience que vous en ayant été interne de José Aboulker. Il m’avait aussi fait entrer dans son bureau et dans son bureau, m’avait raconté comment 400 jeunes gens juifs qu’il commandait avaient libéré Alger pratiquement sans armes aidant au débarquement puis à la prise d’Alger presque sans coup férir par les Alliès.
    Il était assez amer sur le fait que ce fait d’armes était plus connu et reconnu par les Américains que par les Français et De Gaulle en particulier, qui avait empêché la sortie d’un film sur ce fait d’armes extraordinaire.