Inauguration de l’Ecole Jean-Jerphanion à La Garenne

Ce matin, en compagnie deFrancine Sberro, inspectrice de l’EN, d’isabelle Ménard la directrice et d’Olivier Rony, légataire de Jules Romains, j’ai inauguré l’école élémentaire Jean-Jerphanion Rue de Plaisance. Pourquoi ce nom ? C’est celui d’un des deux héros de Romains, avec Jallez, des Hommes de bonne volonté. Et pourquoi lui ? Parce qu’il incarne l’amitié, la recherche d’un idéal (Recherche d’une église), le « vivre ensemble ». Bref, la part d’humanisme que tous les  « hommes de bonne volonté » se transmettent. C’est donc un héros républicain. Ce fut aussi l’occasion pour moi de dire aux enseignants toute l’admiration que je leur porte, eux qui forment des hommes libres capables de trouver ensuite, seuls et de façon éclairée, leur église. C’est-à-dire de former des hommes de bonne volonté. Il y a d’ailleurs Clanricard l’instituteur, qui est lui-même un de ces hommes de bonne volonté quand il parle à ses enfants. Et puis plus prosaïquement aussi de distribuer aux très nombreux élèves de l’école un morceau du ruban tricolore que j’ai coupé avec l’inspectrice et la directrice …

Quelques lignes de Jules Romains pour comprendre l’amitié, tirées des Copains : « Tu ne te souviens pas, dit Bénin, d’autres fois pareilles à celle-ci ? Je repense soudain au point culminant d’une balade énorme que nous fîmes l’autre année. Je nous revois tous les deux, traînant côte à côte, vers les deux heures de l’après-midi, et arrivant à un carrefour (…) Je me rappelle, mon vieux Broudier, que tu as dit : « Je suis heureux (…) Nous ne demandions plus rien, nous n’espérions plus rien. Et notre bonheur était dans un équilibre tel que rien ne pouvait le culbuter (…) N’y aurait-il eu que cela dans ma vie, que je ne la jugerais ni sans but, ni même périssable. Et n’y aurait-il que cela, à cette heure, dans le monde, que je ne jugerais le monde ni sans bonté, ni sans Dieu. »

On peut lire aussi le discours de réception de Jean d’Ormesson à l’Académie sur Jules Romains.

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