Edito du Maire – Septembre 2018 – Un éco-quartier à La Garenne : Histoire d’une négociation

Je voudrais débuter cette année scolaire par une très bonne nouvelle pour La Garenne. Depuis une centaine d’années, le bureau d’étude de la société PSA occupait un très grand terrain à La Garenne, situé le long de la rue des Fauvelles.

Il y a un an, le groupe a décidé de quitter La Garenne pour regrouper ses activités à Poissy, tout en conservant sa succursale dans notre commune. Quelques mois plus tard, PSA nous informait qu’il s’apprêtait effectivement à vendre son terrain à Engie. Le projet d’Engie est très beau : il consiste en la construction d’un campus qui accueillera toutes les activités « développement durable » du groupe.

Mais pour la commune, ce projet n’était pas suffisant. Dans notre esprit, le déménagement de PSA devait être  une opportunité unique d’améliorer tout le quartier, et d’organiser en particulier le relogement et la modernisation du dépôt d’autobus voisin.

Nous avons donc indiqué à PSA que nous soutiendrions le projet d’installation d’Engie, qui apportera plusieurs milliers d’emplois à la commune (et donc autant de clients pour nos commerces), à plusieurs conditions. Parmi ces conditions, nous souhaitions que soit rétrocédé gratuitement à la commune un parc de deux hectares (qui est une surface considérable en pleine ville), que le dépôt de bus soit enfoui au moins partiellement, que des voiries et des équipements publics soient prévus à la charge de l’aménageur, et que le nouveau quartier, compris grossièrement entre la rue des Fauvelles, la rue Jules Ferry, la rue Pasteur et le Boulevard National, soit ouvert sur le reste de la commune. Toutes ces conditions ont été finalement acceptées.

Nous avons demandé que les trottoirs de la rue des Fauvelles et du Boulevard National soient élargis, qu’une crèche, un établissement scolaire et deux gymnases soient financés par le projet.

Les parties (Engie, PSA, RATP, l’Etat) ont également accepté que le futur quartier réponde aux critères d’un éco-quartier.

Enfin, la société Nexity, qui construira pour Engie, nous soumettra un volume de 10 à 20 000 m2 afin d’y accueillir un établissement scolaire de second degré. Dans mon esprit, j’aimerais que La Garenne accueille un collège et/ou un lycée international.

Le projet mettra sans doute une dizaine d’années à se faire complètement. Mais dès 2022, les premiers bâtiments Engie verront le jour, ainsi qu’un hôtel qui sera situé sur le boulevard National. Il y aura aussi quelques logements repartis autour du parc et des commerces. Le grand parc verra le jour à ce moment et nous avons obtenu l’accord de principe d’Engie pour que son propre parc puisse être partiellement accessible au public, agrandissant d’autant le notre.

Je ne cache pas que pour imposer nos conditions aux différents partenaires, la Ville a du menacer de préempter le terrain et de bloquer toute l’opération. La négociation a été dure mais nous avons eu gain de cause pour le plus grand bénéfice de la commune. La fermeté a payé.

Les différents acteurs ont accepté de se partager la charge financière des exigences de la commune. L’Etat, d’abord sceptique sur la capacité de la Ville à imposer ses vues, nous a finalement accompagné quand il a compris notre détermination. Dans la partie qui s’est jouée, le soutien de l’établissement de la Défense  avec son président Patrick Devedjian a été capital.

Je vous tiendrai personnellement au courant de l’évolution de ce très beau projet qui connaîtra des adaptations tout au long de sa réalisation. Comme je l’ai fait dans cette première étape de négociation, vous pouvez compter sur ma vigilance et ma détermination à faire de ce quartier un magnifique endroit.