Edito du Maire – Juillet/Août 2018 – Autolib’ : la Ville de Paris, absence de transparence et mauvaise gestion

Chère Garennoise, Cher Garennois,

En 2011, la Ville de La Garenne adhérait au service Autolib’ en participant à un syndicat de communes réunissant la Ville de Paris et les communes de la région parisienne.

Ce service répondait alors à un double objectif : créer une nouvelle offre de transport moderne, et développer de nouveaux modes de circulation douces, respectueuses de l’environnement. Il venait ainsi compléter un réseau de transport riche de deux gares SNCF, de plusieurs lignes de bus, et du tramway T2.

A La Garenne, Autolib’ a rencontré un grand succès et s’inscrit désormais dans le paysage traditionnel de nos transports locaux.

Peu à peu, la situation financière s’est dégradée, le service n’était plus rentable. D’un côté, les prix d’abonnement étaient maintenus bas par la Ville de Paris et de l’autre, cette dernière multipliait les entraves à la circulation (voies sur berge, piétonisation). En juin 2017, le déficit d’exploitation cumulé s’élevait à 233,7 millions d’euros.

Le 21 juin, la Ville de Paris a mis fin au contrat avec le groupe Bolloré. Cette décision fait suite aux désaccords importants quant à l’imputation du déficit de gestion d’Autolib’ que le groupe Bolloré veut faire porter aux communes.

Les communes membres d’Autolib’, telles que La Garenne, s’opposent à une quelconque participation au financement du déficit du groupe Bolloré. Nous souhaitons également préserver les intérêts des utilisateurs du service. Et nous refusons d’être le payeur des inconséquences de gestion de Madame Hidalgo.

Le service Autolib’ dans les communes prendra donc fin au 31 juillet 2018.

Quelles sont les conséquences pour La Garenne ?

La fin de contrat avec Bolloré va conduire au retrait des voitures électriques. Les utilisateurs ne pourront plus conduire les véhicules Autolib’.

Concernant les bornes de recharge, les villes ont deux possibilités : faire retirer les bornes ou les racheter. A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas les conditions financières d’un tel rachat.

Plusieurs communes adhérentes du syndicat s’étaient alarmées, ces dernières années, de ce déficit, qu’il faudrait bien un jour régler. La Ville de La Garenne, en particulier, avait été en pointe, tirant plusieurs fois le signal d’alarme. Très récemment, j’avais même demandé officiellement au Préfet de saisir la Chambre régionale des comptes.

Mais rien n’y faisait : la Ville de Paris restait sourde à toutes nos craintes, et refusait le plus souvent de nous communiquer les documents que nous demandions. Absence de transparence dans la gestion, et refus de comprendre qu’une dette, ça se paye à un moment : la maire de Paris nous emmenait dans le mur. Et comme elle était majoritaire (elle l’est toujours) en terme de décision, nos voix ne portaient pas.

Je vous tiendrai informés dans un prochain bulletin municipal de l’évolution de la situation lorsque nous aurons pu prendre connaissance de l’ensemble des possibilités qui s’offrent à nous.

Dans cette attente, je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances !

Bien amicalement,

Philippe Juvin