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	<title>Philippe Juvin, le blog &#187; Livres</title>
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	<description>Maire de La Garenne-Colombes, Député européen (PPE), secrétaire national de l&#039;UMP</description>
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		<title>Si le soleil ne revenait pas</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 23:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Ramuz a eu son heure de gloire ; il est même entré dans la Pléiade. Alors, poussé par une âme missionnaire qui souhaitait que je le découvre, j’ai lu « Passage du poète ». Curieuse sensation d’une langue au style hésitant, circulaire, souvent gauche, qui avance en boucle. Et pour tout dire souvent terriblement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.philippejuvin.fr/index.php/si-le-soleil-ne-revenait-pas/silesoleilnerevenaitpas/"  rel="attachment wp-att-5557"><img class="alignleft size-full wp-image-5557" title="silesoleilnerevenaitpas" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2011/12/silesoleilnerevenaitpas.jpg" alt="" width="147" height="224" /></a>  Ramuz a eu son heure de gloire ; il est même entré dans la Pléiade. Alors, poussé par une âme missionnaire qui souhaitait que je le découvre, j’ai lu « Passage du poète ». Curieuse sensation d’une langue au style hésitant, circulaire, souvent gauche, qui avance en boucle. Et pour tout dire souvent terriblement ennuyeuse… Texte sauvé toutefois par quelques fulgurances. « Elle a mis sa tête à elle là où est son cœur à lui ». Toujours encouragé dans mes efforts, je me donnai une seconde chance avant de classer définitivement Ramuz dans la catégorie des fâcheux, qu’il faut aimer parce-que-ça-fait-chic. J’ouvris donc : « Si le soleil ne revenait pas ». Surprise, un vrai concentré de poésie : « Même ici où on ne voit pas le soleil pendant six mois, on le sent qui est là, derrière les montagnes, et envoie en délégation ses couleurs, qui sont le rose pâle, le jaune clair, le roux, dont un pinceau minutieux revêt autour de vous les pentes. La neige sur les toits est comme du linge qu&#8217;on vient de passer au bleu; elle est sur les côtés des toits comme des piles de draps de lit pliés en quatre dont on voit les épaisseurs lesquelles débordent; et la masse dépassant, de temps en temps, se rompt et tombe, avec un bruit d&#8217;écrasement, comme un fruit mûr. La neige est à la point des pieux comme des bonnets en laine d&#8217;agneau. L&#8217;air est à la fois immobile et animé d&#8217;un mouvement secret; il ne se respire pas, il se boit. »</p>
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		<title>Chant funèbre pour les morts de Verdun, Montherlant</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 15:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.philippejuvin.fr/index.php/chant-funebre-pour-les-morts-de-verdun-montherlant/texte-montherlant2/"  rel="attachment wp-att-5234"><img class="alignleft size-full wp-image-5234" title="texte-montherlant2" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2011/10/texte-montherlant2.jpg" alt="" width="336" height="449" /></a><a href="http://www.philippejuvin.fr/index.php/chant-funebre-pour-les-morts-de-verdun-montherlant/texte-montherlant-1-2/"  rel="attachment wp-att-5238"><img class="alignleft size-medium wp-image-5238" title="texte-montherlant-1" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2011/10/texte-montherlant-11-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
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		<title>La dictée de Mérimée : devoirs de vacances</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 17:41:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La dictée faisait partie des passe-temps de la cour de l&#8217;empereur Napoléon III. Mythe ou réalité, la dictée attribuée à Mérimée a mis à l&#8217;épreuve les souverains ainsi que leurs invités. Napoléon III commit 75 fautes, l&#8217;impératrice Eugénie, 62, Alexandre Dumas fils, 24. Seul un étranger, le prince de Metternich, ambassadeur d&#8217;Autriche, n&#8217;en fit que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La dictée faisait partie des passe-temps de la cour de l&#8217;empereur Napoléon III. Mythe ou réalité, la dictée attribuée à Mérimée a mis à l&#8217;épreuve les souverains ainsi que leurs invités. Napoléon III commit 75 fautes, l&#8217;impératrice Eugénie, 62, Alexandre Dumas fils, 24. Seul un étranger, le prince de Metternich, ambassadeur d&#8217;Autriche, n&#8217;en fit que 3&#8230;</p>
<p>Voici le texte de &laquo;&nbsp;l<a href="http://www.merimee.culture.fr/fr/html/ress/ress_6_1.html"  target="_blank">a fameuse dictée&nbsp;&raquo;</a> publiée par Léo Claretie en 1900.<br />
&laquo;&nbsp;Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l&#8217;amphitryon, fut un vrai guêpier. Quelles que soient et quelqu&#8217;exiguës qu&#8217;aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu&#8217;étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, il était infâme d&#8217;en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et mal bâtis et de leur infliger une raclée alors qu&#8217;ils ne songeaient qu&#8217;à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires. Quoi qu&#8217;il en soit, c&#8217;est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s&#8217;est laissé entraîner à prendre un râteau et qu&#8217;elle s&#8217;est crue obligée de frapper l&#8217;exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés, une dysenterie se déclara, suivie d&#8217;une phtisie. &#8211; Par saint Martin, quelle hémorragie, s&#8217;écria ce bélître ! À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l&#8217;église tout entière.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>&#171;&#160;J&#8217;étais médecin dans les tranchées&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 06:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;J&#8217;étais médecin dans les tranchées&#160;&#187; est le journal de combat de Louis Maufrais, médecin militaire mobilisé le 2 août 1914 et démobilisé le 14 juillet 1919. Ce livre a une histoire. Ses petits-enfants ont découvert les carnets que Louis maufrais avait remplis au fur et à mesure des jours, et un enregistrement qu&#8217;il se décida à faire à la fin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2011/04/jétais-médecine.gif"  rel="lightbox[4651]"><img class="alignleft size-full wp-image-4652" title="j'étais médecine" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2011/04/jétais-médecine.gif" alt="" width="155" height="219" /></a>&laquo;&nbsp;J&#8217;étais médecin dans les tranchées&nbsp;&raquo; est le journal de combat de Louis Maufrais, médecin militaire mobilisé le 2 août 1914 et démobilisé le 14 juillet 1919. Ce livre a une histoire. Ses petits-enfants ont découvert les carnets que Louis maufrais avait remplis au fur et à mesure des jours, et un enregistrement qu&#8217;il se décida à faire à la fin de sa vie. De ces carnets et de ces enregistrements a été bati ce livre poignant. Qui vaut souvent Ernst Jünger. Sur plus de 6000 médecins engagés dans le service de santé, il a été recensé moins de vingt témoignages. Un mutisme qui révèle, selon Marc Ferro, l&#8217;indicible expérience de la violence faite aux soldats. En 1914, les médecins furent les premiers confrontés aux effets d&#8217;une guerre moderne qui mutila et déchira les corps de façon encore inconnue.</div>
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		<title>2011 : année La Tour du Pin : Les enfants de septembre</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 18:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les Enfants de septembre. Les bois étaient tout recouverts de brumes basses, Déserts, gonflés de pluie et silencieux; Longtemps avait soufflé ce vent du Nord où passent Les Enfants Sauvages, fuyant vers d&#8217;autres cieux, Par grands voiliers, le soir, et très haut dans l&#8217;espace J&#8217;avais senti siffler leurs ailes dans la nuit, Lorsqu&#8217;ils avaient baissé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_de_La_Tour_du_Pin" >Les Enfants de septembre.</a></strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Les bois étaient tout recouverts de brumes basses,<br />
Déserts, gonflés de pluie et silencieux;<br />
Longtemps avait soufflé ce vent du Nord où passent<br />
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d&#8217;autres cieux,<br />
Par grands voiliers, le soir, et très haut dans l&#8217;espace</p>
<p>J&#8217;avais senti siffler leurs ailes dans la nuit,<br />
Lorsqu&#8217;ils avaient baissé pour chercher les ravines<br />
Où tout le jour, peut-être, ils resteront enfouis;<br />
Et cet appel inconsolé de sauvagine<br />
Triste, sur les marais que les oiseaux ont fuis.</p>
<p>Après avoir surpris le dégel de ma chambre,<br />
A l&#8217;aube, je gagnai la lisière des bois;<br />
Par une bonne lune de brouillard et d&#8217;ambre<br />
Je relevai la trace, incertaine parfois,<br />
Sur le bord du layon, d&#8217;un enfant de Septembre.</p>
<p>Les pas étaient légers et tendres, mais brouillés,<br />
Ils se croisaient d&#8217;abord au milieu des ornières<br />
Où dans l&#8217;ombre, tranquille, il avait essayé<br />
De boire, pour reprendre ses jeux solitaires<br />
Très tard, après le long crépuscule mouillé.</p>
<p>Et puis, ils se perdaient plus loin parmi les hêtres<br />
Où son pied ne marquait qu&#8217;à peine sur le sol;<br />
Je me suis dit : il va s&#8217;en retourner peut-être<br />
A l&#8217;aube, pour chercher ses compagnons de vol,<br />
En tremblant de la peur qu&#8217;ils aient pu disparaître.</p>
<p>Il va certainement venir dans ces parages<br />
A la demi-clarté qui monte à l&#8217;orient,<br />
Avec les grandes bandes d&#8217;oiseaux de passage,<br />
Et les cerfs inquiets qui cherchent dans le vent<br />
L&#8217;heure d&#8217;abandonner le calme des gagnages.</p>
<p>Le jour glacial s&#8217;était levé sur les marais;<br />
Je restais accroupi dans l&#8217;attente illusoire,<br />
Regardant défiler la faune qui rentrait<br />
Dans l&#8217;ombre, les chevreuils peureux qui venaient boire<br />
Et le corbeaux criards, aux cimes des forêts.</p>
<p>Et je me dis : je suis un enfant de Septembre,<br />
Moi-même, par le coeur, la fièvre et l&#8217;esprit,<br />
Et la brûlante volupté de tous mes membres,<br />
Et le désir que j&#8217;ai de courir dans la nuit<br />
Sauvage, ayant quitté l&#8217;étouffement des chambres.</p>
<p>Il va certainement me traiter comme un frère,<br />
Peut-être me donner un nom parmi les siens;<br />
Mes yeux le combleraient d&#8217;amicales lumières<br />
S&#8217;il ne prenait pas peur, en me voyant soudain<br />
Les bras ouverts, courir vers lui dans la clairière.</p>
<p>Farouche, il s&#8217;enfuira comme un oiseau blessé,<br />
Je le suivrai jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il demande grâce,<br />
Jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il s&#8217;arrête en plein ciel, épuisé,<br />
Traqué jusqu&#8217;à la mort, vaincu, les ailes basses,<br />
Et les yeux résignés à mourir, abaissés.</p>
<p>Alors, je le prendrai dans mes bras, endormi,<br />
Je le caresserai sur la pente des ailes,<br />
Et je ramènerai son petit corps, parmi<br />
Les roseaux, rêvant à des choses irréelles,<br />
Réchauffé tout le temps par mon sourire ami&#8230;</p>
<p>Mais les bois étaient recouverts de brumes basses<br />
Et le vent commençait à remonter au Nord,<br />
Abandonnant tous ceux dont les ailes sont lasses,<br />
Tous ceux qui sont perdus et tous ceux qui sont morts,<br />
Qui vont par d&#8217;autres voies en de mêmes espaces !</p>
<p>Et je me suis dit : Ce n&#8217;est pas dans ces pauvres landes<br />
Que les enfants de Septembre vont s&#8217;arrêter;<br />
Un seul qui se serait écarté de sa bande<br />
Aurait-il, en un soir, compris l&#8217;atrocité<br />
De ces marais déserts et privés de légende ?</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_de_La_Tour_du_Pin" >Patrice de La Tour du Pin</a> &#8211; La Quête de la joie.</p>
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		<title>Saint-John Perse, Amers</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Dec 2010 06:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et comme nous courions à la promesse de nos songes, sur un très haut versant de terre rouge chargée d’offrandes et d’aumaille, et comme nous foulions la terre rouge du sacrifice, parée de pampres et d&#8217;épices, tel un front de bélier sous les crépines d&#8217;or sous les ganses, nous avons vu monter au loin cette autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Verdana; font-size: small;"><span style="border-collapse: collapse; line-height: 18px;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif; font-size: small;"><span style="border-collapse: separate; line-height: 19px;"><span style="font-size: 13px;"><img class="alignnone size-full wp-image-4270" title="Saint John Perse" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/11/st-john-perse1.jpg" alt="" width="162" height="227" /></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="border-collapse: collapse; line-height: 18px;"><span style="font-size: small;"><span style="border-collapse: separate; line-height: 19px;"><span style="color: #000000;"><em><span style="color: #000080;">Et comme nous courions à la promesse de nos songes, sur un très haut versant de terre rouge chargée d’offrandes et d’aumaille, et comme nous foulions la terre rouge du sacrifice, parée de pampres et d&#8217;épices, tel un front de bélier sous les crépines d&#8217;or sous les ganses, nous avons vu monter au loin cette autre face de nos songes : la chose sainte à son étiage, la Mer, étrange, là, et qui veillait sa veille d&#8217;Etrangère &#8211; inconciliable, et à jamais inappariée- la Mer errante prise au piège de son aberration.</span></em></span></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="border-collapse: collapse; line-height: 18px;"><span style="font-size: small;"><span style="border-collapse: separate; line-height: 19px;"><span style="color: #000000;"><em><span>St J P, Amers</span></em></span></span></span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Orages d&#8217;acier, Ernst Jünger</title>
		<link>http://www.philippejuvin.fr/index.php/orages-dacier-ernst-junger/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 19:03:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ernst Jünger. La Grande Guerre a près de 100 ans. D&#8217;où nous vient qu&#8217;elle marque toujours autant les consciences ? Les histoires de familles, celles que l&#8217;on se raconte (ou plutôt celles que l&#8217;on se racontait puisqu&#8217;on le seul temps dont on dispose se dépense désormais dans Facebook, Messenger ou &#8230; les blogs) et que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Jünger" >Ernst Jünger</a>. La Grande Guerre a près de 100 ans. D&#8217;où nous vient qu&#8217;elle marque toujours autant les consciences ? Les histoires de familles, celles que l&#8217;on se raconte (ou plutôt celles que l&#8217;on se racontait puisqu&#8217;on le seul temps dont on dispose se dépense désormais dans Facebook, Messenger ou &#8230; les blogs) et que l&#8217;on transmet de génération en génénation ? Quelle famille n&#8217;a pas eu un oncle un cousin ou un père qui fut blessé ou tué, ou qui en revint, tout simplement. Je connaissais Barbusse, Genevoix, Romain, Dorgeles, ou Remarque. Ou Céline, ou l&#8217;incroyable Maurois, dans un mode différent. Je confesse que je n&#8217;avais jamais lu Jünger. Je n&#8217;ai toujours pas lu<a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Orages_d%27acier" > Orages d&#8217;acier</a>, je l&#8217;ai englouti. Ce journal de guerre est à couper le souffle. Tout ce qui a été écrit ailleurs, et qui est pourtant si bon, prend un arrière goût de plaine très très plate, là où Jünger franchit les montagnes, les ravins, les jungles et les océans. Avec Jünger, on y est. On croupit dans la tranchée. On a le trac avant l&#8217;assaut. On rentre les épaules lors des préparations d&#8217;artillerie. On se demande comment des gens civilisés on pu faire ça, avec la conscience claire qu&#8217;il y avait en face d&#8217;autres gens, civilisés. On reprend son souffle quand il épargne (dans un éclair d&#8217;humanité ?) un officier anglais qui brandit une photographie où on le reconnait avec sa famille sur une terrasse. Et on comprend qu&#8217;en fait, la mort était devenue une compagne que l&#8217;on acceptait.  Lisez, lisez ! Vous ne serez pas déçu ! Dans <a href="http://www.gallimard.fr/collections/pleiade.htm" >la Pleïade </a>ou en poche.</p>
<p>Extrait : <span style="color: #000080;"><em>&laquo;&nbsp;Je crois avoir imaginé une analogie qui rend fort bien le sentiment propre à une situation où je me suis trouvé souvent, comme tous les autres soldats de cette guerre: qu&#8217;on se représente ligoté à un poteau et constamment menacé par un bonhomme qui brandit un lourd marteau. Tantôt il arrive en sifflant, vous frôlant le crâne, puis il frappe le poteau si fort que les éclats en volent — c&#8217;est exactement cette situation que reproduit tout ce qu&#8217;on subit quand on est pris à découvert en plein milieu d&#8217;un pilonnage.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
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		<title>Dictionnaire des injures littéraires, Pierre Chalmin, l&#8217;Editeur</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 18:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Monsieur, ce matin votre fils, sommé par le sous-Directeur de remettre un billet qu’un de ses camarades venait de lui glisser, refusa de le donner, le mit en morceau et l’avala. Mandé chez moi, il me déclare qu’il aime mieux toute punition que de livrer le secret de son camarade et pressé de s’expliquer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Monsieur, ce matin votre fils, sommé par le sous-Directeur de remettre un billet qu’un de ses camarades venait de lui glisser, refusa de le donner, le mit en morceau et l’avala. Mandé chez moi, il me déclare qu’il aime mieux toute punition que de livrer le secret de son camarade et pressé de s’expliquer dans l’intérêt même de cet ami, il me répond par des ricanements dont je ne dois pas souffrir l’impertinence. Je vous renvoie donc ce jeune homme qui était doué de moyens assez remarquables, mais qui a tout gâché par un mauvais esprit, dont le bon ordre du Collège a eu plus d’une fois à souffrir. » Jean Pierot, proviseur de Louis-Le-Grand à propos de Baudelaire.<br />
&laquo;&nbsp;Comme je disais (à Léautaud) que Victor Hugo était parmi les auteurs que j&#8217;ai toujours négligés :&nbsp;&raquo;Vous pouvez continuer&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;. Ernst Junger.<br />
&laquo;&nbsp;Voilà un militaire qui a des couilles au cul. L&#8217;ennui, c&#8217;est que ce ne sont pas les siennes&nbsp;&raquo;. Clémenceau parlant de Lyautey.<br />
&laquo;&nbsp;La Belle meunière de Marcel Pagnol ,n&#8217;est pas un film neuf, mais un évènement gastronomique. pagnol a trouvé un plat inédit : le navet en croûte&nbsp;&raquo; Henri Jeanson.<br />
&laquo;&nbsp;Un poète persan dans une loge de concièrge&nbsp;&raquo; Barrès à propos de Proust.<br />
&laquo;&nbsp;Mallarmé, intraduisible, même en français&nbsp;&raquo; Jules Renard.<br />
Et une dernière citation, qui est loin d&#8217;être injurieuse : &laquo;&nbsp;Inacessible, rien que des sommets !&nbsp;&raquo; (Thomas Bernhard à propos de Shakespeare).</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-4241" title="Dictionnaire-des-injures-litteraires_reference" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/11/Dictionnaire-des-injures-litteraires_reference-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" /></p>
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		<title>Eventail de Mademoiselle Mallarmé</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 01:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[La Garenne-Colombes]]></category>
		<category><![CDATA[Mallarmé]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Juvin]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ô rêveuse, pour que je plonge Au pur délice sans chemin, Sache, par un subtil mensonge, Garder mon aile dans ta main. Une fraîcheur de crépuscule Te vient à chaque battement Dont le coup prisonnier recule L&#8217;horizon délicatement. Vertige ! voici que frissonne L&#8217;espace comme un grand baiser Qui, fou de naître pour personne, Ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ô rêveuse, pour que je plonge<br />
Au pur délice sans chemin,<br />
Sache, par un subtil mensonge,<br />
Garder mon aile dans ta main.</p>
<p>Une fraîcheur de crépuscule<br />
Te vient à chaque battement<br />
Dont le coup prisonnier recule<br />
L&#8217;horizon délicatement.</p>
<p>Vertige ! voici que frissonne<br />
L&#8217;espace comme un grand baiser<br />
Qui, fou de naître pour personne,<br />
Ne peut jaillir ni s&#8217;apaiser.</p>
<p>Sens-tu le paradis farouche<br />
Ainsi qu&#8217;un rire enseveli<br />
Se couler du coin de ta bouche<br />
Au fond de l&#8217;unanime pli !</p>
<p>Le sceptre des rivages roses<br />
Stagnants sur les soirs d&#8217;or, ce l&#8217;est,<br />
Ce blanc vol fermé que tu poses<br />
Contre le feu d&#8217;un bracelet.</p>
<p><a href="http://www.poetes.com/mallarme/" >Stéphane Mallarmé</a><a href="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mallarme.jpg"  rel="lightbox[4196]"><img class="alignnone size-medium wp-image-4197" title="Stéphane Mallarmé" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/11/Mallarme-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a></p>
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		<title>« Jugements derniers », Joseph Kessel</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 20:49:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Juvin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph kessel]]></category>
		<category><![CDATA[jugements derniers]]></category>
		<category><![CDATA[lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Recueil des compte-rendus de procès par Kessel : Pétain, Nuremberg, Eichmann. Voyage dans l’inhumanité et, pour moi, l’incompréhension de ce qui a été fait. Le cas Eichmann est le plus terrible. Qu’avez-vous fait ? Pourquoi et comment les barrières les plus élémentaires ont –elles rompu ? Pas dans un monde de barbares, mais en Europe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/06/kessel.jpg"  rel="lightbox[3924]"><img class="alignleft size-full wp-image-3925" title="kessel" src="http://www.philippejuvin.fr/wp-content/uploads/2010/06/kessel.jpg" alt="" width="200" height="294" /></a>Recueil des compte-rendus de procès par Kessel : Pétain, Nuremberg, Eichmann. Voyage dans l’inhumanité et, pour moi, l’incompréhension de ce qui a été fait. Le cas Eichmann est le plus terrible.  Qu’avez-vous fait ? Pourquoi et comment les barrières les plus élémentaires ont –elles rompu ? Pas dans un monde de barbares, mais en Europe, là où nous avons inventé la démocratie, les droits de l’Homme, les arts et la philosophie. L’explication de Hanna Arendt m’a toujours terrifié. Arendt a conclu qu’Eichmann n’a montré ni antisémitisme ni trouble psychique, et qu’il n’avait agi de la sorte que pour « faire carrière ». Elle le décrit comme la personnification même de la « banalité du mal », effectuant consciencieusement son travail de mort. Lire à ce sujet le terrible « La mort est mon métier ».</p>
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