Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Questions parlementaires | Le blog de Philippe Juvin - Part 3

Actualités 'Questions parlementaires'

Investissement en ligne – Réponse du Commissaire européen en charge de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés de capitaux

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin

Le 13 octobre 2014, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié une étude sur les résultats des investisseurs particuliers sur la négociation de CFD (contrat sur la différence) et de Forex (marché des changes) en France. Cette étude a été lancée suite à de nombreuses plaintes reçues de clients séduits par l’investissement en ligne et ayant finalement perdu des sommes d’argent importantes. Entre 2009 et 2012, il apparaît ainsi que près de neuf clients sur 10 ont été perdants. 13 244 particuliers ont perdu non moins de 175 millions d’euros, soit une perte de 10 900 euros par personne. Les épargnants floués ont, en outre, très peu de chances de récupérer leur argent, la plupart des sociétés de trading étant basées dans des pays ne coopérant pas avec la justice française. L’AMF a décidé de lancer une campagne de sensibilisation dont le slogan sera « Le risque est au bout du clic ».

1. L’Union dispose-t-elle d’informations comparables au niveau européen?
2. Face à la complexité des marchés des changes et au niveau de risque extrêmement élevé de ces instruments financiers, comment l’Union compte-t-elle protéger les investisseurs privés européens et encadrer les activités des plateformes d’investissement en ligne?

Réponse du Commissaire européen en charge de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés de capitaux, Jonathan Hill – 8 janvier 2015

La Commission ne dispose pas d’informations concernant l’ensemble de l’UE sur les pertes subies par des investisseurs particuliers suite à des investissements en ligne dans des produits FX . Toutefois, la Commission suit ces questions de près et l’AEMF a publié des avertissements destinés aux investisseurs sur des questions connexes.

Les entreprises proposant des produits définis par la MiFID comme instruments financiers doivent être agréées par leur autorité nationale et respecter des règles de conduite et d’organisation destinées à protéger les investisseurs (transparence sur les coûts, exécution au mieux, conflits d’intérêts, traitement des plaintes). Les entreprises qui enfreignent les obligations qui leur sont imposées par la directive MiFID peuvent être renvoyées par les consommateurs devant leurs juridictions nationales, le Médiateur des services financiers ou l’autorité nationale, suivant le cas.

En vertu des nouvelles règles prévues dans la version révisée de la directive MiFID , la Commission est en train d’élaborer des actes délégués pour préciser davantage l’éventail des produits couverts par la directive MiFID, notamment en établissant la frontière entre contrats de change au comptant et dérivés. Cela permettra de clarifier à quelles activités et à quels produits les règles de protection des investisseurs s’appliquent. La Commission a pris diverses initiatives au cours des dernières années afin de renforcer la protection des investisseurs et la connaissance des produits financiers complexes. Par exemple, la directive MiFID II impose aux entreprises d’investissement d’apprécier si leurs produits répondent aux besoins d’un marché cible défini de clients et habilite l’AEMF et les autorités nationales à interdire ou restreindre certaines activités financières ou la distribution de certains instruments financiers potentiellement préoccupants pour la protection des investisseurs. Ces mesures s’appliquent également aux services d’investissement en ligne.

En outre, le règlement (UE) n° 1286/2014 imposera la transmission d’un document d’information clair et concis aux investisseurs particuliers avant que ceux-ci n’investissent dans de tels produits.

Patrimoine culturel irakien – Réponse du Commissaire européen en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin

Comme l’a indiqué la directrice générale de l’UNESCO, lors du colloque du 29 septembre 2014 sur le patrimoine irakien en danger, « l’Irak, mosaïque culturelle et berceau de civilisation, est aujourd’hui victime d’une guerre contre la culture » et d’un « nettoyage culturel ». En effet, les patrimoines culturels islamique, chrétien, kurde ou juif sont intentionnellement détruits ou attaqués par les djihadistes de Daech. Des sites culturels comme la tombe du prophète Jonas à Mossoul, des palais assyriens ainsi que des églises et d’autres monuments ont été détruits et pillés. En outre, Daech réalise des fouilles pour vendre des objets sur les places européennes et asiatiques afin de financer ses activités terroristes.

1.Comment l’Union européenne compte-elle lutter contre le trafic illicite de biens culturels (statues, vestiges) en provenance d’Irak, notamment dans le cadre de la coopération policière et douanière entre pays européens et avec le reste du monde?
2.Quelles actions seront prises pour lutter plus précisément contre le trafic de ces biens culturels sur l’internet?
3.L’Union a-t-elle l’intention de sensibiliser les musées européens, le marché de l’art en Europe et les citoyens européens sur ce problème, et de sanctionner le commerce illicite d’objets culturels irakiens?

Réponse du Commissaire européen en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, Mr Avramopoulos – 23 décembre 2014

Conformément à la résolution 1483 (2003) du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), tous les États Membres doivent prendre les mesures voulues pour faciliter la restitution, en bon état, aux institutions iraquiennes des biens culturels iraquiens, notamment en frappant d’interdiction le commerce ou le transfert de ces objets. Ladite résolution est transposée dans la position commune 2003/495/PESC du Conseil et le règlement (CE) n° 1210/2003 du Conseil. Par ailleurs, l’EIIL figure sur la liste des groupements affiliés à Al-Quaida dressée par les Nations unies et fait l’objet de sanctions en vertu de la résolution 1390 (2002). Conformément à ce régime de sanctions, appliqué dans l’UE par l’intermédiaire du règlement (CE) n° 881/2002, tous les États sont tenus d’interdire la mise à la disposition de l’EIIL de fonds ou de ressources économiques, y compris, mais pas exclusivement, le commerce de biens culturels.

L’UE a pris toute une série de mesures à cette fin, telles que la décision-cadre 2008/841/JAI. De plus, en décembre 2011 , le Conseil a élaboré une liste de points de contact pour lutter contre le trafic de biens culturels, et le «cycle politique de l’UE pour lutter contre la grande criminalité internationale organisée», qui favorise la coopération opérationnelle entre les autorités répressives des États membres, travaille également sur cette question. Une étude réalisée par le Centre de recherche sur le droit du patrimoine culturel (CECOJI-CNRS) souligne que l’internet permet d’acheter des biens culturels sur des sites web de vente aux enchères en ligne et recommande d’introduire une obligation pour les sites de vente en ligne de publier un message d’avertissement. Le projet «Psyche», financé par l’UE au titre du programme ISEC, a aussi pour objectif d’améliorer l’échange d’informations sur les œuvres d’art volées en mettant au point une base de données d’Interpol.

Pour ce qui est de la sensibilisation des professionnels des musées, l’UE apporte son soutien financier au Conseil international des musées (ICOM), observatoire international dans le domaine du trafic illicite de biens culturels, qui a dressé une liste rouge des antiquités iraquiennes en péril afin de permettre la reconnaissance d’objets pouvant provenir d’Iraq.

Service de location de voitures dans l’Union européenne – Réponse de la Commissaire en charge du portefeuille « Justice, consommateurs et égalité des genres »

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin

Le 11 août 2014, la Commission a rendu publique une lettre critiquant les pratiques discriminatoires sur le web de six sociétés internationales de location de voitures (notamment l’application de prix différents selon le lieu de résidence du consommateur), contraires à l’article 20, paragraphe 2, (relatif au principe de non-discrimination) de la directive sur les services.

Afin d’améliorer la protection des consommateurs et le marché unique de la location de voitures, la Commission compte-t-elle également agir:
1. pour garantir le droit des consommateurs à une information loyale et claire en imposant la traduction des contrats de location de voitures dans les différentes langues de l’Union (et non uniquement leurs conditions générales), éventuellement via des contrats européens standards?
2. pour réduire au maximum les délais de confirmation des réservations en ligne par les prestataires (utilisés pour vérifier la disponibilité des voitures auprès des loueurs alors que les clients sont liés par leur réservation et ont confié leurs données personnelles et bancaires) et pour généraliser l’annulation en ligne des réservations par les consommateurs?
3. pour clarifier les responsabilités des comparateurs de prix sur internet (qui servent d’intermédiaires entre les clients et les sociétés de location), notamment en ce qui concerne la vérification de la disponibilité des véhicules réservés?

Réponse de la Commissaire en charge du portefeuille « Justice, consommateurs et égalité des genres » Madame Vera Jourova, au nom de la Commission européenne – 5 décembre 2014

Le 3 avril 2014, la Commission européenne, les centres européens des consommateurs et les autorités nationales de contrôle du réseau de coopération en matière de protection des consommateurs ont rencontré l’association professionnelle Leaseurope et les grandes sociétés de location de véhicules de l’UE afin de débattre des principales questions touchant les consommateurs européens dans ce domaine, y compris les sujets tels que la loyauté et la clarté que l’honorable parlementaire évoque dans sa question. Le dialogue avec le secteur de la location de voitures est en cours. Cette démarche vise à supprimer les pratiques qui seront jugées potentiellement déloyales ou trompeuses par les autorités nationales de contrôle.

Les conditions générales devraient être disponibles, avant la conclusion du contrat, dans la langue du site web de réservation, réputée être la langue du consommateur, et être formulées en termes clairs et compréhensibles. Les sites web de réservation doivent en outre fournir des informations précontractuelles sur les principales caractéristiques du service, y compris les caractéristiques essentielles de la réservation. Le consommateur devrait également recevoir une confirmation du contrat «dans un délai raisonnable après la conclusion du contrat à distance» .

En ce qui concerne les comparateurs de prix en ligne, la Commission européenne a travaillé avec les organisations de consommateurs, les régulateurs nationaux, les organisations sectorielles et les opérateurs d’outils de comparaison afin d’améliorer la fiabilité de ces opérateurs et de clarifier leurs rôles et responsabilités . Par exemple, les fournisseurs en ligne de systèmes de réservation de voitures de location sont censés respecter le droit des consommateurs lorsqu’ils agissent au nom ou pour le compte du vendeur et qu’ils correspondent à la définition de «commerçant» au sens de la législation relative à la protection des consommateurs.

Cybercriminalité et « arnaques à la nigériane »- Réponse du Commissaire européen en charge des affaires intérieures

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 1er août 2014

Les cyber-escroqueries appelées « arnaques à la nigériane » se multiplient: faux appels aux dons, chantages à la webcam et arnaques à la romance sur les sites de rencontre. De nombreux Européens, dont des mineurs, tombent dans le piège de maître-chanteurs opérant depuis des cyber-cafés du Nigeria ou de Côte d’Ivoire, qui leur extorquent des fonds, les menacent et les humilient. Les victimes osent rarement porter plainte et plusieurs cas de suicides ont été révélés. Ce phénomène se développerait aujourd’hui au Ghana, au Bénin et au Maroc.
Sachant qu’en juin 2013, le Conseil des ministres a identifié neuf priorités européennes pour lutter contre la grande criminalité, parmi lesquelles se trouve la lutte contre la cybercriminalité:

1. Quel soutien apporte Europol aux États membres via les projets EMPACTS (European Multidisciplinary Platform against Criminal Threats) et quelles enquêtes/opérations sont coordonnées par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol en matière d' »arnaques à la nigériane »?
2. Quelles actions de coopération judiciaire sont soutenues par Eurojust dans ce domaine?
3. L’Union européenne compte-elle renforcer les normes concernant les droits, le soutien et la protection des victimes des « arnaques à la nigériane », ainsi que la coopération policière/judiciaire avec les États tiers précités?

Réponse donnée par le Commissaire en charge des Affaires Intérieures, Mme Cécilia Malmström, au nom de la Commission – 16 octobre 2014

Les escroqueries de type «419» ont connu une recrudescence avec l’utilisation croissante de l’internet. Grâce à une large sensibilisation des citoyens de l’Union européenne par les nombreuses informations diffusées dans les médias, ces escroqueries font peu de victimes. Cependant, lorsque l’escroc atteint sa cible, les dommages matériels et personnels peuvent être graves, comme l’illustre la question de l’honorable parlementaire.

Europol fournit actuellement un soutien opérationnel aux États membres de l’UE dans les affaires ayant une dimension internationale et où les escroqueries de type «419 » font partie d’un ensemble plus large d’activités criminelles d’un même groupe. Europol a récemment reçu un gros volume de données relatives aux escroqueries de type «419», actuellement en cours d’analyse.

Eurojust fournit une plateforme pour la coopération et la coordination judiciaire entre enquêteurs et procureurs dans les affaires de cybercriminalité. Eurojust contribue également à la prise en compte de la dimension judiciaire dans la lutte contre la cybercriminalité par sa participation au Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3).

En ce qui concerne la protection des victimes au niveau de l’Union européenne, une directive établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité a été adoptée le 25 octobre 2012 . Cette directive renforce sensiblement les droits des victimes et des membres de leur famille de recevoir des informations, un soutien et une protection, ainsi que leurs droits procéduraux lorsqu’elles participent à une procédure pénale. Elle comprend également des dispositions visant à promouvoir la coopération entre les États membres ainsi que la sensibilisation aux droits des victimes. Les États membres doivent avoir transposé cette directive pour le novembre 2015 au plus tard. La Commission européenne soutiendra les États membres dans le processus de mise en œuvre; Un rapport sur la mise en œuvre, accompagné, le cas échéant, de propositions législatives, est prévu pour novembre 2017.

Action de l’UE pour traiter la situation des enfants-soldats – Réponse de Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 15 juillet 2014

L’Union européenne joue un rôle moteur sur la scène internationale pour lutter contre l’utilisation d’enfants, dont le nombre est estimé à 300 000, dans les conflits armés.

1.À la suite du rapport en 2013 du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés et de la résolution 2143 du 7 mars 2014 du Conseil de sécurité sur le sort des enfants dans les conflits armés, l’Union européenne compte-t-elle réviser ses lignes directrices sur les enfants dans les conflits armés, la stratégie de mise en œuvre y afférente et la liste de pays prioritaires?

2.La Commission pourrait-elle faire état des projets locaux financés par les délégations de l’Union au titre de la priorité « Enfants et jeunes, paix et sécurité » dans le cadre des programmes d’action pour les années 2012 et 2013 du volet « Préparation aux situations de crise » de l’instrument de stabilité?

3.Quelles mesures visant à traiter la situation des enfants-soldats la Commission compte-t-elle financer dans les programmes annuels d’action pour les années 2014 et 2015 de l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, au titre de l’article 3, point g), et de l’instrument financier pour la démocratie et les droits de l’homme, au titre de l’article 2, point x)?

Réponse donnée par Mme Ashton, haute représentante/vice-présidente au nom de la Commission européenne – 22 septembre 2014

1. En ce qui concerne les enfants et les conflits armés, l’Union européenne a élaboré un ensemble solide de politiques composé principalement des orientations de l’UE sur les enfants face aux conflits armés (révisées en 2008) et de sa stratégie de mise en œuvre (révisée en 2010). À l’heure actuelle, aucune nouvelle révision de l’un ou l’autre document n’est prévue.

Conformément à la stratégie de mise en œuvre des orientations de l’UE sur les enfants face aux conflits armés, la liste des pays prioritaires établie par l’UE est mise à jour régulièrement en tenant compte de la liste des pays prioritaires et des situations par pays de l’ONU figurant dans les rapports du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. Cette liste a été mise à jour pour la dernière fois le 23 octobre 2013 avec l’ajout du Mali.

2. Au cours de la période 2008-2013, plus de 100 millions d’euros ont été déboursés en faveur de projets visant spécifiquement à protéger et à promouvoir les droits de l’enfant, selon une approche globale. Dans le cadre du volet «préparation aux situations de crise» de l’instrument de stabilité, un projet de 400 000 euros a été financé en 2012 en Inde pour répondre aux besoins des enfants victimes de conflits. En 2013, un appel à propositions spécifique mettant l’accent sur la protection des enfants contre l’exploitation et la violence liées à des conflits a été lancé pour l’Afrique de l’Ouest (750 000 euros ont été affectés).

La Commission a financé 14 projets au titre de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme pour la période 2008-2012, pour un total de 8,2 millions d’euros. Dans le cadre du programme «Investir dans les ressources humaines» de l’instrument de coopération au développement, un appel à propositions intitulé «Violence à l’égard des enfants» a été lancé en 2012 et doté d’un budget de 41 millions d’euros.

3. Dans le cadre du programme d’action annuel 2014 de l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, 500 000 euros ont été affectés à la lutte contre le recrutement d’enfants dans des forces armées, le trafic d’enfants et d’autres crimes à l’encontre d’enfants au Yémen. Le programme d’action annuel 2015 n’a pas encore été établi.

Situation des chrétiens en Syrie – Réponse de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères

Question avec demande de réponse écrite de Philippe Juvin à la Commission européenne – 1er juillet 2014

La Syrie est un des pays où la situation des chrétiens s’est le plus détériorée en 2013, passant du 36e au 11e rang dans l’Index mondial de persécution présenté en janvier 2013 par l’association chrétienne Portes Ouvertes. Représentant 8 % de la population syrienne avant le début du conflit, les chrétiens constituent aujourd’hui une minorité particulièrement vulnérable, qu’on les considère comme des soutiens au régime de Bachar Al-Assad ou comme trop neutres.

Dans le cadre de ses orientations relatives à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction adoptées le 24 juin 2013, comment l’Union européenne compte t elle peser pour sauvegarder l’existence de la communauté chrétienne de Syrie et lutter contre les actes de violence perpétrés à son encontre, permettre aux chrétiens de Syrie de rester dans leur patrie ou d’y retourner en sécurité et garantir, plus largement, le droit à la liberté religieuse en Syrie?

Quel soutien financier a été et sera accordé dans le cadre de l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme pour améliorer la situation des chrétiens en Syrie?

Réponse de Catherine Ashton, Haute Représentante/vice-présidente au nom de la Commission européenne – 22 septembre 2014

L’Union européenne est extrêmement préoccupée par la tragédie que vivent les minorités chrétiennes en Syrie. Le Conseil européen et la haute représentante/vice-présidente ont condamné avec la plus grande fermeté les atrocités commises à l’encontre de minorités religieuses ciblées et ont exprimé la détermination de l’UE à défendre les droits de l’homme et à veiller à ce que les auteurs de violations généralisées et systématiques des droits de l’homme répondent de leurs actes.

L’UE est résolue à poursuivre les efforts de solidarité considérables qu’elle déploie envers les populations vulnérables en Syrie, notamment les minorités religieuses ciblées. Les institutions et les États membres de l’UE continuent d’être le fer de lance de la réaction internationale à la crise et ont mobilisé plus de 2,87 milliards d’euros pour financer l’aide à la reconstruction et les secours en faveur des populations concernées sur le territoire syrien et dans les pays voisins.

Plus particulièrement, la CE agit en faveur de la liberté de religion ou de conviction, entre autres par des projets soutenant des organisations de la société civile qui s’inscrivent dans le cadre de l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH). Elle octroie également une aide financière aux défenseurs des droits de l’homme, notamment des droits des personnes appartenant à des minorités religieuses. La Syrie reste une priorité au titre de cet instrument.

Aggravation de la crise au Soudan du Sud et situation des enfants – Réponse de Catherine Ashton

Question avec demande de réponse écrite de Philippe JUVIN à la Commission européenne (Vice-présidente/Haute Représentante) – 7 juillet 2014

Depuis le 15.12.2013, le Soudan du Sud est le théâtre d’une guerre civile sanglante à dimension ethnique. Après des mois de pourparlers, le président sud-soudanais et son rival se sont engagés à cesser les hostilités, à organiser des élections et à former un gouvernement de transition. Mais l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) doute de leur volonté réelle de trouver une issue politique au conflit.

Le Conseil de sécurité a adopté, le 27.05.2014, la résolution 2155 qui recentre le mandat de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud sur la protection des civils. Parmi eux, les enfants constituent un groupe particulièrement vulnérable : 500.000 déplacés, 50.000 menacés de mort à court terme, de faim ou de maladie et 9.000 recrutés et utilisés comme enfants-soldats.

1/ Comment l’UE soutient-elle la médiation de l’IGAD via l’Instrument de Stabilité ?

2/ Quelles actions spécifiques aux enfants sont soutenues par l’UE ?

3/ L’UE, par la voix de son représentant spécial pour la Corne de l’Afrique Alexander RONDOS, compte-elle exhorter le Soudan du Sud à mettre en œuvre le plan d’action signé en mars 2012 avec les Nations-Unies pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants par les forces armées ?

Réponse donnée par Mme Ashton, Haute Représentante/Vice-Présidente, au nom de la Commission européenne – 2 septembre 2014

Dès le déclenchement de la crise au Soudan du Sud, l’Union européenne a soutenu les efforts déployés par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) pour trouver une solution. Le représentant spécial de l’UE et la délégation de l’UE auprès de l’Union africaine appuient les médiateurs de l’IGAD, tandis que l’UE a apporté au processus de médiation une contribution de 1 million d’euros. En outre, l’UE a récemment adopté un ensemble de mesures d’aides exceptionnelles d’un montant de 10 millions d’euros pour favoriser la stabilisation et instaurer un climat de confiance dans les régions directement touchées, tout en encourageant la prévention des conflits dans celles qui présentent un risque élevé de contagion. Elle prévoit également d’appuyer la mise en œuvre des conclusions des négociations menées actuellement sous l’égide de l’IGAD, comme le mécanisme de suivi et de vérification, ainsi que d’autres discussions complémentaires, ce qui permettra à l’UE de réagir rapidement dès que l’occasion se présentera de concourir à la stabilisation, aux négociations et aux initiatives de prévention des conflits.

L’Union condamne les violations des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité qui ont lieu au Soudan du Sud, notamment ceux qui prennent pour cibles les enfants; elle est déterminée à épargner de nouvelles souffrances à la population C’est pourquoi, l’Union a décidé d’adopter dans un premier temps des mesures restrictives à l’encontre des personnes coupables d’avoir entravé le processus de paix mené par l’IGAD en violant le cessez-le-feu et en commettant d’inqualifiables violations des droits de l’homme.

Par l’intermédiaire d’un projet de l’initiative «Les enfants de la paix» dans les camps de réfugiés d’Adjoung Thok et de Maban, l’Union participe à des initiatives d’éducation et de protection des enfants (de 12 à 17 ans) en faisant porter plus particulièrement son effort sur ceux dont la scolarité a été perturbée par les conflits et les déplacements. Par ailleurs, les interventions humanitaires financées par l’Union accordent une attention particulière aux problèmes de protection des civils, notamment celui de l’enrôlement des enfants dans les forces armées. L’Union soutient également, à Djouba, des lieux sûrs réservés aux filles et aux jeunes femmes victimes de violences sexistes.

Situation des chrétiens en Irak : réponse de Catherine ASHTON

Question avec demande de réponse écrite de Philippe JUVIN à la Commission européenne (Vice-présidente/Haute Représentante) – 8 juillet 2014

Objet: VP/HR — Situation des chrétiens en Irak

Depuis la première guerre du Golfe, la situation des chrétiens en Irak n’a cessé de se dégrader, notamment depuis l’invasion du pays par la coalition menée par les États-Unis en 2003 et la montée en puissance des sentiments anti-occidentaux et des groupes islamistes radicaux. 90 % de la population chrétienne d’Irak aurait ainsi disparu en 10 ans. Les chrétiens représenteraient aujourd’hui entre 2 et 3 % de l’ensemble de la population irakienne, contre 20 % en 1932 et 5 % en 2003. Après avoir été les victimes de multiples attentats, ils subissent actuellement les exactions des djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant et prennent la fuite massivement.

1. Conformément aux lignes directrices de l’Union en matière de religion ou de conviction du 24 juin 2013, quelles actions compte entreprendre l’Union pour protéger la minorité chrétienne en Irak?

2. La Vice-présidente/Haute Représentante a-t-elle l’intention de se rendre régulièrement au Proche-Orient pour témoigner de son engagement politique et de sa solidarité envers les chrétiens d’Orient et de coopérer étroitement avec les États-Unis sur ce sujet?

3. L’Union compte-t-elle appuyer les efforts de l’Organisation mondiale des migrations pour répondre à l’exode massif de population, notamment chrétienne, en Irak et garantir la sécurité des réfugiés?

Réponse donnée par Mme ASHTON, haute représentante/vice-présidente
au nom de la Commission
(13.8.2014)

La haute représentante/vice-présidente suit attentivement la situation des chrétiens en Iraq et a fait part à plusieurs reprises de sa préoccupation au sujet de la protection des personnes appartenant aux minorités religieuses dans ce pays. L’ Union européenne, dans les conclusions du Conseil des affaires étrangères du 23 juin 2014, a condamné le recours à la violence contre les citoyens iraquiens et appelé toutes les parties à s’abstenir de tout usage de la violence. La détérioration rapide des conditions de sécurité au cours des dernières semaines accable encore davantage les populations vulnérables, notamment les minorités chrétiennes.

Chaque fois qu’elle en a eu l’occasion, l’Union a rappelé aux autorités iraquiennes la nécessité de préserver les droits des personnes appartenant aux minorités religieuses. En outre, les droits de l’homme sont un élément essentiel de l’accord de partenariat et de coopération, en vertu duquel une sous-commission consacrée à cette question a été créée.

Dans les faits, l’Union a fourni une aide technique dans les domaines de la mise en place d’un État de droit et de la défense des droits de l’homme, tout en répondant également aux problèmes des minorités, grâce au soutien apporté aux programmes en faveur de la société civile et du renforcement des institutions; il est prévu de poursuivre ce soutien à l’avenir.

La haute représentante/vice-présidente continuera à répondre aux besoins particuliers des minorités affectées par les conflits, en coopération avec tous les acteurs internationaux engagés en Iraq. L’Union apporte une aide humanitaire à tous les iraquiens touchés par la crise actuelle. L’Organisation internationale pour les migrations, un des partenaires de l’Union, fournit une aide humanitaire aux plus vulnérables.

Réponse de la Commission (en date du 13/08/2013) à la question écrite sur les cancers pédiatriques

>> Lire la question écrite de Philippe Juvin (PPE) , Glenis Willmott (S&D) et Antonyia Parvanova (ALDE)

Réponse donnée par M. Borg au nom de la Commission:

Tous les cancers pédiatriques relèvent du cadre politique sur les maladies rares de la Commission . Le règlement concernant les médicaments orphelins encourage la recherche et la mise sur le marché de médicaments destinés aux maladies rares. De plus, le règlement relatif aux médicaments à usage pédiatrique garantit que les nouveaux médicaments développés pour traiter le cancer sont vérifiés en ce qui concerne leur utilisation potentielle en pédiatrie. Par ailleurs, la politique de la Commission relative au cancer couvre différentes activités qui concernent également les cancers rares.

En ce qui concerne les données disponibles sur les cancers pédiatriques, la Commission renvoie aux données d’Eurostat sur les causes de mortalité.

Le septième programme-cadre de recherche a financé la recherche sur les cancers pédiatriques pour un montant de 94 millions d’euros. Les efforts de coordination sont renforcés par des initiatives telles que l’ENCCA (réseau européen pour la recherche du cancer chez les enfants et les adolescents), l’IRDiRC (consortium international de recherche sur les maladies rares) et la création de réseaux pilotes de coopération entre les centres d’oncologie pédiatrique .

La proposition de la Commission pour Horizon 2020 – Le programme-cadre pour la recherche et l’innovation (2014-2020) offrira des possibilités de promouvoir la recherche sur le cancer pédiatrique.

Le 17 juillet 2012, la Commission a adopté une proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur les essais cliniques et les médicaments à usage humain. Ce règlement, une fois adopté, lèvera les obstacles administratifs inutiles à la réalisation d’essais cliniques dans l’UE. Cela vaut en in particulier pour les essais cliniques qui sont souvent déployés dans plusieurs États membres (tels que les essais cliniques en pédiatrie).

Diagnostic précoce et gestion rentable de l’hémochromatose héréditaire

Questions : L’hémochromatose héréditaire (HH) est une maladie génétique qui se manifeste par un surplus de fer dans le sang. Bien que la prévalence de cette anomalie génétique (homozygotie de la mutation C282Y dans le gène HFE) varie beaucoup d’un État membre à l’autre, on estime que 2 millions d’habitants de l’Union européenne sont potentiellement affectés par cette maladie. Des scientifiques et des groupes de patients ont déjà mené des actions de sensibilisation à l’hémochromatose héréditaire. Si elle n’est pas diagnostiquée à temps, cette maladie peut causer de graves dommages aux organes vitaux (cirrhose et carcinome du foie, diabète, polyarthrite et troubles hormonaux), entraînant non seulement une mauvaise qualité de vie, mais également des handicaps, et même la mort. [Lire la suite …]

Question sur la politique de concurrence européenne, sur les règles de procédure et l’absence de contrôle parlementaire

Question parlementaire écrite déposée le 16 juin 2011 et adressée à la Commission européenne

La politique de concurrence est un des piliers du marché intérieur et les infractions aux règles doivent être sanctionnées afin de protéger tant les consommateurs que les entreprises, notamment les PME, qui en sont les premières victimes.

Néanmoins, l’augmentation considérable du montant des amendes infligées à des entreprises en infraction avec les règles européennes de concurrence (1 211 millions d’euros pour les cartels et les abus de position dominante entre 1990 et 1994, et 13 726 millions d’euros entre 2005 et 2009, sans que le nombre d’affaires n’ait augmenté sensiblement) suscite des interrogations en termes de procédure et de contrôle parlementaire. [Lire la suite …]

Question écrite sur la politique de concurrence et son impact sur la compétitivité des industries européennes

La réponse de la Commission est insatisfaisante. La Commission répond de façon technocratique à une question « politique ». Et évite soigneusement de justifier le fait que les amendes européennes soient plus élevées que celles appliquées par nos concurrents.

Avec de tels amis, l’industrie européenne n’a pas besoin d’ennemis. L’aveuglement de la Commission européenne qui veut absolument extirper toute suspicion d’entente anti- concurrentielle aura une conséquence : la mort de l’industrie européenne. Comme le malade de Molière, l’industrie européenne mourra guérie

>> Téléchargez la question
>> Téléchargez la réponse de la commission

Question écrite : politique de concurrence et son impact sur la compétitivité des entreprises européennes

Question écrite :
Le respect des règles fixées par la politique de concurrence de l’UE reste un impératif. Néanmoins en condamnant à près de 800 millions d’euros certaines des compagnies aériennes pour entente sur le montant des surtaxes carburant et sécurité imposées sur le transport du fret, la Commission a clairement privilégié le respect des règles de concurrence au détriment du maintien des emplois et de la compétitivité de ces entreprises. [Lire la suite …]