Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Europe | Le blog de Philippe Juvin - Part 2

Actualités 'Europe'

Participation à CHAM 2018 – Construire l’Europe de la Santé – retrouvez mon intervention

Résultat de la Question de la Semaine

Retrouvez mon débat sur France Culture : « la droite européenne peut-elle survivre à Budapest ? »

INTERVENANTS
  • directrice de recherche au Centre d’études européennes de Sciences Po, auteur de Les droites en fusion, transformations de l’UMP
  • Député LR européen et membre du PPE

Sur RT France, je reviens sur la directive du Parlement européen exigeant de réformer le droit d’auteur sur internet

Retrouvez-moi dans l’émission « Toute l’Europe » sur la situation politique de l’UE

A l’occasion du discours sur l’état de l’Union, prononcé mercredi 12 septembre par Jean-Claude Juncker, dans l’émission « Toute l’Europe » nous avons débattu de la situation politique de l’Europe à huit mois des prochaines élections européennes.

Revoir mes passages sur France24

Première émission « Ici l’Europe » sur le discours sur l’Etat de l’Union.

Le 12 septembre, Jean-Claude Juncker est attendu dans l’hémicycle de Strasbourg pour son dernier grand oral avant la fin de son mandat : le fameux « Discours sur l’État de l’Union ». Le pronostic vital de l’UE est-il engagé ?

Deuxième émission, en anglais, « Talking Europe » sur le Brexit.

Il ne reste que quelques semaines avant le sommet européen où le gouvernement britannique et la Commission européenne sont censés dévoiler leur accord final sur le Brexit. Se dirige-t-on vers un « no-deal » ?

En direct du Parlement européen

J’ai voté aujourd’hui en commission IMCO le paquet « produit ». Il s’agit de deux textes distincts qui d’une part facilitera la circulation des biens en Europe et d’autre part renforcera la sécurité des biens importés depuis des pays hors de l’Europe. Il est en effet essentiel de garantir la sécurité des citoyens en contrôlant davantage ce que nous importons en Europe. Il est également indispensable de faciliter le commerce de biens que nous fabriquons dans nos États européens. Un français qui fabrique et commercialise du vin ou des composants pour machines à outils en France, doit pouvoir les vendre sans entraves dans tous les pays de l’Union européenne.

Résultat de la Question de la Semaine

Macron et l’Europe un an après, beaucoup de communication et…d’inexpérience

TRIBUNE DANS LE JOURNAL L’OPINION

Dès son élection, Emmanuel Macron a été la coqueluche de l’Europe. La France allait enfin se moderniser; il avait battu Marine le Pen. Avec lui, la France était de retour en Europe.

Un an plus tard, quel est son bilan européen ?

Emmanuel Macron a des mots très forts en faveur de l’Europe. Ses partisans vont jusqu’à prétendre qu’il est le plus europhile de tous les Présidents de la Ve République. Si son europhilie ne fait pas de doute, cette analyse est un peu exagérée. Depuis 40 ans, tous les présidents de la République ont été europhiles. Rappelons la très flamboyante présidence française de l’Union européenne de Nicolas Sarkozy, ou de François Mitterrand à Verdun. Ou encore de Jacques Chirac qui était devenu le sage des Conseils européens. Sans remonter à Valéry Giscard d’Estaing, qui s’était adressé aux européens en anglais et en direct le soir de son élection. Etre publiquement europhile pour un président français n’est pas l’exception, c’est la règle.

Sur le terrain de l’action, la communication bien huilée du président français veut faire croire que rien ne se décide plus en Europe sans lui. Mais l’analyse précise des faits est moins flatteuse.

Première règle. Pour les Français, la première règle en Europe est de s’accorder avec les Allemands. Car unies, la France et l’Allemagne sont capables d’imposer un cap au reste de l’Union. Nicolas Sarkozy m’avait résumé en une phrase ce principe : « Quand Angela Merkel veut quelque chose, je le veux. Quand je veux quelque chose, Angela le veut aussi ». Dans le passé, cet accord s’était traduit par une complicité personnelle entre les exécutifs, de De Gaulle-Adenauer à Sarkozy-Merkel.

Emmanuel Macron, lui, a choisi de rompre avec cette habitude. Lors de la remise du Prix Charlemagne, il a asséné une leçon de morale à la Chancelière en fustigeant le « fétichisme perpétuel pour les excédents (…) toujours faits aux dépens de certains autres ». Drôle de façon de tisser un lien amical. En tout cas inexplicable. Un député belge m’a dit qu’il avait cru entendre « un sale gosse mal élevé ». Angela Merkel n’a pas aimé recevoir la fessée en public. Le couple franco-allemand n’est pas en bonne forme et ce n’est bon pour personne.

Seule, la France ne dispose que de 8 à 10% des voix au Conseil et au Parlement. Comme tous les Etats de l’Union, elle doit se trouver des alliés. Là aussi, en quelques mois, souvent par ses simples déclarations, Emmanuel Macron a réussi à nous mettre à dos les Italiens, les Polonais, les Hongrois, les Autrichiens, puis les Allemands. La France n’a plus d’allié stable.

Sur plusieurs dossiers, Emmanuel Macron et ses équipes ont préféré gagner la campagne de la communication plutôt que celle du fond des dossiers et même de nos intérêts. Prenons l’exemple de la révision de la directive des travailleurs détachés. Nous sommes en juin 2017 et Emmanuel Macron vient d’être élu. Le Conseil s’apprête à voter une nouvelle directive globalement favorable à la France. Pour nous, il est important de voter sans perdre de temps car la Bulgarie, qui va prendre la présidence le 1er janvier 2018, veut renégocier le texte à notre détriment. Flairant le coup médiatique sur un sujet qui a animé la campagne présidentielle, Emmanuel Macron fait savoir à la surprise générale qu’il exige des garanties supplémentaires dans le texte. Il ré-ouvre les discussions entre Etats, prenant le risque de remettre en cause ce que nous avions obtenu dans la négociation et de dépasser la date fatidique du 1er janvier. Il faudra toute l’énergie des eurodéputés LR et PS pour convaincre l’Elysée de ne pas jouer avec le feu et de se calmer. En novembre 2017, le Président criera victoire, prétendra que des avancées ont été obtenues (en fait aucune en pratique) et acceptera un texte identique à celui qu’il avait bloqué en fanfare en juin. A trois semaines près, les Bulgares prenaient la présidence et c’était la catastrophe … Mais Le Monde pouvait titrer : « Travailleurs détachés : première victoire européenne pour Emmanuel Macron ». Peu importe que cela fut faux : pour Emmanuel Macron, la forme prime le fond. A défaut d’une victoire sur le fond, il avait un succès médiatique.

Absence. Dans l’Union européenne, les Etats pèsent aussi par leur présence de travail. Quand les Allemands veulent amender un texte en leur faveur, les ministres fédéraux contactent les eurodéputés influents de tous pays et jouent eux-mêmes les lobbyistes. En tant que député européen, je peux témoigner que le gouvernement français, lui, est absent. Cette année, j’ai été le rapporteur du Parlement sur les plateformes en ligne. J’y ai abordé les thèmes de la fiscalité à leur appliquer, de la concurrence, de la transparence et de la traçabilité des données. Sur tous ces sujets, Emmanuel Macron ne cesse de communiquer, et fort bien. Pourtant, je peux certifier qu’aucun membre d’aucun cabinet français ne m’a contacté pour travailler le fond de mon texte. Le gouvernement Macron communique, mais ne travaille pas.

En Europe, les pays sont aussi jugés sur leurs politiques internes. La France du président Macron commence à être jugée sur ses résultats. La dépense publique continue à augmenter alors qu’elle baisse chez nos voisins, le chômage des jeunes ne décroche pas alors qu’il se porte mieux ailleurs. Notre endettement s’aggrave.

Enfin l’Europe, et c’est sans doute le plus préoccupant pour nous, est une épreuve de vérité pour nos dirigeants. Les négociations y sont féroces. Face à Donald Trump, on avait découvert la naïveté d’Emmanuel Macron dans les négociations internationales. On se souvient de leurs embrassades viriles qui avaient été présentées par l’Elysée comme la preuve du talent diplomatique du président français. Mais qui n’avaient pas empêché Donald Trump de le berner en imposant des barrières douanières dix jours plus tard. En Europe, c’est pareil.

Un ancien chef d’Etat qualifie les prises de position d’Emmanuel Macron au Conseil de « légères », et pointe du doigt son « inexpérience ». Dans les négociations, il lâche facilement contre pas grand-chose. Ainsi avec la Politique Agricole Commune, qu’il a sacrifiée contre un modeste plan contre le chômage des jeunes. Ou avec les Roumains et les Bulgares, auxquels il a très imprudemment promis (contre rien) le soutien de la France à leur intégration dans l’espace Schengen. Les politiciens de l’Union européenne ne sont pas très « nouveau monde ». Mais ce sont de vieux crocodiles roués qui maîtrisent leurs dossiers et connaissent, eux, les ficelles.

Le vrai bilan européen du Président Macron est décevant. Ses discours lyriques sont utiles pour lutter contre le populisme. Mais ils ne suffisent pas. En revanche, l’absence de travail de fond de ses équipes, la priorité donnée aux coups médiatiques, son manque d’expérience européenne, sa personnalité trop sûre d’elle-même, la certitude très fausse que rien ne peut se faire sans la France en Europe, et un système national qui n’habitue pas le président français à trouver en face de lui des contradicteurs, ne pardonnent pas. Si la communication omniprésente du président continue à marteler que rien ne se fait sans lui en Europe, on sait que ce n’est plus vrai.

Cette même communication ne va pas pouvoir longtemps cacher son absence de résultat en matière d’immigration, de politique agricole commune, de sécurité ou de décrochage de la France par rapport à ses voisins. Avec l’état de grâce dont il a bénéficié, et en moins d’un an, c’est un véritable gâchis. Le plus grand ennemi d’Emmanuel Macron en Europe est Emmanuel Macron, sa personnalité et sa façon de concevoir la politique. La question est : peut-il changer ? Sur ce point, il n’est pas interdit d’être inquiet.

 

Retrouvez mon interview sur RT France concernant la situation en Afghanistan – 22/08/2018

Lettre Europe Mai/Juin 2018

Le Parlement européen rejette la directive sur le droit d’auteur

Au Conseil National LR sur l’Europe à Menton – 30/06/2018

Invité à l’Ecole de guerre sur le thème «l’Europe et la guerre» – 26/06/2018

Résultat de la Question de la Semaine

J’étais sur BFM Business pour revenir sur l’actualité du Brexit – 21/06/2018

Résultat de la Question de la Semaine

Retrouvez-moi dans l’émission de Public Sénat « Europe hebdo » « Immigration : l’Europe sous tension » – 13/06/2018

Retrouvez les actions menées par la délégation française LR au Parlement européen

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Exposition des élèves de 3ème du collège Les Vallées de La Garenne-Colombes à la maison de l’Europe « Déconstruction et reconstruction de l’Europe »

Question parlementaire à la Commission européenne concernant l’accord de libre-échange avec les pays d’Amérique du Sud (MERCOSUR)

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La Commission européenne négocie actuellement un projet d’accord de libre-échange avec les pays d’Amérique du Sud faisant partie de l’organisation régionale du MERCOSUR.

Cet accord permettrait aux exportateurs, prestataires de service et investisseurs européens d’accéder à un grand marché en plein essor.

Toutefois, cet accord pourrait nous exposer à une importation massive de viande bovine dont la qualité n’est pas garantie. En effet, si le suivi sanitaire est fiable dans certains pays du MERCOSUR comme en Argentine, d’autres pays comme le Brésil ont un système de suivi et de certification de la viande qui présente des lacunes évidentes. Ces lacunes représentent un réel danger pour la santé du consommateur.

C’est pourquoi il m’a paru essentiel d’interroger la Commission européenne sur ce point. Dans la réponse apportée, la Commission se veut rassurante, indiquant que les pays qui exportent vers l’Union, même en cas d’accord de libre-échange, seront toujours soumis aux exigences sanitaires et phytosanitaires imposées au sein de l’Union européenne. Nous devrons être extrêmement vigilants pour que l’accord final offre une protection de haut niveau aux consommateurs européens.

Voici ma question :

Depuis mai 2016, la Commission a relancé ses négociations avec les représentants du Mercosur dans le but de parvenir à un projet d’accord de libre-échange avec cette organisation économique régionale.

Selon les documents de la Commission, en 2016 les exportations de l’UE vers les quatre pays du Mercosur se sont élevées à 41,5 milliards d’euros. Les exportations du Mercosur vers l’UE s’élevaient à 40,6 milliards d’euros. Sur ces montants, 24 % concernaient des produits agricoles tels que les produits alimentaires, les boissons ou les produits du tabac.

Il serait aujourd’hui question d’importer 99 000 tonnes de viande bovine en Europe en provenance des pays du Mercosur. Si certains de ces pays, tels que l’Argentine, ont des conditions de certification en lesquelles nous pouvons avoir confiance, les systèmes de certains autres États de l’organisation sud-américaine, comme le Brésil, affichent des lacunes inquiétantes pour la sécurité sanitaire des consommateurs européens.

  1. Comment la Commission entend-elle s’assurer de l’efficacité des systèmes de certification des États du Mercosur dans le cadre de l’accord de libre-échange?
  2. Quelles précautions la Commission prévoit-elle d’inclure dans cet accord afin d’assurer la sécurité des consommateurs européens?

 

Réponse donnée par Mme Malmström au nom de la Commission (24.05.2018)

Le niveau élevé des exigences de l’UE en matière sanitaire et phytosanitaire à l’importation n’est pas négociable. Les importations de produits de la pêche et l’agroalimentaire doivent répondre aux exigences sanitaires et phytosanitaires à l’importation de l’UE pour être autorisées à entrer dans l’Union, indépendamment du fait qu’elles proviennent ou non d’un pays ayant conclu un accord de libre-échange (ALE) avec l’UE. Il en va de même pour les procédures de certification, c’est-à-dire que le même modèle de certificat sanitaire et les mêmes procédures administratives s’appliquent aux produits qui doivent être importés de pays tiers, que ces pays aient ou non conclu un accord avec l’UE.

Les importations de bœuf du Mercosur, qui représentent aujourd’hui environ 185 000 tonnes par an, continueront donc toujours de satisfaire aux exigences sanitaires et phytosanitaires de l’UE afin d’entrer sur son marché après la signature d’un accord d’association.

Parmi les dispositions du chapitre sur les mesures sanitaires et phytosanitaires du projet d’accord d’association UE-Mercosur qui ont été adoptées, il existe une disposition stipulant que «les produits exportés d’une partie doivent satisfaire aux prescriptions applicables de la partie importatrice». Le premier objectif de ce chapitre est de garantir un niveau élevé de protection des consommateurs tout en évitant des restrictions déguisées dans les échanges internationaux.

Chroniques européennes en direct de Strasbourg sur la crise en Italie et sur le glyphosate