Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Europe | Le blog de Philippe Juvin

Actualités 'Europe'

Réécoutez-moi ci-dessous dans l’émission «Les Voix de Bilger» sur Sud Radio (20/04/2018) avec Philippe Bilger


Retrouvez mon interview dans l’émission de France Info consacrée à l’Europe

Au menu de l’émission :

  • Discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement européen
  • , six mois après l’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, 18 médias internationaux, réunis par l’organisation Forbidden stories, poursuivent l’enquête de la journaliste maltaise sur la corruption et le blanchiment d’argent à Malte
  • , remise en cause de la nomination de Martin Selmayr, proche de Jean-Claude Juncker, comme secrétaire général de la Commission européenne
  • , la directive européenne sur l’ouverture à la concurrence
  • , l’invitation des eurodéputés à Mark Zuckerberg pour venir s’expliquer sur la fuite de données d’utilisateurs de Facebook


Emmanuel Macron s’est posé en leader de l’Union européenne face aux nationalistes, mardi 17 avril, lors d’un discours au Parlement européen réuni à Strasbourg (Bas-Rhin). Le discours était « brillant sur la forme », reconnaît le député européen Les Républicains, Phillippe Juvin, invité du « 19h20 politique » sur franceinfo, mais le chef de l’État n’a pas « apporté de réponses »,selon lui.

franceinfo : Après le discours d’Emmanuel Macron, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a déclaré : « La vraie France est de retour ». Avez-vous eu la même impression ?

Philippe Juvin : Ce qui est clair, c’est qu’il est très brillant sur la forme et c’est une intervention qui a fait du bien. Depuis François Hollande, on avait envie de se cacher sous la table quand le président arrivait dans l’hémicycle tellement il était ridicule. Emmanuel Macron, lui, a certes posé des questions, mais il n’a pas apporté de réponses.

Emmanuel Macron a frappé en Syrie sans demander l’autorisation de l’Union européenne. Le chef de l’État n’est-il Européen que dans la communication ?

Il est clair qu’il y a beaucoup de communication chez lui. Il dit qu’il veut beaucoup réformer, mais il ne dit pas comment. Nous sommes 27 États, on ne peut pas changer tout seul les choses. Emmanuel Macron croit à une Europe idéale, mais en Europe il y a des tensions, des intérêts contradictoires. Il faut prendre cela en compte, et il ne l’a pas compris. La France seule ne suffit pas, et le couple franco-allemand aussi. Il n’y a rien de pire que d’arriver avec ses grands sabots et dire que l’on va tout réformer.

C’est l’Europe qui demande à la SNCF de s’ouvrir à la concurrence. Comment rassurer les utilisateurs ?

Premièrement, le succès des réformes nationales, c’est la condition pour peser en Europe. Si vous n’êtes pas vertueux au plan national, vous n’êtes pas vertueux au plan européen et donc vous ne pesez pas. Le vrai sujet c’est la place de la France dans le débat politique. Deuxièmement, la question de la SNCF est beaucoup plus large et la mise en concurrence d’un certain nombre d’activités économiques contribue à la diminution de coût. Et ça on le doit à l’Union européenne.

 

Résultat de la Question de la Semaine

Lettre Europe Mars 2018

Une bataille gagnée au Parlement européen: le rejet de la carte électronique de services dans l’UE

Nous sommes parvenus à rejeter la proposition de la Commission européenne relative à la carte électronique de services.

Cette proposition aux forts relents de Directive Bolkestein, tant décriée à l’époque, revenait à réintégrer de manière détournée le principe du pays d’origine contre lequel nous nous étions battus il y a quelques années.

Après avoir compris qu’il n’était nullement possible d’améliorer cette proposition, j’ai activement plaidé pour le rejet pur et simple de ce texte.

© European Union 2018 

Le vote de la Commission du Marché Intérieur du 21 mars dernier m’a donné satisfaction. Nous avons retoqué ce texte.

À la Commission européenne à présent de nous proposer une nouvelle proposition en faveur d’une Europe des services ambitieuse et respectueuse des marchés du travail de chacun de nos États membres.

Le marché unique oui, évidement. Mais pas à n’importe quel prix.

Le marché intérieur doit avant tout bénéficier aux citoyens et aux entreprises européennes dans un cadre de sécurité et de confiance.

Cette proposition n’y contribuait certainement pas. Au contraire, elle établissait une véritable usine à gaz bureaucratique et n’apportait aucune simplification réglementaire ou administrative aux prestataires de services européens souhaitant exercer des activités dans un autre État membre.

Je suis pour le marché unique car il est bon pour les entreprises françaises et européennes; mais pas au prix d’un dumping social.

Je me réjouis donc de ce vote qui montre combien le Parlement européen joue son rôle de co-législateur avec intelligence et raison, et sait s’opposer à la Commission européenne quand il le faut.

Résultat de la Question de la Semaine

En direct du Parlement européen – plénière de mars 2018

Je suis en direct du Parlement européen pour la plénière qui rassemble les 751 eurodéputés à Strasbourg tous les mois. Nous demandons des règles européennes pour garantir la sécurité des journalistes et de vrais moyens de contrôle, d’enquête sur le façon dont les fonds européens sont dépensés.

Nous, les Républicains au Parlement, avons voté pour la création d’un Fonds européen de défense. Nous défendons une souveraineté européenne en matière de recherche et de capacité militaire.

Le Gouvernement souhaite diminuer le budget de la Politique Agricole Commune #PAC. Nous nous battrons pour défendre l’agriculture française!

En direct du Parlement européen. Nous, les Républicains au Parlement, avons voté pour la création d’un Fonds européen de défense. Nous défendons une souveraineté européenne en matière de recherche et de capacité militaire.

Inauguration de la place Simone et Antoine VEIL à Puteaux avec Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Maire de Puteaux et Jean VEIL – 08 mars 2018

Résultat de la question de la semaine

Les listes transnationales, une occasion perdue

 

En février dernier, le Parlement européen a pris position sur la composition du prochain Parlement après les élections européennes de 2019. Le projet de résolution comprenait un amendement sur l’introduction de listes transnationales qui n’a malheureusement pas été retenu par la majorité des députés. C’est donc probablement une élection européenne sans coloration transnationale que nous aurons l’année prochaine.

J’ai pourtant voté en faveur de cet amendement sur les listes transnationales. Que représenteraient-elles ? À mon sens ces listes apporteraient énormément à l’Europe, au niveau symbolique bien sûr mais également de façon bien plus concrète qu’on ne l’imagine. Ces listes permettraient d’élire une partie des députés sur des listes transeuropéennes composées de candidats de différentes nationalités. Ainsi, les citoyens européens pourraient-ils se prononcer sur deux listes : la première nationale et la seconde transnationale.

Cette représentation duale aurait permis de penser au-delà des frontières sans non plus s’éloigner de l’ancrage local des députés européens. Ces listes auraient favorisé l’européanisation du débat pendant la campagne. Elles auraient permis d’européaniser d’avantage la conscience politique et citoyenne européenne.

Il aurait été temps de donner un souffle nouveau à notre modèle de démocratie représentative. L’une des critiques émises à l’encontre de ces listes était la différence de légitimité qu’elles créeraient entre les députés européens. Les uns étant élus au niveau national et les autres détenant leur mandat d’un électorat plus large représentatif de toute l’Union européenne. Ces deux types de légitimité ne sont pas opposés. Bien au contraire ils se complètent. L’Union européenne, ni Fédération d’États, ni simple organisation internationale, dispose d’un statut particulier qui aurait justifié une double représentation démocratique, témoin de la diversité de ses États membres unis en un même projet.

Sur ce point, le retour des listes nationales pour les élections européennes, qui depuis 2003 relevaient d’un scrutin régional, est également décevant. La renationalisation du mode de scrutin va cristalliser et centraliser les débats au niveau national. Les citoyens, déjà éloignés de leurs députés siégeant à Strasbourg et Bruxelles, bouderont cette élection lointaine sans ancrage local solide. De plus, la régionalisation des listes était aussi garante d’une certaine représentativité des régions au niveau européen.

A près d’un an des élections européennes, j’ai vu mes espoirs d’européen convaincu déçus sur ce point mais je continue à espérer que nous aurons au cours des prochains mois, une campagne de qualité qui nous permettra de débattre des vrais enjeux européens. Le prochain Parlement européen devra affronter, à l’image du Brexit, des défis qui vont changer la face de l’Europe. Il faut s’y préparer, penser plus en  visionnaire et moins en bureaucrate.

Je m’exprime en direct du Parlement européen à Bruxelles sur les sujets d’actualité

Note d’information européenne – février 2018

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Cliquez ici pour télécharger la note d’information européenne de février 2018

Déplacement au Liban – février 2018

Au cours de ma visite annuel au Liban dans le cadre du concours de la francophonie, j’ai eu le plaisir d’échanger dimanche 25 février, comme je le fais chaque année, avec la dynamique section Les Républicains du Liban présidée par Fabienne Blineau, conseillère consulaire du Liban et de la Syrie.

En tant que député européen de la circonscription Ile-de-France et Français de l’étranger, je représente les citoyens français de ma région ainsi que tous les français établis hors de France. Ma préoccupation était d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des nombreux compatriotes, militants et sympathisants, présents.

Ce débat organisé par Fabienne Blineau et Georges-Maxime Moussallem, délégué des jeunes LR, nous a permis d’échanger sur de nombreux thèmes : l’enseignement, la situation des établissements scolaires français à l’étranger, la fiscalité, ou encore la politique étrangère de la France.

Bien que la francophonie semble être un combat présidentiel, j’ai rappelé qu’une coupe budgétaire de 33 millions d’euros au budget pour l’enseignement français à l’étranger a été votée par tous les députés de La République En Marche. C’est notamment de cette mesure, qui asphyxie les établissements, que découle la hausse des frais scolaires.

Il en va de même pour l’aide militaire promise au Liban. L’armée libanaise attend toujours la fourniture d’équipements stipulée dans le contrat franco-saoudien, signé sous la présidence de François Hollande.

La volonté de notre famille politique est de constituer une opposition saine, constructive mais non naïve, aux côtés de notre Président Laurent Wauquiez. Notre Président se rendra cette année au Liban, parce que notre famille politique a toujours été attachée au pays du cèdre, parce que la politique internationale l’impose, et parce que nous devons soutenir nos compatriotes qui ont le courage de rester dans cette région du monde si instable.

Je serai moi aussi très vite, de nouveau parmi vous, amis Républicains, amis Français et Libanais !

Résultat de la Question de la Semaine

Invité de l’émission Europe Hebdo sur LCP / Public Sénat – 07 février 2018

« Crise des migrants : l´impasse »
Diffusée le 07/02/2018

Le 1er février, une rixe a éclaté entre migrants à Calais, l´affrontement le plus violent jamais survenu dans la ville. Une violence et des conditions de vie qui ne découragent pas les migrants, toujours résolus à rejoindre l´Angleterre.
Une équipe d´Europe Hebdo s´est rendue à Ouistreham. Dans cette ville côtière de Normandie, à 350 km de Calais, un étrange manège se joue entre policiers et migrants, les premiers empêchant les seconds d´embarquer dans les camions pris d´assaut . Aujourd´hui Ouistreham est la deuxième porte d´entrée vers l´Angleterre.
Un reportage de Marie Labat et Félix Uhel

Les invités d’Ahmed Tazir :

Philippe Juvin, député européen Groupe du Parti populaire européen (France)

Eva Joly, députée européenne , groupe des Verts (France)

Jude Kirton-Darling, députée européenne Groupe Socialistes et Démocrates (Royaume-Uni)

À partir des reportages réalisés par les rédactions de LCP et Public Sénat, députés, commissaires européens et experts livrent leur vision de l´Europe et croisent leur regard sur les conséquences des politiques européennes sur notre quotidien.

Retrouvez-moi sur LCP/Public Sénat afin d’aborder la situation à Calais

Résultat de la Question de la Semaine

Lettre Europe Janvier 2018

Ouverture du jeu-concours Euroscola du Parlement européen – Inscrivez vite votre classe et entraînez-vous!

Le Bureau en France du Parlement européen ouvrira le 12 mars 2018 une nouvelle édition de son jeu-concours en ligne www.euroscola.fr, sous forme d’un quiz sur l’Union européenne. Le jeu concours est ouvert à tous les lycées de France métropolitaine et outre-mer. Les gagnants participeront aux journées Euroscola au Parlement européen à Strasbourg au cours de l’année scolaire 2018-2019.
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Euroscola est une manifestation exceptionnelle qui permet aux lycéens d’apprendre davantage sur la démocratie parlementaire européenne en l’expérimentant directement, lors d’un jeu de simulation. Plusieurs milliers de lycéens des 28 États membres de l’UE y participent chaque année et se mettent pour une journée dans la peau de députés au Parlement européen à Strasbourg (voir la page Facebook Euroscola : www.facebook.com/euroscola).
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Le jeu-concours Euroscola se déroule en deux étapes :
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1) la phase d’entraînement, d’ores et déjà disponible sur une application dédiée (Euroscola, disponible sur l’App Store et sur Google Play) et sur le site internet, afin de permettre aux élèves de se familiariser individuellement avec le quiz et d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement de l’UE ;
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2) la phase du jeu-concours, qui aura lieu du 12 au 23 mars 2018, et qui permettra au Bureau en France du Parlement européen de sélectionner les classes ou groupes d’élèves de 2nde et 1ère qui partiront à Strasbourg pour participer à une des journées Euroscola d’octobre 2018 à juin 2019. 16 classes ou groupes seront ainsi sélectionnés pour toute la France, composés de 20 à 24 élèves et de deux accompagnateurs au maximum.Pour plus de renseignements sur cette nouvelle édition du jeu-concours du Parlement européen en France, rendez-vous sur le site www.euroscola.fr !

Pour une Europe de la défense compétitive et autonome

 

La Commission européenne a lancé le 7 juin 2017 une initiative « Fonds européen de la défense ». Il s’agit d’un nouveau fonds européen qui sera mis en œuvre graduellement à partir de 2019 et sera doté de 1,5 milliard d’euros par an après 2020. Les modalités d’établissement et de fonctionnement de ce fonds sont actuellement en discussion au Parlement européen.

Ce fonds représente un tournant stratégique pour l’Europe qui se décide à prendre en main sa défense. Enjeu prioritaire pour la France, ce fonds lui permettra d’exploiter son potentiel de leader dans ce domaine, surtout après le départ du Royaume-Uni, son principal concurrent au niveau européen.

L’objectif du Fonds européen de la défense est de nous doter d’une défense européenne forte, autonome et indépendante des pays tiers. Le contexte géopolitique actuel appelle à ce financement aujourd’hui indispensable et urgent. Il n’est plus possible de compter sur la protection longtemps assurée par l’OTAN du fait du repli protectionniste actuel des États-Unis. De plus, les tensions à l’Est entre la Russie et l’Ukraine appellent une Europe forte.

L’insécurité liée à la menace terroriste vient s’ajouter à la liste des arguments pour une Europe de la défense. L’ambition de l’Union européenne d’établir une politique de défense marque une prise de conscience de l’importance de la protection des citoyens européens.

Le 23 janvier, la commission parlementaire « marché intérieur et protection des consommateurs », où je siège, a voté les modalités d’établissement du Fonds européen de la défense.

Sur ce vote, ma priorité était non seulement d’aboutir à une défense indépendante et compétitive, mais aussi de protéger les actions financées par ce Fonds européen. C’est dans cette logique que j’ai modifié la proposition pour y introduire une clause visant à interdire le transfert des technologies financées par ce Fonds vers des pays tiers non européens. Les transferts de technologie présentent des risques pour la compétitivité des entreprises européennes. Ils peuvent engendrer de nouvelles concurrences en offrant aux bénéficiaires de pays tiers d’accroître leurs niveaux de performance technologique.

Ma proposition a convaincu la majorité des députés de la commission que le transfert de technologie représente un risque réel pour la compétitivité de la défense européenne. Ma clause a donc été adoptée.

Le programme « Ecole ambassadrice » du Parlement européen

Résultat de la Question de la Semaine