Philippe Juvin, le Blog
Député européen, Maire de La Garenne-Colombes
Président de la fédération Les Républicains des Hauts-de-Seine

Europe | Philippe Juvin, le blog

Actualités 'Europe'

Retrouvez-moi demain soir pour évoquer l’actualité européenne

En commission IMCO (commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs) au Parlement européen ce matin

Résultat de la Question de la Semaine

Retrouvez l’émission de LCP à laquelle j’ai participé sur les Paradise Papers


Conférence de presse Les Républicains – Mardi 14 Novembre 2017

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse des Républicains que j’ai tenue avec Valérie Debord :

Les Républicains demandent « une publication de la liste noire des paradis fiscaux » et désirent mettre les pays qui y sont inscrits à « la diète budgétaire européenne », a annoncé mardi Philippe Juvin, porte-parole, évoquant les Paradise Papers.

« Nous voulons que les pays inscrits sur cette liste noire ne puissent plus du tout bénéficier de fonds européens ou de fonds donnés par des structures péri-européennes, je pense à la Banque centrale européenne par exemple », a-t-il expliqué, afin que « les pays inscrits sur cette liste noire soient à la diète budgétaire européenne ».
Le commissaire européen à la Fiscalité et aux Affaires économiques Pierre Moscovici a appelé mardi les États membres à adopter « dès le prochain Conseil des ministres des Finances le 5 décembre » une liste noire des paradis fiscaux assortie de « sanctions dissuasives » contre les pays qui la composeront.
Cette liste noire européenne, en gestation depuis près d’un an et demi, ne comprendrait toutefois pas de pays de l’UE.
M. Juvin s’est également félicité que « les pays européens doivent mutuellement s’informer des optimisations fiscales qu’ils autorisent » mais a demandé que ces « échanges de données fiscales pays par pays en Europe soient rendus publics ». Soucieux de dissocier la « triche fiscale » de « l’optimisation fiscale », le porte-parole LR a par ailleurs affirmé qu’« un certain nombre de cabinets d’avocats qui ont monté des optimisations fiscales très complexes (…) font leur travail » face à des « politiques fiscales inadaptées ».
Le parti souhaite que « toutes les opérations très complexes fiscales » des cabinets d’avocats soient « non pas rendues publiques » pour respecter le « secret des affaires » mais « déclarées à l’administration fiscale » pour « qu’il y ait de la transparence dans cette affaire ».

Résultats de la Question de la semaine

Communiqué de presse : Une liste commune LR/LREM aux prochaines élections européennes ferait « un boulevard aux anti-européens »

Une liste En Marche aux Européennes menée par Alain Juppé, comme il l’aurait proposé à Sud Ouest avant de faire marche arrière 24h plus tard ? Plus de Gauche, plus de Droite : si on veut faire un boulevard aux anti-européens, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et créer une catastrophe au Parlement européen et en Europe, il faut continuer comme ça.
Qu’Emmanuel Macron fasse de beaux discours sur l’Europe, c’est évident mais ça ne suffit pas. Il faut des actes, du doigté, de la retenue et pas d’arrogance. Bref pour jouer un rôle en Europe, mieux vaut être Talleyrand que Jupiter.
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Philippe Juvin 
Député européen et Porte-parole LR Europe

Résultats de la Question de la Semaine

Article de presse : Lutte contre la contrebande : l’industrie du tabac est-elle un pompier pyromane ?

Mise à mal par le paquet neutre et l’augmentation du prix du tabac, l’industrie de la cigarette tente de reprendre la main. Les cigarettiers souhaitent participer à la lutte contre la contrebande de cigarettes, sauf qu’ils sont accusés par certains d’en tirer profit, et même de l’organiser…

Les grandes compagnies de tabac, qui ont récemment subi deux revers majeurs, avec la mise en place du paquet neutre et les mesures d’augmentation du prix du tabac, ont d’autres idées en tête pour préserver leur commerce. Les cigarettiers sont en particulier en première ligne sur le dossier de la contrebande de cigarettes. Au risque de passer pour des pompiers pyromanes.

La traçabilité des paquets dans le viseur des lobbyistes

Plus de 25% des cigarettes fumées dans l’Hexagone ne proviennent pas de l’étal d’un buraliste français. Parmi elles, environ 12% sont achetées légalement dans des pays frontaliers où le tabac coûte moins cher. Mais le reste provient pour l’essentiel de la contrebande. Ce sont donc des cigarettes achetées en masse dans des pays à moindre coût, puis vendues sous le manteau en France.

Le hic, c’est que les industriels du tabac sont accusés par les anti-tabac d’inonder ces pays à moindre coût afin d’organiser la contrebande pour vendre plus. L’exemple d’Andorre est particulièrement parlant : chaque année, environ 850 tonnes de tabac y sont importées, alors que les habitants n’en consomment que 120 tonnes, selon un rapport du cabinet d’audit KPMG.

Face à ce problème, qui fait perdre à l’État 3 milliards de recettes fiscales et rend la cigarette beaucoup plus abordable, l’Organisation mondiale de la Santé a adopté en 2012 un protocole qui indique comment organiser la traçabilité des paquets de cigarettes. Pour que celui-ci entre en vigueur et qu’il ait force de loi, 40 pays doivent le ratifier. À l’heure actuelle, 32 l’ont déjà fait, dont la France en octobre 2015.

Le hic, cette fois, c’est que le texte de l’OMS risque de se faire doubler par un autre texte, plus favorable aux cigarettiers. Un deuxième texte publié en septembre 2017 par… la Commission européenne, et sur lequel les États européens doivent se positionner. « En le lisant rapidement, on a l’impression que ce texte est bon, mais dans le détail on voit qu’il contrevient au protocole de l’OMS »,  explique l’eurodéputé LR Philippe Juvin : « Le texte permet au responsable de la traçabilité de faire une partie de son chiffre d’affaire avec les cigarettiers. Le contrôle ne serait donc pas indépendant. »

« On ne fait pas garder son poulailler par un renard » Philippe Juvin, député européen

Cette directive européenne qui aboutirait à associer les cigarettiers à leur propre traçabilité « a été négociée avec des pressions majeures du lobby du tabac », dénonce le pneumologue Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme. « Connaissant le passé de cette industrie qui a organisé la contrebande, il est hors de propos qu’on puisse lui confier la traçabilité ! » Pour le médecin, « les cigarettiers essaient à marche forcée de faire en sorte que la directive européenne soit mise en œuvre à la place du protocole de l’OMS, puis de profiter du fait accompli. »

Dans cette bataille législative, la France est favorable au protocole de l’OMS, et souhaite qu’un acteur indépendant s’occupe du marquage des paquets dès qu’ils sortent de la machine. « Au moins, sur ce dossier là, les buralistes sont avec nous », ironise Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, en pointe dans la lutte anti-tabac.

Pour faire avancer leur cause, les cigarettiers font même la publicité de leur propre système de traçabilité, baptisé Codentify. Développé par Philip Morris International (PMI), son brevet a été cédé gratuitement en 2010 aux trois autres leaders du marché (British American Tobacco (BAT), Imperial Tobacco Group (ITG) et Japan Tobacco International (JTI). Puis, en juin 2016, « il a été cédé à Inexto, petite entreprise suisse dont l’un des dirigeants est un ancien cadre de Philip Morris et dont le siège est situé dans un immeuble d’habitation de Lausanne, où habite un cadre de Philip Morris », assure Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme.

Leur stratégie d’ingérence : avoir des gens qui parlent à leur place pour défendre leurs intérêtsEmmanuelle Béguinot, directrice du CNCT

Un autre dirigeant d’Inexto, également ancien de Philip Morris, était justement l’un des invités à une rencontre organisée le 26 octobre 2017 à Paris, dont le thème était le « commerce illicite ». À la table également, outre Eric Woerth, le président de la commission des Finances de l’Assemblée – qui  figurait par ailleurs sur une liste publiée en septembre dernier de parlementaires bénéficiaires de cadeaux de Japan American Tobacco, comme du champagne ou des invitations à Rolland Garros -, une avocate du cabinet August Debouzy. Celui-ci a déjà défendu Philip Morris en France, et son patron, en 2015, selon cet article du JDD, avait demandé à Dominique Strauss-Kahn d’organiser une réunion entre le PDG du cigarettier et le consultant Paul Boury, « proche du gouvernement », le tout pendant les débats sur le paquet neutre.

« Le lobbying des industriels du tabac est impressionnant, estime Emmanuelle Béguinot. Dans les réunions, ils sont sur-représentés, pas forcément en tant que tels, mais via les distributeurs, ou les chambres de commerce. On n’imagine pas forcément qu’ils sont liés à l’industrie, mais ça fait partie de la stratégie d’ingérence : avoir des gens qui parlent à leur place pour défendre leurs intérêts. » Et ceux-ci sont sont aujourd’hui mobilisés pour peser sur la mise en place du futur dispositif de traçabilité des paquets.

Lettre Europe Septembre/Octobre 2017

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Cliquez ici pour télécharger la Lettre Europe de Septembre/Octobre 2017

Le mot de Philippe Juvin, Président des Républicains des Hauts-de-Seine

Orgueil et politique du coucou

Pendant les 5 ans de la présidence Hollande, la France a peu compté dans le concert européen. Pas de politique d’influence ; pas de vision globale ; la personnalité même du président ; une situation nationale médiocre qui nous obligeait chaque année à quémander un quitus budgétaire et qui s’est terminée par la mise sous surveillance renforcée de la France : les raisons sont multiples, mais le résultat fût que nous ne comptions plus. Après le quinquennat Sarkozy marqué par une présidence française de l’Union flamboyante, les 5 ans européens de François Hollande ne s’inscriront pas dans l’Histoire.

Et puis vint Emmanuel Macron.

Son premier discours européen fut de belle tenue : une Europe qui protège, puissante et fière d’elle-même. On n’avait pas entendu de telles paroles depuis longtemps.

Pourtant, que de difficultés et d’ambiguïtés derrière cette belle façade.

En France, le Président décide et l’Assemblée nationale, dominée par sa majorité, exécute. Point n’est besoin de discuter ni de négocier avec « les autres ». Mais l’Europe n’est pas la France. Pour peser en Europe, il ne faut pas dicter sa volonté. Il faut s’entendre avec « les autres » et trouver des alliés. Il faut passer des compromis. Or, transporté par ses victoires et peut-être son caractère, le Président a péché par orgueil. Il avait une vision européenne ? Elle devait s’imposer aux autres. En quelques semaines, il nous a ainsi rapidement mis à dos les Italiens (Ficantieri), les Polonais (l’Etat de droit et le travail détaché), l’Espagne (le cabotage) et même les Allemands avec le serpent de mer de la mutualisation de la dette maladroitement annoncée pendant leur campagne électorale. Ces affaires laissent des traces. Une certaine arrogance française, dit-on, est de retour. Qu’on le veuille ou non, une partie du capital de sympathie vis à vis de la France, que nous devions à Emmanuel Macron, a bel et bien disparu.

En surestimant le poids de la France, il a aussi mis en danger les intérêts français. Ainsi, au mois du juin, à peine élu, il exige de reprendre à zéro la révision de la directive sur les travailleurs détachés, pourtant en cours de finalisation. En exigeant de lier la révision de la directive des travailleurs détachés à la question des droits sociaux, il retarde l’adoption de la directive. Il fait ainsi le jeu de ceux qui ne veulent pas la réviser du tout et qui tentent de gagner du temps jusqu’à janvier, date de la présidence bulgare au Conseil de l’Union européenne, qui enterrera le sujet.

Au péché d’orgueil et à la méconnaissance des subtils équilibres européens, il faut ajouter la stratégie du coucou. Le coucou est ce petit volatile qui s’installe chez les autres. Emmanuel Macron est un coucou : il prétend être l’auteur du travail des autres, ce qui crée un certain énervement. Prenons encore cette fameuse révision de la directive sur les travailleurs détachés. Quand Emmanuel Macron explique que c’est grâce à lui que la révision a été arrachée, il ment. Nous négocions depuis deux ans et tous les connaisseurs du sujet savent que 2017 serait l’année de la révision. Et sur le fond, Emmanuel Macron n’a rien apporté à la décision finale probable. Tout juste a-t-il mis en péril l’accord, comme je l’écrivais plus haut.

L’ambition européenne est nécessaire et nous avait manqué sous François Hollande. Mais pour faire triompher cette ambition, Emmanuel Macron doit vite se corriger lui-même : moins d’égo, plus de subtilité, plus d’écoute, moins de sentiment de tout savoir et de tout maîtriser, une meilleure connaissance des rapports de force, moins d’amateurisme et de pulsions et plus de maîtrise des sujets de fond. S’il continue à se montrer donneur de leçon, sûr de lui, sourd aux autres, il va nous isoler. Cela a commencé. Il est encore temps de corriger le tir. Mais il faut vite changer, Monsieur le Président. 

Pour une baisse des aides européennes de préadhésion allouées à la Turquie

Le processus d’adhésion de la Turquie est devenu un véritable supplice des danaïdes pour l’Union, condamnée à emplir un processus d’intégration sans fin pour un pays qui visiblement ne respecte plus les conditions de valeurs sine qua non pour nous rejoindre et qui devrait par conséquent se voir fermer les portes à une adhésion prochaine.

Depuis le coup d’État manqué contre le président en juillet 2016, le ton du régime turc s’est nettement durci par la concentration des pouvoirs aux mains du président, des limogeages sans précédents dans la haute administration et des arrestations de militants ainsi que de journalistes. Malgré la mise à mal des Droits de l’Homme et le recul actuel de l’État de Droit sous Erdogan, les États-membres ne semblent pas prêts à concrètement se prononcer sur le sort de cette adhésion aujourd’hui vide de sens. Les conclusions du précédent sommet européen sont, sur ce point, vagues et décevantes puisque le lecteur y apprend simplement que la question des relations avec la Turquie y a été « débattue ». C’est encore une occasion manquée de faire un état des lieux sans concession du processus d’intégration dans lequel Turquie et Union sont engluées depuis maintenant 12 ans. Il est malheureux que le gouvernement français ne soit pas parvenu à affirmer une position ferme et claire à l’image de la chancelière allemande.

Ainsi, faute d’accord entre États membres sur l’arrêt des négociations avec la Turquie, les fonds de préadhésion qui lui sont actuellement alloués doivent être revus à la baisse. Mercredi 25 octobre, le Parlement européen a adopté une résolution relative au projet de budget général de l’Union pour l’exercice 2018, estimant qu’il était légitime que l’Union réduise le soutien aujourd’hui accordé à ce pays.

Rappelons cependant que la Turquie reste un allié stratégique – notamment en matière de terrorisme – et un proche voisin de l’Union européenne avec qui nous partageons une histoire commune. Nous ne pouvons ainsi nous défaire de tout lien avec cet État et devons trouver une alternative à l’intégration pour continuer de coopérer en particulier en matière douanière, économique et migratoire.
Mais pour l’adhésion, c’est non.

Conférence de presse Les Républicains – lundi 23 octobre

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la conférence de presse des Républicains que j’ai tenue avec Guillaume Larrivé :


« Emmanuel Macron est isolé sur la scène européenne »

Au sujet du Conseil Européen : « C’était le moment de dire aux Turcs : « vous n’avez pas votre place dans l’UE » » #Turquie

Au sujet du retour des djihadistes : « Nous demandons au gouvernement ce qu’il envisage pour gérer le retour de ces combattants »

Au sujet du budget de la #SécuritéSociale : « Par certains points, la Sécurité Sociale va être démantelée »

Résultats de la Question de la semaine

Création du Conseil Européen de la Jeunesse à Puteaux – 14 octobre 2017

Favoriser les échanges entre les jeunes des communes jumelées à Puteaux, tel est l’objectif du Conseil européen de la jeunesse qui a été lancé ce 14 octobre 2017, à l’initiative des jeunes élus putéoliens.

Dans la prolongation des échanges tenus en février dernier à Esch-sur-Alzette (Luxembourg) entre jeunes des communes jumelées avec Puteaux, et à la suite d’une journée de travail qui s’est déroulée le 30 mai en présence de jeunes élus européens, de Raymonde Madrid, conseillère municipale déléguée au Jumelage, Édouard Lotteau, président du Conseil de la Jeunesse de Puteaux, Alexis Murça et Gaëlle Asmar, membres de ce Conseil, l’idée d’un Conseil européen de la Jeunesse a été formalisée.

Cette initiative ambitieuse du Conseil de la Jeunesse de Puteaux a pour objectif de renforcer les liens entre les jeunes des communes jumelées et de présenter la construction européenne comme une opportunité de découverte de nos voisins. En pratique, ce Conseil de la Jeunesse européen se réunira trois fois par an et comptera 12 membres : deux Putéoliens ainsi que deux jeunes élus de chaque ville participante : Esch-sur-Alzette (Luxembourg), Offenbach (Allemagne), Mödling (Autriche), Velletri (Italie) et Braga (Portugal).

Plusieurs projets ont déjà été évoqués comme la création d’une application smartphone pour faciliter l’accueil et l’hébergement de jeunes des villes jumelées en visite chez leurs voisins.

Pendant tout le weekend, Puteaux était aux couleurs du jumelage et de la jeunesse d’Europe.

Résultats de la Question de la semaine

Réunion de jeunes élus LR d’Ile-de-France pour travailler sur les enjeux européens

Jeudi soir avec un certain nombre de jeunes élus Les Républicains d’Ile-de-France, nous nous sommes réunis dans le bureau du PPE à Paris pour échanger sur la reconstruction de la droite et notre positionnement sur l’Europe. Si vous êtes intéressés pour travailler sur ces sujets n’hésitez pas à me contacter. Nous renouvellerons rapidement de tels échanges.

Résultats de la Question de la Semaine

Atelier de la refondation : « Repenser la droite française à l’aune des succès des droites européennes »

Retrouvez ci-dessous mon intervention lors de l’Atelier de la refondation de la Fédération de Paris, qui s’est tenu le samedi 7 octobre au siège national, à Paris, sur le thème : « Repenser la droite française à l’aune des succès des droites européennes », avec Philippe Goujon, Valérie Pécresse, Florence Berthout, Frédéric Péchenard, Vincent Roger, Dominique Reynié, Jean-Didier Berthault, Louis Soris et le député allemand Stefan Kaufmann.

Article de presse : Référendum catalan : « Au Parlement européen, nous voulons garder une Espagne unie » via France Info

Philippe Juvin, eurodéputé français du groupe de centre-droit Parti populaire européen (PPE), craint de voir la Catalogne quitter l’UE en cas d’indépendance de la région espagnole.

Alors que le président catalan Carlos Puigdemont doit prendre la parole ce mercredi 4 octobre, à 21 heures, les députés du Parlement européen ont débattu de la situation catalane. Invité de franceinfo, Philippe Juvin, eurodéputé français du groupe de centre-droit Parti populaire européen (PPE), parti dont est membre le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, a insisté sur l’illégalité du référendum et a fait part de ses inquiétudes concernant une éventuelle indépendance de la région espagnole.

Selon lui, on ne peut pas faire d’exceptions au risque de s’exposer à des dérives. « Nous avons tous affirmé, quelques soient les tendances politiques, que le référendum était illégal, et que les Catalans ont joué avec le feu en organisant un référendum qu’ils savaient illégal, selon des formes elles-mêmes illégales », a-t-il expliqué. D’après lui, les catalans n’ont pas « suffisamment dialogué » avec le Premier ministre. Ils se sont mis « dans une situation d’entonnoir dans lequel ils sont incapables de se parler. »

Pour Philippe Juvin, « quand il y a la nécessité de donner l’indépendance à une partie d’un territoire, c’est l’ensemble d’un pays qui vote, et bien en Espagne, c’est pareil ! On comprend que les Espagnols considèrent que leur constitution a été violée ».
« La vraie question, c’est que l’Europe est un ensemble de nations qui sont gouvernées par des états de droit, des constitutions, qui doivent être respectées, a-t-il poursuivi. Si vous commencez à dire qu’on peut faire des exceptions, vous ouvrez la possibilité à toutes les dérives. »

En direct du Parlement européen, je m’exprime pour sanctionner les plateformes numériques qui diffusent du contenu haineux #cybercriminalité

Mon intervention lors de la plénière du Parlement européen du 3 octobre 2017 à Strasbourg, au sujet du Rapport Vozemberg-Vrionidi sur la lutte contre la cybercriminalité.
> Cliquez ici pour retrouver le rapport

Question écrite au Conseil : Langue française dans la communication du Conseil sur les réseaux sociaux

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Question avec demande de réponse écrite au Conseil

 

Objet:         Langue française dans la communication du Conseil sur les réseaux sociaux

À l’heure où l’euroscepticisme croît en Europe et où les populismes prospèrent sur la méconnaissance de notre travail et du fonctionnement de nos institutions, l’Union européenne doit réagir.
La communication, et notamment celle sur les réseaux sociaux, joue un rôle majeur pour rendre audibles les actions menées par le Parlement, la Commission et le Conseil.
Aussi, il est incompréhensible qu’il n’existe qu’une version anglaise des comptes officiels Facebook et Twitter du Conseil. Le français est une langue de travail au sein des institutions de l’Union européenne et devrait par conséquent être une langue proposée sur tous les outils de communication.
L’objectif n’est pas de mener un combat pour la francophonie, mais de souligner que, pour faire adhérer les citoyens européens – et dans ce cas précis, les Français – à l’idée que nous nous faisons de l’Europe, il faut avant tout leur rendre accessibles les supports sur lesquels ils sont le plus susceptibles d’aller chercher de l’information.
Le Conseil envisage-t-il de se créer un compte Facebook et Twitter en langue française?

 

Réponse donnée par le Conseil (25.9.2017)

Le multilinguisme constitue l’un des principes directeurs des activités de communication du Secrétariat général du Conseil (SGC). C’est ce qui ressort, notamment, du site web externe du Conseil, qui est accessible en 24 langues.
Depuis leur lancement en 2010, les comptes officiels du Conseil sur Facebook et Twitter ont fait l’objet de nombreuses modifications, notamment l’adoption d’une approche de plus en plus multilingue, afin de s’adapter aux besoins de communication du Conseil et au public visé, c’est-à-dire les citoyens européens.
La mise à disposition systématique d’un contenu multilingue sur toutes les chaînes de médias sociaux du Conseil est limitée par les ressources budgétaires disponibles. Néanmoins, le SGC est conscient qu’il est important que le contenu des médias sociaux soit multilingue et accessible, et il continue de s’efforcer d’améliorer et de diversifier de son offre dans le but de faire participer les citoyens.