afp nbp La diplomate en chef de lUE critiquée pour sa gestion de la criseSTRASBOURG, 19 janvier 2010 (AFP) - La nouvelle chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a dû essuyer mardi de virulentes critiques d’eurodéputés au sujet de sa gestion de la crise humanitaire en Haïti, qui a valeur pour elle de premier test.

Le chef de file des élus conservateurs Joseph Daul a regretté lors d’une conférence de presse à Strasbourg « que l’Europe n’ait pas été présente ce week-end à Haïti » après le séisme du 12 janvier, alors que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et « l’ensemble du monde » y étaient.

Le Hongrois Jozsef Szajer, numéro deux du groupe conservateur, la première force politique au Parlement européen, s’est dit « choqué » que « la Haute représentante ait été en vacances au lieu de se rendre sur place ».

 »La politique, ce sont d’abord des symboles et c’est pourquoi je crois que vous ne devriez pas être ici mais à Haïti », l’a également interpellée la libérale française Marielle de Sarnez en plein hémicycle.

Catherine Ashton, « à peine nommée, faillit déjà à sa mission » et « n’a pas pris la mesure de l’événement », a dit Mme de Sarnez.

 »Je ne suis pas un docteur, je ne suis pas un pompier », s’est défendue l’intéressée devant les députés, soulignant qu’elle avait préféré, sur les conseils de l’ONU, coordonner l’aide et mener des négociations politiques plutôt que de « prendre de la place précieuse » dans un avion.

Elle a souligné avoir agi « sans chercher à faire les gros titres mais en se concentrant sur l’aide aux populations dans le besoin ».

Mme Ashton, qui doit se rendre de mercredi à vendredi à Washington et aux Nations unies pour y parler d’Haïti, a précisé que le commissaire européen chargé du Développement, Karel De Gucht, se rendrait sur place en parallèle « pour faire le point sur les efforts d’aide à ce stade et discuter sur le terrain des besoins les plus urgents pour les semaines et mois à venir ».

Alors que le président permanent de l’UE, Herman Van Rompuy, a estimé que la crise en Haïti avait démontré le besoin d’une « force humanitaire de réaction rapide » pour porter assistance aux populations après des catastrophes, plusieurs députés ont interpellé Mme Ashton à ce sujet.

 »Que la Commission fasse une proposition: maintenant, pas demain ! », a insisté l’eurodéputé conservateur français Philippe Juvin.

Lundi, au cours d’une réunion des ministres européens de l’Aide au développement, l’UE a annoncé avoir dégagé 429 millions d’euros d’aide à court et long terme pour Haïti.

Mais l’action de l’UE est restée « peu visible », a déploré le rapporteur du Parlement européen sur l’aide humanitaire, Michèle Striffler, ce qui a tranché avec « l’efficacité de la machine d’aide américaine ».

Mme Ashton a reconnu qu’elle n’était pas entièrement « satisfaite » et qu’il faudrait en « tirer les leçons », alors qu’elle a eu du mal à se faire entendre face aux grands Etats de l’UE comme la France.

Les critiques de la droite à l’encontre de la travailliste britannique ont gagné en ampleur depuis le retrait mardi de la candidate désignée par la Bulgarie pour siéger à la Commission, la conservatrice Roumiana Jeleva.

Mais les conservateurs ont indiqué qu’ils ne remettraient pas pour autant en cause Mme Ashton, également vice-présidente de la Commission européenne.

Elle fait face à des critiques récurrentes depuis sa désignation en novembre à la tête de la diplomatie de l’UE, en raison de son manque d’expérience.

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Ce matin, en compagnie deFrancine Sberro, inspectrice de l’EN, d’isabelle Ménard la directrice et d’Olivier Rony, légataire de Jules Romains, j’ai inauguré l’école élémentaire Jean-Jerphanion Rue de Plaisance. Pourquoi ce nom ? C’est celui d’un des deux héros de Romains, avec Jallez, des Hommes de bonne volonté. Et pourquoi lui ? Parce qu’il incarne l’amitié, la recherche d’un idéal (Recherche d’une église), le « vivre ensemble ». Bref, la part d’humanisme que tous les  « hommes de bonne volonté » se transmettent. C’est donc un héros républicain. Ce fut aussi l’occasion pour moi de dire aux enseignants toute l’admiration que je leur porte, eux qui forment des hommes libres capables de trouver ensuite, seuls et de façon éclairée, leur église. C’est-à-dire de former des hommes de bonne volonté. Il y a d’ailleurs Clanricard l’instituteur, qui est lui-même un de ces hommes de bonne volonté quand il parle à ses enfants. Et puis plus prosaïquement aussi de distribuer aux très nombreux élèves de l’école un morceau du ruban tricolore que j’ai coupé avec l’inspectrice et la directrice …

Quelques lignes de Jules Romains pour comprendre l’amitié, tirées des Copains : « Tu ne te souviens pas, dit Bénin, d’autres fois pareilles à celle-ci ? Je repense soudain au point culminant d’une balade énorme que nous fîmes l’autre année. Je nous revois tous les deux, traînant côte à côte, vers les deux heures de l’après-midi, et arrivant à un carrefour (…) Je me rappelle, mon vieux Broudier, que tu as dit : « Je suis heureux (…) Nous ne demandions plus rien, nous n’espérions plus rien. Et notre bonheur était dans un équilibre tel que rien ne pouvait le culbuter (…) N’y aurait-il eu que cela dans ma vie, que je ne la jugerais ni sans but, ni même périssable. Et n’y aurait-il que cela, à cette heure, dans le monde, que je ne jugerais le monde ni sans bonté, ni sans Dieu. »

On peut lire aussi le discours de réception de Jean d’Ormesson à l’Académie sur Jules Romains.

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6 Inauguration de lEcole Jean Jerphanion à La Garenne

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header logo lp « Nous ne pouvons pas partir »Philippe Juvin, député européen, maire UMP de La Garenne-Colombes (92), est également chef des urgences à l’hôpital Beaujon. Officier de réserve, il a effectué en 2008 une mission en Afghanistan avec l’armée française en tant que médecin militaire. Après plusieurs semaines sur le terrain (de mai à août 2008), il avait accompagné Nicolas Sarkozy à Kaboul le 18 août lors de la mort des dix soldats français pris dans une embuscade.

Comment jugez-vous l’évolution de la situation ?
Philippe Juvin. Déjà à l’époque, l’insécurité ne faisait que croître et la mobilisation des militaires était permanente. En revanche, l’accueil des populations locales nous était extrêmement favorable. Nous sentions que nous agissions pour l’intérêt des Afghans. Quand on envoie des soldats en opération extérieure, on doit s’attendre à des pertes, nous le savons. Le pire pour nos soldats, c’est de se sentir oubliés. Paradoxalement, il y a deux nouveaux paramètres positifs à prendre en compte. D’abord l’ouverture du dialogue avec les talibans : une discussion impensable il y a un an qui aujourd’hui est admise par tous comme une nécessité. L’autre amélioration, c’est la plus grande autonomie des forces de sécurité afghanes (la police et l’armée).

Quel est le rôle de la France ?
D’une part, elle garantit la sécurité. D’autre part, elle encadre les forces de sécurité afghanes pour que ces dernières acquièrent un savoir-faire et un professionnalisme. Enfin, elle aide la population civile par des actions régulières. Je me rappelle par exemple que 70 % des blessés de l’hôpital militaire français étaient des Afghans.

La France doit-elle rester en Afghanistan ?
Si la France n’y était pas, il se passerait deux choses. D’abord, la guerre civile éclaterait et nous assisterions à un bain de sang épouvantable. L’autre conséquence serait le risque de voir réapparaître la situation d’avant 2001, à savoir un régime obscurantiste et le rétablissement des camps d’entraînement terroristes d’Al-Qaïda. La conclusion, c’est qu’aujourd’hui nous ne pouvons pas partir, sans quoi le pays serait à feu et à sang. On doit rester, mais à deux conditions : poursuivre l’afghanisation et les négociations avec les talibans.

Propos recueillis par Constance de Bonnaventure | 02.08.2009, 07h00

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6 « Nous ne pouvons pas partir »

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Le Hongrois Adam Kosa, 34 ans, s’est inscrit mardi dans l’histoire du Parlement européen en devenant le premier député européen sourd.

Elles sont assises dans le sens inverse de la marche. Timea et Boglarka ont pris place dans l’hémicycle du Parlement mardi avec Adam Kosa. Traduction hongroise dans le casque, elles interprètent à tour de rôle en langue des signes les débats en plénière. Mais aussi, hors de l’hémicycle, tout ce que la vie politique et quotidienne nécessite de communication non-écrite.
Si elles sont les oreilles d’Adam Kosa, elles sont aussi sa voix*. Hier matin, pour la première intervention en plénière du député, la première en langue des signes de l’histoire du Parlement européen, c’est Timea, le micro tourné vers elle, qui a interprété son discours, lisant sur ses mains un vibrant plaidoyer en faveur du respect des langues des minorités. Un discours non rédigé, comme un élu chevronné.
Adam Kosa est pourtant tout neuf en politique. « C’est le Fidesz (parti hongrois conservateur à tendance nationaliste, siège avec le PPE ; ndlr) qui m’a proposé de me présenter. Cela dit, j’aurais réfléchi à des propositions émanant d’autres partis », explique cet avocat de profession et président de l’association hongroise des sourds et malentendants.
Il devrait intégrer la commission des Affaires sociales et de l’emploi, « qui s’occupe beaucoup des personnes handicapées », et celle des Transports et du tourisme. Mais qu’il s’agisse ou non de sujets portants sur le handicap, « mon objectif est de démontrer que je peux faire le même travail de qualité que mes collègues », explique-t-il.
Collègues qui, d’ailleurs, se sont tout de suite montrés sensibles à sa différence, note-t-il, enthousiaste : « Tout le monde ici est disponible pour m’aider, sans sentiment de pitié comme c’est souvent le cas en Hongrie, où les gens m’aident sans me demander ce dont j’ai besoin.»
Le premier geste concret est d’ailleurs venu du Français Philippe Juvin, assis lui aussi sur les bancs du PPE, qui a cosigné avec lui dès hier un communiqué demandant que soient retransmis « en direct en langue des signes tous les débats du Parlement européen sur les écrans situés dans l’hémicycle du parlement de Strasbourg », une mesure « qui serait évidemment utile à tous nos concitoyens utilisant la langue des signes. »
Belle intention, beau symbole, mais casse-tête : les langues des signes sont différentes d’un pays d’Europe, voire même d’une région à l’autre.

Anne-Camille Beckelynck

* Les sourds ne sont pas muets au sens médical du terme mais ont, faute d’ouïe, des difficultés à « oraliser »

Édition du Jeu 16 juil. 2009

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6 Les mains pour le dire   Les Dernières Nouvelles dAlsace

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SafariÉcranSnapz001 300x86 Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodéLes élus siégeant pour la première fois dans l’hémicycle européen ont pris leurs marques hier à Strasbourg, où le Parlement tient sa « session constitutive »
«Vous croyez que c’est par là ? » Philippe Juvin accomplit depuis mardi 14 juillet ses premiers pas de député européen, y compris au sens littéral, dans le Parlement de Strasbourg. « En entrant dans l’hémicycle, je n’ai d’abord ressenti aucune émotion, confie cet élu UMP de 45 ans, mais quand ensuite j’ai entendu Hans-Gert Pöttering, le président sortant, dire que “nous devons nous respecter”, lorsqu’a retenti L’Ode à la joie, que j’ai vu tous ces visages venus de 27 diverses contrées de l’Europe, là j’ai été saisi. »

Ce n’est pas non plus sans émotion que, dans le TGV le transportant vers Strasbourg et parcourant la Marne, il a lu lesJournaux de guerre de l’écrivain allemand Ernst Jünger. « Ma grand-mère parlait des Boches. C’était hier », se remémore-t-il, espérant apporter désormais sa « petite pierre à ce monde en construction » qu’est l’Union européenne.

Plus de 50 % des 736 députés européens sont, comme lui, de nouveaux venus. « On doit en renseigner pas mal », glissent en souriant deux huissiers. Jean-Paul Besset vient de recevoir son badge d’accès. Élu surprise d’Europe Écologie dans le Massif central, ce retraité actif de 62 ans est en train de déménager avec femme et enfant à Bruxelles, pour y occuper sa fonction « à plein-temps ». En ce premier jour de plénière, lui aussi est impressionné par « cette ruche, ce Babel » qu’est le Parlement européen, bruissant d’élus et d’assistants. « J’aime ce brassage positif, ce métissage. On touche à l’identité européenne. »pix trans Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodé

« Compromis et petits pas »

pix trans Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodé« Motivé, déterminé », l’ancien journaliste mesure aussi déjà « les limites de notre groupe », quatrième force politique de l’assemblée. Ce sera « compromis et petits pas », résume-t-il, comme mardi, pour soutenir l’ancien premier ministre polonais Jerzy Buzek, élu président du Parlement européen avec 555 voix contre une candidate suédoise d’extrême gauche. L’eurodéputé conservateur a bénéficié de l’appui des Verts qui ont défendu l’arrivée, vingt ans après la chute du Mur, de cet ancien militant de Solidarnosc à ce poste prestigieux.

« Je vois déjà venir le dilemme entre compromis à tenir pour rester dans le domaine du possible et lignes à ne pas franchir comme, pour moi, l’intérêt des plus faibles », analyse Robert Rochefort (MoDem), autre nouveau venu. Découvrant dans l’hémicycle tant de « langues et cultures différentes», il comprend aussi la rude tâche que sera de faire prendre à cet ensemble une direction.

Mais il ressent « beaucoup d’énergie dans les couloirs et une force centripète dans la maison ». Même s’il faudra se plier à un autre rythme, le temps long européen. « Avant j’étais productif chaque quart d’heure », dit-il, s’apprêtant à quitter ses fonctions au Crédoc. « Ici je dois traquer le temps inutile. pix trans Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodé

« On est bien pris en charge »

pix trans Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodéD’aucuns saluent les rouages huilés du Parlement. « On est bien pris en charge », observe satisfait Arnaud Danjean, nouvel élu UMP, tout étonné d’être propulsé aujourd’hui à la présidence de la commission pour la défense. « C’est efficace. Ce n’est pas Kafka », ajoute Jean-Paul Besset à propos des services de l’assemblée.

« Il y a une volonté de faire avancer les choses », apprécie aussi Philippe Juvin. Rompu à la politique dans les Hauts-de-Seine depuis l’âge de 19 ans, le maire de la Garenne- Colombes est surtout frappé à Strasbourg par la simplicité des contacts « transpartisans » : « Il existe un vrai souci de l’intérêt général », constate-t-il. Plein de « bonne volonté » mais pas « euro-naïf », cet admirateur de Jules Romains espère avoir aussi la « clairvoyance » nécessaire à accomplir son mandat.

Une clairvoyance qui n’est pas qu’affaire d’expérience. À 25 ans, la benjamine de l’assemblée, la Danoise Emilie Turunen, promue parmi les vice-présidents des Verts, suscite l’admiration de ses pairs. « Quelle maturité politique déjà ! », relève le Luxembourgeois Claude Turmes, Vert lui aussi et vieux routier des lieux.

pix trans Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodé
Sébastien MAILLARD, à Strasbourg
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6 Les nouveaux élus découvrent un Parlement européen bien rodé

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tribune Tribune du Figaro : Une réforme indispensable pour sauver lhôpital public

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6 Tribune du Figaro : Une réforme indispensable pour sauver lhôpital public

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6 FACE A NOUS : Bernard Debré et Philippe Juvin

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Public Sénat
Je suis invité à m’exprimer dans l’émission « Bouge la France » ce soir à 22h15 sur Public Sénat.
Thème : Faut-il craindre une radicalisation du mouvement social ?

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6 Ce soir 22h15 sur Public Sénat

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france bleu idf France bleu IDF Linvité en question, lhôpitalDemain matin, de 7h50 à 8h20, je serai l’invité de France bleu idf 107.1 FM sur l’hôpital.

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6 France bleu IDF Linvité en question, lhôpital

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Les drames de ces dernières semaines ont braqué les projecteurs sur les morts anormales à l’hôpital. En connaît-on le nombre exact chaque année?
Non malheureusement. Aucune statistique fiable n’existe en France sur ce sujet. Dans ma spécialité, l’anesthésie, nous y réfléchissons depuis longtemps. Pour ma part, j’estime qu’au moins 10 000 personnes meurent chaque année à l’hôpital du fait de l’exercice de la médecine. Et pourtant, ces décès sont évitables.

Sur quoi vous basez-vous pour arriver à cette estimation?
Principalement sur les chiffres américains. Aux Etats-Unis, en 1997, à la suite de la médiatisation de plusieurs erreurs chirurgicales très caricaturales, on a quantifié les accidents médicaux. Le président Clinton a décidé de taper du poing sur la table en disant que pour les faire diminuer, il fallait d’abord en avoir une bonne connaissance. Une étude a été lancée. Elle a conclu que 48 000 à 98 000 personnes mouraient chaque année du fait d’événements indésirables graves (EIG), comme on dit dans notre jargon. Les causes principales de ces erreurs ont été identifiées et les Américains sont parvenus à réduire ces conséquences mortelles de la médecine.

A combien chiffrez-vous les erreurs graves dans les hôpitaux français?
Elles sont beaucoup plus nombreuses que les décès. De 300 000 à 500 000 événements indésirables graves se produisent chaque année.

Quelles solutions proposez-vous?
Il faudrait obliger tous les hôpitaux à faire systématiquement une enquête après chaque décès, y compris dans les cas qui ne semblent pas liés à l’exercice de la médecine. Une fois que tous ces décès auront été passés au crible, une fois qu’on disposera d’une base de données nationale, une fois qu’on aura fait ce que les spécialistes de l’aéronautique appellent une analyse systémique du risque, on pourra mettre en place des mesures correctrices. Bien sûr, certains établissements renâcleront à déclarer les accidents. Mais les sous-déclarations seront aisément repérées. Dans ce cas-là, on pourra envoyer des enquêteurs dans les hôpitaux, comme cela se fait déjà aux Etats-Unis.

L’organisation est « la cause la plus fréquente des défaillances observées »

Quelles sont les causes les plus fréquentes des défaillances observées?
La première, selon les études américaines, c’est l’erreur d’organisation: organisation du service ou de la journée, problèmes d’étiquetage sur le médicament, omission de bracelet sur le patient, confusion dans les noms ou les dates de naissance. Les erreurs médicales viennent assez loin derrière. Mais une erreur humaine est rarement isolée: il y a toujours plusieurs faits générateurs d’un accident. Dans un processus sécurisé, une erreur est rattrapée par une procédure. Quand un accident arrive, c’est que plusieurs filets de sécurité ont sauté. En aviation, le pilote oublie de vérifier que la diode est allumée mais comme il y a une deuxième check-list une heure après le décollage, l’accident n’arrive pas.

Le manque de moyens à l’hôpital, dénoncé par plusieurs syndicats, influe-t-il sur la sécurité?
Le manque de moyens vient très loin derrière les autres causes.

Aujourd’hui, les médecins ne sont-ils pas tenus de signaler les dysfonctionnements graves?
La loi Kouchner de 2002 sur la démocratie sanitaire fait obligation au médecin de déclarer toute complication à la famille. Mais, dans les faits, les déclarations ne sont pas systématiques. Le monde médical a tendance à minimiser les erreurs pour des raisons parfois légitimes, comme le sentiment d’injustice lorsqu’on a l’impression d’avoir bien fait son travail. Et puis il est très compliqué humainement d’aller voir des personnes endeuillées… Mais les études américaines montrent toutes qu’il faut aller parler aux proches. La plupart du temps, la demande d’indemnisation ou le dépôt de plainte sont dus au fait que l’hôpital n’a pas voulu, ou su, expliquer les choses. Les gens peuvent parfois admettre des erreurs mais jamais des mensonges. Il faut donc que les médecins apprennent à présenter des excuses. La transparence rassure et diminue la judiciarisation. En France, certains l’ont déjà compris.

 »Il y a aura toujours des erreurs »

Pourquoi l’hôpital est-il si en retard en matière de sécurité?
Historiquement, il y a en France une tradition paternaliste de la médecine. Le médecin dit: « Ayez confiance, je m’occupe de tout. » Il endosse une responsabilité totale et cela a longtemps fait son honneur. Il y a aussi une tradition assez individualiste dans la médecine. On parle souvent d’art médical, et dans l’art, par définition, il y a une touche personnelle. On vous dit souvent: « Allez voir tel chirurgien, il est très bon. » Seriez-vous rassuré qu’on vous dise à la porte d’un avion: « Vous avez de la chance: aujourd’hui, le pilote est un as »? Même les meilleurs médecins ne doivent pas s’exempter de procédure. La procédure permet de ne pas dérailler le jour où l’on est fatigué, le jour où l’on a trois malades en même temps.

Faut-il avoir peur de l’hôpital?
Non, notre hôpital et le personnel de santé sont très performants. Bien sûr, il y a aura toujours des erreurs: plus on soignera des pathologies compliquées, plus on soignera des gens âgés, et plus il y a aura de complications. Simplement, le système actuel ne permet pas d’optimiser les choses: 10 000 morts évitables par an à l’hôpital, c’est plus que les accidents de voiture. Pendant longtemps, on s’est contenté de compter ces morts de la route sans rien faire et un jour, on s’est réveillé. Ce qu’on a fait pour la sécurité routière, on peut le faire pour les accidents à l’hôpital.

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6 Interview JDD Juvin : le vrai texte

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Le 21 décembre 2008

Perrichon au vieux Colombier

comedie francaise Perrichon au vieux ColombierDécidément, la Comédie Française doit croire les spectateurs incapables de comprendre les textes. Dans le Voyage de Perrichon, Julie Brochen doit craindre que nous ne comprennions pas la critique de caractère peinte par Labiche. Critique contre la vanité. Alors, Madame Brochen, qui met en scène, s’evertue avec une parfaite efficacité à rendre un spectacle gai et pétillant en une pièce triste et inquiétante. Avec une mise en scène qui se résume à quatre strapontins (sûrement prélevés dans la salle : cela aura au moins permis à quatre spectateurs d’échapper à l’épreuve) et un piano aux mélodies souvent dysphoniques (ça fait plus chic) et sinistres. Et puis cette manie snob du Théatre Français de faire désormais jouer deux ou trois personnages par le même acteur, sans doute un effet de la crise économique. Sans parler du rôle masculin confié à une femme (technique dont l’utilité ne saute pas au yeux du béotien que je suis), sans doute un effet d’une vision exacerbée de la parité. Seul Pierre Vial sauve Labiche : drôle, grotesque, vaniteux à souhait. Il est, lui, un Perrichon parfait. J’espérais passer un bon quart d’heure; le problème est que la pièce en aura duré six.

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Philippe Juvin – RMC – Les kits de dépistage du Sida
envoyé par juvin
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le figaro jean dormesson p juvin Jean dOrmesson : salut à Kléber Haedens

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6 Jean dOrmesson : salut à Kléber Haedens

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obs Le nouvel obs, Jean dOrmesson: «Kléber Haedens était un type absolument charmant»«Un collège peut-il porter le nom d’un écrivain de droite?», avait titré Rue89 le 23 octobre dernier, en indiquant que le maire UMP de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, avait voté pour le nom de Kléber Haedens (1913-1976), proche de Charles Maurras et auteur, en particulier, d’une «Histoire de la littérature française» fort peu sensible aux charmes des avant-gardes qui ont dominé le XXe siècle. Depuis, le titre de Rue89 a changé («Un collège peut-il porter le nom d’un écrivain réactionnaire?») et la polémique, notamment nourrie par des Garennois et certains représentants du Modem, n’a cessé d’enfler. Quelques heures avant l’inauguration du collège, à laquelle il participe cet après-midi, Jean d’Ormesson a accepté de répondre aux questions de BibliObs

jean d ormesson claban mattei1 Le nouvel obs, Jean dOrmesson: «Kléber Haedens était un type absolument charmant»

BibliObs. – Vous vous apprêtez à inaugurer, cet après-midi, le collège Kléber-Haedens à La Garenne-Colombes. Le choix du nom de cet écrivain suscite pourtant beaucoup de protestations…

Jean d’Ormesson. – Kléber Haedens était un type absolument charmant. Il aimait l’opéra, le cassoulet – il avait une femme, Caroline, qui faisait un cassoulet admirable. Et puis c’était un ami de Louis Malle, de Michel Déon… Je suis même sûr que des gens comme Jacques Julliard, ou comme Jean Daniel, ont de l’estime pour lui. Son «Histoire de la littérature française» reste un livre formidable. Alors bien sûr, il a été à l’Action Française… Mais il n’y a pas dans sa vie l’ombre d’une collaboration ! Son cas n’a rien à voir avec celui de Céline, qui incarne tout ce que je vomis : avec lui, ce n’est plus la droite, c’est la collaboration.

BibliObs. – Vous semblez avoir bien connu Kleber Haedens, puisque vous avez eu le plaisir de partager son cassoulet… A quelle occasion l’avez-vous rencontré?

J. d’Ormesson. – C’est très simple, je peux vous le dire. Il avait écrit dans «Paris presse» un article sur un de mes premiers livres, qui n’était pas fameux-fameux, pour dire qu’il était épatant… Ses articles étaient toujours savoureux, très amusants. C’était le Bernard Frank de la droite.

BibliObs. – Au-delà de vos liens avec l’homme, diriez-vous que votre soutien à sa mémoire repose d’abord sur des affinités d’ordre littéraire?

J. d’Ormesson. – Oh, je ne partage pas la plupart de ses opinions, loin de là. Il trouvait Hugo ridicule, alors que je l’adore, par exemple. Mais je fais partie de ceux qui considèrent que la littérature, c’est plus fort que la politique. C’est pourquoi j’ai toujours défendu Aragon, tenez. Même «Hourra, l’Oural», où figurent ses odes à Staline, je trouve cela très beau.

BibliObs. – Si la chose était imaginable, vous seriez donc prêt à inaugurer un collège Louis-Ferdinand Céline?

J. d’Ormesson. – Ah ! Là, j’enverrais plutôt votre ami Vitoux [Frédéric Vitoux, critique littéraire au «Nouvel Obs», est l'auteur d'une biographie de référence sur Céline. NdlR]!

BibliObs. – Que répondez-vous aux pétitionnaires du Modem qui lancent un «appel républicain» pour un rassemblement de protestation, cet après-midi, à La Garenne-Colombes?

J. d’Ormesson. – Le maire de La Garenne-Colombes m’a téléphoné [Philippe Juvin, UMP]. Il a appelé François Bayrou qui trouve cela absurde. Vous imaginez bien que Kléber Haedens est très populaire dans le Sud-Ouest! Simplement, François Bayrou refuse de se prononcer publiquement parce qu’il serait embarrassant, pour lui, de se désolidariser de ses troupes.

BibliObs. – Des Garennois vont jusqu’à rappeler, sur un blog, la gifle que vous avait adressée votre père, lorsqu’à six ans, vous aviez applaudi une parade nazie à Munich. Et cela inspire à d’autres l’idée que l’inauguration du collège Kléber-Haedens méritait, elle aussi, «une gifle symbolique»…

J. d’Ormesson. – C’est absolument scandaleux. Je le répète. Haedens a été à l’Action Française, comme Thierry Maulnier et Michel Déon, ou comme le père du Général de Gaulle, mais il n’a pas participé à la collaboration. Moi, j’ai toujours été élevé dans l’horreur de l’Action Française. Ca ne m’empêche pas d’avoir de l’admiration pour un écrivain.

BibliObs. – Lui en avait en tout cas, selon ce blog, pour Brasillach, Drieu la Rochelle ou Maurras. C’est ce que résume Aragon, que vous aimez tant, lorsqu’il observe que son «Histoire de la littérature française» était «très favorable aux écrivains fascistes ou fascisants».

J. d’Ormesson. – Haedens n’est évidemment pas très tendre avec des écrivains de gauche, comme Hugo ou Zola. Il préférait sans doute quelqu’un comme Paul Morand, à qui mon père ne serrait pas la main, mais qui comptait, comme Chardonne, parmi les écrivains préférés de François Mitterrand… Tandis que Pierre Lazareff, qui dirigeait «France-Soir» et «Paris presse», et qui était clairement gaulliste, appréciait Haedens… Tout est très compliqué dans ces domaines-là, vous savez.

BibliObs. – Vous êtes donc prêt à affronter cet après-midi les manifestants qui vous attendent à La Garenne-Colombes?

J. d’Ormesson. – Oh oui! Ca va être très amusant!

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6 Le nouvel obs, Jean dOrmesson: «Kléber Haedens était un type absolument charmant»

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Le Figaro Philippe JuvinJean d’Ormesson : «N’hésitez jamais à vous battre pour les écrivains et de droite et de gauche quand ils sont attaqués par des partisans de la censure.»

Depuis plusieurs semaines, le MoDem des Hauts-de-Seine conteste au maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin, le droit de baptiser un collège du nom de l’écrivain Kléber Haedens. Raison invoquée : sa collaboration au quotidien L’Action française. Kléber Haedens est l’auteur de nombreux romans édités chez Grasset. Il était critique littéraire, chroniqueur sportif et gastronomique notamment à Paris-Presse, au Journal du Dimanche et à France-Soir. Jean d’Ormesson s’insurge contre une polémique qu’il juge déplacée, et funeste pour la littérature.

E.M.

Le conseil général des Hauts-de-Seine et la ville de La Garenne-Colombes ont décidé de construire un nouveau collège sur le territoire de la commune. Sur proposition de son maire, M. Philippe Juvin, vice-président du conseil général, le conseil municipal a eu une bonne idée : il a décidé de donner au nouveau collège le nom de Kléber Haedens.

Kléber Haedens était un géant, une force de la nature. Il aimait l’opéra, le rugby, le cassoulet que sa femme Caroline préparait à merveille et la littérature. Il a écrit une merveilleuse Histoire de la littérature française et des romans inoubliables : Salut au Kentucky, L’été finit sous les tilleuls ou Adios. Beaucoup avaient pour lui de l’affection et de l’admiration et ne l’ont pas oublié.

Je l’aimais. Il avait appartenu à l’Action française et je ne partageais pas ses idées politiques. Mais l’amour de la littérature est bien au-dessus des divergences politiques et je serai fier et heureux de présider, cet après-midi, aux côtés de M. Philippe Juvin.

Voilà que, venant notamment du MoDem, quelques voix s’élèvent pour protester contre le choix du nom de Kléber Haedens. J’apprends aussi qu’à Strasbourg, sur les murs d’une bibliothèque où figurent des citations d’écrivains, le nom de Céline a dû être effacé. À quelles bassesses sommes-nous en train de descendre ? La littérature se moque bien de la politique. Aragon était communiste. Je l’admirais plus que personne et j’ai toujours défendu son talent qui allait jusqu’au génie. N’hésitez jamais à vous battre pour les écrivains et de droite et de gauche quand ils sont attaqués par des partisans de la censure. Contre la bêtise et l’intolérance, je suis du côté du stalinisme, de l’anarchie, du trotskisme et de l’Action française.

J’espère que M. François Bayrou, en bon représentant d’un Sud-Ouest où le rugby est roi, dénoncera publiquement les excès des siens qui, si près du stade de Colombes, essaient en vain de censurer un excellent écrivain qui aimait tant le rugby.

Le figaro : mardi 26 novembre 2008

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6 Jean dOrmesson : je serai à la pose de la premère pierre du collège Kléber Haedens

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« Je suis partout » est un des plus ignobles exemples de ce qu’a pu produire Vichy. Qui pourtant a quelques records à son triste palmarès. Et les opposants garennois à Kléber Haedens accusent celui-ci d’avoir écrit  dans ce « Je suis partout » qui fut ouvertement pro nazi.

Cette accusation, gravissime, est-elle vraie ?

Non, c’est un très très très gros mensonge. Un mensonge énorme et surtout pervers.

KH a écrit dans le « Je suis partout », mais AVANT la guerre. Le journal d’avant la défaite, avant Pétain, avant la collaboration, avant le virage kollabo de ce journal.

Car Je suis partout a été publié entre 1930 et 1940 avant de disparaître avec la défaite, pour reparaître à la solde de Vichy en 1941, pour devenir ouvertement pro nazi.

C’est là où l’accusation portée contre Haedens est perverse : car, si KH a bien écrit dans le journal, c’est pendant ces 10 ans, entre 1930 et 1940. A une époque où le journal ne collaborait pas, par définition ! Et il y a écrit 3 fois …

Qu’a-t-il écrit ? Deux articles littéraires en 1938 (un article sur la théorie du roman au XXème en février-mars, et un autre sur la violence en littérature en juin) et une nouvelle : ‘ »Pas de chance », en mars 1940. C’est-à-dire pendant la drôle de guerre.

Donc Haedens a-t-il écrit dans ce « Je suis partout » ouvertement pro nazi ?

Non. 

Est-il envisageable que ceux qui ont écrit le contraire reconnaissent maintenant leur erreur ? Car c’est évidemment une erreur, et non un mensonge délibéré … Je pense en particulier à deux anonymes actifs accusateurs sur le net : je pense qu’un des deux, si je crois comprendre leurs vraies motivations, fera amende honorable. L’autre non. Ils devraient se reconnaître.

Je pense surtout à tous ceux qui, de bonne foi, se sont fait abuser par des excités qui voulaient faire un coup politicien …  Ils ne seront peut être pas contents d’avoir été abusés ! Et ils auront bigrement raison !

En réalité, il n’y a pas de sujet Haedens-politique. Il n’y a qu’un sujet Haedens-littérature.

Certains ont voulu faire croire le contraire pour de minables raisons politiciennes.

Et pour ceux qui doutent encore : pas une seule personnalité du monde des lettres ou du monde de la politique n’a soutenu le Modem dans cette querelle … Même pas Bayrou ! On comprend pourquoi tellement l’accusation était folle !

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6 Haedens a t il vraiment écrit dans je suis partout, journal ouvertement pro nazi ?

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Le Figaro Philippe JuvinMaire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin inaugurera demain dans sa ville un collège Kléber-Haedens en présence de Jean d’Ormesson. À la grande fureur du MoDem local qui fait à l’écrivain et journaliste un procès en diabolisation «droitière». Juvin a contacté François Bayrou, en appelant à l’ancien professeur agrégé de lettres pour qu’il fasse cesser cette polémique politicienne. Kléber Haedens fut une grande signature du «Journal du dimanche» et de «France-Soir», chroniqueur sportif, ami de Michel Déon, Jean-Pierre Rives ou Jean-Loup Dabadie, et auteur de romans, dont «L’Été finit sous les tilleuls». Réponse du directeur de cabinet de François Bayrou, Bernard Lehideux : «François trouve cette agitation grotesque, mais n’interviendra pas dans une affaire locale.»

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6 Le Figaro : polémique autour de la mémoire de Kléber Haedens

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Le Figaro Philippe JuvinL’UMP a jugé mercredi « profondément injustes » les attaques dont fait l’objet la garde des Sceaux, Rachida Dati, estimant qu’elle avait eu « le courage de faire les réformes que tous les ministres de la Justice, à droite comme à gauche, avaient fuies ». « Tout le monde voulait réformer la carte judiciaire mais personne ne voulait en prendre le risque : Rachida Dati a pris ce risque. L’avenir lui donnera raison », écrit l’UMP dans un communiqué.

Elle « a eu le courage politique que ses prédécesseurs n’ont pas eu : il faut l’en féliciter », insiste encore le texte, signé par Philippe Juvin, secrétaire national en charge des fédérations, et Bernard Monassier, président de la fédération professionnelle des métiers de la justice et du droit de l’UMP.

Lundi, 534 magistrats ont transmis à la Chancellerie une « motion » dans laquelle ils dénoncent l’ »incohérence des politiques pénales » et demandent à Dati des « excuses publiques » au substitut de Sarreguemines qu’ils estiment avoir été « injustement critiquée » après le suicide par pendaison d’un adolescent de 16 ans à la prison de Metz. Retrouvez l’article sur le site du Figaro

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6 UMP : attaques injustes contre Dati

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Lyon, 1942: »Je convins, en outre, avec Kléber Haedens, replié à Lyon et qui chaque après-midi travaillait de deux heures à dix heures du soir dans la salle de lecture de la Maison de la Presse, que quiconque se présenterait à lui porteur d’un mot de passe dont nous convînmes pourrait lui laisser du courrier pour moi, des rendez-vous et des messages. Cette boîte aux lettres-là, je la lèverais moi-même ».

Guillain de Bénouville, « Le Sacrifice du Matin », Robert Laffont, 1946

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6 Haedens boîte aux lettres de la Résistance

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La Garenne : première pierre de l’école Jean-Jerphanion Rue de PlaisanceSamedi prochain, pose de la première pierre de l’école Jean-Jerphanion. Jean qui ? Quelques uns se sont émus et auraient préféré une icone qui n’oblige pas à réfléchir. Ainsi une proposition était de baptiser cette école Abbé-Pierre… Ca au moins, c’était sans risque au panthéon du conservatisme moral. Et puis ça scintillait ! Car , à La Garenne, l’Oppositon adore les figures consensuelles car médiatiques. En revanche, un inconnu, Jean Jerphanion, ça nécessite de s’expliquer. Et certains de mes opposants, à La Garenne, n’aiment pas les propositions qui sortent des exercices convenus du moralisme bobo. Bref, Jean Jerphanion est un héros de roman. Un homme qui n’a donc pas vraiment existé. Mais qui en fait a vraiment existé, existe et continuera d’exister. Sous tous les noms de ceux, connus et inconnus, qui croient à l’humanité. Je m’explique.

Jean Jerphanion est un des deux héros de la gigantesque fresque de Jules Romains, « Les Hommes de bonne volonté ». Vaste description du Paris de 1904 à 1934, vue à travers Jerphanion et son ami Jallez, qui vont, à la manière d’un film de Lelouch, rencontrer des centaines d’autres personnages pendant ces trente années. On découvre les deux héros à Normale Sup, et on les suit dans leurs études, leur vie, leurs amours, leurs doutes, leurs quêtes, bref leurs vies. Et ils sont des alibis. Car ce qui est important, c’est ce qu’ils arrvent à donner à la société. Car, comme l’écrit d’Ormesson, « avec Jules Romains, la vie collective et la société entrent triomphalement dans notre littérature. Toute la grande génération de 1870 a encore l’individu pour point de référence.  Avec Jules Romains, tout change. L’homme s’efface, et les hommes s’avancent. Dans la brèche laissée par l’homme se précipitent les masses. La crise de l’humanisme et la mort de l’homme chantée autour de nous, de Picasso à Michel Foucault, par tant d’artistes et de philosophes, Jules Romains, pour sa part, la ressent profondément. Il éprouve qu’un dieu s’écroule. Ce développement de la ville dont nous parlaient déjà un Rimbaud, un Verhaeren, et surtout un Baudelaire quand il évoquait en une formule saisissante, rappelée par Jallez à Jerphanion dans leur thurne de la rue d’Ulm,  » la fréquentation des villes énormes, et le croisement de leurs innombrables rapports « . (Jules Romains) vit dans un âge marqué d’abord par Marx et par le socialisme : un âge de la foule, de la ville, du grand nombre et de la vie collective. »

Jerphanion est donc l’homme vertueux par excellence pour Romains : celui qui va, avec hésitation et humilité, refuser le confort des idées toutes faites. Jerphanion, au cours de cette grande saga des « Hommes de bonne volonté » cherchera sa voie et trouvera son église. Il est celui qui cherchera à mieux faire fonctionner le système, c’est à dire à ce que cette masse d’individus ne soit pas une juxtaposition de petites individualités, mais un groupe mu par une force commune, l’idée de progrès.

Socialisme, progrès, franc-maçonnerie : on a souvent qualifié Jerphanion de héros de gauche. Soit. Notre époque adore enfermer les hommes dans de petites étiquettes réductrices. Je préfère la description de Jules Romains : Jerphanion est un homme de bonne volonté. C’est précieux, un tel homme. Et c’est surtout un beau modèle pour un écolier du XXIème siècle. Voilà pourquoi cette nouvelle école garennoise s’appellera Jerphanion. Ainsi en a décidé le Conseil municipal de La Garenne. Tout le Conseil ? Non, seulement la Majorité, qui croit elle que le progrès et la bonne volonté sont de si belles valeurs qu’elles justifient qu’une école leur rende hommage. Alors venez nombreux.

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6 La Garenne : première pierre de lécole Jean Jerphanion Rue de Plaisance, samedi matin

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J’étais l’invité de Pratis TV


Le bilan de la Commission Alzheimer
envoyé par juvin
Le professeur Philippe Juvin membre de la Commission Alzheimer présidée par Joël Menard nous dresse un premier bilan de cette instance officiellement installée par le président de la République.
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6 Philippe Juvin : Le bilan de la Commission Alzheimer

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J’apprends que France Télévision veut porter plainte contre moi … j’ai eu en effet l’outrecuidance de les mettre en cause en expliquant que leur couverture des Jeux Paralympiques avait été très insuffisante. Et j’avais souligné l’abîme (qui a sauté aux yeux de tout le monde sauf de …) entre la couverture télévisée des JO et celle des Paralympiques.

La violence de la réaction témoigne en fait de l’embarras de France télévision. Une charte de la diversité sur leur site, des engagements le coeur sur la main en faveur du handicap… Refrain connu quand on s’intéresse au handicap : tout le monde veut toujours le bien de toutes les personnes handicapées. J’ai l’habitude. Mais quand on mesure les actes (en l’occurence le nombre d’heures de direct sur France Télévision), on est souvent très très très déçu.

Je pèse mes mots.

Alors voilà Messieurs : cessez de dire que vous êtes pour l’intégration des personnes handicapées. Faites la.

Quand au procès en diffamation que France Télévision veut m’intenter, ce sera au moins une belle tribune pour exprimer les insuffisances du service public en la matière. Enfin un vrai débat. J’aurais préféré que France télévision reconnaisse quelques erreurs et se mette au travail. Elle m’aurait trouvé, avec beaucoup d’autres qui se battent pour le handicap, pour l’aider à se corriger.

Enfin, merci des soutiens des uns et des autres et des témoignages qui rejoignent le mien.

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6 Juvin   France télévision : dépot de plainte

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Photo1

Le quotidien du médecin
01/09/2008

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6 A Kaboul, la Mission vitale des médecins français

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Rsa










Revenu de solidarité active
Hirsch veut convaincre les érémistes
La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine)
Christine Henry | 02.09.2008, 07h00

«QUAND on travaille, on doit gagner plus. » Le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a rappelé les grands principes du revenu de solidarité active, lors de sa visite à des érémistes de l’espace insertion de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Il était accompagné par Patrick Devedjian, patron de l’UMP et président du conseil général des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Philippe Juvin, vice-président du conseil général en charge de la cohésion sociale et de la solidarité et de nombreux élus locaux du département.
« Le RMI pèche par l’insuffisance de l’insertion »

Le lieu de ce déplacement est symbolique. C’est le premier guichet unique du genre créé en 2004 par Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine, pour améliorer l’accompagnement social des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion et de l’allocation parent isolé. Un objectif phare du RSA. « Le RMI pèche par l’insuffisance de l’insertion. Dans notre pays, 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Nous passons à une deuxième étape », a indiqué Martin Hirsch.

Sur les 500 érémistes originaires de La Garenne-Colombes et de Bois-Colombes, suivis au centre d’insertion, 15 à 25 retrouvent le chemin de l’emploi chaque mois grâce à l’accompagnement social. Avec le RSA, les Hauts-de-Seine, qui comptent 6 espaces d’insertion aujourd’hui, espèrent doubler voire tripler le taux du retour à l’emploi. « Le RMI laminait les existences en mettant tout le monde dans le même moule, a renchéri Philippe Juvin. Le RSA est un traitement personnalisé. »

« Je n’ai pas tous les diplômes requis pour répondre aux offres mais j’ai l’expérience, a expliqué Monique, 47 ans, comptable et mère de trois enfants, dont deux à charge. Je pourrais occuper un autre poste en attendant de pouvoir reprendre mon métier. Je ne veux pas rester sans rien faire. Le RSA me redonne du courage. Mais il reste encore des zones d’ombre. Tout a été annoncé si vite… » Mêmes interrogations chez Stéphanie, 26 ans, érémiste depuis novembre 2007. « Le RSA est soudain. Je ne sais pas s’il va me permettre d’améliorer mes ressources. »

Quant à Laurent, ancien intermittent du spectacle âgé de 28 ans, il n’attend rien. « Je suis au RMI depuis six mois. On ne m’a rien proposé. Quant au RSA, ce n’est pas clair. » « Pour les professions artistiques, il faut inventer un dispositif un peu différent », a concédé Martin Hirsch.

« Il y aura des amendements spécifiques pour les catégories particulières », a assuré de son côté Roger Karoutchi. Les politiques et les journalistes partis, les érémistes sont restés un peu sur leur faim. « On avait des choses à dire, mais le débat était un peu faussé, soupire Monique. C’est dommage. »

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6 Article du parisien sur la visite de Martin Hirsch à La Garenne

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