La diplomate en chef de l'UE critiquée pour sa gestion de la crise
STRASBOURG, 19 janvier 2010 (AFP) - La nouvelle chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a dû essuyer mardi de virulentes critiques d’eurodéputés au sujet de sa gestion de la crise humanitaire en Haïti, qui a valeur pour elle de premier test.
Le chef de file des élus conservateurs Joseph Daul a regretté lors d’une conférence de presse à Strasbourg « que l’Europe n’ait pas été présente ce week-end à Haïti » après le séisme du 12 janvier, alors que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et « l’ensemble du monde » y étaient.
Le Hongrois Jozsef Szajer, numéro deux du groupe conservateur, la première force politique au Parlement européen, s’est dit « choqué » que « la Haute représentante ait été en vacances au lieu de se rendre sur place ».
« La politique, ce sont d’abord des symboles et c’est pourquoi je crois que vous ne devriez pas être ici mais à Haïti », l’a également interpellée la libérale française Marielle de Sarnez en plein hémicycle.
Catherine Ashton, « à peine nommée, faillit déjà à sa mission » et « n’a pas pris la mesure de l’événement », a dit Mme de Sarnez.
« Je ne suis pas un docteur, je ne suis pas un pompier », s’est défendue l’intéressée devant les députés, soulignant qu’elle avait préféré, sur les conseils de l’ONU, coordonner l’aide et mener des négociations politiques plutôt que de « prendre de la place précieuse » dans un avion.
Elle a souligné avoir agi « sans chercher à faire les gros titres mais en se concentrant sur l’aide aux populations dans le besoin ».
Mme Ashton, qui doit se rendre de mercredi à vendredi à Washington et aux Nations unies pour y parler d’Haïti, a précisé que le commissaire européen chargé du Développement, Karel De Gucht, se rendrait sur place en parallèle « pour faire le point sur les efforts d’aide à ce stade et discuter sur le terrain des besoins les plus urgents pour les semaines et mois à venir ».
Alors que le président permanent de l’UE, Herman Van Rompuy, a estimé que la crise en Haïti avait démontré le besoin d’une « force humanitaire de réaction rapide » pour porter assistance aux populations après des catastrophes, plusieurs députés ont interpellé Mme Ashton à ce sujet.
« Que la Commission fasse une proposition: maintenant, pas demain ! », a insisté l’eurodéputé conservateur français Philippe Juvin.
Lundi, au cours d’une réunion des ministres européens de l’Aide au développement, l’UE a annoncé avoir dégagé 429 millions d’euros d’aide à court et long terme pour Haïti.
Mais l’action de l’UE est restée « peu visible », a déploré le rapporteur du Parlement européen sur l’aide humanitaire, Michèle Striffler, ce qui a tranché avec « l’efficacité de la machine d’aide américaine ».
Mme Ashton a reconnu qu’elle n’était pas entièrement « satisfaite » et qu’il faudrait en « tirer les leçons », alors qu’elle a eu du mal à se faire entendre face aux grands Etats de l’UE comme la France.
Les critiques de la droite à l’encontre de la travailliste britannique ont gagné en ampleur depuis le retrait mardi de la candidate désignée par la Bulgarie pour siéger à la Commission, la conservatrice Roumiana Jeleva.
Mais les conservateurs ont indiqué qu’ils ne remettraient pas pour autant en cause Mme Ashton, également vice-présidente de la Commission européenne.
Elle fait face à des critiques récurrentes depuis sa désignation en novembre à la tête de la diplomatie de l’UE, en raison de son manque d’expérience.




Décidément, la Comédie Française doit croire les spectateurs incapables de comprendre les textes. Dans le Voyage de Perrichon, Julie Brochen doit craindre que nous ne comprennions pas la critique de caractère peinte par Labiche. Critique contre la vanité. Alors, Madame Brochen, qui met en scène, s’evertue avec une parfaite efficacité à rendre un spectacle gai et pétillant en une pièce triste et inquiétante. Avec une mise en scène qui se résume à quatre strapontins (sûrement prélevés dans la salle : cela aura au moins permis à quatre spectateurs d’échapper à l’épreuve) et un piano aux mélodies souvent dysphoniques (ça fait plus chic) et sinistres. Et puis cette manie snob du Théatre Français de faire désormais jouer deux ou trois personnages par le même acteur, sans doute un effet de la crise économique. Sans parler du rôle masculin confié à une femme (technique dont l’utilité ne saute pas au yeux du béotien que je suis), sans doute un effet d’une vision exacerbée de la parité. Seul Pierre Vial sauve Labiche : drôle, grotesque, vaniteux à souhait. Il est, lui, un Perrichon parfait. J’espérais passer un bon quart d’heure; le problème est que la pièce en aura duré six.



























