Le 10 février 2010
La solution en Afghanistan n’est pas militaire
Je présente toutes ses condoléances à la famille du militaire qui a payé de sa vie son engagement au service de la France et de la défense de nos valeurs.
Cette tragédie porte à 40 le nombre de soldats français ayant perdu la vie en Afghanistan depuis 2001. Cela fait près de 10 ans que nous sommes en Afghanistan. Notre vocation n’est pas d’y rester.
La solution du conflit n’est pas militaire. Deux pistes sont à travailler conjointement et rapidement afin d’entrevoir une sortie du conflit : permettre aux forces de sécurité afghanes d’acquérir une plus grande autonomie et accepter d’ouvrir le dialogue avec les Talibans.
Le 28 janvier 2010
Conférence de Londres sur l’Afghanistan
J’étais en direct sur RFI ce matin à 7h45. Au programme, la conférence de Londres qui doit statuer sur le plan d’aide au gouvernement Afghan et « l’afghanisation » du conflit.
RFI le journal, Afghanistan : conférence de Londres
envoyé par juvin. – L’actualité du moment en vidéo.
Le 18 décembre 2009
La réserve : une composante essentielle de toute armée moderne
La réserve est une composante essentielle de toute armée moderne, comme peut en témoigner la part très importante prise par les réservistes américains et britanniques au conflit en cours en Irak, lesquels ont pu constituer jusqu’à 10 à 15 % des forces engagées.
Moi-même réserviste de l’armée française, j’ai eu la chance de me rendre à Kaboul en Afghanistan, en tant que Médecin, de juin à août 2008.
La réserve est une composante essentielle de toute armée moderne, comme peut en témoigner la part très importante prise par les réservistes américains et britanniques au conflit en cours en Irak, lesquels ont pu constituer jusqu’à 10 à 15 % des forces engagées.
Moi-même réserviste de l’armée française, j’ai eu la chance de me rendre à Kaboul en Afghanistan, en tant que Médecin, de juin à août 2008.
Le 18 décembre 2009
Nouveau plan d’action européen pour le Pakistan et l’Afghanistan
A l’occasion du débat du Parlement européen sur le nouveau plan d’action de l’Union Européenne pour le Pakistan et l’Afghanistan, Philippe JUVIN, 1er Vice-président de la délégation pour les relations avec l’Afghanistan rappelle que l’objectif initial de l’engagement des Forces alliées était le démantèlement des camps d’Al-Qaeda. « Cet objectif a été atteint », souligne le Député.
Le député européen UMP poursuit : « Pour autant, pouvons nous quitter aujourd’hui l’Afghanistan ? La réponse est clairement non. Quitter l’Afghanistan conduirait au chaos et signifierait peut être même le retour d’Al-Qaeda. »
Pour le Secrétaire national de l’UMP, « la solution n’est pas militaire. » Et d’ajouter : « L’Union européenne ne doit pas accroitre ses troupes en Afghanistan. Elle doit bien plutôt organiser leur départ.
Nous ne partirons que si nous donnons le pouvoir aux Afghans et acceptons d’ouvrir le dialogue avec tout le monde, y compris les Talibans. »
« J’appelle Madame Ashton à initier le dialogue avec les insurgés », conclut le Député européen, 1er Vice-président de la délégation pour les relations avec l’Afghanistan.
Le 19 novembre 2009
Communiqué de presse : « Sécuriser l’avenir de l’Afghanistan grâce à l’action des Afghans. Accepter le dialogue avec certains Talibans.»
Philippe JUVIN, Vice Président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Afghanistan, salue l’investiture d’Hamid Karzaï pour un nouveau mandat de 5 ans.
Philippe JUVIN trouve « particulièrement encourageant » le discours d’investiture d’Hamid Karzaï, dans lequel ce dernier estime que l’Afghanistan sera en mesure de prendre en main sa sécurité dans les 5 ans à venir. « C’est une piste pour que nous puissions nous retirer progressivement de ce pays. »
Ce qui importe, souligne le Député européen, « c’est que les Afghans prennent leur sécurité en main. Cela passe aussi par l’ouverture du dialogue avec les Talibans. »
Le 19 août 2009
Afghanistan : il faut parler avec tout le monde …
Le 3 août 2009
RMC : 3 août – Un soldat français tué en Afghanistan.
Retrouvez l’intégralité du débat :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Le 2 août 2009
« Nous ne pouvons pas partir »
Philippe Juvin, député européen, maire UMP de La Garenne-Colombes (92), est également chef des urgences à l’hôpital Beaujon. Officier de réserve, il a effectué en 2008 une mission en Afghanistan avec l’armée française en tant que médecin militaire. Après plusieurs semaines sur le terrain (de mai à août 2008), il avait accompagné Nicolas Sarkozy à Kaboul le 18 août lors de la mort des dix soldats français pris dans une embuscade.
Comment jugez-vous l’évolution de la situation ?
Philippe Juvin. Déjà à l’époque, l’insécurité ne faisait que croître et la mobilisation des militaires était permanente. En revanche, l’accueil des populations locales nous était extrêmement favorable. Nous sentions que nous agissions pour l’intérêt des Afghans. Quand on envoie des soldats en opération extérieure, on doit s’attendre à des pertes, nous le savons. Le pire pour nos soldats, c’est de se sentir oubliés. Paradoxalement, il y a deux nouveaux paramètres positifs à prendre en compte. D’abord l’ouverture du dialogue avec les talibans : une discussion impensable il y a un an qui aujourd’hui est admise par tous comme une nécessité. L’autre amélioration, c’est la plus grande autonomie des forces de sécurité afghanes (la police et l’armée).
Quel est le rôle de la France ?
D’une part, elle garantit la sécurité. D’autre part, elle encadre les forces de sécurité afghanes pour que ces dernières acquièrent un savoir-faire et un professionnalisme. Enfin, elle aide la population civile par des actions régulières. Je me rappelle par exemple que 70 % des blessés de l’hôpital militaire français étaient des Afghans.
La France doit-elle rester en Afghanistan ?
Si la France n’y était pas, il se passerait deux choses. D’abord, la guerre civile éclaterait et nous assisterions à un bain de sang épouvantable. L’autre conséquence serait le risque de voir réapparaître la situation d’avant 2001, à savoir un régime obscurantiste et le rétablissement des camps d’entraînement terroristes d’Al-Qaïda. La conclusion, c’est qu’aujourd’hui nous ne pouvons pas partir, sans quoi le pays serait à feu et à sang. On doit rester, mais à deux conditions : poursuivre l’afghanisation et les négociations avec les talibans.
Propos recueillis par Constance de Bonnaventure | 02.08.2009, 07h00
Le 3 décembre 2008
Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 4
Le 19 novembre 2008
DEFENSE : LA FRANCE A-T-ELLE LES MOYENS DE SON AMBITION ?
Retrouvez l’intégralité de l’émission un oeil sur la planète sur le site de France 2
Le 23 octobre 2008
Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 3/4
Le 8 octobre 2008
Philippe Juvin – Afghanistan – Carnet 1/4
Pratis TV revient sur l’Afghanistan en mettant en ligne des images que j’avais tournées lors de mon séjour à Kaboul, et que Pratis me demande de commenter. Une série de quatre reportages dont le premier est publié depuis quelques jours, et que je dédie aux hommes et aux femmes de bonne volonté du service de santé des armées.
Le 6 octobre 2008
Philippe Juvin – Bibliothèque Médicis
Le 18 septembre 2008
Bibliothèque Médicis présentée par Jean-Pierre Elkabbach
Je suis invité sur Public Sénat vendredi à 18h30 dans l’émission de Jean-Pierre Elkabbach « Bibliothèque Médicis » sur thème de l’Afghanistan. Avec LOUIS GAUTIER, Délégué national du PS aux questions stratégiques, Jean-Pierre MIGNARD, Avocat, Atiq RAHIMI, Jean-Marin SCHUH, Conseiller des affaires étrangères et Guy TEISSIER, Président de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale
Le 6 septembre 2008
Diplomatie sanitaire, Médecine News
J’étais interviewé par Médecine News, la radio médicale sur internet. Les journalistes avaient souhaité m’interroger sur lAfghanistan. Ce que je fis. Mais ce fut aussi l’occasion pour moi d’évoquer la diplomatie sanitaire : ou comment, avec l’aide du Service de Santé des Armées, mais aussi grâce au travail de tous les humanitaires dans le domaine médical et des industriels de santé qui s’engagent dans des politiques en faveur des pays pauvres, la France est encore une grande puissance par cette fameuse "diplomatie sanitaire". Cliquer ici
Le 25 août 2008
France Inter
Je suis sur france inter ce soir à 19h00 dans le journal : sujet l’Afghanistan.
J’y répondais aux généraux d’opérette qui expliquent doctement ce que les militaires auraient dû faire … Et particulièrement à Pierre Lellouche, député UMP, qui nous avait habitué à mieux. Il y aura toujours des gens pour expliquer, après la bataille, que Waterloo était gagnable. Je les engage à aller donner un coup de main là-bas.
Le 25 août 2008
Afghanistan UMP : Communiqué de presse de l’AFP
PARIS, 25 août 2008 (AFP) – Des responsables de l’UMP ont jugé lundi "déplacé" de parler de "bourbier" en Afghanistan, comme l’ont fait des membres de l’opposition mais aussi, au sein même du parti majoritaire, le député Pierre Lellouche, la semaine dernière après la mort de dix soldats français.
"La notion de bourbier est tout à fait déplacée", a jugé le secrétaire national Philippe Juvin, médecin de retour d’une mission à Kaboul auprès des troupes françaises, interrogé lors du point de presse hebdomadaire.
Dans la région qui est sous responsabilité française, "la Région Centre Capitale (RCC), les Français vont partout, donc ce n’est pas la définition d’un bourbier", a-t-il ajouté.
Il s’est dit "irrité" par "tous ces généraux d’opérette qui, au lendemain d’une tragédie", viennent "donner des leçons".
"Si demain, les alliés décident de partir, c’est la guerre civile immédiate, c’est un bain de sang immédiat", a estimé M. Juvin. "Nous sommes membre permanent du conseil de sécurité (de l’ONU), ça donne des droits, mais surtout des devoirs, qu’une population ne soit pas laissée à l’abandon".
paj/swi/phi
AFP
————————————————-
Le 6 août 2008
Afghanistan, premières réflexions à chaud
En Afghanistan, l’absence de contrôle politique des militaires américains est en train de nous faire perdre la guerre.
J’aime les Etats-Unis. Dans un pays comme la France, où un scepticisme à l’égard de notre voisin d’Amérique est classiquement de bon ton, une telle déclaration d’amitié est toujours un peu périlleuse. J’aime l’esprit de liberté qui y règne. Pour reprendre l’expression de Céline, j’aime ces villes qui se tiennent debout quand les nôtres sont couchées. J’aime l’idée que tout est possible à celui qui travaille, qui étudie et qui croit en l’avenir.
Mais après deux mois passés en Afghanistan, à cotoyer nos alliés américains, je suis obligé de témoigner que les militaires américains sont en train de nous faire perdre la guerre. Ni plus ni moins.
La décision du Président de la République de renforcer notre présence là-bas est justifiée : sans les troupes de l’OTAN, la guerre civile embraserait immédiatement le pays avec son cortège de souffrances pour les populations. Sans nous, les terroristes internationaux de toute nature retrouveraient aussi dans l’instant un terrain propice à la préparation de leurs actions contre nos pays. Pour cette raison, nous devons gagner la bataille d’Afghanistan.
Cette bataille ne se gagnera pas sur le terrain militaire. Il faut avant tout reconstruire le pays et un Etat, et donner à l’Afghanistan le leadership de quelques hommes éclairés et volontaristes. La conférence de Paris a beaucoup fait en la matière. C’est un élément essentiel.
Mais si elle ne peut pas se gagner sur le terrain militaire, la bataille d’Afghanistan peut s’y perdre. En deux mois de présence en Afghanistan, tous les témoignages que j’ai pu recueillir concordent. Quelles que soient les origines et la catégorie sociale de dizaines d’afghans interrogés, l’attitude brutale des militaires américains est désormais l’obstacle numéro 1 à la pacification. Les militaires américains font détester chaque jour un peu plus les occidentaux. Leur brutalité et leur absence de discernement dans leurs opérations est permanente. Je sais combien mon propos peut paraître excessif et je ne croyais pas un jour pouvoir écrire de tels mots que je croyais réservés aux spécialistes de l’antiaméricanisme dont je me sens si éloigné. Mais je pèse ces mots. La réalité est là, chaque jour un peu plus gravée dans la mémoire des afghans.
Chaque jour, des militaires sous commandement américain tuent des civils. Non pas en dommages collatéraux, comme chaque guerre en cause inévitablement. Mais par nonchalance, peur et bêtise dans les opérations militaires, et incompréhension des réalités politiques. Ainsi le 6 juillet dans la région de Kandahar. Une information parvient aux américains selon laquelle un insurgé se trouverait dans un village. Une maison est identifiée. Un bombardement décidé. Résultat : 43 femmes et enfants tués, dont la mariée. La maison abritait en effet un mariage. D’insurgé, point. La semaine dernière, deux enfants tués parce que leur père n’avait pas vu les signes que faisaient les soldats de l’OTAN. De tels témoignages sont multiples, quotidiens et connus de tous les acteurs sur le terrain. Qui sait cet ordre qui interdit absolument aux militaires américains de s’arrêter porter secours à un enfant qu’ils ont renversé le long d’une route ? Même si celui-ci est en danger de mort. Plus quotidiennement encore, il faut avoir vu la vitesse des convois américains en ville et l’agressivité continuelle de leurs soldats à l’égard de la population pour réaliser que ces idiots sont en train de nous faire perdre la bataille des coeurs.
Quelle est la raison de cette attitude de nos alliés ? La peur ? Qui fait que chaque afghan est désormais un terroriste en puissance. Mais, poussons le raisonnement, quelle serait alors notre légitimité à agir dans un pays où toute la population nous rejetterait ? Une culture militaire américaine différente de la notre et une absence de contrôle politique de la mission fixée ? L’accueil chaleureux des afghans dans les régions sous contrôle français contraste de façon éclatante avec la tension permanente dans les zones américaines. Que la guerre soit une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires est connu depuis Clémenceau, et prend toute sa valeur en Afghanistan à propos des militaires américains. Ils sont là pour gagner une guerre alors que les français, dont la mission politique est sans cesse réaffirmée, y sont pour gagner la paix. Il manque au commandement américain un contrôle politique.
L’OTAN a un mandat de paix, mais les américains se vivent en armée d’occupation. Le cercle vicieux est en marche. La violence des américains nourrit l’agressivité de la population à leur égard, et bientôt à l’égard de toutes les forces de l’OTAN. Jusqu’ici, les français sont bien identifiés et échappent à l’amalgame. Mais pour combien de temps ? Cette agressivité justifie le renforcement des mesures militaires qui sont à leur tour source de violence. Ce manque de discernement des américains, qui voient désormais en chaque afghan un insurgé en puissance est tragique. Il va devenir particulièrement difficile de faire comprendre aux afghans que nous sommes là pour leur protection quand chaque jour nous tuons leurs enfants… Nous tombons dans le piège des insurgés qui veulent faire de nous les ennemis du peuple que nous devons protéger. Ce piège nous éloigne chaque jour de la victoire des coeurs.
Il est temps pour les américains de redonner un contrôle politique à l’action de leurs militaires. En Afghanistan, le commandement américain est en train de nous faire perdre la guerre. Ni plus. Ni moins. Puissent les élections présidentielles redonner un sens politique à leur action.
Le 29 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J68 : Gagner les coeurs des Afghans
Le 28 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J67 : Patrouille de reconnaissance
Le 27 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J66
Le 26 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J65 : Deux nuits terribles
Deux nuits terribles. C’était Verdun. Avant-hier, quatre frères arrivent en même temps. Tous les quatre blessés par arme blanche. Deux avec un hémothorax massif, dont un avec également des plaies abdominales pénétrantes. Tous les deux ont été opérés très rapidement. Deux thoracotomies d’hémostase en même temps … Je n’ai jamais vu cela en France. Un des deux est décédé en sortie de bloc, après une transfusion massive. Il était en collapsus à l’arrivée et une hémoglobine à moins de 2 g. Le second s’en est mieux tiré. Il est aujourd’hui extubé et nous venons d’organiser un convoi pour l’emmener au Wazir Akbar Khan Hospital, un des hôpitaux civils de Kaboul. J’avais eu l’heureuse idée de prendre contact avec eux en leur rendant visite il y a deux semaines. Le problème majeur que nous avons rencontré a concerné le sang. Difficile de vider notre petite banque du sang, absence de plaquettes, et nombre limité de plasma cryodesséchés. Du coup, nous avons fait ce que nous ne faisons pas en France : prélèvement de sang sur un des deux frères peu blessés et transfusion immédiate. La journée avait commencé à 4 h du matin. Nous nous sommes couchés à 3h.
Hier, suite avec un ressortissant turc qui travaillait sur une citerne. Explosion de la citerne : l’homme a été projeté et est tombé de trois mètres sur la tête. Il nous est arrivé deux ou trois heures après. Hématome extra dural, sous dural et intra-cérébral. Embarrure et pneumencéphalie … Trépanation à la volée avec le matériel de base. Le patient est décédé.
Le 25 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J64 : Deux brulés par explosion
J64 carnets afghans : Deux brulés par explosion
envoyé par juvin Cette nuit, accueil de
deux patients afghans brûlés dans l’accident de leur voiture. Images de
l’arrivée du patient et de la douche. Le plus grave des deux avait 35-40% de SC au
second et troisième degrés. Un médecin qui l’avait reçu à son poste de
secours lui avait fait deux incisions de décharge sur les deux jambes.
Beau geste… Utile ? Je ne sais pas. Bonne prise en charge de sédation
avec kétamine et morphine. En revanche, le patient était un peu vide.
PA 80 à l’arrivée. PA 120 après deux litres en deux heures. Ne jamais
oublier de remplir les brûlés ! Les deux blessés vont bien, toujours
sédatés. Sur la vidéo, on voit les premières minutes de la réanimation
du plus graves des deux patients, puis sa douche pour aider à retirer
la peau brûlée, puis les pansements. On aperçoit au second plan la
prise en charge du second patient, un peu moins grave. Ils ont été
finalement transférés le matin dans un hôpital de Kaboul. Nous ne
pouvons garder ces patients lourds car ils vont rester longtemps,
amputant ainsi nos pauvres capacités d’hospitalisation ! Le pronostic
de 35% de SC brûlée en Afghanistan ? Je préfère ne pas trop savoir.
Le 24 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J63 : une journée parmi les autres
Le 23 juillet 2008
Afghanistan, Kaboul J62 : Attentat à Kandahar
Hier en fin de journée et nuit, beaucoup de travail. Explosion d’un IED à Kandahar, la ville où les talibans sont particulièrement actifs. Parmi les blessés, de nombreux civils. Les américains et les britanniques ont donné les premiers soins sur place, puis ont rapidement fait appel à nous pour prendre en charge plusieurs victimes. Motivés par le nombre important de victimes, et certains témoignages signalant d’importantes concentrations de talibans dans le coin. Transferts par black hawk (ou hawck ?) jusqu’à chez nous. La soirée n’a été que ballet d’hélicoptères. Premier blessé par éclat, plaie pulmonaire miraculeuse : l’éclat est entré sous la clavicule droite et a été retrouvé sous la peau dans le dos, au niveau de D10. Pas de plaie vasculaire … Le second, un enfant, présentait une plaie pulmonaire. Les deux vont bien aujourd’hui. Et ont eu beaucoup de chance. Ce soir, il paraît que du coté de chez nous aussi, d’importants groupes de talibans ont été signalés.

































