Afghanistan, Kaboul J60 : Aide à la population

Ce week-end, nous nous sommes rendus à deux médecins, un dentiste, une infirmière et une aide soignante plus notre escorte, dans un village situé dans une vallée entre Kaboul et Bagram. Avant de partir, je suis ravi des consignes de sécurité du jour. Elles nous sont rappelées intelligemment par un sergent chef, qui appelle à la modération dans notre attitude vis-à-vis des afghans sur la route. Cela ait du bien. Nous partons. Une bonne heure de route sans encombre. Arrivée au village, installation chez le Malek, le maire. Photos de Massoud et des ancêtres dans la salle qui nous est prêtée. C’est le Malek qui a choisi ceux de ses concitoyens qui pourront venir nous voir. Pendant trois à quatre heures, interrompues une fois par le traditionnel thé, nous avons vu 150 à 200 personnes. Peut-être plus. Nous ne comptions plus, la fatigue aidant. Des douleurs de tout type. Des diarrhées et des otites chez les enfants. Des cataractes chez les vieillards. Des petits bobos. Des plaies des pieds. Des douleurs abdominales. Des céphalées. Des fatigues et des lassitudes. Bref, un riche cortège fonctionnel. Nos deux malles de médicaments ont été largement utilisées. Les prescriptions se faisaient par plaquettes complètes de paracétamol, d’AINS ou de Mopral…  Quelques antibiotiques et des solutions de réhydratation. Avons-nous médicalement servi à quelque chose … ? A quatre ou cinq patients, certainement. Aux autres ? Ils sont partis avec des médicaments … Et surtout, ils auront une bonne idée des français. Et peut-être si demain une patrouille ne se fait pas tirer dessus dans ce village, pourrons-nous penser que nous n’y sommes pas totalement étrangers… J’oubliais : la chaleur a fait partir une balle de mitrailleuse dans le village. Heureusement sans victime …  On ne rit pas, on respire et on se dit que finalement la journée a été assez bonne