Afghanistan, Kaboul J45 : Waterloo par Stendhal

Revenons un moment sur l’attentat d’hier à Kaboul. Le hasard fit qu’au même moment, je me rendais à l’aéroport. Le hasard fit aussi que les chauffeurs se trompèrent de chemin et entrèrent dans Kaboul au moment de l’explosion. Nous étions probablement à quelques centaines de mètres de l’endroit où le suicide bomber s’est fait sauté. Or ce n’est que deux heures plus tard, en rentrant au camp, que j’appris l’attentat qui était déjà sur toutes les ondes françaises. Cela confirme la description de Waterloo par Stendhal : son héros bat la campagne belge durant toute la journée, et ne sait toujours pas dans la soirée s’il y a eu bataille ni qui l’a gagnée. Autrement dit, quand on est dans l’action, on ne voit rien. Alors, en contrepartie, quelques images de Kaboul prises de notre voiture. Les conditions locales m’interdisent d’ouvrir la fenêtre, ce qui explique le caractère « brumeux » de certaines images. Observez les beaux visages et les morceaux de vie.