14 juillet en deuil

Ce matin, beau défilé sur les Champs Elysées. Endeuillé par tous ces morts en Afghanistan. Depuis 2008 et le moment où je suis allé là-bas comme officier de réserve, je dis et écris la même chose. Quand Jacques Chirac et Lionel Jospin ont décidé d’envoyer nos soldats là-bas, notre objectif était simple : démanteler les camps d’Al Quaïda. C’est aujourd’hui chose faite : l’Afghanistan n’est plus la base arrière du terrorisme que l’on connaissait en 2001. Certes la situation est fragile, les talibans sont toujours un danger, la guerre civile menacerait si nous partions brutalement, le Pakistan est gangréné par les troubles à ses frontières, mais l’objectif initial est rempli. Nous ne pouvons pas être les policiers du monde entier. Que les Afghans s’assument, assurent leur police intérieur et leur sécurité à leurs frontières : ne laissons là-bas que les troupes strictement nécessaires pour interdire la réinstallation des camps de terroristes et la déstabilisation du Pakistan. Et pour le reste, aidons financièrement l’Afghanistan, et partons.